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©JOE KLAMAR / AFP

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Envie de vous calmer ? Après les bars à chat, la ferme aux chameaux

Dans le Cantal aujourd'hui, et tout près dans le Lot demain, Cathy Pommier élève des lamas, des alpagas, des chameaux et des dromadaires. Infirmière de métier, Cathy Pommier passe tout son temps libre dans cette passion, qu'elle aimerait voir un jour devenir son activité principale.

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WikiAgri est un pôle multimédia agricole composé d’un magazine trimestriel et d’un site internet avec sa newsletter d’information. Il a pour philosophie de partager, avec les agriculteurs, les informations et les réflexions sur l’agriculture. Les articles partagés sur Atlantico sont accessibles au grand public, d'autres informations plus spécialisées figurent sur wikiagri.fr

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"Je travaille la nuit, comme ça je peux m'occuper de la ferme le jour..." L'infirmière est courageuse. Depuis toujours, elle a la passion de tout ce qui ressemble à un chameau ou un lama, et fait tout pour la partager. C'est ainsi qu'elle s'est d'abord installée dans le Cantal, à Maurs (commune d'un peu plus de 2000 habitants au sud-ouest d'Aurillac), reprenant une ferme où l'ont rejointe quelques animaux de cirque, puis venus d'élevages. Des alpagas et autres dromadaires ont rapidement complété le paysage, en compagnie de quelques animaux de ferme moins originaux mais tout aussi attachants (chevaux, poneys, chèvres, moutons, volailles...).

"Je ne suis pas agricultrice, je ne peux prétendre au statut, car je n'ai jamais abandonné mon métier d'infirmière", précise la quadragénaire. Pour autant, dans ses rêves pour l'instant, elle ne s'interdit pas de... pouvoir enfin dormir la nuit.

Mais pour cela, la ferme d'agrément doit aussi permettre d'accéder à un revenu. Bien sûr, Cathy Pommier y a pensé. Elle a ouvert un gite, "qui fonctionne bien l'été, mais pas les autres saisons", propose des visites guidées au milieu de tout son bestiaire.

Mais ses capacités d'accueil, pour le public comme pour ses animaux, restent réduites là où elle est. Du coup, exit le Cantal, direction le Lot, du côté de Lauresses, minuscule village de moins de 300 âmes, mais où elle pourrait accéder à un terrain plus grand, et déjà équipé en termes de bâtiments... A quelques kilomètres seulement de son lieu de vie actuel, elle veut ainsi transformer le loisir passion en métier passion.

Depuis sa page Facebook, elle montre son univers. Mais aimerait donc aller au-delà. Elle a déjà fait le tour des producteurs locaux, elle pourrait proposer dans le nouveau gite des dégustations fermières, toutes issues de produits du voisinage immédiat. Et ainsi améliorer ses prestations, et son attractivité d'accueil. Pour autant, ce qui la retient encore, c'est l'investissement. La surface gagnée pour donner de l'espace aux animaux comme à leurs visiteurs en quête de nature doivent être clôturés (elle passerait de 4 à 12 hectares en s'installant à Lauresses), bien sûr un chameau qui ajouterait ses bosses aux dos-d'ânes des petites routes du secteur, cela pourrait devenir dangereux.

Une cagnotte en ligne pour passer le pas

Alors, pour définitivement terminer sa reconversion d'infirmière à paysanne, Cathy Pommier a lancé une association et une cagnotte en ligne. Cela fait déjà plusieurs mois, mais elle ne "décolle" pas.

"Les clôtures, précise-t-elle, ont un coût de 97 000 €, à l'achat et incluant la pose, que je suis incapable d'assumer seule sans matériel idoine. Bien sûr, je sais que je n'aurai jamais cette somme à travers une cagnotte en ligne. Mais si je pouvais obtenir une mise minimale pour négocier un taux acceptable à la banque..."

Ou comment une femme seule mais volontaire et ne cherchant qu'à partager le bien-être perçu auprès d'animaux particulièrement sociables tente de forcer son destin.

En termes de débouchés, outre l'accueil, elle propose de la médiation animale, cette thérapie qui consiste à mettre en contact des personnes souffrant de problèmes de communication (comme des autistes par exemple) avec des animaux au caractère doux et au pelage caressant.

"Et par rapport à la commune, mon activité participerait au désenclavement de Lauresses. Avant, il y avait un café, des petits commerces... Pour rendre au lieu son attractivité, avec des casse-croûtes, des goûters, des viennoiseries réalisés avec ce que je pourrai collecter auprès des producteurs locaux, et les différentes activités de promenades sur site en compagnie des camélidés et autres, je redonnerai de la vie à ce village..."

Tout est près, Il ne manque que le nerf de la guerre pour que la Ferme de Lamalpapoche, dans le Cantal, ne devienne La Prairie des Camélidés, dans le Lot.

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