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L'été Bayrou ? Pourquoi l'homme du Béarn pourrait bien capter les attentions avant la fin de la primaire de droite
©DAMIEN MEYER / AFP

C'est le moment ou jamais

L'été Bayrou ? Pourquoi l'homme du Béarn pourrait bien capter les attentions avant la fin de la primaire de droite

Entre l'écriture d'un ouvrage politique, les quelques prises de positions et l'avancée de la primaire des Républicains, le président du MODEM a conscience qu'il ne peut pas attendre le sort d'Alain Juppé avant de se préparer (ou non) à une quatrième course présidentielle. Une course qu'il pourrait peut-être finir par gagner.

Bruno Jeudy

Bruno Jeudy

Bruno Jeudy est rédacteur en chef Politique et Économie chez Paris Match. Spécialiste de la droite, il est notamment le co-auteur du livre Le Coup monté, avec Carole Barjon.

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Jean Petaux

Jean Petaux

Jean Petaux est docteur habilité à diriger des recherches en science politique, spécialiste de la vie politique française. Il s’est aussi spécialisé dans l’analyse localisée de la politique. Il dirige une collection aux éditions « Le Bord de l’Eau » intitulée : « Territoires du politique ». Prochain livre à paraître : « Entretiens avec Jacques Valade » (octobre 2021). Officier des Palmes académiques, il est, par ailleurs, membre associé de l’Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux.  

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Atlantico : Engagé dans la rédaction d’un livre politique François Bayrou ne peut pas, selon un collaborateur du MODEM "rester sans rien faire ni envisager de se lancer dans la bataille au lendemain des résultats des primaires". De quelle manière le candidat centriste se prépare-t-il à une nouvelle course présidentielle ?

Bruno Jeudy : Le paradoxe c'est que François Bayrou se prépare sans savoir s’il ira véritablement vers une quatrième candidature à l'Elysée. Il a, en effet, conditionné sa présence sur la scène des candidats à la défaite d’Alain Juppé lors de la primaire de la droite. En cela, François Bayrou est condamné à attendre les 20 et 27 novembre – deuxième tour de l’élection des primaires des LR – pour savoir si son candidat favori sera ou non élu. Cela n’a rien d’un secret puisque le président du MODEM l’a annoncé et déclaré publiquement il y a déjà plus d’un an et demi, quand le maire de Bordeaux à faire part de sa décision d'être candidat à la primaire. Alain Juppé a son soutien et il se ralliera à lui s’il est désigné candidat à l’élection présidentielle de 2017. Dans cette situation, François Bayrou ne sera pas candidat une quatrième fois. Dans le cas contraire, qui correspond à l’hypothèse d’une défaite d’Alain Juppé, cela signifie de facto qu'il sera candidat… en cas de victoire de Nicolas Sarkozy ou d'un autre candidat.

L'une des différences fondamentales avec les trois candidatures précédentes relève notamment du fait que François Bayrou tarde à se lancer dans le combat présidentiel. En 2002, mais aussi en 2007 et en 2012, le candidat centriste s'était lancé très tôt dans la campagne pour récolter les signatures, collecter les fonds et mobiliser ses faibles troupes. Entre 2007, qui correspond à la meilleure présidentielle de François Bayrou, et 2016 le MODEM a considérablement maigri, tant en nombre, de militants, d'élus, qu'en moyen matériels. Aujourd'hui, le MODEM est devenu un tout petit parti ce qui se ressentira nécessairement sur la candidature de François Bayrou.

Comme à chaque veille d'élection présidentielle, François Bayrou commence par préparer un livre politique qui doit  marquer son entrée en période de précampagne. Celui-ci sera publié chez Plon, son éditeur habituel, et devait initialement être rendu avant l'été mais a été repoussé. Le président du MODEM sent que la primaire sera beaucoup plus serrée que prévue : il n'est plus certain qu'Alain Juppé l'emporte et par conséquent il attend avant de publier son ouvrage. Après tout, celui-ci marquera ses intentions pour 2017 et lui permettra d'esquisser l'axe de son éventuelle candidature.

>>> A lire aussi : François Bayrou : "Je ne pense pas en termes de recyclage d'électeurs déçus, il nous faut un changement d’époque, des idées mobilisatrices pour un vrai espoir qui rassemble"

Par ailleurs, comme lors de ses candidatures précédentes, François Bayrou a accumulé un peu d'argent dans l'objectif de préparer et financer une campagne (laquelle ne pourra pas être onéreuse, du fait des moyens du MODEM). Cependant, dans la mesure où les sondages le gratifient de 8% à 12% des intentions de vote, selon les instituts, il n'aura pas de mal à débloquer d'éventuels prêts auprès de banques, contrairement à d'autres candidats. Dans toutes les situations, il dépasse les 5% et bénéficie donc du remboursement d'une partie de sa campagne.

