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lycée éducation nationale
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©MYCHELE DANIAU / AFP

13 ans !

Il donne un coup de boule au principal de son collège. Ouf il ne l’a pas décapité…

Il faut bien que jeunesse se passe.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Les faits, qu’il nous plaît de nommer « incivilités », se sont déroulés dans un collège de Seine-et-Marne. Un élève de 13 ans en avait menacé un autre avec un couteau à cran d’arrêt.

Son professeur l’a amené dans le bureau du principal. Là l’élève, indigné par cette procédure injuste, a donné un coup de boule au principal. Et dans son élan, il a mordu le professeur. Il a fallu quatre personnes pour le maîtriser.

Il a été brièvement placé en garde à vue puis libéré vingt minutes plus tard, précise Le Figaro qui relate cette histoire. L’élève, écrit encore le journal, était connu des services de police. Favorablement peut-être ? Connu des services de police à 13 ans ! Un âge où l’on est encore un enfant.

Il y en a certains qui grandissent beaucoup plus vite que d’autres. On fait beaucoup de bruit sur la délinquance des mineurs qui est en pleine expansion. A telle enseigne que les tribunaux pour enfants croulent sous l’affluence.

Mais on ne parle pas assez de la violence, de la violence à l’état brut. Elle est devenue la seule loi en vigueur dans certains coins de France et dans les établissements scolaires qui y sont situés. Elle est terrifiante car elle s’exprime régulièrement avec des couteaux et des battes de baseball. Ainsi se règlent là-bas des conflits de voisinage et la guerre pour le contrôle de territoires.

Ça se passe « entre eux » et la police, habituée, n’intervient pas trop considérant qu’il s’agit d’une affaire de famille. Mais quand ça se passe dans un collège, elle est bien obligée de réagir.

L’identité de cet élève, un peu trop fougueux, n’a pas été dévoilée. C’est bien naturel car il est mineur. Mais le coup de boule et le couteau à cran d’arrêt sont des AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) ce qui permet aisément de géolocaliser l’élève.

PS : Un lycée d’un quartier sensible de Clermont-Ferrand a été fermé suite à des menaces de mort et de viol adressées à une enseignante. Ces messages étaient accompagnés d’images djihadistes. « Comme on en voit partout »  déclare le rectorat lénifiant. « Comme on en voit partout » ? C‘est comme des smileys alors. A première vue, cette histoire n’a rien à voir avec ce qui s’est passé en Seine-et-Marne. A deuxième vue ? 

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