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On est passé de 400 demandes d’asile l’année dernière à déjà 1600 cette années à Calais.
On est passé de 400 demandes d’asile l’année dernière à déjà 1600 cette années à Calais.
©Reuters

Merci de me l'avoir posée

Crise des migrants : arrêter la valse des bons sentiments pour s’attaquer aux questions qui fâchent

Angela Merkel a exhorté les pays européens à coopérer pour trouver une solution à la crise des migrants, et les a presque tancés sur la question des quotas d'accueil. Dans son sillage, Manuel Valls s'est rendu à Calais pour annoncer une plus vive implication et des mesures concrètes. Reste à savoir si cette feuille de route est la bonne.

Guylain Chevrier

Guylain Chevrier

Guylain Chevrier est docteur en histoire, enseignant , formateur et consultant.

Il est membre du groupe de réflexion sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration.

Dernier ouvrage : LAÏCITÉ, ÉMANCIPATION ET TRAVAIL SOCIAL
 
L’Harmattan, Sous la direction de Guylain Chevrier, Les Ecrits de BUC Ressources SOCIOLOGIE TRAVAIL SOCIAL, juillet 2017, 270 pages.
Voir la bio »

Atllantico : Lors de son déplacement à Calais, lundi 31 août, le Premier ministre Manuel Valls a déclaré au sujet de la crise des migrants : « Nous sommes venus » pour dire « que nous sommes là, que l’Europe est là ». Il a annoncé la construction à Calais, conformément aux demandes de la maire Natacha Bouchart, d'un camp de migrants (terrassements et installation de tentes) estimé à 25 millions d'euros, dont 5 millions d'aides de Bruxelles. Le camp permettra d'accueillir 1500 personnes, ne faisant pas totalement face aux 3500 migrants que la ville de Calais est contrainte d'abriter. Que penser de ces prises de position et annonces concrètes ? Est-ce ainsi que la crise doit être résolue? 

Guylain Chevrier : La crise des migrants ne peut être résolue par les choix actuels car ils se font à l’aveugle, sans rien maîtriser de ce qui va arriver demain. On fait comme si on était face à un phénomène limité que l’on maitrisait, auquel il suffirait de répondre par une phase d’absorption pour s’en sortir, en en appelant à quelques efforts conjoncturels des européens. Il n’en est rien. Les 1500 tentes ne sont de ce point de vue, comme le voient d’ailleurs les associations d’aide aux migrants, qu’un pis-aller. On est passé de 400 demandes d’asile l’année dernière à déjà 1600 cette années à Calais…

On ne veut pas voir que l’on fait face à un phénomène dont la priorité n’est pas de l’absorber mais de le freiner et même de le stopper, au regard de l’importance qu’il prend actuellement avec une perspective exponentielle que personne ne peut assumer. Ils ont été 340.000 à rejoindre l’Europe depuis le début de l’année, déjà 60.000 de plus que l’année 2014, et ces chiffres ne tiennent compte que de ce que l’on maîtrise. Si on veut pouvoir endiguer ce qui se passe, cela ne se fera pas par des mesures qui créent les conditions d’un appel d’air, à présenter l’Europe en crise économique et sociale, politique profonde aussi avec une montée partout du populisme, comme ouverte à tous les vents sous couvert de solidarité. Un terme ici totalement galvaudé car il se brisera sur des écueils terribles si on ne change pas de façon de voir. Ce n’est pas la tradition d’accueil de la France qui est en cause, qui a une politique en matière de droit d’asile très généreuse et qui doit répondre pour une part présent face à certaines situations générées par les guerres. Il y a eu depuis la fin du XIXe siècle des phrases de migrations successives qui ont pu être parfaitement gérées, et ont pu constituer un apport de population essentiel pour les rouages économiques, mais là nous sommes face à un tout autre enjeu, qui n’a plus rien à voir avec ce que nous avons connu par le passé. Il faut repenser la question migratoire, mais pas en faisant comme si on pouvait tout, c’est une folie !

D’autre part, les déclarations du gouvernement sur ses choix, dans le prolongement de l’Europe, ont été faites sous le signe d’une déferlante idéologique digne d’un climat de veille de déclaration de guerre, qui doit absolument nous faire réfléchir. On a assisté à une mise en scène incroyable des choix du gouvernement d’ouvrir nos frontières de façon quasi inconditionnelle à ceux qui s’y présentent comme réfugiés politiques, derrière les mots solidarité et générosité, avec des incantations imposant le silence à toute expression critique sur le sujet.

Un discours piégé, car on sait combien pourtant parmi eux se trouvent de nombreux migrants économiques qui voient déjà depuis un moment dans cette situation une nouvelle opportunité, motivés par les passeurs qui y voient aussi évidemment leur intérêt. Car c’est bien à une vague sans précédent de migrants venus d’une large diversité de pays à laquelle nous avons affaire et qui ne cesse de grossir à l’aune des réponses actuelles.

Plus aucune voix n’est audible pour faire entendre quoi que ce soit d’autre que l’idéologie dominante des bons sentiments, au risque de se voir immédiatement incriminé d’égoïsme teinté de racisme. Tous les médias s’y sont mis. Pour France info, les choses se résument ainsi : « Est-ce enfin la fin de l’inaction ? », slogan relayant un soutien inconditionnel aux migrants soutenu par moult interviews favorables et un discours relevant de l’unique bonne conscience, alors que cette radio nationale est censée permettre une confrontation des points de vue et l’accès à un minimum d’analyse. Sur France 2 (20h du 31 août 2015) un reportage s’intéressait à ceux qui à Calais aident les migrants. On voyait une femme leur ouvrir son pavillon pour recharger leurs portables (déjà de nombreuse fois interviewées) expliquant être guidée par une générosité qui serait la seule réponse, une autre organiser sur ses propres deniers des distributions de vêtements et de couvertures, un étudiant expliquer investir sa bourse dans des outils et matériaux de construction pour fabriquer des abris de fortune pour eux, avec en contrepoint un calaisien faisant signer une pétition contre la présence des migrants, avec déployé dans sa voiture un drapeau bleu-blanc-rouge, l’identifiant ainsi sans avoir besoin de le nommer à l’extrême droite. Aucune analyse, uniquement un affichage de bons sentiments face à une situation de détresse des migrants dévoilée derrière les images d’un camp de toile, culpabilisant le téléspectateur et ne lui laissant d’autre alternative que d’épouser ce discours à moins de s’identifier avec le rejet de l’étranger et l’antihumanisme. Est-ce bien cela la démocratie ?  Nous avons une chape de plomb qui s’est installée en lieu et place du débat démocratique, ainsi interdit, ce qui ne trompe d’ailleurs pas la plupart des Français et prépare des lendemains à migraine pour nos politiques. 

