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©BERTRAND GUAY / AFP

C'est la France qu'on assassine

Professeur décapité : souvenons-nous de la phrase d'Arletty

Non, il ne fallait pas les laisser entrer.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Sous l'Occupation, Arletty tourna plusieurs films admirables. Elle mit aussi des officiers allemands dans son lit. Pour cela, elle fut inquiétée et interrogée par des officiers français. L'un d'eux lui lança : "madame, vous avez permis à des Allemands de prendre place dans votre chambre à coucher". La réplique d'Arletty fusa, superbe : "Messieurs, il ne tenait qu'à vous de ne pas les laisser entrer".

En Pologne, un pays que je connais bien, il y a des loups dans la foret de Białowieża. Comme en France, il s'agit d'animaux protégés. Là-bas, dans la forêt, ils sont parqués dans des enclos. Pas chez nous.

Or, les loups sont nombreux en France. Il y en a dans les écoles, et notamment dans celle où enseignait le professeur d'histoire décapité. Des parents avaient déposé plainte contre lui car il avait montré les caricatures de Mahomet. Ce sont leurs enfants qui les avaient alertés.

Ce fut alors un déchaînement sur les réseaux sociaux, avec des appels au meurtre. Les loups se mirent à hurler. Mais qu'est-ce que ces élèves et leurs parents ont dans leurs tripes, dans leur cœur et dans leur cerveau ? De la haine, rien que de la haine !

Depuis plus de 40 ans, de Giscard à Macron, la France a laissé entrer des loups chez elle. Avant de poursuivre, marquons ici un temps d'arrêt. Il n'est pas question de jeter le bébé musulman avec l'eau du bain islamiste. Merci de n'y voir aucune précaution langagière : il s'agit juste d’un constat d’évidence.

Revenons à la phrase d'Arletty. Qui en France a laissé entrer des milliers de fanatiques islamisés en fermant les yeux sur leur dangerosité ? Qui s'est abstenu de les contrôler, de les expulser ou, au besoin, de les parquer ?

Qui a permis que s'installent sur notre territoire des dizaines d'imams turcs, algériens, marocains, tunisiens ? Qui les a laissés - pour certains d'entre eux – prêcher la haine des mécréants ? Qui a inventé des grotesques "cellules de déradicalisation" ? Un peu comme les cellules de dégrisement qu'on trouve dans les commissariats : se bourrer la gueule à l'islamisme, c'est sans doute équivalent à une bonne cuite.

Combien de maires et d'élus locaux de toutes obédiences ont pactisé, collaboré, avec des caïds et des imams salafistes pour assurer leur élection et maintenir le calme dans les cités ? Tous, tous responsables. Mais comme ils ne sont pas coupables, ils s'autorisent maintenant à hurler contre les loups qu'ils ont fait venir et choyé.

Mais les loups hurleront toujours plus fort qu'eux. Terminons avec Bossuet : "Dieu se rit des hommes qui se lamentent des conséquences dont ils chérissent les causes". Ajoutons aussi, et hélas, que la victoire du tueur islamiste abattu par la police est totale : qui osera encore, après la décapitation du professeur d'histoire, enseigner la liberté d'expression dans nos écoles ?

PS : Tous, Castex, Macron, Blanquer, Hollande, s'indignent et dénoncent une atteinte aux "valeurs de la République". Ils n'arrivent pas à dire le mot "France" ?

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