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©TIMOTHY A. CLARY

Disraeli Scanner

Etats-Unis : ce n'est pas seulement une élection présidentielle. C'est un choix de civilisation

Lettre de Londres mise en forme par Edouard Husson. Nous recevons régulièrement des textes rédigés par un certain Benjamin Disraeli, homonyme du grand homme politique britannique du XIXe siècle.

Disraeli Scanner

Disraeli Scanner

Benjamin Disraeli (1804-1881), fondateur du parti conservateur britannique moderne, a été Premier Ministre de Sa Majesté en 1868 puis entre 1874 et 1880.  Aussi avons-nous été quelque peu surpris de recevoir, depuis quelques semaines, des "lettres de Londres" signées par un homonyme du grand homme d'Etat.  L'intérêt des informations et des analyses a néanmoins convaincus  l'historien Edouard Husson de publier les textes reçus au moment où se dessine, en France et dans le monde, un nouveau clivage politique, entre "conservateurs" et "libéraux". Peut être suivi aussi sur @Disraeli1874

Voir la bio »Edouard Husson

Edouard Husson

Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université de Cergy-Pontoise). Spécialiste de l’histoire de l’Allemagne et de l’Europe, il travaille en particulier sur la modernisation politique des sociétés depuis la Révolution française. Il est l’auteur d’ouvrages et de nombreux articles sur l’histoire de l’Allemagne depuis la Révolution française, l’histoire des mondialisations, l’histoire de la monnaie, l’histoire du nazisme et des autres violences de masse au XXème siècle  ou l’histoire des relations internationales et des conflits contemporains. Il écrit en ce moment une biographie de Benjamin Disraëli. 

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Hughenden

le 25 octobre 2020, 

Mon cher ami, 

Quatre ans de tentatives de coup d'Etat par les Démocrates

Nous serions dans des conditions de respect des règles démocratiques, je vous dirai: Donald Trump va gagner l'élection. Mais les Etats-Unis sont confrontés à une véritable tentative de coup d'Etat par les Démocrates, depuis quatre ans. Tout a commencé dès la campagne de 2016. Le président Obama a couvert les agissements de James Comey, patron du FBI à l'époque, qui a monté en connivence avec Hillary Clinton, un dossier mal ficelé par un ancien agent des services britanniques, Christopher Steele, pour déstabiliser Donald Trump et le mettre sur écoutes. C'est l'origine du "Russiagate". Il était prévu qu'il fasse perdre Donald Trump. Mais Hillary Clinton a fait la plus mauvaise campagne que l'on puisse imaginer - avant celle de Joe Biden ! - et, surtout, le peuple américain a voté ! Depuis lors, ce ne sont que manoeuvres pour essayer de faire chuter Trump. Le Russiagate a duré un an et demi, avant de s'éteindre. Ensuite, les Démocrates ont essayé de lancer un débat sur l'état psychique du président. Mais cela n'a pas pris car le public qui achetait les livres de pseudo-révélations sur ce qui se passait à la Maison-Blanche, est somme toute assez limité, c'est un public déjà convaincu. Les Démocrates ont alors essayé le coup de l'impeachment pour une conversation entre le président et son homologue ukrainien: le président y avait abordé les affaires de corruptions de Joe Biden et de son fils. A la fois, on se rapprochait dangereusement du coeur de la corruption des clans Clinton et Obama. Il fallait donc une manoeuvre de diversion, qui occuperait les médias le temps qu'il faut. Quand cet autre pseudo-scandale a fait pschitt, il y a eu, heureusement le COVID 19 - moyen pour les gouverneurs démocrates d'enrayer l'extraordinaire phase de croissance et de créations d'emplois de l'ère Trump. Et puis, pour faire feu de tout bois, il y a eu le déclenchement des émeutes racialistes. A chaque fois, Donald Trump résiste aux assauts. Pour l'instant, il n'a pas plié. 

