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Ecole

100 enseignants non titularisés par manque de compétences : l'inquiétant exemple de Créteil

Le niveau des enseignants est-il en baisse, surtout depuis que François Hollande a lancé un plan de recrutement de 60.000 enseignants? La mesure du phénomène est certes difficile, mais des indicateurs... fournis par l'Éducation Nationale elle-même ne trompent pas.

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www.lecourrierdesstrateges.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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On se souvient que, arrivant au pouvoir, François Hollande et son brillant ministre de l'Éducation, le cerf-volant Vincent Peillon, avaient programmé 60.000 créations de postes d'enseignants. Najjat Vallaud-Belkacem s'est fait un plaisir d'assumer la promesse.

Cette logique de chiffre s'est-elle traduite par une baisse du niveau moyen du recrutement? 

100 nouveaux enseignants licenciés à Créteil pour insuffisance professionnelle

On peut le croire en lisant la presse locale. Ainsi, l'académie de Créteil prévoit-elle de ne pas titulariser une centaine de nouveaux enseignants. Ceux-ci n'ont pas les compétences requises pour être reconnus comme enseignants, donc, à l'issue de leur première année de stage, et devront "redoubler", voire seront licenciés avant la rentrée. 

Ce chiffre historique montre dans quelle mesure l'augmentation brutale du nombre de postes se traduit par une baisse de qualité du recrutement. Comme il se doit, Najjat Vallaud, qui avait promis l'excellence pour tous, a couvert un système où les moins bons enseignants ont été affectés devant les moins bons élèves, histoire de parachever l'oeuvre de sélection sociale que notre pays adore et mène consciencieusement à bien. 

Redisons-le, la France ne dispose pas d'un vivier suffisant de diplômés pour satisfaire le fantasme d'un recrutement massif d'enseignants. 

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