On considère que les immigrés et leurs descendants directs représentent environ un cinquième de la population résidant en France, environ 12 millions  de personnes (Chiffres de l’ex Haut Conseil à l’Intégration), ce qui est déjà un sacré défi. On nous dit que l’accueil des migrants voulu par l’Europe est possible pour les pays dits riches dont la France fait partie, ce qui induit que voire les choses autrement relève de l’idéologie xénophobe. La crise migratoire actuelle, ne pose-t-elle pas pourtant de très graves risques pour les équilibres essentiels d’une France déjà dans le rouge ?  Par exemple, n’y-a-t-il pas actuellement, un contexte de sous-emploi chronique et de précarisation du travail qui fragilise l’intégration professionnelle et sociale de plusieurs millions de personnes,  de jeunes, de femmes, de séniors, d’immigrés ? Ne faisons-nous pas face à une crise de l’Etat-providence qui a de plus en plus de mal à faire face aux conséquences sociales de la crise économique, dont on dit à présent qu’il faudrait en finir avec lui, tirant un trait sur l’héritage d’une solidarité faite d’acquis sociaux que le monde nous envie ? N’existe-t-il pas des problèmes aigües de vivre ensemble, alors que les valeurs de la République sont contestées de plus en plus par ceux qui hier sont venus sur notre sol, accusant de les discriminer parce que les inégalités sociales sont à la mesure de la crise d’intégration que nous traversons, avec combien de malentendus à haut risque ? Cette situation, ne comprend-t-elle pas aussi des risques politiques majeurs au regard de forces qui sont à l’affut de ce qui donne du crédit à un discours aux relents racistes, à la démagogie et au populisme, qui sont les ennemis de la démocratie? Etouffer ces questions derrières cette opération idéologique est lourd de conséquences. L’histoire y reviendra peut-être un jour après cette catastrophe annoncée. On nous fait follement sous-estimer ce qui se joue là, alors que le chaos de la mondialisation est en train de s’installer à l’intérieur de nos frontières sous prétexte d’y faire face, sans rien résoudre pour autant, bien au contraire. Toutes les réponses ne sont détenues par personnes, certes, mais par contre, elles ne peuvent jaillir que d’une réflexion d’ensemble et en faisant valoir ce que la France a réellement à en dire, ce qui passe par le débat démocratique et la confrontation des points de vue, en dehors de toute entreprise idéologique, politicienne ou partisane.

Lors d'une conférence de presse tenue hier, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé à résoudre sans délai la crise des migrants, mettant dans la balance la pérennité des accords de Schengen. Elle s'est prononcée une nouvelle fois en faveur de la mise en place de quotas d’accueil par pays européen, sur le modèle de la répartition fixée chaque année entre Etats-régions allemands. Quelle est la position de la majorité des pays européens sur ce sujet? La solution de Merkel est-elle souhaitable pour tous? 

Comme sur d’autres sujets, l’Allemagne décide et la France suit, cette dernière tentant d’apparaitre dans le couple Franco-allemand comme l’élément d’un pouvoir bicéphale aux commandes de l’Europe. L’Allemagne exige, la France justifie les choix allemands, et les autres pays européens doivent suivre. Quel que soit le motif, cela révèle au grand jour le fonctionnement impérial actuel de l’Europe, une nouvelle forme de domination n’ayant plus rien à voir avec les principes élémentaires de la démocratie et des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tout semble devoir se décider d’un sommet où trône l’Allemagne comme première puissance économique. Le moindre pays qui s’écarte du grand élan de solidarité affiché est insulté, comme c’est le cas de la Hongrie qui tente, tant bien que mal, à faire respecter une des frontières de l’espace Schengen qu’elle garde. Ce dernier a de toute façon perdu toute signification aujourd’hui au regard d‘un discours et de mesures qui constituent une invitation générale à rejoindre par tous les moyens le continent européen.

Ceci étant, nous ne tirons de cette situation que des désavantages. Par exemple, alors que nous n’avons cessé d’accueillir massivement ces dernières années les migrants, avec 27% d’augmentation des demandes d’asile entre 2008 et 2014 et un doublement du nombre de ceux qui entrent de façon régulière sur le territoire français, environ 200.000 par an, nous nous trouvons à être avec l’Allemagne un des quatre pays qui accueillent encore le plus dans le cadre de cette crise migratoire. Ceci, alors que d’autres pays comme l’Angleterre, qui a aussi vu le nombre des migrants se multiplier, nous demande de protéger ses frontières en empêchant les migrants de traverser la manche, ce que nous faisons pour elle. Il faut aussi souligner que l’accueil des migrants, que ce soit au titre du droit d’asile ou pas, se fait dans des conditions sociales, un droit du travail, bien plus élevés en France que dans nombre de  pays européens. Nous sommes pris en réalité entre le marteau et l’enclume.