Comment voler la victoire à Donald Trump

C'est bien pourquoi les Démocrates vont tout faire pour lui voler l'élection. Ils n'ont rien à manipuler pour que 80% des sondeurs, qui pensent mainstream, fassent, à partir de leurs données brutes, des choix qui annoncent une large victoire de Biden. Mais les Démocrates savent très bien que les sondages disaient la même chose en 2016. Alors peut-on voler l'élection. Gâteux ou Saint-Jean-Bouche-d'Or, Joe Biden a parlé, à propos de son parti, du plus grand "système de fraude de l'histoire de la démocratie". Les Démocrates comptent sur le vote par correspondance. Ils ont aussi essayé de dénoncer comme "raciste" le fait d'avoir à montrer une carte d'identité pour voter. Imaginons que, malgré les inévitables fraudes, Trump, qui a certainement inventé la parade sans la claironner, finisse par gagner. On peut être sûr que les Démocrates, sauf en cas de victoire très nette, feront tout pour contester l'élection. Soit qu'ils invoquent le délai à décompter les votes par correspondance; soit qu'ils contestent le décompte des voix dans tel ou tel Etat. Si le résultat mettait du temps à être proclamé, on peut compter sur les Démocrates pour susciter des manifestations. Dans tous les cas, j'ai confiance dans le fait que Donald Trump a imaginé la parade. Il y a des simulations qui répondent au "Transition Integrity Project", dont je vous parlais il y a quelques semaines, ce recueil de scénarios montés par des Néoconservateurs et des Démocrates écartés des affaires et désireux de faire chuter Trump . J'ai assisté à l'une de ces simulations. j'ai le sentiment que rien ne pourra se faire sans le stratège qu'est Donald Trump. 

Nous autres Conservateurs européens avons besoin de la réélection de Trump

A vue humaine, on ne peut que redouter un dérapage, une provocation qui mène à une victime de la police, des émeutes et le déchaînement des médias. On aurait alors aussi le choeur des dirigeants progressistes bien-pensants qui commenceraient à nous expliquer que les Etats-Unis sont en train de devenir la Biélorussie. Comme Donald Trump est solide comme un roc et ses participants sont mobilisés, la tension serait à son comble, avec comme meilleure garantie pour la faire retomber, le sens de l'état de droit qui règne encore chez Donald Trump et au parti républicain. Espérons cependant que le scénario du pire sera évité. Nous autres Conservateurs européens avons besoin de la victoire de Donald Trump. Sinon, les choses seront encore beaucoup plus difficiles pour nous à mettre en place en Europe. 

Comme le dit très bien Guy Millière, l'un des rares observateurs français objectifs de la présidence Trump: "Jamais dans l'histoire du pays l'opposition entre droite et gauche n'a été aussi tranchée. Jamais la gauche américaine n'avait glissé vers des positions aussi radicales que celles qui sont les siennes aujourd'hui, et n'avait fait preuve d'un acharnement montrant qu'elle est prête à tout, ou presque, pour reprendre le pouvoir". Les Démocrates sont d'autant plus enragés qu'ils savent bien que Donald Trump a marqué des points considérables dans des domaines essentiels pour eux: il est le président le plus favorable de l'histoire au mouvement "pro-vie". Il a plus fait pour l'Etat d'Israël que la plupart de ses prédécesseurs. Il a permis à la communauté noire de créer plus d'emplois qu'aucun de ses prédécesseurs et les 20% d'intention de vote en sa faveur dans la communauté noire sont une véritable révolution. Les Démocrates les plus à gauche ne peuvent supporter que leur politique "pro-choice", antisioniste et racialiste soit ainsi battue en brèche. Donald Trump a réussi à réduire de 80% l'immigration clandestine depuis le Mexique. Il a ramené des emplois industriels aux Etats-Unis. Il a inversé le rapport de force dans les négociations avec la Chine. 

Un choix de civilisation: l'Empire ou la Nation

Lorsque vous écoutez Joe Biden, on a un mélange de retour aux années Clinton/Obama et de poussées vers la "Grande Réinitialisation", ce rêve dystopique animé par le Forum de Davos pour profiter de la crise du COVID 19. Avec Biden, on irait un peu plus vers cette "civilisation de la mort" que redoutait le pape Jean-Paul II en son temps. Les USA reprendraient leurs réflexes impériaux sous prétexte de multilatéralisme. Ils reviendraient dans l'accord, de Paris et le rêve d'une dictature verte se remettrait en marche avec leur appui. La Chine pourrait recommencer à avancer ses pions, avec la complicité d'une partie des élites occidentales, en particulier au sein des grandes organisations internationales. On voit bien que les Américains ont le choix, le 3 novembre prochain, entre le retour à la désintégration de la société par des élites impériales (les Démocrates) et la suite d'une reconstruction de la nation américaine, dans la fidélité à la tradition des Pères Fondateurs. Si j'étais citoyen américain, mon choix serait fait immédiatement car c'est un choix de civilisation. Pour l'Europe et pour l'Occident, il faut que la nation américaine continue de refaire ses forces sous la conduite de son meilleur président depuis Ronald Reagan.  

Bien fidèlement à vous 

Benjamin Disraëli      

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