François Bayrou répond aujourd'hui à une analyse assez intuitive et estime que la primaire va mécaniquement favoriser Nicolas Sarkozy. En effet, selon lui, c'est le noyau dur des Républicains qui va se mobiliser. Or, la frange la plus déterminée à droite correspond davantage aux électeurs de l'ancien président de la République qu'à ceux de l'ancien Premier ministre. Ceux d'Alain Juppé sont des non-partisans, des électeurs modérés, des non-encartés  qui n'ont pas nécessairement bien saisi toute la mécanique de la primaire : certains sont persuadés qu'il faut être Républicain pour pouvoir voter... A cela s'ajoute le peu de publicité de la primaire qui impliquera probablement moins de votants que ne le prévoient les sondage.  Cette mécanique ne sera pas favorable au maire de Bordeaux selon François Bayrou.  Il ne fait pas le pari de la défaite d'Alain Juppé, mais celui de la victoire de Nicolas Sarkozy, qui serait plus à même de mobiliser son électorat. Selon François Bayrou, Alain Juppé aurait du se présenter directement à l'élection présidentielle.

Déchéance de nationalité, 49-3, dans un contexte de discrédit de plus en plus profond de la gauche, l'année 2017 peut-elle être le "moment" Bayrou, comme l'a notamment pronostiqué le socialiste Thierry Mandon ou comme Jean Luc Mélenchon en a fait le "pari" ? Si Nicolas Sarkozy sortait victorieux de la primaire de droite, François Bayou serait-il en mesure de rassembler ?

Jean Petaux : La période actuelle, politiquement marquée par l’éclatement et l’instabilité de la scène politique permet à tous les scenarii d’être écrits. On voit des acteurs eux-mêmes jouer les pronostiqueurs. Il est, évidemment, impossible de privilégier telle ou telle configuration même si l’on peut, quand même, estimer que certaines sont incompatibles avec d’autres. Si Alain Juppé par exemple emporte la primaire de la droite et du centre le 27 novembre au soir, une candidature de François Bayrou est pratiquement exclue. Si Nicolas Sarkozy l’emporte (de justesse et avec une forte suspicion de tricherie par exemple) sur un Alain Juppé "battu à l’irrégulière" en quelque sorte, alors celui-ci, arguant de ce scandale et du sort des urnes de la primaire manifestement "illégal" (du fait de malversations dans le déroulement du scrutin), pourrait "oser" se présenter contre Nicolas Sarkozy. Dans ce cas-là aussi on imagine mal un François Bayrou "sortant du bois… palois" et s’alignant sur la ligne de départ. Ce serait une mauvaise manière faite à Alain Juppé et la quasi-certitude pour Nicolas Sarkozy de virer en tête de la droite (voire devant la gauche aussi) au soir du 1er tour de la présidentielle "officielle", dans la mesure où les candidatures Juppé et Bayrou s’auto-neutraliseraient, l’un et l’autre visant les mêmes électeurs.

Donc la seule véritable opportunité pour François Bayrou pour qu’il se présente une 4ème fois à l’élection présidentielle (à ce rythme Arlette Laguillier a du souci à se faire question "record" de candidatures) réside dans la victoire de Nicolas Sarkozy à la primaire, le 27 novembre au soir. François Bayrou pourra se lancer dans la bataille en évoquant le caractère très "droitier" et très "clivant" d’un Sarkozy dont le retour à l’Elysée sera considéré (par ses concurrents) et surtout présenté (par Bayrou lui-même) comme très improbable du fait de son double handicap : le "déjà vu" et le "rejet". Autrement dit le slogan de François Bayrou sera simple :  "Le seul rempart contre l’arrivée de Marine Le Pen à l’Elysée ou la réélection de François Hollande : c’est moi !". 

La situation actuelle de Bayrou (le fait qu’il ne parle pas) est propice à un score élevé dans les différents sondages. C’est une loi simple en matière électorale : " moins vous en dites, plus on vous en prête". En d’autres termes, formulé avec plus de classe, c’est ce qui disait le Cardinal de Retz : "On ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens". Adage qu’affectionnait particulièrement, disait-on, François Mitterrand. Difficile à dire si François Bayrou sera en mesure de rassembler. Ce n’est d’ailleurs pas là l’essentiel pour lui. Ce qu’il devra faire, en tout état de cause, c’est se qualifier pour le second tour et alors, alors seulement, face (probablement) à Marine Le Pen il devra rassembler. Ce que l’on peut présumer c’est que son comportement politique, sa "tradition" centriste (mélange entre Delors, Rocard, Raffarin, mais aussi, pourquoi pas, Hollande) lui permettrait d’envisager sans trop de difficulté d’être le "candidat du rassemblement républicain" contre la candidate de l’extrême-droite. Bayrou aurait, incontestablement, le profil du candidat "TSMLP" (Tout sauf Marine Le Pen).

