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C’est trop injuste

Le syndrome de Caliméro : pourquoi se plaindre sans arrêt est mauvais pour votre santé

Le fait de se plaindre, en plus de provoquer l'énervement de son entourage, peut avoir des conséquences physiques non négligeables.

Harald Sontag

Harald Sontag

Harald Sontag est psychiatre, ancien assistant en pédo-psychiatrie et possède plus de 40 ans d'expérience .

Il a écrit de nombreuses publications en pédopsychiatrie, alcoologie et psychiatrie légale et est un ex représentant de la psychiatrie française auprès de l'Union Européenne des Médecins Spécialistes à Bruxelles.

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Atlantico : Quels sont les facteurs qui poussent quelqu'un à se plaindre constamment ?

Harald Sontag : On peut prendre en compte le caractère. Certaines personnes sont des râleurs perpétuels et cela peut commencer dés l’enfance. Mais beaucoup de facteurs peuvent expliquer ce phénomène, comme la jalousie, le stress, l’anxiété, la rancoeur, la déception professionnelle. Il est difficile de trouver une cause particulière.

Quels effets peuvent avoir le fait de se plaindre sur l'organisme et sur les autres ? Cela peut-il entraîner des conséquences graves ? Comment cela se traduit-il au niveau des synapses ?

Sur l’organisme, je pense que c’est absolument évident. Des gens vont manifester ça de différentes façons, surtout physiques, en ayant par exemple des ulcères (brûlures oesophagiennes), des maux de tête, des problèmes intestinaux et de la fibromyalgie, un syndrôme assez douloureux qui touche en majorité les femmes.

Cela peut avoir des conséquences sur le plan du travail, avec l’augmentation des invalidités. Ce sont au départ des problèmes psychologiques qui deviennent des revendications extrêmement importantes dans tous les domaines. Pour les autres également, car si une personne a tendance à beaucoup se plaindre, elle risque de gêner son entourage et de se faire rejeter, d’être mise à l’écart.

Le rapport entre le fait de se plaindre et les synapses n’est qu’une théorie pour l’instant. On ne peut en tirer d’enseignements scientifiques.

Quelles sont les solutions pour éviter de ruminer dans sa barbe et de se plaindre tout le temps ?

Il est certain qu’une psychothérapie peut aider en permettant au patient de se défouler, d’exprimer tout ce qu’il ressent et tout ce qu’il a sur le coeur. Des médicaments aussi peuvent aider en bloquant les synapses, mais comme je l’ai dit, cela est théorique. C'est en quelque sorte une vue de l'esprit pour comprendre comment ils fonctionnent.

Le sport, la marche à pied font partie de cette multitude de possibilités pour se changer les idées et se défaire de cette habitude.

Propos recueillis par Thomas Gorriz

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