Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
©JOEL SAGET / AFP

Mais où est Dieu ?

« L’islam est la religion la plus con » avait dit il y a quelques années Houellebecq. « L’islam est la religion la plus à craindre » déclare aujourd’hui Onfray

Sera-t-il poursuivi comme le fut l’auteur de « Soumission ?

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

Houellebecq fut traîné devant les tribunaux par des officines islamisantes. Les juges le mirent hors de cause grâce à son « la plus con » qui à leurs yeux témoignait de l’hostilité de l’écrivain à toutes les religions même s’il en dénonçait une plus que les deux autres. Une jurisprudence qui plaidera en faveur de « la plus à craindre » d’Onfray.  

Le philosophe est un athée militant. Son « Traité de l’athéologie » (2005) n’est pas tendre avec les trois religions monothéistes. Le catholicisme est vilipendé. Le judaïsme est étrillé. Et l’islam n’est pas logé à meilleure enseigne. Comment, quinze ans après son « Traité de l’athéologie », Onfray en est-il arrivé à penser qu’une de ces trois religions était « la plus à craindre » que les deux autres ?

Il s’en est expliqué dans une interview accordée à Causeur. Voici l’essentiel de son propos :

« Le judaïsme ne cherche pas à convertir, il me va donc très bien ; le christianisme cherchait à convertir mais il n’en a plus les moyens, donc il me convient ; en revanche l’islam revendique clairement l’universalisation de sa doctrine et, comme je suis concerné et que je ne suis pas antisémite, homophobe, misogyne, phallocrate, belliciste – des « valeurs » selon nombre de sourates du Coran, il est en effet plus à craindre ».

Le philosophe n’oublie pas non plus la démographie, cette discipline honnie par le politiquement correct. Onfray constate, en effet, la baisse de natalité des « Français qu’on dira d’origine » comparée à la forte natalité « des populations issues du monde musulman ». Et c’est pour ça qu’il juge « Soumission » prémonitoire.

«  Et si on vous apportait la preuve irréfutable de l’existence de Dieu ? Vous vous convertiriez ? » demande la journaliste. « Oui » répond Onfray. Cette « preuve irréfutable il a trouvera dans un livre d’ Elie Wiesel.

A Auschwitz les SS pendent en public un gamin juif de 10 ans. Les déportés sont obligés de défiler devant la potence. La corde est courte, le gamin est maigre : il met de longues minutes à agoniser. Bouleversé Wiesel s’écrie « mais où est Dieu ? ». Un des déportés lui montre l’enfant du doigt : « il est là ».  

Ps : Dans Libération, Laurent Joffrin, parlant du Front Populaire, compare la trajectoire de Michel Onfray à celle de Déat et de Doriot. Plus ignoble que ça….  

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !