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©PASCAL GUYOT / AFP

N'ayez pas peur !

Mais quand arrêtera-t-on de nous plonger dans l’angoisse permanente ?

La peur n'a jamais protégé de rien, elle anéantit, elle annihile notre résistance, paralyse notre liberté individuelle, nuit à notre jugement et nous fait perdre tout bon sens ...

Sophie de Menthon

Sophie de Menthon

Sophie de Menthon est présidente du Mouvement ETHIC (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance) et chef d’entreprise (SDME)

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L'intoxication politique et médiatique que nous subissons est devenue maléfique.

Certes, il fallait nous confiner, le fallait-il sans distinction de lieu, de travail, de conditions, avec des amandes à tous les coins de rue?

Faut-il sans discernement mobiliser 2 gendarmes sur la plage pour guetter un marcheur à 150 euros ou deux policiers armés pour arrêter la messe dans une église qui contient 7 personnes ? Fallait-il exiger de tickets de rationnement de promenade avec pratiquement des parcs mètres horaires devant les supermarchés et à chaque coin de rue ? Faut- il nous prendre pour des nuls irresponsables qu'il  faut punir, verbaliser pour leur bien, incapables de comprendre: trop bêtes ?  Faut-il la même autorité aveugle uniformément  et partout  sans subsidiarité au nom de la République indivisible ?  Faut-il ne faire confiance à personne ? La colère gronde contre cette force aveugle d'une administration  qui jouit de son pouvoir de bloquer, pardon d'encadrer! Qui ? mais qui, donne ces ordres contradictoires dans un bal masqué général sans masques (je suis obligée de demander au gendarme gardien de ma santé, de respecter la distance règlementaire quand il me contrôle  pour son bien, cela s'appelle de la distanciation sociale,  il n'a pas de masque et se saisit avec jouissance de mon bout de  papier journal horodaté sans gants et avec avidité et sans gel)  je tiens à soutenir la presse en achetant à mon kiosque le journal du jour avec son encadré à découper.

Pardon pour ce préambule!  mais le résultat est que l'angoisse culmine.

Après avoir attendu le dé confinement, les salariés ont peur de reprendre le travail. 

Mais, ce dont ils devraient avoir très peur c’est de la situation économique de nos entreprises.

Mais on crée tous les jours  la panique tous les jours à longueur de messages, sur tous les medias, sur toutes les affiches  avec des ordres (injonctions) qui nous anéantissent " je ne mets pas les enfants à l'école ? “,"Alors je ne retravaille pas ?"," Et les transports c'est trop dangereux?", "Je vais être contaminé et je vais contaminer ma famille ”, “On va mourir !"... tous les jours les nouvelles du virus sont pires or 98% d'entre nous iront très bien avec ou sans virus, même si c'est terrible pour les victimes il faut tous le rappeler avant de mettre tous les français sous anti dépresseurs.

 Certes, l'argent pleut comme si on en avait : la France, le pays le  plus généreux au monde, mais à quel prix ? Bercy s'est transformé en restau du coeur...

Mais qui évoque et salue les chefs d’entreprises  qui travaillent comme des dingues pour nous protéger, qui dit que ce sont eux qui ont sauvé ce qui était à sauver : masques (confisqués pendant 2 mois) tests (si on a le droit) thermomètre dans les entreprises, distanciation, repas livrés chartes dans les PME, remarquable organisation anticipée de poursuite du travail partiel, etc.  

Qui  nous rassure en disant: SORTEZ DE CHEZ VOUS pour aller bosser,  avec prudence, mais allez travailler.

Qui relativise ?  Facteur de peur cette course aux Diafoirus  sur les plateaux  est navrante, angoissante  cette escalade dans la description du  danger du monstre inconnu, ces atmosphères de fin du monde où le bonheur ne sera plus jamais ce qu'il était. A 20h les applaudissement " Morituri te salutant", puis on attend la météo et le nombre  de morts...

 Mais c'est de faim dont le monde va mourir si on ne se remet pas au travail vite, et plus longtemps pendant quelque temps. Il faut rattraper le chiffre  d'affaires perdu pour les commerçants,  les artisans, les 4 millions  de PME etc. Et ce n'est pas la fontaine à fric qui va "réparer" les entreprises, rien ne remplace le travail des salariés !  C'ets votre boite que vous allez sauver.

Disons-le ! N’ayez pas peur !

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