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56% des chefs d’entreprises français considèrent que l’euro est la réalisation de l’Union européenne dont ils pourraient le moins se passer aujourd’hui
©Pixabay

Plébiscite

56% des chefs d’entreprises français considèrent que l’euro est la réalisation de l’Union européenne dont ils pourraient le moins se passer aujourd’hui

Le sondage Opinion Way pour la CCI France sur le rapport des dirigeants d'entreprises à l'Europe révèle également que 52% des chefs d'entreprises français considèrent qu'une véritable politique sociale est ce qui manque avant tout à l'Union européenne aujourd'hui.

Vincent de Bernardi

Vincent de Bernardi

Vincent de Bernardi est directeur de la communication et des relations institutionnelles de CCI France. Il a été auparavant directeur du service d'information du Gouvernement (SIG), directeur général du Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale (SPQR) et conseiller dans différents cabinets ministériels. 

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Atlantico : Quels sont les principaux enseignements que l'on peut tirer de ce sondage ? 

Vincent de Bernardi : On voit bien que les chefs d'enteprises sont très attachés à l'Union européenne. Soixante après, ils soulignent l'importance que revêt à leurs yeux la construction de l'Europe. Il est bien question de l'Europe des échanges et non pas du libre échange. Pour les chefs d'entreprises sondés, si l'Europe est avant tout la paix, il est aussi et surtout question du bénéfice qu'a apporté l'euro et la libre circulation des biens et des capitaux auxquels ils sont extrêmement attachés. Majoritairement, ils disent bien qu'ils ne pourraient pas se passer de l'euro. Dans certains secteurs, notamment le commerce, et dans les entreprises de moins de 10 salariés, l'euro est un élément important, constitutif de l'Union européenne et de son identité ; c'est la monnaie de l'économie européenne, qui pèse dans l'économie mondiale. Pour 67% des chefs d'entreprises de 10 salariés et au-delà, l'euro est un élément très structurant. Il en va de même pour la libre circulation en ce qui concerne les chefs d'entreprises d'une certaine taille.

Aujourd'hui, revenir sur ce qui est considéré comme des acquis n'est pas envisageable, à l'heure où ces éléments sont posés dans le cadre du débat de la présidentielle. Ainsi, à travers ce sondage, les chefs d'entreprises disent non au projet de certains de vouloir proposer un référendum de sortie de l'Europe, ou de l'abandon de certains éléments constitutifs de la construction européenne, comme l'euro ou la libre circulation. Nous sommes là au coeur de ce qui était dans l'esprit des pères fondamenteurs de l'Europe et des rédacteurs du traité de Rome il y a 60 ans ; cette communauté économique ainsi construite est plébiscitée d'une certaine manière par les chefs d'entreprises. 

On remarque également que ce qui manque clairement aujourd'hui pour les chefs d'entreprises et ce vers quoi nous devons tendre, c'est une vraie politique sociale afin de mettre un terme au phénomène de dumping existant en Europe et au-delà des frontières de l'Europe. 

On parle souvent de la nécessité d'une convergence fiscale. Certes, 36% des chefs d'entreprises disent que cela manque à l'Europe et qu'il faudrait aller vers plus de convergence fiscale mais cela ne constitue pas le premier élément. 

A lire également sur notre site : "60 ans du traité de Rome : pourquoi nous pensons que notre communauté économique a encore de l’avenir"

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