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PSG / Étoile rouge de Belgrade : Paris, une victoire capitale
©FRANCK FIFE / AFP

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PSG / Étoile rouge de Belgrade : Paris, une victoire capitale

Certes, il s'agissait seulement de la seconde journée de cette saison de la Ligue des Champions mais l'enjeu était déjà de taille. Battu il y a deux semaines chez le grand Liverpool (en affichant autant de suffisance que d'insuffisances), Paris n'avait guère le choix contre l'Etoile Rouge de Belgrade.

Olivier Rodriguez

Olivier Rodriguez

Olivier Rodriguez est entraîneur de tennis et préparateur physique. Il a coaché des sportifs de haut niveau en tennis. 
 
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Dans la course à la qualification pour les phases finales de la plus prestigieuse des compétitions européennes, les trois points promis au vainqueur étaient obligatoires, surtout avant la réception périlleuse (le 24 octobre prochain) du Naples de Carlo Ancellotti. L'adversaire du soir, très loin de son glorieux passé (vainqueur de l'épreuve en 1991 contre l'Olympique de Marseille), affichait une belle santé avant sa venue au parc des Princes, avec 34 matchs consécutifs sans défaite, toutes compétitions confondues. Conscients des enjeux, les Parisiens bénéficiaient du retour de Verratti et Thomas Tuchel pouvait enfin présenter son onze type. Après une douzaine de minutes prudentes, le PSG a passé la vitesse supérieure. Une vitesse inaccessible pour ses malheureux adversaires, constamment surclassés et réduits au rang de faire-valoir; ce qui n'est pas sans nous rappeler que cette magnifique compétition est aussi l'une des plus déséquilibrée.

Impeccable dans l'animation du jeu, dans la discipline et l'intensité, Paris a donné un véritable récital. Neymar par deux fois (un coup franc Platinien puis de près après un relai avec Mbappe), Cavani (sur un but qu'il ne doit qu'à lui-même) et Di Maria pour finir la première période ont puni les visiteurs. Affichant une possession de balle de 79%, le PSG rentrait aux vestiaires après une première mi-temps à sens unique. La seconde période débutait sur le même rythme et Mbappe y allait de son but après une passe géniale de Neymar, lequel n'est jamais aussi bon que lorsqu'il se met au service du collectif. 
 
Un (léger) relâchement permettait aux visiteurs de sauver l'honneur plus que de réduire le score avant que le coach Parisien ne procède, logiquement, à quelques changements. Nous aurions pu en rester là mais Neymar en décida autrement. A dix minutes du terme, il déclenche l'ovation du stade après un coup-franc en pleine lucarne (Zidanien celui-là). La messe avait beau être dite depuis longtemps, le Brésilien continuait d'enchaîner les miracles et rendait le calvaire adverse plus douloureux encore.
 
Au final, quelle lecture faire de ce match ? Retenir l'intensité, les attitudes positives à la perte du ballon ( dans la lignée des matchs contre Reims et Nice et à contrario du match contre Liverpool), l'investissement dans les duels, la bonne opération comptable et reconnaître que cette fois, cette équipe semble vouloir apprendre de ses erreurs ?
 
Ou bien que la faiblesse criante de l'adversaire (33 tirs tentés par Paris !) convoque la prudence ?
 
Il convient surtout de féliciter les Parisiens pour avoir su se rendre le match facile et de l'avoir fait de la plus belle des manières. Cette équipe semble se mettre en place et montrer une nouvelle et réelle identité de jeu.
 
L'avenir à court terme livrera sa vérité. Car les matchs contre Lyon et Naples serviront de révélateurs. Nous verrons, en ces occasions, face à des oppositions d'un tout autre niveau, la consistance de l'équipe et la viabilité de ses nouveaux principes. Ces rencontres permettront au PSG de se situer réellement et d'estimer ses chances de succès dans la compétition. Laquelle est, depuis quelques années, la principale unité de mesure de la réussite annuelle des plus grosses écuries européennes.
 
Pour hier soir, ne boudons pas notre satisfaction et le spectacle offerts. Comme le chantait Charles Aznavour, certains plaisirs ne se démodent pas.

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