Plusieurs sondages ont révélé que les intentions de vote en faveur de François Bayrou étaient comprises entre 10 et 14%, soit un niveau plus élevé que les premiers sondages ayant précédé la présidentielle de 2007, à laquelle François Bayrou a atteint le score de 18,57%. Que devra-t-il faire et que faudra-t-il qu'il se passe d'ici mai 2017 pour qu'il parvienne au second tour ?

Jean Petaux :La question essentielle, pour ne pas dire l’unique question qui mérite d’être posée est la suivante : "à quel niveau se situera le seuil de qualification" pour le second tour au soir du dimanche 23 avril 2017 ? En 1995 il était à 20,84% des suffrages exprimés (Chirac). Ce qui a éliminé Edouard Balladur arrivé 3ème avec 18,58% des voix (soit 2,26% de moins que Chirac). En 2002 (le "fameux" 21 avril), le seuil de qualification pour le second tour était à 16,86% (Jean-Marie Le Pen) qui a devancé Lionel Jospin de 196.000 voix. Jacques Chirac, "vainqueur" du premier tour cette année-là, n’a pas dépassé les 20% des SE (19,88%). En 2007  la situation a été très différente puisque le seuil de qualification pour le second tour a singulièrement "remonté" avec Ségolène Royal dépassant les 25% des voix (25,87%). Bayrou, comme vous le rappelez, a fait un score très honorable (18,57%) qui lui aurait permis de se qualifier pour le second tour 5 ans plus tôt alors qu’il n’avait obtenu que 6,84% des voix à ces mêmes élections de 2002. En 2012, dernière élection présidentielle de référence, François Hollande et Nicolas Sarkozy ont fait pratiquement "jeu égal" au premier tour : 28,63% des SE pour le 1er et 27,18% pour le 2nd reléguant à eux deux loin derrière eux la 3ème, Marine Le Pen (17,9% des voix) quand François Bayrou (troisième candidature à la présidentielle) repassait sous la barre des 10% des voix (9,13%).

En  réalité on mesure ici le caractère unique de chaque présidentielle selon que tel ou tel bloc est divisé ou non. En 2002 le score de Lionel Jospin était inférieur à la somme de ses quatre "rivaux" se référant à la "gauche de gouvernement" (Chevènement, Hue, Mamère et Taubira) et l’extrême-gauche, elle-même pourtant très divisée en trois candidatures, dépassa les 10%. Comme la droite et le centre étaient eux-mêmes très divisés (outre la candidature du président sortant Jacques Chirac, on ne comptait pas moins de 5 candidats appartenant au bloc "droite et centre", en incluant Jean Saint-Josse, CPNT, ancien élu UDF)  Dans cette configuration le seuil de qualification est forcément très bas. En 2012 au contraire, pour peu que la droite soit unie derrière son champion et que le vote utile joue pleinement pour le candidat socialiste en situation de l’emporter, alors le seuil de qualification remonte mécaniquement, détachant pleinement les deux premiers candidats du premier tour de leurs poursuivants.

En 2017 l’éclatement du nombre des candidatures va provoquer un abaissement du seuil d’accès au second tour : c’est une bonne opportunité pour Bayrou s’il se présente. Tout comme cela en sera une aussi pour Jean-Luc Mélenchon. En fait 5 candidats potentiels aujourd’hui, sont en mesure d’être présents au second tour, si Nicolas Sarkozy emporte la primaire de la droite et du centre en novembre 2016. Citons-les par ordre alphabétique pour éviter toute forme de "pronostique" : Bayrou, Hollande, Le Pen, Mélenchon et Sarkozy.

Quels sont les principaux obstacles qui pourraient contrecarrer ce scénario ? 

Jean Petaux :On l’a dit : pour François Bayrou la situation la plus négative est que Juppé l’emporte sur ses concurrents de la droite et du centre le 27 novembre au soir. Mais il n’aura pas tout réglé si Juppé est battu par Sarkozy et si le maire de Pau trouve ainsi une fenêtre d’opportunité pour justifier sa candidature. Il lui faudra aussi "chasser" l’image qui lui colle à la peau depuis 2012 et depuis son choix du second tour contre Nicolas Sarkozy et pour François Hollande : celui de traitre à son camp qui a permis, par ce petit coup de pouce supplémentaire entre les deux tours, à Hollande de l’emporter sur le leader de la droite. Et il lui faudra enfin (ce n’est pas la moindre des tâches) se doter d’un programme et cela ne s’improvise pas, constituer une équipe de campagne.

S'il était élu président de la République, comment évaluer la capacité de François Bayou à former une majorité à l'Assemblée nationale ? Quelles seraient les alliances dont il aurait éventuellement besoin et dans quelle mesure sont-elles réalisables ?

