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Une personne s'apprête à effectuer des travaux de peinture à son domicile à l'aide d'un pinceau.
Une personne s'apprête à effectuer des travaux de peinture à son domicile à l'aide d'un pinceau.
©DIDIER PALLAGES / AFP

Innovation

La peinture la plus blanche jamais créée pourrait aider à lutter contre le dérèglement climatique

Une équipe de scientifiques de l'Université Purdue dans l'Indiana ont produit une peinture si blanche qu'elle réfléchit 98,1% de la lumière du soleil.

Margaux Pourret

Margaux Pourret

Margaux Pourret est cheffe de projets R & D Peintures chez Cool Roof France.

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Atlantico : Une équipe de scientifiques de l'Université Purdue dans l'Indiana vient de créer une peinture si blanche qu'elle réfléchit 98,1% de la lumière du soleil. Dans un communiqué les chercheurs se félicitent d'avoir créé la "peinture la plus blanche du monde". Est-ce une découverte majeure ? Qu'ont-ils fait ?  

Margaux Pourret : Ces chercheurs se sont appuyés sur des propriétés déjà exploitées pour des revêtements de toiture fraîche qui sont la refléctance solaire et l'émissivité thermique. Ici grâce à une configuration morphologique particulière de sulfate de baryum, ils ont réussi à maximiser la refléctance solaire de leur produit jusqu’à arriver à une efficacité de 98,1 %. Leur peinture renvoie plus de 98,1 % des rayons du soleil, cela comprend la lumière visible, mais également toute une partie dans le spectre infrarouge provoquant de la chaleur quand elle touche des surfaces.

Comment fonctionne le mécanisme de réflexion grâce à la peinture blanche ? Comment cela agit-il contre le changement climatique ?

En concentrant très fortement la particule de sulfate de baryum et en utilisant une granulométrie différente pour leurs particules le rayonnement solaire est renvoyé.

Lorsque l’on applique ce type de peinture sur les bâtiments, comme sur les toitures, cela évite leur absorption de la chaleur due aux rayons du soleil. Cela évite alors de climatiser les bâtiments et on sait que l’usage de climatiseurs est très polluant car ils peuvent avoir des fuites de gaz. En évitant de les utiliser, on évite de consommer de l’énergie et de produire des gaz à effet de serre.

Utilisons-nous déjà ce procédé ?

Il y a déjà plusieurs revêtements commerciaux qui existent avec des propriétés de reflectances solaires moins importantes. On les met déjà sur des bâtiments climatisés comme les supermarchés, gros consommateurs de froid industriel pour rafraîchir leurs produits, avec des performances moins élevées que celle des chercheurs, mais qui ont un impact fort. À titre d’exemple la plupart des peintures commerciales ont une refléctance qui se situe entre 80 et 90%. Lorsque l’on dépasse cette efficacité, le revêtement est plus froid que la température ambiante de l’air. Il y a un effet « frigo » tout au long de l’année et il faut l’adapter selon les pays. En France c’est intéressant l’été, mais en hiver nous n’avons pas envie qu’il refroidisse.

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