Il faut aussi rappeler que derrière ce que l’on veut faire apparaitre comme une solidarité allemande bien pensée, que l’on devrait suivre à tout prix, les centres d’accueil de migrants sont régulièrement dégradés ou brûlés, avec une radicalisation des positions entre ceux qui sont favorables à l’accueil massif de migrants et les autres. Des manifestations régulières et de plus en plus importantes ont lieu contre les migrants en Allemagne, qui sont proches de l’extrême droite, et font du rejet de l’étranger le point de fixation.

Les traditions et modèles d'immigration français et allemands sont-ils semblables ? Les mêmes solutions sont-elles applicables dans des pays aux systèmes et aux cultures différentes?

L’Allemagne impose une fois de plus son point de vue et ses intérêts, son modèle à travers les choix qui sont fait. L’Allemagne à un taux de fécondité de 1.38 enfant par femme, alors qu’il faut un taux au moins de 2 pour renouveler les générations, ce qui lui fait perdre de sa population de façon importante. Les projections voient fondre celle-ci, un mouvement qui serait encore plus criant sans l’apport de l’immigration. Autrement dit, l’immigration pour l’Allemagne est une question de survie économique, car elle est en risque de perdre sa position dominante si elle ne compense pas ses pertes de population, particulièrement au regard de son besoin de main d’œuvre. On le sait, la population est l’un des critères qui fait la force d’une nation. Ainsi, l’Allemagne justifie sa politique migratoire à travers la posture qu’elle défend d’une Europe qui accueille massivement les migrants, par ce que c’est son intérêt. La France par exemple est dans une toute autre situation, qui a une population qui croît de façon importante, avec un des meilleurs taux de fécondité en Europe, qui n’a donc pas besoin d’apport extérieur de population au regard de sa démographie.

D’autre part, l’Allemagne avec son modèle multiculturel prédestine les migrants à rejoindre plus ou moins vite des communautés, l’organisation de la société se vivant sur un mode très séparé. Ce qui n’implique pas du tout les mêmes exigences et moyens que pour un pays comme la France qui pratique une politique d’intégration et de mélange, de brassage des populations, qui pour réussir à besoin de moyens considérables qui relèvent d’un choix de société. L’utilisation de la posture d’un accueil généreux de l’Europe envers les migrants  permet aussi à Madame Merkel de justifier aux yeux de sa population sa politique migratoire, qui est à visée économique et laisse de côté la citoyenneté. Ce qu’ont de plus en plus de mal à accepter les Allemands en raison des problèmes que pose le modèle multiculturel précisément, avec des fractures et des tensions qui s’expriment dans des formes aiguës de rejet de l’étranger que nous ne connaissons pas encore en France. Madame Merkel disait elle-même il y a peu que le modèle multiculturel était un échec, pourtant, c’est ce modèle qui est censé répondre à l’accueil des migrants. On voit que l’enjeu aussi autour de cette politique migratoire de l’Europe touche au modèle de société européen, et c’est l‘Allemagne qui donne encore le la en imposant un accueil massif des migrants qui n’est pas fini, et pourrait avoir pour la France comme conséquence de nous faire prendre le risque d’une évolution vers le multiculturalisme. Un choix qui est souhaité par certains dans notre pays, inspiré du modèle anglo-saxon libéral qui divise les forces sociales sur le mode des divisions communautaires, pour laisser libre cours au marché. Lorsqu’on accueille des migrants en nombre sans que les conditions soient créées d’une intégration professionnelle, sociale et citoyenne, il ne peut qu’il y avoir regroupement communautaire avec les risques de fracture que cela suppose et de crise du lien social, de la cohésion nationale.

Quelle mesure faudrait-il prendre pour tenter de résoudre la crise migratoire actuelle ?

