Si les marchés ne pensent à rien d'autre qu'aux États-Unis, ils encaissent toutefois plutôt bien cette crise politique qui dure depuis bientôt deux semaines. Les marchés sont globalement optimistes sur une résolution de la situation, même si elle intervient au dernier moment estiment les responsables de marché. Les enjeux sont tels qu'il y aura forcément un accord au dernier moment. Le temps presse, c’est le 17 octobre. Dans trois jours le trésor ne pourra plus faire face à ses engagements jusqu’à la fin du mois. A ce moment-là, non seulement les services publics ne pourront toujours pas fonctionner, mais la machine américaine à fabriquer du crédit risque de se figer. Comme à l’époque de Lehman Brothers, la confiance dans le crédit américain va se fissurer. Le défaut de paiement, c’est-à-dire la difficulté à honorer une dette, va entamer l’image de solidité et de solvabilité de l’Amérique. Du coup, cela va casser complètement la machine économique mondiale. C’est de ce phénomène systémique dont les investisseurs ont eu peur. Aujourd’hui, ils considèrent que ça serait tellement grave que ça n’est pas imaginable. Christine Lagarde du FMI tenait exactement le même raisonnement.