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La coupe du sapin ayant servi pour l'Elysée, mais en 2016.
La coupe du sapin ayant servi pour l'Elysée, mais en 2016.
©DR

Agriculture

L'histoire méconnue du sapin de Noël de la cour d’honneur de l’Elysée, symbole de fête et d'engagement environnemental

Il mesure 13 mètres de haut, pour 5 mètres d’envergure, et impose sa majesté illuminée dans la cour d’honneur de l’Elysée. Mais d’où vient ce sapin de 25 ans qui participe au prestige de la présidence de la République française ?

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WikiAgri est un pôle multimédia agricole composé d’un magazine trimestriel et d’un site internet avec sa newsletter d’information. Il a pour philosophie de partager, avec les agriculteurs, les informations et les réflexions sur l’agriculture. Les articles partagés sur Atlantico sont accessibles au grand public, d'autres informations plus spécialisées figurent sur wikiagri.fr

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Lire également l’article de Frédéric Hénin sur WikiAgri

Derrière un seul arbre se cache en réalité toute une forêt de sapins, mais aussi ce qu’elle représente aux yeux des citoyens, et ce qu’elle se doit de respecter. Le sapin de la cour d’honneur de l’Elysée a ainsi une histoire, qui mérite d’être connue. Symbole verdoyant non seulement des fêtes de fin d’année mais aussi de la cause environnementale, il se doit d’obéir à celle-ci dans les moindres détails.

L’un d’entre eux, non le moindre, est son acheminement. Pour arriver au coeur de Paris, malgré sa taille imposante, et sans obliger à une empreinte carbone de mauvais aloi pour une telle circonstance, le choix est tout trouvé : le transport fluvial. Le sapin est transporté de la  Nièvre, son lieu de production, à l’Yonne où il est embarqué, pour être débarqué sur un quai de Seine à proximité immédiate de l’Elysée : les Parisiens ne peuvent pas se plaindre d’une quelconque pollution qu’aurait entraînée la venue du sapin, en tout cas bien moindre que s’il avait été acheminé par la route.

Ensuite, le choix du sapin. Les producteurs du Morvan répondent à une réelle tradition en la matière. En l’occurrence, ils s’appellent Jean-Christophe et Vanessa Bonoron. Ils préservent pour les grandes occasions quelques arbres de plus de 20 ans, comme celui qui a été choisi cette année, au fond d’une parcelle.

S’ils ne précisent ce que leur rapporte un marché comme celui de l’Elysée, il est clair qu’il leur sert à améliorer un ordinaire délicat pour les producteurs de sapins : sur le prix de vente affiché pour les clients, la moitié représente la marge du magasin. L’autre moitié, c’est le coût du transport, la marge des intermédiaires marchands, et, enfin, le prix payé au producteur : si vous trouvez vos sapins chers, ne croyez pas pour autant que les producteurs en sont les premiers bénéficiaires. Au contraire, ils passent après tout le monde...

Pour autant, le travail de Jean-Christophe Bonoron est estimé, puisque c’est la cinquième fois cette année qu’un de ses sapins est choisi pour orner la cour d’honneur de l’Elysée.

Le sapin choisi est un Nordmann. Soit l’espèce la plus vendue en France, achetée dès début décembre en vertu de sa faculté à ne pas perdre ses épines. De plus, le Nordmann rapporte davantage aux producteurs : ils sont vendus 27,60 € en moyenne contre 20,20 € pour les épicéas. Dans le commerce, les sapins vendus ont en moyenne 5 ans, et mesurent de un mètre à 1,50 mètre. Pour autant, le marché des sapins de plus de 1,50 mètre atteint tout de même 2 millions d’unités. En 2016, 6,1 millions de sapins naturels ont été vendus en France pour un chiffre d’affaires de 156,5 millions d’euros.

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