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L’avenir en demi-teinte pour le sport en ville par temps de pandémie
©DENIS CHARLET / AFP

Activité physique

L’avenir en demi-teinte pour le sport en ville par temps de pandémie

Lors du confinement, de nombreux Français qui pratiquaient une activité sportive ont modifié leurs habitudes avec des séances de sport en intérieur. Quel peut être l'avenir des pratiques sportives avec les mesures de distanciation sociale ?

Carl Blasco

Carl Blasco

Carl Blasco est thérapeute-psychopraticien à Saint-Raphaël. Diplômé d’éthologie, de thérapie par le jeu et la créativité et de thérapie psychocorporelle, ancien athlète de haut niveau en triathlon (quatrième mondial en 2000 ; sélectionné olympique en 2000 et 2004), il a également été conseiller technique de la Ligue Côte d’Azur de triathlon de 2011 à 2012.

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Atlantico.fr : Durant le confinement, les salles de sport fermées ont contraint des millions de Français à pratiquer une activité physique en intérieur. Comment s’est pratiquée cette activité ? 

Carl Blasco : Le confinement a révélé en chacun de nous, une part de sportif. Durant cette période, j’ai été trottiner un petit peu et c’est à ce moment-là que l’on m’a dit que si je voulais faire du sport il fallait mieux le faire chez moi. Si l’on voulait faire du sport, il fallait le faire chez soi. 

Le confinement a montré à tout le monde qu’il était nécessaire d’avoir une activité. Même si les salles de gym sont fermées, il est possible de le faire chez nous. Il y a eu un grand engouement pour la PPG (préparation physique générale) et il continue après. La PPG mobilise tout le corps grâce à des exercices comme des squats, des abdos, du gainage. C’est à la base des exercices d’athlètes pour renforcer sa condition autour de sa spécialité. Il s’agit de mobiliser tous le muscles. Cette activité, commencée il y a 20 ans, connaît un grand succès. 

C’est très adapté pour un entraînement à la maison car on peut utiliser le poids du corps. Il y a une multitude de mouvements très agréables et beaucoup les ont appris pendant le confinement. On prend deux bouteilles d’eau dans les mains et c’est parti. Les magasins de sport ayant ré-ouvert ont été dévalisés de tapis de sol. Il y a eu un engouement pour le sport à la maison et les ballons lestés, les élastiques à renforcement musculaire ont été plébiscités et ça se voit dans les achats.

Ce qui manque, c’est le côté social, le groupe. Cela va revenir mais il y aura peut-être une baisse de fréquentation car c’est moins contraignant de rentrer du boulot et de faire du sport chez soi. Les salles de sports doivent réfléchir à un contexte différent. 

Quel avenir pour le sport avec les mesures de distanciation sociale ? 

Le confinement a appris à faire du sport seul mais aussi en vidéo. Le sport en extérieur est désormais possible. On organise des sessions avec des participants plus écartés. Cela créé des petits groupes en extérieur où on refait les mêmes gestes que l’on a vu pendant le confinement ensemble. Pour l’instant c’est une période de transition où on reproduit les gestes appris chez soi et la deuxième étape c’est à l’extérieur en petits groupes en attendant les ré-ouvertures des piscines et des salles de sport.

Les piscines attendent désespérément le feu vert pour ré-ouvrir mais les conditions ne peuvent pas être réunies et même dans les salles de sport ce n’est pas possible. Concernant le sport en mer, certaines municipalités ont autorisé tout ce qui est natation et la pratique du surf mais c’est encore un peu flou. L’avantage c’est que les gens s’organisent pour faire du sport tout seul. Ils se sont réadaptés. 

Le jogging s’est beaucoup développé pendant le confinement mais surtout la PPG. On peut avec le poids du corps, faire du sport chez soi dans le salon. Cela existait déjà mais cela s’est démocratisé à tel point qu’ils ont mis une émission en continu sur C8, même sur France 2 le matin. Chacun chez soi peut apprendre les gestes du sport et de la remise en condition. Le risque c’est que les gens se disent à l’avenir qu’il n’est pas nécessaire de payer un abonnement et que l’on peut tout faire tout seul.

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