L'incroyable histoire d'un réfugié syrien qui a ému le Web et qui a récolté 170 000 dollars de dons en une semaine grâce à un élan de solidarité | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Abdul Haleem al-Kader
Abdul Haleem al-Kader
©Capture

Heal the World

L'incroyable histoire d'un réfugié syrien qui a ému le Web et qui a récolté 170 000 dollars de dons en une semaine grâce à un élan de solidarité

Gissur Simonarson a décidé de venir en aide au réfugié syrien Abdul Haleem al-Kader (35 ans) en menant une campagne de crowdfunding sur internet. Et l'homme n'est pas le seul à avoir bénéficié de ce phénomène.

Un élan de solidarité a gagné la toile. Une nouvelle fois. Abdul Haleem al-Kader, un réfugié syrien de 35 ans a suscité l'émotion des internautes du monde entier grâce à une simple photographie. Gissur Simonarson, un Islandais résidant en Norvège a publié sur son compte Twitter le 25 août dernier le cliché du père de famille syrien errant dans les rues de Beyrouth avec sa fille de 4 ans endormie sur son épaule. Gissur Simonarson a réussi à mener une campagne internationale pour venir en aide au réfugié marchand de stylos en récoltant plus de 170 000 dollars en une semaine. Dans son dernier tweet en date du 2 septembre, Gissur Simonarson explique avoir récolté plus de 170 475 dollars grâce à 6447 personnes venant de 116 pays. Le citoyen islandais expliquait sur CNN pourquoi il avait été ému par le refugié : "c'est une image terriblement émouvante. Vous pouvez voir son regard et la manière dont il tient les stylos, comme s'ils représentaient tout pour lui."

En quelques heures, les appels de solidarité se sont multipliés grâce à une campagne orchestrée par plus de 277 sites d'information. Gissur Simonarson a réussi à joindre Abdul Haleem al-Kader grâce à l'aide de l'Unicef et le réfugié syrien était en larmes en apprenant l'existence de cette campagne. Le marchand de stylo a un parcours rocambolesque puisqu'il a fuit le terrible camp de réfugiés de Yarmouk en Syrie pour se rendre à Beyrouth au Liban avec ses sa fille Reem (4 ans) et son fils Abdelillah (9 ans). La campagne de financement participatif lancée sur le site de crowdfunding américain Indiegogo a été un véritable succès en ayant atteit l'objectif de 5 000 dollars en à peine une demi-heure. Le père de famille qui travaillait dans une usine de chocolat en Syrie a confié à Buzzfeed "ne plus vouloir remettre les pieds dans ce pays et aimerait partir pour l'Europe afin de donner un avenir à ses enfants". 

Et ces élans de solidarité se multiplient. Par exemple, au Moyen-Orient avec la campagne en ligne de Steve Maman, homme d’affaires canadien ayant récolté en ligne plus de 6,84 millions d'euros pour libérer les esclaves sexuelles de l'Etat islamique grâce à son association CYCI "Les enfants chrétiens et yézidis d'Irak"D'autres campagnes internationales ont suscité l'émotion comme celle de Stephen Sutton (19 ans), qui avait réussi à collecter 4 millions d'euros pour la recherche contre le cancer avant de mourir en mai 2014. En 2015, l’Américain Nicholas Davis, atteint d’une tumeur au cerveau en phase 4 et sans sécurité sociale avait lancé un appel sur GoFundMe en réunissant 10 000 dollars pour couvrir son opération et ses médicaments.

Selon l’OMS, 60 % des cancers se déclarent dans les pays du Sud et de plus en plus de malades se tournent vers les communautés web pour financer les traitements. Les maladies rares sont particulièrement touchées par le manque de ressources comme le montre l'exemple de Nick Sureau qui avait récolté 100 000 dollars pour sauver ses deux enfants qui souffraient d’alcaptonurie, une maladie des os touchant moins de 1000 patients dans le monde. Le 12 août dernier, Brian Randolph a tenté l'impensable en braquant une banque dans le Michigan pour payer à fille Brailynn atteinte d'un cancer de la rétine une chimiothérapie très coûteuse. Malgré son geste controversé, l'homme a récolté plus de 42 000 dollars grâce à ses généreux donateurs.

Lu sur upworthy.com

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !