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La chercheuse Susan Swithers, dans un article publié dans le DailyMail, suggère que les boissons light seraient aussi néfastes pour la ligne que les sodas classiques
La chercheuse Susan Swithers, dans un article publié dans le DailyMail, suggère que les boissons light seraient aussi néfastes pour la ligne que les sodas classiques
©Reuters

Mauvais plan

Gros et malades ? Non seulement les boissons light ne font pas perdre de poids mais les édulcorants en rendent la consommation dangereuse

La chercheuse Susan Swithers, dans un article publié dans le DailyMail, suggère que les boissons light seraient aussi néfastes pour la ligne que les sodas classiques.

Valérie Orsoni

Valérie Orsoni

Valérie Orsoni est experte dans les méthodes de motivation et de coaching. 

Fondatrice du #1 de la perte de poids online LeBootCamp.com, elle est le coach attitré de nombreuses stars et de titres de presse français et américains. Elle a publié La méthode Orsoni aux éditions Reader Digest, Le Sarrasin, tous les secrets de la graine miracle et Un corps de rêve pour les nulsFIRST EDITIONS (1 mars 2012).




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Depuis leur lancement en produit de mass market dans les années 1950, l'eau a progressivement laissé sa place aux sodas, des "bonbons liquides" chargés en glucides qui satisfont les pulsions gourmandes du consommateur. Leur teneur en sucre représente un apport énergétique de 140 calories par canette en moyenne, soit plus de 7 morceaux de sucre, ou 35 grammes de sucre (si l'on se réfère à une canette de Coca Cola® classique de 355 ml)

Pour faire simple, la consommation d'une canette par jour entraîne une prise de poids de 6 kilos de graisse par an !

Sans compter les risques majeurs de développer un diabète de Type 2 à un âge de plus en plus jeune ! Au total, ce sont 180,000 morts par an dans le monde qui sont directement liées à la consommation de soda en grande quantité selon la American Heart Association basée sur une étude menée par Gitanjali Singh,un chercheur de l’École de Santé Publique de Harvard.

La réponse des industriels de l'agro-alimentaire aux rapports les accusant de favoriser l'augmentation de l'obésité ? Une offre de sodas sucrés avec des édulcorants de synthèse afin de  conserver l'approche gourmande pour satisfaire les papilles de leurs clients sans alourdir leur silhouette. Le produit sucrant artificiel le plus utilisé reste incontestablement l'aspartame, les sodas représentant d'ailleurs plus de 86% de la consommation de cet additif aux USA, soit 4,500 tonnes. Néanmoins, suite aux messages d'alerte lancés par les professionnels de la santé, de nouveau édulcorants remplacent (mais de façon encore confidentielle) l'aspartame : sucralose (Splenda®), stevia (Truvia®), saccharine (E954), etc..... Ces boissons offrent donc un goût sucré et ce, avec ZERO calories et supposément, zéro risque pour notre santé.

Or, il n'en est rien ! Basée sur des dizaines d'études menées sur le sujet au cours des 5 dernières années, l’Université de Purdue met en exergue les effets délétères des sodas light dans un rapport accablant :

1.SURPOIDSLes consommateurs de sodas à zéro calories prennent du poids ! Tout simplement parce que leur goût sucré augmente l'appétit, la dépendance au sucre, et les envies de douceur. 

2.MALADIES - Les consommateurs de sodas light, même à poids sain, souffrent d'une augmentation du risque de développer des maladies cardio-vasculaires, des pathologies métaboliques (notamment diabète de type 2), et des accidents cérébraux.

3.CONSEQUENCES - Les édulcorants fonctionnent comme des leurres gustatifs. La production d'insuline est perturbée par les messages reçus par le corps puisque sucre = réponse insulinique. Or, dans le cas des boissons édulcorées, le message du sucre est reçu, le corps enclenche le processus pour gérer l'afflux de sucre mais aucun sucre n'est réellement ingéré. Ces leurres gustatifs, d'après les chercheurs, peuvent entraîner des conséquences à long terme sur notre santé que l'on ne maîtrise pas encore.

Les conclusions de ce rapport, soutenues par de très nombreuses autres études menées en Europe - notamment celle de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) menée sur 60,000 femmes qui met en évidence, malgré leur consommation de soda light, un risque plus élevé de développer un diabète de type II sont sans appels. Les sodas light ne sont pas magiques, et boire sucré sans calories et sans risques relève de chimères.

Dans l'attente d'autres études et contre-études que les industriels agro-alimentaires ne vont pas manquer de financer, le plus sage reste donc l'abstention, voire le retour à la consommation de leur ancêtre à base de vrai sucre en quantité limitée et maîtrisée, ou encore mieux, le remplacement de ces calories vides par de l'eau, tout simplement.

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