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Intrusions à tous les étages

Bestiaire révolutionnaire et autodafés de pacotille

Une tribune de Frédéric Lefebvre

Quand la radicalisation d’une queue de grève conduit une poignée de citoyens à s’attaquer à la culture, c’est l’âme de notre pays qui est visée. Un bestiaire prétendument révolutionnaire, s’abat sur tout ce qui bouge. 

 

Par Belzébuth, quelques nuées de mouches s’attaquent à la grande pyramide du Louvre ! 

3 ème plaie de l’Exode (chapitre 7 à 12) : « Les mouches et les moustiques attaquent la population! »

Il y a mouches et mouches, me direz vous. 

Alors que les petits rats de l’Opéra de Paris ont donné un bel exemple de délivrance d’un message non destructeur mais qui fait mouche,  protestant au travers d’un spectacle de rue dédié à leur cause, quelques excités ont tenté d’empêcher la représentation de « La mouche » aux Bouffes du Nord, au prétexte que le président de la république y assistait. 

Et les mouches à m... de s’empresser de se bousculer au pourtour du théâtre afin de rendre compte de la soi-disant fuite du roi à Varennes. Un président qui assista de bout en bout au spectacle, contrairement à ce que la « Vox Populiste » essaya de faire croire.  

Quelle vaste bouffonnerie démocratique, à laquelle se prêtent allègrement des journalistes autoproclamés comme des chaînes de désinfos malgré elles.  

L’immédiateté de l’information n’excuse t’elle pas l’approximation. On se console comme on peut. 

 

Les mêmes mouches avides de sang qui théâtralisent une trentaine de protestataires  empêchant, une journée entière durant, l’accès au Louvre, s’empressent dans le même temps de ridiculiser les milliers de visiteurs en colère, ayant fait des kilomètres pour avoir la chance de découvrir l’exposition magnifique honorant à Paris l’illustre Leonard de Vinci.  Par centaines ils s’écrient excédés : « Marre !» ne récoltant en retour que railleries et mépris. 

Le ministre de la Culture contraint d’annuler sa cérémonie de vœux aux créateurs, artistes et troubadours, pour éviter je ne sais quel festin de sauterelles en mal de destruction ou une quelconque théatralisation d’un autodafé de pacotille à la si symbolique Bibliothèque François Mitterrand...

À l’image de cet enseignant muté en mante religieuse brûlant à Caen , le puissant « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury, imaginant sans doute par l’autodafé d’un chef d’œuvre dénonçant une société qui brûle ses livres et combat ses intellectuels, faire régner les ténèbres le temps d’un acte se revendiquant empli de symbolique. 

Autodafé de pacotille! 

A l’image de ce nuage d’enseignants transformés en sauterelles enragées jetant des manuels scolaires derrière les grilles de rectorats de plusieurs villes en France, ou constituant des barricades avec les ouvrages, pour défendre sa vision de l’avenir de l’enseignement. 

Triste spectacle d’une société qui se délite en acceptant que quelques individus bafouent ainsi ce que l’on est en droit d’attendre d’eux, qu’ils transmettent le savoir et l’espoir à une jeunesse en plein questionnement sur son avenir. 

La leçon des Dix commandements, ne doit échapper à personne. Chaque menace de fléaux ne fera que se retourner contre celui qui la profère. 

Qui peut sérieusement penser qu’au nom de la Culture de la grève, le milliard de valeur détruit dans l’entreprise SNCF, contrainte de ce fait à un plan d’économie, profitera à terme à la collectivité de l’entreprise et donc à ses employés...

Que la dictature d’une minorité écartée du pouvoir par le chant des urnes, cesse d’instrumentaliser une partie du peuple à des fins exclusivement électoralistes et au mépris de ce qui fait la force de notre nation, notre culture commune.

 

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