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La cité antique de Palmyre est menacée par les terroristes de l'Etat islamique.
©Pixabay

Palmyre-sur-Seine

Bien sûr qu’il faut aider Bachar el-Assad ! En se bouchant le nez…

Le Proche Orient arabe est un enfer. Et dans cet enfer il faut parfois s’allier à Lucifer pour combattre Belzebuth.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Un jour de 1941, Winston Churchill fit une déclaration qui mérite qu’on y réfléchisse . L’Allemange nazie venait d’envahir l’Union Soviétique dont elle avait été l’alliée et le complice pendant 2 ans. Depuis la Révolution d’octobre 1917, le communisme et le bolchevisme étaient des monstres à abattre pour les démocraties occidentales. Puis, vinrent Hitler et le nazisme : les cartes furent rebattues. Churchill expliqua pourquoi une alliance était nécessaire avec Satan (Staline). “Si Hitler envahissait l’enfer, je m’adresserai à la Chambre des Communes pour faire l’éloge du diable” !

Tout était dit. Et ça vaut pour aujourd’hui. Bachar el Assad est, n’en doutons pas, un dictateur un peu plus sanglant que la moyenne des dictateurs de la région. Il a martyrisé le Liban, fait assassiner là-bas des adversaires politiques. Et pour ses opposants syriens, le choix était entre la torture et la mort, le plus souvent les deux. Staline, auquel Churchill s'alliât n’était pas non plus un enfant de choeur...

Contre Assad s’est dressé un monstre, bien plus monstrueux que lui : l’Etat Islamique. Au non d’Allah on égorge, on décapite, on viole et on détruit toutes traces de civilisations pré-islamiques. Ce fanatisme exterminateur a bien des points en communs avec celui d’Hitler.

Et nous-la France, l’Europe, l’Occident- que devons-nous faire ? Nous avons soutenus, autant que c’était possible, le “printemps syrien” contre Assad en espérant que les forces insurrectionnelles seraient démocratiques comme nous les aimons. Patatras ! C’est l’islamisme sous son aspect le plus abject et le plus sanglant qui aujourd’hui domine dans le combat contre le dictateur syrien.

Avec notre ennemi Assad, nous avons un ennemi commun : l’Etat Islamique. Cela ne créé ni liens, ni amour, ni sympathie. Mais un compagnonnage raisonnable, calculé et froid. Tout, je dis bien tout, doit être mis en oeuvre pour terrasser les assassins qui tuent au nom de l’Islam. Tout, y compris faire un bout de chemin avec le détestable Assad.

Car Palmyre et toutes les cités gréco-romaines de Mésopotamie déjà détruites par l’Etat Islamique c’est chez nous, à nous. De cette magnifique culture, qui date de bien avant les Arabes, nous sommes les héritiers, des héritiers bien plus légitimes que les habitants de la région. C’est la Grèce, c’est Rome qui ont fait de nous ce que nous sommes. Quand on décapite là-bas des chrétiens, c’est nous qu’on décapite. Quand on détruit des vestiges gréco-romains ce sont nos maisons qu’on détruit. Alors va pour Assad ! Le moins longtemps possible… “Il y a un temps pour haïr, un temps pour aimer. Un temps pour la guerre, un temps pour la paix” dit l’Ecclésiaste.

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