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Dans la tête des classes moyennes

DSK : le candidat des classes moyennes

Plus de 120 Français des classes moyennes scrutés pendant un mois : c'est l'étude qui vient d'être menée début 2011, sur la plateforme fermée FreeThinking. La France du milieu vue par elle-même : un feuilleton en cinq épisodes. Épisode 3...

Véronique  Langlois et Xavier Charpentier

Véronique Langlois et Xavier Charpentier

Véronique Langlois et Xavier Charpentier ont créé en mars 2007 FreeThinking, laboratoire de recherche consommateur 2.0 de Publicis Groupe.

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Pour les classes moyennes, à l’Ouest rien de nouveau. Aucun signe de changement à gauche comme à droite. Pour l'un des membre de notre panel : "notre paysage politique est sclérosé. Parce qu’il est pratiquement impossible d’échapper aux grands partis et à l’intérieur de ceux-là c'est à celui qui flinguera plus vite que les autres. A droite, Sarkozy a balayé toute concurrence et n’a rien à craindre des rebelles. A gauche, le débat est plus ouvert mais la crise qui les secoue va encore les diviser". Qu’attendre d’autre de Nicolas Sarkozy que du Nicolas Sarkozy ? Ségolène Royal ? Une fraîcheur disparue depuis 2007. Martine Aubry ? La dame des 35h… Au delà du traditionnel "tous pourris", c’est la perception écrasante de "tous les mêmes" qui semble à ces citoyens "moyens" de plus en plus insupportable, inacceptable.  

Plus qu'un simple candidat fabriqué par les médias

A l’ouest, vraiment rien de nouveau ? Si, mais… venant de plus loin, du pays du libéralisme triomphant. Avec Dominique Strauss-Kahn, peut-être. Ils sont 68% à proposer comme premier pronostic un second tour lui opposant Nicolas Sarkozy. Signe pour eux que le Directeur général du FMI n’est pas un outsider ou un candidat fabriqué par les medias mais un espoir, sinon un recours.

DSK, c’est un espoir parce que c’est d’abord la crédibilité. Il pourrait briguer, aux yeux des Français, la succession de Raymond Barre au rôle de "meilleur économiste de France" tant son rôle en tant que "ministre des finances du monde" est souligné par les participants au blog, y compris ceux marquant leur sympathie à droite. Mais la crédibilité, c’est aussi le charisme et l’envergure. Sur ces trois dimensions, DSK s’impose alors que l’action à la tête de l’Europe de Nicolas Sarkozy en 2010 par exemple est totalement occultée.

De gauche, mais à droite

DSK, c’est un espoir enfin parce qu’il est de gauche, mais à droite. Parce que cette position d’homme de gauche le plus à droite du PS est une véritable chance de pouvoir espérer un changement modéré, un changement de trajectoire vers une société plus modérée. 

Mais DSK c’est quand même un doute à surmonter. Doute portant sur sa présence au FMI et sur son silence actuel. A-t-il envie de revenir ? S’imposera-t-il à la tête d’un PS devenu irrationnel ? Se sent-il réellement concerné par nos problèmes ? N’est-il pas déjà passé lui aussi dans le monde d’à côté ?

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