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©FRANCK FIFE / AFP

Bientôt les ennuis...

PSG /Lille : les Parisiens s’offrent une promenade de santé et quelques records avant d’affronter les vrais problèmes en Europe

Le PSG survole le championnat mais les ennuis se profilent à l'horizon...

Olivier Rodriguez

Olivier Rodriguez

Olivier Rodriguez est entraîneur de tennis... et préparateur physique. Il a coaché des sportifs de haut niveau en tennis. 
 
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Les rencontres opposant les deux premières équipes du championnat sont par définition des chocs. Si l'identité du leader (PSG) était tout sauf une surprise, celle du dauphin (Lille) était réellement stupéfiante. Car ce LOSC qui tutoie aujourd'hui les sommets était proche de la relégation il y a six mois. Une équipe renversante, affichant désormais 25 points à la douzième journée, tandis qu'elle finissait la saison précédente en n'en comptant seulement 38. Allez comprendre... Un sommet d'autant plus important pour le PSG qu'il précédait de quatre jours le choc décisif face à Naples. Pour les parisiens, cette rencontre avait donc des allures de répétition générale avant un soir de première. A l'ordre du jour: prendre les matchs les uns après les autres, ne pas se projeter mentalement trop tôt dans l'enfer napolitain et respecter l'adversaire. 

Si les Lillois possèdent de véritables perles dans leur effectif (Maignan, Pepe, Fonte), ils ont tout de même touché les limites de leur système durant une heure trente. Menaçants mais jamais vraiment dangereux, ils ne purent contenir qu'une mi-temps les assauts du Paris Saint Germain. Profitant de la réussite de leur gardien, des approximations et des maladresses de leurs adversaires, ils existèrent péniblement jusqu'à la 70ème minute. La minute Mbappe. Placé à l'intérieur du jeu, Neymar (jusque-là ivre d'individualisme stérile), lance le génie français... quelques foulées plus tard, en dehors de la surface, celui-ci déclenche une frappe chimiquement pure qui ne laisse aucune chance à Maignan. Un quarantième but en Ligue 1 à dix-neuf ans, un record. Mbappe a tellement l'avenir devant lui qu'il peut se permettre de commencer ses phrases ainsi: "plus tard, quand je serai jeune"...

A la 84ème minute, Neymar alourdira le score et la peine de Lillois qui n'auront jamais pu jouer sur leurs points forts ( la vitesse et la profondeur) et le pénalty transformé par Pepe dans les arrêts de jeu ne sera qu'anecdotique. Le PSG reléguant ainsi à onze points un dauphin n'ayant jamais vraiment pu rivaliser. Un douzième succès de rang synonyme d'un autre record: celui du nombre de victoires d'affilées, en début de saison, tous grands championnats européens confondus. S'il est facile de penser que la suite du championnat sera un long fleuve tranquille pour les parisiens, il sera plus amusant de pronostiquer à partir de quelle journée ils ne pourront plus, mathématiquement, être rejoints. Les paris sont ouverts.

Au niveau hexagonal, la chose est donc entendue:  le PSG n'a désormais plus qu'un seul adversaire, lui-même. Mais d'un point de vue plus général, les vautours qui tournent au-dessus de sa tête sont de plus en plus nombreux. Entre les caprices des uns (sanctions disciplinaires, guerre d'égos, conflits dans la hiérarchie), les abus d'alcool des autres (Verratti) et surtout les secousses liées aux révélations à venir sur le "Football Leaks", le club commence à voir venir les chagrins de loin. 

Dans ce contexte compliqué, Il lui faut désormais se consacrer pleinement au match de mardi prochain. L' objectif est clair: aller chercher trois points nécessaires à la survie du club en Ligue des Champions, dans un des stades les plus bouillants qui soient. Un véritable exploit finalement car une victoire chez une grosse écurie européenne en pleine forme ( vainqueur 5/1 hier soir en championnat) est une chose aussi rare qu'ancienne pour le Paris St Germain (Chelsea en 2016). Un genre de succès semblable aux apparitions de la Sainte Vierge: quand on ne les voit jamais, au bout d'un moment, il devient difficile d'y croire... 

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