Jean Petaux :Cela fait beaucoup de "si"… On voit bien que si l’on répond à vos questions par une formule lapidaire : "Le charisme du président nouvellement élu balaiera tout sur son passage et rassemblera nombre de personnalités autour du panache blanc du biographe d’Henri IV, né dans sa bonne ville de Pau", il y a quelque chose qui "cloche" dans cette réponse.. Et ce n’est ni Henri IV ni la ville de Pau… C’est, bien évidemment, l’association du mot "charisme" au nom de François Bayrou. Mais peut-être faut-il se méfier des apparences et des représentations. Peut-il faut-il tout simplement s’en remettre au "fait présidentiel" qui donne au nouveau président une dimension proche des fameux "Rois thaumaturges" si magnifiquement analysés par le grand Marc Bloch. Ce "pouvoir" quasi-monarchique du président de la République élu au suffrage universel depuis 1965 on sait qu’il tend à fondre comme neige au soleil et que, passé l’été, "l’état de grâce" se transforme en "état de farce" avant de finir en "état de disgrâce". Mais le mois qui suit la prise de fonction, rien n’interdirait au nouveau président Bayrou, bien que sans troupes et sans armes, de rallier sur un programme d’union nationale les "femmes et les hommes de bonne volonté" et surtout les opportunistes de toutes origines qui viendraient faire amende honorable aux pieds de l’ennemi juré de Nicolas Sarkozy… contre une investiture législative avec étiquette "majorité présidentielle" par exemple. On verra alors si tous les opposants actuels au maire de Pau seront toujours aussi ironiques ou méprisants à l’égard du patron du MODEM.

Une candidature de François Bayrou, capable d’effrayer aussi bien François Hollande que Nicolas Sarkozy, n’est-elle pas une certaine aubaine pour les médias ? Dans quelle mesure pourrait-elle faire le jeu du monde de la presse et dans quelle mesure ce dernier fait-il de lui un troisième homme ?

Bruno Jeudy : Les projections sur l'élection présidentielle de 2017 laissent finalement assez peu de place au suspens. Tout laisse à croire que le vainqueur de la primaire des Républicains sera le grand favori de cette élection ; que le match Marine Le Pen - candidat des LR est d'ores et déjà écrit. Aujourd'hui, dans tous les scénarios testés par les sondeurs mais également en matière de performances électorales, Marine Le Pen atteint un niveau élevé, de l'ordre de 25%. Il lui assure la qualification au second tour. Dans ce même ordre d'idée, les sondages nous enseignent également que c'est le candidat LR qui est systématiquement deuxième ; à des niveaux plus ou moins élevés. 

C'est en raison de cette absence de suspsens que les médias cherchent des candidats "trouble-fête" en la personne de François Bayrou (et dans une moindre mesure de Jean-Luc Mélenchon). François Bayrou est capable de mordre sur l'électorat de Nicolas Sarkozy, et plus encore sur l'électorat de François Hollande dans les prévisions électorales sont assez faibles. C'est pour cela que, effectivement, François Bayrou est un candidat médiatique. N'oublions pas qu'il s'agirait de sa quatrième candidature et qu'en 2007 il avait été un valeureux adversaire, allant même jusqu'à tutoyer la candidate socialiste en réunissant 17% des voix. De plus, certaines personnalités politiques comme Thierry Mandon - secrétaire d'Etat - envisagent même qu'il soit devant François Hollande (ce qui serait surprenant), voire devant Nicolas Sarkozy (il s'agirait d'un véritable coup de tonnerre.. !). Son analyse est simple : François Bayrou pourrait, selon lui, capitaliser sur les déçus de François Hollande et sur les anti-sarkozyste de droite, qui ne sont pas prêts à voter pour l'ancien président.

Les médias ont besoin de ce genre de candidatures pour faire vivre l'élection de 2017, pour faire vivre une présidentielle dont le match apparaît écrit d'avance aujourd'hui. Il y a le besoin clair d'écrire une histoire, pour le premier tour au moins, qui fasse mentir les prévisions des sondeurs. Ils font de François Bayrou et de Jean-Luc Mélenchon deux acteurs de ce récit... Mais à mon sens, la surprise proviendra d'avantage d'Emmanuel Macron qui incarne beaucoup plus la nouveauté, le renouveau, la jeunesse. Il est davantage en mesure de bousculer le système que ne le pourraient François Bayrou ou Jean-Luc Mélenchon, tout deux comptant au moins une candidature à leur actif. François Bayrou n'a plus cette aura de nouveauté qu'il avait en 2007. Il est, de plus, radioactif pour une partie de la droite qui le juge responsable (à tort ou à raison) de la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012. Il ne serait pas en mesure, à mon sens, d'être un véritable handicap pour la droite. Pour la gauche, en revanche...

Propos recueillis par Vincent Nahan

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