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Docteur Poutine, Mister Soros & manips à tous les étages : cette guerre globale méconnue mais bien réelle dans laquelle s’inscrivent les soupçons d’implication de la Russie dans la présidentielle française
©Odd ANDERSEN / AFP

Bataille idéologique

Docteur Poutine, Mister Soros & manips à tous les étages : cette guerre globale méconnue mais bien réelle dans laquelle s’inscrivent les soupçons d’implication de la Russie dans la présidentielle française

Jeudi 30 mars, Washington a mis en garde la France sur la forte implication de la Russie dans la campagne présidentielle. Si le Kremlin semble vouloir intervenir afin de privilégier des candidats qui croient à la souveraineté des nations et à un monde multipolaire, les États-Unis de leur côté semblent assumer de promouvoir une ligne libérale.

Alexandre Del Valle

Alexandre Del Valle

Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France SoirIl Liberal, etc.), il intervient dans des institutions patronales et européennes, et est chercheur associé au Cpfa (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l'islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme.

Il est notamment l'auteur des livres Comprendre le chaos syrien (avec Randa Kassis, L'Artilleur, 2016), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (éditions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (éditions du Toucan), Les vrais ennemis de l'Occident : du rejet de la Russie à l'islamisation de nos sociétés ouvertes (Editions du Toucan) ou bien encore La statégie de l'intimidation (Editions de l'Artilleur). 

Son dernier ouvrage, coécrit avec Emmanuel Razavi, Le Projet: La stratégie de conquête et d'infiltration des frères musulmans en France et dans le monde, est paru en novembre 2019 aux éditions de L'Artilleur. 

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Romain Mielcarek

Romain Mielcarek

Romain Mielcarek est journaliste indépendant, spécialiste des questions de défense et de relations internationales. Docteur en sciences de l'information et de la communication, il étudie les stratégies d'influence militaires dans les conflits.

 

Il anime le site Guerres et Influences (http://www.guerres-influences.com). Il est l'auteur de "Marchands d'armes, Enquête sur un business français", publié aux éditions Tallandier.

 
 
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Atlantico : Derrière ces accusations qui font écho à celles que la CIA avait formulé pour l'élection américaine, comment décririez-vous la bataille d'influence idéologique que peuvent mener les deux pays ?

Alexandre Del Valle : La doctrine officielle de la Russie est de lutter contre les idéologies qu'ils appellent anti-souverainiste, la souveraineté des nations. La Russie plaide pour un monde multi polaire fondé sur le respect des différents pôles de civilisation. La Russie voit les organisations mondialistes ou transnationales telles que celle de George Soros, No Borders et Open Society ou encore les Femen comme de véritables dangers pour la souveraineté des démocraties. Pour plaire aux mouvements populistes ou droite en Europe, la Russie dit : "regardez George Soros, c'est lui qui finance des bateaux et associations qui vont secourir en mer des gens qui partent de Lybie pour faire augmenter le nombre de clandestins qui vont entrer en Europe à l'instar de l'agence Frontex". George Soros est accusé de financer des organisations anti souverainistes qui sont contre l'idée de frontière. La Russie dit aux mouvements populistes européens qu'elle mène le même combat contre les organisations transnationales qui sous couvert d'humanitaire détruisent la souveraineté des nations et qui sont une menace au même titre que les organisations terroristes.

Romain Mielcarek : Il faut bien distinguer deux choses. Il y a une part de la lutte d’influence qui est visible et, même si elle suscite des discussions, acceptée. Il va s’agir des rencontres entre des acteurs du pouvoir russe et certains candidats par exemple, manifestant ainsi un soutien et/ou une bonne entente, qui sont autant de signaux adressés aux électeurs. Il peut aussi s’agir du ton général dans les médias russes, favorable ou défavorable à tel ou tel candidat. Tout cela est accepté à condition que ce soit fait avec une certaine transparence.

Il y a d’autre part des actions clandestines et illégales, comme des piratages informatiques ou des opérations menées par les services de renseignement. Dans le cas des Etats-Unis, ce sont les piratages de boîtes mail de l’équipe de Clinton pendant la campagne ou plus récemment le chantage aux vidéos compromettantes contre président Trump. Les services de renseignement attribuent ces actions à la Russie. Or ce type d’action est considéré comme d’un degré d’hostilité plus élevé, illégal au regard du droit national (encore faut-il le prouver). Cela n’est pas accepté.

En ce qui concerne la France, la Russie mène évidemment des actions du premier type. Ses médias ont choisi leurs chouchous et leurs têtes de Turcs, comme d’autres médias internationaux plus ou moins libres et indépendants. Ainsi, il n’est pas rare de croiser dans l’ère d’influence russophone des gens qui voient François Fillon et Marine Le Pen comme les candidats idéaux pour la France et qui sont persuadés qu'Emmanuel Macron s’est marié avec sa proffesseur alors qu’il était encore à l’école.