C’est le chaos de la mondialisation avec toutes ses contradictions qui se manifeste à travers les migrations actuelles, qui fait suite à la redistribution des rapports de forces dans le monde depuis la chute du mur de Berlin, avec l’évolution catastrophique qui s’en est suivie et un retour pour certains pays du religieux dans le politique qui porte en lui la guerre.  Il en va donc d’une question politique de grande ampleur qui déborde largement l’Europe même, se pose à l’échelle de la planète et de la responsabilité de l’ensemble des acteurs, dont les gouvernements des pays d’origine des migrants, qui ont la leur.

L’air de rien, en accueillant ainsi on crée des inégalités car on accueille ceux qui ont les milliers d’euros nécessaire à leur départ et ne sont pas donc pas, contrairement aux idées reçues, les plus pauvres. Ce sont aussi pour une part des personnes qualifiées, comme cela a d’ailleurs été noté par Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur. Ce qui participe donc à vider les pays d’origine de leurs forces vivent, la moyenne d’âge des migrants étant d’ailleurs très basse, et donc à accentuer la pauvreté et les inégalités sur place. Ce qui a aussi pour conséquence que les forces sociales qui devraient être à l’action pour faire évoluer la situation de ces pays se trouvent affaiblies, désorganisées.

L’Allemagne entend gouverner le bateau Europe sur toutes les questions, dont la question migratoire, alors que ce pays n’a jamais été le premier de la classe en matière de diplomatie, absent des conflits extérieurs comme le Mali ou la France est restée seule. L’Allemagne fait son marché avec l’Europe et n’a aucune vision d’ensemble, c’est elle aussi qui nous a entrainés dans le piège Ukrainien en revenant à ses anciens travers, sous la houlette américaine. Elle n’est pas le pays qui peut conduire la réflexion et l’action concernant la crise migratoire actuelle qui relève de l’autorité de l’ONU, avec cohérence, en associant tous les acteurs, ce qui doit être la question prioritaire. En même temps, on sait que l’une des causes de ces migrations est la situation de la Syrie, où on laisse l’Etat islamique dit Daech sévir, sous prétexte de ne pas servir les desseins d’un Bachar el-Assad. Il faut éteindre cette cause en réglant la question une fois pour toute, alors que l’on n’a pas hésité à inventer des armes de destruction massive à Saddam Hussein pour justifier de renverser son régime par une guerre où tous les moyens ont été engagés, le danger étant pourtant bien moindre. Ce serait en réparer peut-être les conséquences que l’on peut trouver dans la situation de guerre religieuse que connait cette région. Ce serait aussi apaiser le phénomène de radicalisation que Daech provoque en apparaissant comme un nouveau champ d’idéal à investir avec un projet d’islamisation du monde qui nourrit tous les dangers. La question du co-développement est aussi évidemment au cœur du sujet et là encore, chaque pays ne peut agir seul, sans coordination et une action d’ensemble, en mettant à contribution les grandes nations mais aussi en responsabilisant et en contrôlant sévèrement l’usage de ce qui peut être investi dans le sens de ce progrès. La réponse à la mondialisation est à l’échelle donc d’un nouveau projet qui interpelle les nations, de l’Europe à l’autre bout du monde, qui ne peut qu’être favorable à tous, en rétablissant des équilibres et par ce co-développement développer des pays qui du coup ne seront plus en concurrence de main d’œuvre avec l’Europe mais des partenaires respectés, des peuples fiers qui auront envie de rester vivre là où ils ont vu le jour.Il faut aller vite !

Si on regarde ainsi les choses autrement, plus loin que la déferlante idéologique actuelle, on peut voir que la solution ne tient certainement pas dans une domination allemande de l’Europe contre productive. Elle tient dans un positionnement de la France qui tout d’abord modère son rôle en matière d’accueil, en forme d’alerte, pour mettre chacun devant ses responsabilités, en même temps qu’elle prenne les initiatives à l’ONU susceptibles de porter l’action au niveau des enjeux.

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