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Quand les Frankenstein de l'Europe (Macron, Merkel et Juncker) se font peur avec les monstres qu'ils ont créés...
©Marco BERTORELLO / AFP

Film d'épouvante

Quand les Frankenstein de l'Europe (Macron, Merkel et Juncker) se font peur avec les monstres qu'ils ont créés...

Frissons garantis. Mais le scénario est à pleurer.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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A l'aube du 19e siècle la jeune Mary Shelley inventa un personnage resté à jamais célèbre : le docteur Viktor Frankenstein. Ce médecin suisse qui se voulait aussi puissant que Dieu fabriqua avec de la chair morte une créature monstrueuse qu'il dota d'intelligence. Le monstre échappa à son contrôle et se retourna contre lui et les autres humains.

Il y a aujourd'hui trois monstres en Europe : Orban, Salvini et Le Pen. Macron, Merkel et Juncker ne cessent de les dénoncer. Ils fustigent leur "populisme" et leur "nationalisme". Quant à eux, ils se disent, avec une morgue incroyable, "progressistes".
 
Ils sont tous les trois des Frankenstein. Un deputé de la France Insoumise a relevé l'absurdité des attaques du trio européen contre Orban, Salvini et Le Pen. En effet, dit-il, Macron, Merkel et Juncker "les ont fabriqués". Il ne m'est pas désagréable de dire de temps en temps du bien d'un mélenchoniste...
 
Tous les tests de paternité et de maternité convergent : Macron, Merkel et Juncker sont les parents génétiques d'Orban, Salvini et Merkel. Qui a fait entrer sans contrôle aucun un million de migrants sur son territoire suscitant ainsi une panique en Europe, panique profitable aux "populistes" qu'elle fustige ? Angela Merkel !
 
Qui a dépouillé l'Europe de sa culture, de son histoire et de ses traditions pour faire d'elle un concept sans âme ? Qui, ce faisant, a renforcé le sentiment anti-européen dans une large partie de notre continent ? Jean-Claude Juncker !
 
Qui a dit qu'en France il y avait plusieurs cultures ? Qui a patiemment nié son identité pour tenter de la transformer en start-up californienne ? Qui n'a jamais été capable en parlant de l'Europe de prononcer le mot "idéal" ? Emmanuel Macron !
 
Oui tous sont les parents des enfants qu'ils renient aujourd'hui car ils les trouvent difformes ! Ils nous ont seriné pendant des années que le "vivre ensemble" était le seul horizon possible d'une humanité heureuse. Que le mélange était béni par les anges du ciel. Que le métissage était la recette du bonheur.
 
Ni Macron, ni Merkel, ni Juncker n'ont compris que leurs lénifiantes logorrhées ont exaspéré et humilié des millions de braves gens qui n'étaient ni racistes ni xénophobes. Et qui ne le sont pas devenus en dépit du mal fait par les Frankenstein européens...
 
Ces braves gens veulent bien se mélanger. Mais - ô scandale - ils veulent choisir avec qui ils se mélangeront. Ils ne sont pas hostiles au métissage. Mais ils entendent que ce soit un choix personnel et non pas imposé par l'eau tiède et fade qui dégouline de Bruxelles. Ils ne sont pas les ennemis du "vivre ensemble". Mais veulent décider qui ils inviteront à leur table et qui ils inviteront chez eux. 
 
Les peuples les plus accueillants sont ceux qui sont sûrs de leur identité affirmée. Ceux à qui la fierté d'appartenir à une nation, à une culture, à un peuple donne la capacité d'ouvrir les bras à ceux qui ne sont pas de chez eux. Pas les peuples qu'on bafoue et qu'on piétine... 

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