Certains commencent, depuis quelques temps, à douter de la transparence des actions menées par de tels canaux. L’Union européenne, notamment, a dénoncé des campagnes de communication stratégique particulièrement hostiles de la part de la Russie et accusent les médias d’influence russe (Sputnik et RT) d’être dans une démarche qui ne relève pas de la pluralité de l’information mais de l’action politique coordonnée par les autorités russes. Si la distinction est difficile à démontrer, le soupçon me paraît tout à fait légitime. D’autant plus qu’aucun média états-unien ou autre ne dispose d’une telle visibilité en France.

Ce sont par contre les actions du deuxième type, clandestines, qui inquiètent le plus. La crainte existe de voir des opérations déstabilisatrices viser la campagne électorale. L’équipe d’Emmanuel Macron a déjà dénoncé de telles actions en provenance de Russie, il y a quelques semaines. D’après mes sources, ce serait un poil exagéré à ce stade… Notamment parce qu’il n’est pas facile d’identifier avec certitude l’origine de telles attaques. Mais la menace est considérée comme sérieuse et les services de sécurité français estiment qu’il y a des actions offensives menées depuis la Russie contre des intérêts français. Ils relèveraient cependant pour l’instant plus du domaine des intérêts privés que d’En Marche !.

Si la Russie souhaite intervenir dans la campagne française pour privilégier les candidats qui croient à la souveraineté des nations ou qui rejettent les valeurs supra-nationales, qu'en est-il des Américains, qui notamment à travers des fondations et des associations comme celles de Georges Soros, assument vouloir faire la promotion d'une ligne libérale et par certains côtés libertaire ?

Alexandre Del Valle : Il ne faut pas oublier que les Américains ont soutenu ouvertement la chute d'un président élu en Ukraine par la fameuse seconde révolution orange, l'euro Maidan. Si ça ce n'est pas de l'ingérence ? C'est assez marrant de voir un pays qui a renversé un régime pro-russe en Ukraine se plaindre d'être victime d'une propagande. Les Russes répondent. Ce ne sont pas des anges. S'ils sont attaqués, ils ripostent. C'est peut-être cela l'affaire. Les américains les ont cherchés pendant 30 ans. C'est peut-être une réponse. La révolution des neiges en 2012 contre Vladimir Poutine était soutenue par des associations américaines et des dirigeants américains. John McCain ne parle de la Russie qu'en insultant Poutine de voyou en disant que c'est un pays fasciste. Les Etats-Unis se mêlent beaucoup de politique intérieure. C'est au moins aussi grave, sans parler des écoutes. L'espionnage américain, y compris en France est permanent. Le plus grand système d'espionnage et d'interférence mondial, c'est le système PRISM, un système d'écoutes internationales dans tous les pays, comme pour le cas du portable personnel de la Chancelière allemande, Angela Merkel. Quand les Etats-Unis se plaignent des interférences de la Russie au niveau informatique, c'est quand même assez comique.

 

Romain Mielcarek : Jusqu’à preuve du contraire, Soros n’est pas les Etats-Unis. Beaucoup de fantasmes, cultivés notamment sur la toile, entourent les actions de sa fondation. Il convient de prendre un peu de temps pour regarder qui sont les gens qui animent cette fondation au-delà de l’iconoclaste Soros lui-même et de la multitude d’associations soutenues par celle-ci. Car il y a franchement de tout et de n’importe quoi dedans. Mais je demande à avoir des éléments plus concrets pour parler d’une influence de Soros en France et dans la campagne…

Croire que Soros est un agent de la CIA engagé dans la manipulation des malheureux résistants pour l’indépendance de la France est à peu près aussi idiot que de croire que la Russie est un immense champ de marionnettes aux ordres d’un Poutine omnipotent et machiavélique. Je crois qu’il ne faut pas mélanger tout et n’importe quoi. Il y a des intérêts et des influences publiques et privés qui se croisent, s’accordent et/ou s’opposent.

En ce qui concerne les Etats-Unis, c’est autre chose. Les échanges et les relations entre élites françaises et états-uniennes sont plus importantes qu’avec la Russie, pour de multiples raisons : héritage de la Guerre froide, activités de réseaux comme les Young American Leaders ou la GMF, échanges universitaires plus fréquents, nombre de Français anglophones plus élevé que les russophones, échanges culturels (TV, cinéma, séries…) et ainsi de suite. De là à croire que les responsables politiques français sont naïfs au point de préférer se rapprocher de Washington que de Moscou parce qu’ils ont trop regardé Friends et Top Gun quand ils étaient jeunes, ce serait franchement les prendre pour des idiots.

