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(Réglements de) Comptes de campagne

Un prêté pour un rendu ? Des recours déposés contre la mise à contribution de collectivités territoriales pour la campagne Hollande

Alors que les socialistes ont déposé un recours pour faire requalifier certains déplacements du chef de l’Etat en dépenses de campagne, il semblerait que les collectivités locales dirigées par la gauche soient, elles aussi, mises à contribution pour la campagne du candidat du PS...

Bertrand Janicaud

Bertrand Janicaud

"Bertrand Janicaud" est chef d'entreprise.

Il écrit sous pseudonyme.

 

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Contrôlant 68 Conseils généraux (sur 101) et 23 Conseils régionaux (sur 26), la gauche dispose d’une armée de fonctionnaires territoriaux et de personnels détachés (souvent des militants exerçant des fonctions politiques auprès de l’exécutif local). Un personnel (très nombreux) payé avec les impôts locaux de ces départements et régions… et censés se plier à la plus stricte neutralité, notamment en période électorale.

Pourtant, cette neutralité (en principe garantie par la loi sur le financement des campagnes) semble n'être pas partout respectée et inquiète des élus d'opposition qui s'interrogent sur de possibles détournements de ressources de leurs collectivités locales au profit de la mobilisation pour la campagne de François Hollande.

Thierry Kovacks, conseiller régional Rhône-Alpes, a ainsi décidé de saisir la Chambre régionale des comptes. L’élu UMP constate en effet depuis plusieurs mois des comportements inhabituels.  "J’ai eu le sentiment que nombre de collaborateurs du cabinet du Président (socialiste du Conseil régional Rhône Alpes Jean-Jack) Queyranne et même quelques cadres administratifs de la Région étaient mobilisés par le débat interne au PS", s’inquiète-il.

Mais l’élu va plus loin : la primaire socialiste a mobilisé "les moyens matériels de la région (téléphone, voiture, chauffeurs, bureaux, photocopies, papier,…) au service d’une seule formation politique en totale contravention avec la neutralité de nos institution politiques".

Une situation qui s’aggrave encore selon lui à l’approche de l’élection présidentielle. "Cette problématique est encore plus grave et mon inquiétude très réelle compte tenu de l’engagement de l’exécutif régional. Je crains que le contribuable régional participe à son insu à la campagne du candidat du PS par le biais de son impôt".

Une indignation partagée par Jean-Claude Peyrin, conseiller général UMP de l’Isère, qui a également choisi de saisir la Chambre régionale des comptes afin de lui demander de mettre en oeuvre des "moyens de contrôle" du Conseil général, présidé par André Vallini… le conseiller Justice de François Hollande.

"La loi sur le financement des campagnes présidentielles interdit aux personnes morales de subventionner, directement ou par des services, un candidat à l’élection, ce qui empêche d’intégrer ces dépenses totalement illégales dans le compte de campagne du candidat du Parti socialiste", prévient par ailleurs M. Peyrin, qui s’inquiète des "éventuels manquements à l’impartialité de notre collectivité publique, par l’utilisation de  l’argent collecté chez le contribuable de l’Isère pour financer la campagne de Monsieur Hollande".

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