Guillaume Sarkozy : Le fait que la sécurité sociale rembourse ou pas les lunettes, ça ne change pas le problème de fond, car si on s’en tient au rapport de la Cour des comptes, la moyenne de remboursement de l’Assurance maladie, c’est 9 euros. Le vrai sujet, c’est plutôt le prix élevé des soins optique. Cela coûte cher aux Français et à l’État. Et sur ce point, nous avons les moyens de faire baisser le prix des lunettes. Par exemple, nous avons mis en place un réseau de soins avec des opticiens. Nos clients qui achètent des lunettes là-bas paient en moyenne 290 euros contre 382 euros en dehors du réseau. Ce sont les mêmes lunettes sauf que nous avons fait baisser les prix de 24%. Les causes sont nombreuses, c’est le résultat en partie, du progrès technologique, des réseaux de distribution… Pour ce qui est d’une baisse des prix généralisée, chacun sait que c’est compliqué. On ne peut pas diviser par le deux le prix d’un marché du jour au lendemain. Je crois vraiment que la clé repose sur ce que l’on fait : la mise en concurrence du système. Nous avons récemment lancé un appel d’offre dans lequel ont répondu 4200 opticiens. Ces derniers acceptent nos conditions de prix sur les verres, définies dans un cahier des charges. Il y a aussi une autre action toute simple que l’on pratique, qui consiste à développer la médicalisation des garanties. C’est-à-dire que pour une pathologie simple on donnera moins que pour une pathologie qui nécessite des verres plus sophistiqués. C’est beaucoup plus juste et précis.