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Les yeux clairs sont en fait dus à une pigmentation pauvre au niveau de l’iris.
Les yeux clairs sont en fait dus à une pigmentation pauvre au niveau de l’iris.
©Flickr/hoyasmeg

Ah ben ça alors

Personne n’a en fait les yeux bleus et voilà pourquoi

Le monde est en grande partie constitué d'illusions, et nos yeux ne font pas exception.

Françoise Maréchal

Françoise Maréchal

Françoise Maréchal est naturopathe-iridologue. Touche à tout, elle a étudié les lettres, le droit, a été cadre de l’administration d’Etat puis de l’administration territoriale pendant 20 ans. A 40 ans, elle décide de donner libre cours à sa passion pour les techniques de santé naturelle et d’en faire sa profession. Elle suit donc des études de naturopathie auprès du CNR André Lafon. Elle obtient son diplôme en 2004 et ouvre son cabinet en 2006, puis finit par intégrer l’équipe pédagogique de l’école qui l’a formée.

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Atlantico : Les yeux bleus ne seraient pas vraiment bleus…  Pouvez-vous nous expliquer ce paradoxe ?

François Maréchal : A la base, il s'agit d'un phénomène de longueurs d’ondes colorées. Certaines surfaces absorbent des bandes spectrales de la lumière blanche et ne renvoient donc qu’un "reliquat" de telle ou telle "couleur".

Concernant les yeux bleus, on dit effectivement qu’ils n’existent pas en tant que tels car c’est davantage une absence de pigment qui donne ce résultat.

La couleur gris/bleu est en fait la couleur de la couche profonde de l’iris (le stroma irien). C’est cette couleur que l’on retrouve dans les yeux de tous les bébés à la naissance. En effet, chez le nourrisson, les cellules pigmentaires de l’iris ne sont pas encore opérationnelles. C’est donc la couleur du stroma irien qui prédomine.

Ensuite, avec le développement de l’enfant, les pigments entrent en fonction et font varier la couleur des yeux. Ces pigments ont un rôle protecteur vis-à-vis du soleil pour l’œil comme pour la peau, ce qui explique que les peuples méditerranéens aient l’œil plus foncé que les Scandinaves.

Donc, les yeux qui restent bleus chez l’adulte sont le résultat d’une pigmentation pauvre au niveau de l’iris qui laisse entrevoir la couleur du stroma.

Il en irait de même pour les yeux verts et couleur noisette. Quelle est leur vraie couleur, alors ?

Deux facteurs essentiels vont modifier la couleur de l’iris :

  • les pigments  (génétiquement déterminés), qui vont moduler le bleu d’origine en fonction de leur nuance chromatique et leur densité et donner tous les mélanges existants depuis le vert jusqu’au marron foncé et au noir.
  • les toxines de tous ordres.

Les toxines vont amener soit une décoloration, soit une surpigmentation de la couleur irienne de base en fonction de leur origine et de leurs effets sur l’organisme.

  • la décoloration (fibres blanches dans les yeux bleus, jaunes dans les yeux bruns) fait suite à une acidification du terrain (due, au niveau alimentaire, à un excès de protéines)
  • la surcoloration foncée (de l’orange au marron dans les yeux bleus, très foncée dans les yeux bruns) s’explique par des surcharges basiques (souvent dues à un excès de graisses et de glucides de mauvaise qualité)

 

Il n'y aurait donc que les yeux bruns qui soient vraiment bruns ?

Les yeux bruns peuvent être :

  • de "vrais" bruns s’ils correspondent à la pigmentation de naissance venue colorer le stroma irien
  • des "faux" bruns si la coloration provient d’un excès de toxines basiques (donc foncées) venu se déposer sur le stroma bleu de base.

La différence pourrait se remarquer après un jeûne prolongé ou des drainages fréquents de l’organisme. Les vrais yeux bruns resteraient bruns. Les yeux bruns dus à une intoxination finiraient par retrouver leur couleur d’origine.

Comment se fait-il qu'il existe autant de couleurs d'yeux dans le monde ? A-t-on au moins quelques hypothèses ?

Deux éléments de réponse se présentent :

  • la mixité des populations. Les peuples du nord (aux yeux clairs) mélangent leurs chromosomes avec ceux des populations du sud (aux yeux plus pigmentés), ce qui donne toutes les nuances possibles de l’entre deux ;
  • la multiplication des toxines qui se déposent dans l’organisme et se répercutent dans le tissu irien sous forme de taches, de nappes, de couleurs différentes qui se superposent aux couleurs de base, déjà très variées.

 

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