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©GEORGES GOBET / AFP

A mort !

Ecoutez l'autocritique (sincère ?) des candidats LREM qui s'étaient prononcés contre le mariage pour tous et contre la PMA. Mais le peuple, très vigilant, ne sera pas dupe de leur double langage…

Ils pleurnichent, battent leur coulpe, promettent de ne plus recommencer. Mais comment pourrait-on les croire ?

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Voici les noms de ces ennemis du peuple LGBT. Pierre Gaboriau, Aurélie Taquillain, Hanna Sebbah, Patrick Ollier et bien d'autres… Tous dans le passé ont exprimé des doutes sur la PMA et les pires d'entre eux - des rats d'église et des grenouilles de bénitier- ont même manifesté contre le mariage pour tous.

Ils ont été démasqués par les courageux et nobles camarades des comités de vigilance LGBT. Et ils ont été déférés devant le Tribunal du Peuple qui rend toujours des verdicts justes et implacables. Ces fourbes disent que c'était avant qu'ils deviennent LREM (ils cotisaient auparavant aux Républicains). Et alors ? Homophobes un jour, homophobes toujours…

Ils sont là devant le tribunal, la tête basse et honteux. Le procureur : "vermines purulentes, êtes-vous conscientes d'avoir commis un crime inexpiable". Les accusés en chœur : "oui camarade procureur et nous savons que même le châtiment suprême ne serait pas suffisant pour nous".

Les voici sur le chemin du repentir cherchant des excuses à leurs forfaits. Chacun y va de sa confession. "J'étais dans l'erreur et aujourd'hui grâce à la vigilance des camarades LGBT, j'ai compris la gravité de ma faute". La foule qui assiste au procès crie, pas convaincue du tout : "à mort".

Un autre : "en participant à la Manif pour tous  j ai obéi aux ordres de mon parti. Mais j'étais quand même juppéiste". Convoqué comme témoin de moralité Alain Juppé a décliné prétextant ses occupations au Conseil constitutionnel. La foule crie encore : "à mort!".

Un autre (Pierre-Yves Bournazel pour le nommer) regrette ses positions d'antan : "j'étais trop frileux à ce moment-là". La foule, pliée en deux : "gla, gla, gla !".

Un autre encore (Vincent Roger pour le nommer) regrette d'avoir applaudi un discours de l'ancienne présidente Sens Commun Madeleine de Jessey. "Si je l'ai applaudi c'est qu'elle tenait des propos aimables sur Fillon et certainement pas pour ses positions sociétales". La foule éclate de rire : "Oh le lâche !"

Le procureur : "mais vous comprenez bien misérables cloportes, que vous n'êtes pas dignes d'être vivants". Les accusés : "oui camarade procureur". Un des accusés : "J'ai entièrement changé grâce aux conseils avisés de la camarade Schiappa". La foule, ébranlée, cesse de crier "à mort".

Le Tribunal du Peuple se retire pour délibérer. Le procureur revient et lit le verdict. "Le tribunal a décidé de faire preuve de mansuétude à l'égard de ces déchets de l'humanité. Ils échapperont à la peine de mort et seront internés dans des camps de rééducation. Là-bas, ils apprendront le b.a-ba de l'homosexualité. Et ils y resteront jusqu'à ce qu'ils comprennent qu'un père peut être une mère et qu'une mère peut être un père. 

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