Plus sérieusement, je crois qu’il ne faut pas sous-estimer les effets des influences extérieures sur nos élections et nos candidats… Mais qu’il ne faut pas les sur-estimer non plus. Il est logique et pertinent de chercher à construire des alliances à l’étranger et d’y chercher des soutiens. Qu’un candidat nationaliste ou conservateur cherche des amitiés chez un Poutine ou un Trump n’a rien d’étonnant. De même qu’un libéral ira plus facilement discuter avec une Merkel ou un Obama. Reste à discuter de ce qui sert le plus les intérêts des Français en général et de chacun en particulier, en fonction de ses propres valeurs et croyances.

Dans tous les cas, je crois qu’il faut bien être certains d’une chose : qu’il s’agisse des Russes ou des Etats-Uniens, leurs priorité n’est pas notre intérêt à nous. Et si Trump et Poutine (pour ne parler que d’eux) surveillent certainement avec attention ce qui se passe en France, je doute qu’ils en perdent le sommeil en fonction des variations de la dernière vague de sondages.

 

Entre une Russie qui croit en une implication de Georges Soros dans les mouvements favorables à la démocratie en Ukraine ou encore en Géorgie (et qui ont affaibli son influence) et les Etats-Unis, comment analysez-vous l'intensité des actions de chacun des deux acteurs ?

Romain Mielcarek : Encore une fois, Soros et sa fondation ont bon dos. La Russie sait très bien qu’elle a intérêt à en exagérer l’influence réelle en Ukraine comme en Géorgie et à faire comme si aux Etats-Unis, intérêts publics et privés s’exprimaient d’une seule et unique voix. Il ne faut pas être dupe : le pouvoir russe ne cesse d’avoir un double discours en fonction de son propre intérêt. Ainsi, on peut sans vergogne faire interdire les financements d’ONG par l’étranger… Tout en se plaignant que l’Union européenne ne dénonce les ingérences de Sputnik et RT en Europe.

Dans la géopolitique russe, l’ingérence est bien souvent le nom que l’on donne aux pénétrations occidentales dans sa propre sphère d’influences. Et si elles sont condamnables dans ce sens, elles restent louables dans le sens inverse. De la même manière que le libéralisme défendu à Washington trouve de nombreuses exceptions dans un patriotisme économique salvateur pour les intérêts nationaux.

Les Etats-Unis, en tant qu’Etat, sont engagés dans un rapport de force avec la Russie. Ils ont noué avec la Géorgie et l’Ukraine des relations qui se sont renforcées au cours des dernières années, avec notamment l’ambition d’une intégration au sein de l’Otan. Cela a été perçu comme une menace par la Russie qui a réagi, en lançant des campagnes d’influence, puis des campagnes militaires, particulièrement musclées dans ces deux Etats, aboutissant à la création de trois zones de chaos sécuritaire en Abkhazie, en Ossétie du Sud et dans tout l’Est ukrainien.

Etats-Unis et Russie défendent en Ukraine et en Géorgie ce qu’ils considèrent comme leurs intérêts nationaux, tout en cherchant à convaincre les Ukrainiens et les Géorgiens que cela est compatible avec leurs propres intérêts. Mais Washington et Moscou ne font pas simplement la pluie et le beau temps : des individus et des groupes en Ukraine et en Georgie luttent aussi pour le pouvoir et pour des visions divergentes des intérêts nationaux. L’insécurité actuelle est le résultat de l’incapacité de ces différents acteurs à trouver une façon harmonieuse de faire coïncider ces intérêts perçus.

La France, et plus largement l'Europe, appréhendent-elles avec suffisamment de discernement ces phénomènes qui se jouent chez eux ? Comment d'ailleurs décrire leur position ?

Romain Mielcarek : La France s’est assez peu adaptée aux nouvelles menaces dans le domaine de l’information. Elle s’est globalement reposé sur ses outils déjà relativement anciens, d’une qualité certaine, mais pas toujours en adéquation avec les réalités du début du XXIème siècle (RFI, France 24, réseau de centres culturels à travers le monde…). Pour ne prendre que quelques exemples, la France n’est pas dotée d’outils d’influence sur les réseaux sociaux et ne dispose que de peu de moyens de contrer les influences extérieures sur le territoire national.

L’Union européenne est globalement dans le même problème, encore amplifié par la multiplicité des Etats. L’UE a déjà fait à plusieurs reprises le constat de son désarmement communicationnel face à deux menaces principales : la Russie et le djihadisme. Ces deux acteurs (sans qu’aucun lien ne soit fait entre les deux) ciblent la sphère communicationnelle des peuples européens, avec comme objectif d’affaiblir leurs volontés et d’orienter leurs convictions. Les réponses sont faibles car peu coordonnées. Les Européens peinent à faire entendre une voix commune.

De plus, certains pays comme la France sont mal à l’aise avec la notion d’influence. Elle est très rapidement assimilée à de la manipulation. Il suffit de regarder à quel point le lobbying ou la communication institutionnelle ont mauvaise presse chez nous.

Alexandre Del Valle : Tout ce que fait l'occident ne va pas dans le bon sens, que ce soit l'Otan, la diplomatie française, tous ceux qui veulent détruire l'image de Donald Trump en l'accusant d'être pro-russe. Vous remarquerez que dans la presse, les russes sont au centre des critiques les plus terribles comme si l'Arabie Saoudite était un pays parfait, comme si l'Otan n'avait jamais soutenu les dictatures. C'est l'Otan, les Etats-Unis et l'Union européenne qui ont soutenu Receip Tayip Erdogan pendant 10 ans et maintenant on voit la dérive nationale islamiste et fascisante qui a lieu. L'occident a un problème, il ne sait plus qui est son ennemi, qui est son amie. Il ne sait plus définir ses propres intérêts. Il est en quelques sortes perturbé, dilué par sa propre idéologie universaliste, mondiale, pour ne pas dire mondialiste. L'occident a été désinformé. A force de développer une idéologie universaliste, il ne sait plus qui il est lui-même. Il croit que l'ennemi est la Russie alors que la Russie est une société qui fait partie de l'Occident. Elle est une société européenne, judéo-chrétienne occidentale au sens civilisationnel. Elle est désignée comme l'ennemi parce que l'occident ne sait plus lui-même qu'il fait partie de la même civilisation que la Russie. Cette guerre froide est regrettable entre la Russie et l'Occident qui ne fait que mettre la Russie dans les bras de chinois, ce qui n'est pas notre intérêt. Ce point de vue est presque suicidaire.

Il y a beaucoup de problèmes en Russie comme la corruption, les atteintes aux valeurs qui sont les nôtres. L'ennemi, ce n'est pas celui qui n'a pas les mêmes valeurs que nous. L'ennemi, c'est celui qui vient concrètement menacer notre existence. On ne peut pas faire la guerre à tous les pays qui ont des valeurs différentes. L'ennemi, c'est celui qui vient nous imposer ses valeurs différentes. S'il a des valeurs différentes chez lui, c'est son droit. Une Turquie qui est pour Erdogan, ce n'est pas mal en soit. Ce qui est ennuyeux, c'est quand Erdogan vient faire la tournée des turques en Europe. Les gens ont le droit d'avoir le régime qu'ils veulent. Le problème, ce n'est pas le régime des autres, c'est quand il y a une interférence dans nos propres actions. La Russie ne doit pas être idéalisée comme le font certains, mais elle ne doit pas être diabolisée non plus. Il n'y a aucun intérêt à maintenir ce climat de guerre froide qui a déjà causé beaucoup de drames et a permis à l'islamisme radical de croître. Al Qaida est en partie le résultat de la guerre entre l'Amérique et la Russie en Afghanistan. Cela continue en ce moment. A défaut d'une amitié parfaite, un terrain d'entente doit être trouvé.    

En s'invitant dans des campagnes électorales de manière si évidente (chez les américains), notamment pour véhiculer de fausses informations, quel est l'objectif final de la Russie, jeter un doute sur la sincérité des élections occidentales pour affaiblir la légitimité interne des dirigeants ?

Romain Mielcarek : Le terreau est déjà fertile dans nos démocraties. Les opinions publiques ont largement perdu confiance en leurs institutions, qu’il s’agisse des politiques chargés de les représenter, ou des médias chargés de les informer. La Russie exploite ces espaces dans une logique défensive (Sputnik ou RT, par exemple, qui défendent l’image de la Russie) et offensive (campagnes de désinformation, rumeurs sur des politiciens hostiles, soutien de politiciens amicaux).

Le principe même de l’élection est d’accorder de la confiance à des dirigeants politiques chargés de représenter le peuple. La tendance actuelle est au désaveu de l’élection en elle-même et des élus en général. Cela affaiblit les institutions et les Etats.

Pour la Russie, qui est actuellement engagée dans un rapport de force avec la France (et l’Union européenne en général), la situation est actuellement favorable. Parmi les cinq candidats favoris, trois sont des amis (Le Pen, Fillon et Mélenchon). Quant aux deux autres, tout est fait pour affaiblir leur légitimité, en espérant qu’ils aient une assise politique la moins forte possible et qu’ils soient ainsi moins puissants lors des grandes négociations internationales.

A l’inverse, qu’il s’agisse de l’Union européenne ou des Etats-Unis, au moins quatre candidats se montrent ouvertement hostiles (Le Pen, Mélenchon, Cheminade, Asselineau). Le climat est donc tendu. En notant que l’élection de Trump a largement bousculé l’équilibre géostratégique, puisque les positions de celui-ci sur l’Otan sont loin d’être stabilisées.

 

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