Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
©JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

« Gorge Profonde »

Affaire Benalla : et Libération enfonça un dernier clou dans le cercueil de Macron !

Une accusation terrible. Il faut penser que le journal de Joffrin disposait d’éléments pour la lancer.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

Lors du scandale du Watergate le Washington Post eut la peau de Richard Nixon. Pour le protéger ses proches mentaient et leurs mensonges s’effondraient les uns après les autres. C’est que le journal américain avait une source haut placée qui l’informait. Son nom de code : « Gorge Profonde ».

À l’Élysée, ou place Beauvau, il y a une « Gorge Profonde » qui renseigne les journaux. Le Monde, d’abord. On n’imagine pas un seul instant que sans son aide ce journal aurait pu identifier la brute qui frappait un manifestant à terre.

Gérard Collomb, prétendument au courant de rien, ment. Bruno Roger-Petit ment. Les services de l’Élysée mentent. Et comme lors du Watergate, leurs mensonges s’effondrent les uns après les autres.

Maintenant c’est Libération qui, à son tour, bénéficie de l’aide providentielle de « Gorge Profonde ». Il faut lire attentivement l’éditorial que Laurent Joffrin consacre à l’affaire. Il note – et c’est l’évidence » - qu’Emmanuel Macron est protégé par des dizaines de policiers spécialisés. Quel besoin avait-il d’un Alexandre Benalla ? Sauf à ce qu’il rende des services particuliers…

Une preuve parmi d’autres : le boulet de l’Élysée habite dans une résidence appartenant à la présidence de la République. Une autre preuve : il accompagne toujours Macron dans ses déplacements privés, à la mer, à la montagne….

Puis dans l’article vient le clou qui s’enfonce dans le cercueil du chef de l’État. Voici la phrase qui explique ce que Joffrin appelle « le mystère Benalla ». « Parce que c’est un proche qui a rendu tant de services ou qui en sait trop ? Hypothèses redoutables ».

Redoutables en effet. Joffrin subodore, laisse entendre, procède par allusions. Le directeur de Libération doit savoir des choses que nous ignorons encore. Nous attendons avec impatience la prochaine livraison de « Gorge Profonde ».

PS : Et le Journal du Dimanche révèle qu'après l'éclatement de l'affaire, Macron a téléphoné à Benalla ! Quand on vous disait qu'ils étaient proches, très proches…

 

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !