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La radio France Inter se refuse à donner des détails sur l'agresseur raciste de Cergy-Pontoise.
La radio France Inter se refuse à donner des détails sur l'agresseur raciste de Cergy-Pontoise.
©Joël SAGET / AFP

Un silence pire qu'un mensonge !

France Inter n'arrive pas à nommer l'agresseur raciste de Cergy-Pontoise

Cette radio a d’exquises pudeurs virginales.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Rappelons les faits. Un soir, à Cergy-Pontoise, un homme insulte un livreur noir. « Sale nègre, pendant 800 ans, nous les Algériens, nous vous avons vendu comme du bétail ! ». Erreur manifeste : les Arabes ont pratiqué la traite négrière pendant près de 1200 ans.

L'agresseur a été viré par son employeur. Puis il a disparu de l'actualité. Pas pour France Inter qui a consacré une émission particulière à cet événement.

La façon dont il y en a été rendu-compte a irrité nombre d'auditeurs de la station. Ils ont protesté car France Inter s'était abstenu de désigner l'agresseur. Il y a des OVNI. Il y a aussi des ANI (agresseurs non identifiés).

La médiatrice de la radio est intervenue pour répondre aux auditeurs mécontents. Pour cela, elle a fait appel à Jean-Philippe Deniau, le responsable du service police-justice de la radio.

Et il a donné ceci comme explication : « l'origine de l'agresseur importe peu, ce qui compte c'est l’origine de l'agressé ». Libre aux auditeurs de France Inter d'imaginer que l’agresseur était un Français de souche, un Identitaire, un Anglais ou un Norvégien.

Nous ne connaissons pas les origines de M. Deniau. Au demeurant, elles importent peu. Ce qui compte, c'est l'identité de ses victimes : les auditeurs de France Inter. Nous savons tous que le journaliste est un foutu métier. Pratiqué par France Inter, c'est un métier foutu !

A ce tableau du déshonneur journalistique, il nous faut rajouter Télérama. Ce magazine s'en est pris à Christine Kelly de CNEWS. Il a vu en elle « la caution noire » du « racisme » d'Eric Zemmour. Cette excellente journaliste serait donc noire avant d’être journaliste. Pour autant, France Inter ne l'a pas assimilée à du bétail.  

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