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Nicolas Sarkozy droite Les Républicains retour justice Parquet National Financier
©ludovic MARIN / AFP / POOL

Le Parquet National Financier à l’œuvre !

Nicolas Sarkozy, l’homme que vous aimez haïr…

Ce fut vrai de 2007 à 2012. Et ça continue.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Pour 2022 la droite cherche un homme. Elle est orpheline et en souffre. Mais qui ? Retailleau, Bertrand, Jacob ne font rêver personne. Il y avait bien Wauquiez mais Les Républicains l’ont carbonisé.

Alors un nom revient : celui de Nicolas Sarkozy. Il a survécu à des épreuves qu’aucun chef d’Etat n’avait connu avant lui. Les présidents de la République sont pendant leur règne fréquemment détestés. Ils avaient été assez populaires pour accéder à la fonction suprême. Et une fois qu’ils l’occupent, ils deviennent impopulaires. Mais aucun d’entre eux ne suscita de la haine.

Nicolas Sarkozy fut haï au-delà de toute mesure. Le slogan qui résumait cette haine : TSS (Tout sauf Sarkozy). Il faut dire qu’il avait bizarrement commencé son quinquennat en cooptant des ministres de gauche (Bernard Kouchner, Fadela Amara…).

Ce qui plongea la droite dans des affres de perplexité. A gauche on hurla contre ceux qui avaient trahi. Il continua dans cette voie périlleuse en rendant hommage à Guy Môquet, un jeune communiste fusillé par les nazis. C’en était trop : le PC et le PS parlèrent de détournement de cadavre.

Sarkozy s’employa ensuite à rajouter des fagots sur le bûcher où il allait brûler. Il se rendit sur le plateau des Glières où des centaines de maquisards avaient été massacrés par les miliciens de Vichy et par les Allemands. Une profanation ! La gauche délégua des hommes et des femmes sur le plateau pour une cérémonie expiatoire destinée à laver la souillure sarkozienne.

Il était bizarre ce président il ne faisait rien comme les autres. Il aggrava son cas en provoquant les banlieues qui ne demandaient qu’à s’enflammer. Ce trublion osa en effet parler d’identité nationale. C’était agiter un chiffon rouge devant les yeux de ceux dont l’identité se situait de l’autre côté de la Méditerranée.

Dans la partie la plus extrême de la droite, Sarkozy fut également mis au ban. Pas à cause de sa politique mais en raison de ses origines. C’était un métèque avec un pedigree où il y avait du Hongrois, du Grec, du Juif. Il était donc illégitime car pas de chez nous.

Aujourd’hui Sarkozy est toujours là. D’avoir surmonté ces épreuves fait qu’à droite on l’aime. Et on compte sur lui pour 2022. C’est possible. Mais ce n’est pas certain car le Parquet National Financier n’entend pas lâcher si facilement sa proie.

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