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Valls-Macron, vers l’affrontement inéluctable. Pour Valls, le pari est impossible. Pour Macron, c’est une aubaine

Le combat que vont se livrer Manuel Valls et Emmanuel Macron va être d’une telle violence, que même un Shakespeare dans ses plus belles pages de "Richard III", n’aurait jamais pu imaginer tant de férocité.

Atlantico Business

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Valls-Macron, vers l’affrontement inéluctable. Pour Valls, le pari est impossible. Pour Macron, c’est une aubaine

Pour Manuel Valls, l'adversaire le plus difficile à combattre ne sera pas issue de la gauche radicale, mais ce sera Emmanuel Macron.

Après une semaine de drame à droite, les projecteurs vont se braquer sur la scène de gauche. Le départ de François Hollande aura permis à Manuel Valls de se préparer à la course présidentielle. Une course infernale qu'il va faire contre Emmanuel Macron et qu’il n’est pas sûr de gagner. Pour n’importe qui d’autres que des professionnels de la politique, la situation serait inextricable.

1) Si François Hollande a finalement pris la décision d’abandonner la partie, alors qu’il mourrait d’envie de tenter un nouveau mandat, c’est bien parce qu’il s’est retrouvé devant un mur d’obstacles qui l’aurait conduit à la catastrophe politique et à l’humiliation.

D’abord, le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme a fait un effet désastreux dans son entourage proche.

Ensuite, le fait d’avoir accepté une primaire à gauche l’a mis dans une position très compliquée à gérer. D’autant que le succès de la primaire de droite empêchait la direction du PS d’annuler la primaire de gauche.

Enfin, la pression de Manuel Valls, pour qu'ils se décide, a fini par le précipiter dans le piège.

Il devait en sortir par le haut, et le seul moyen, à peu près digne, était de prendre acte de l'impossibilité d’aller plus loin.

François Hollande a dressé un bilan positif de son quinquennat, sauf que cet abandon signe son échec à rassembler sa majorité.

François Hollande laisse la majorité de gauche en miette. Complètement fracassée entre ceux qui vont suivre Macon, ceux qui restent fidèles à Valls, ceux qui entourent Martine Aubry ou Christiane Taubira. Les fans de Montebourg, les frondeurs et le Front de gauche de Mélenchon. Les indignes et les insoumis.

La gauche a explosé. 

2) Manuel Valls, Premier ministre, se retrouve légataire universelle d’une gouvernance en liquidation. Il s’est autoproclamé candidat à la succession. Il y pensait, depuis le jour où il est entré à l’hôtel Matignon. Son problème est que les circonstances qui lui seraient nécessaires pour atteindre cet objectif ne sont pas réunies.

D’abord, il a besoin de rassembler une gauche qu’il a contribué à exploser. C’est lui, qui à plusieurs reprises, a dit haut et fort qu’il y avait dans ce pays deux gauches irréconciliables. Il y avait une gauche radicale qui refuse de s’adapter à la modernité et qui protège les avantages acquis et les structures d’antan, et une gauche de progrès qui prépare l’avenir, pour mieux sécuriser cet avenir.

D’un coté, des archaïques comme Hamon, Taubira, Montebourg, anti-mondialistes, anti-européens parfois, anti-économie de marche, des écologistes, etc. , et de l'autre des modernes dont il voulait prendre la tête, prêt à assumer les contraintes nouvelles.

Une gauche socialiste qui n'a pas rompu avec les principes même du communisme, et une gauche social-libérale qui s’inscrit dans l'air du temps.

Pour gagner la primaire, et rassembler au second tour de la présidentielle, il doit évidemment mettre tout le monde d’accord. Sachant qu'en plus, le personnage est clivant jusque dans les rangs de ses partisans. Il y en a qui le supportent et l’admirent. Il y en a d’autres qui le détestent.

Difficile avec un tel patchwork de réunir une majorité homogène.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 05/12/2016 - 09:24 - Signaler un abus Le bilan du socialisme:1 million 150 000 chômeurs

    additionnés au bilan républicain...et c'est le bilan de la social-démocratie française, europeiste, progressiste, comme le dit benoîtement M. Sylvestre...quel progrès? Interdite aux Nations d'aider directement leurs banques? La social-écolo-démocratie europeistes s'avère incapable de créer de la croissance et de l'emploi! Faites-en le constat honnête, plutôt que distribuer des brevets d'archaïsme et de progressisme. Les européens ne peuvent plus être manipulés par la nomenklatura mediatico-politique, c'est la leçon du référendum Renzi. Le progrès ne peut-être associé qu'à une croissance pérenne. En ayant concédé le ouvrir aux technocrates lobbyistes, aux droidelhommistes immigrationnistes et aux écolo-reacs, les dirigeants europeistes ont plombé durablement la croissance. Objectivement, ils sont régressifs les socio-démocrates à la Renzi, ou Valls-la-führer, pas progressistes...

  • Par langue de pivert - 05/12/2016 - 09:31 - Signaler un abus

    Macron ou Valls, aux présidentielles, n'auront aucune ou très peu de voix de droite ! Macron peut-être, quelques unes de "jeunes cadres dynamiques" et autres "yuppies" et des "orphelins" de Juppé. Chez LR des Valls et des Macrons on met un coup de pied dans une poubelle il en sort 10 ! Et ils n'ont pas cartonnés aux primaires "de la droite et du centre" ! Pas besoin d'aller les chercher ailleurs ! Des voix centristes et des déçus du centre gauche oui ! Combien ? je sais pas ! Je ne me hasarderais pas à faire un pronostic sur le résultat des primaires socialistes : aux dernières je voyais Aubry dans un fauteuil et je n'ai toujours pas compris comment le plouc était sorti du chapeau ! ☺ Il faut être socialiste pour penser comme un socialiste ! Tous les segments de la gauche auront leur candidat ! Ils visent pour la plupart plus des fauteuils au mois de juin que les présidentielles. Ces présidentielles ça va être quelque chose de jamais vu sous la cinquième !

  • Par Professore - 05/12/2016 - 11:16 - Signaler un abus Affirmation sommaire

    Dire de Macron qu'il n'a pas de militants est une vue parisienne. Il y a des zones entières en province où les adhérents cotisants à En Marche sont plus nombreux que ceux du PS et même de LR.

  • Par zouk - 05/12/2016 - 11:56 - Signaler un abus Valls

    Il s'est si souvent montré détestable, envers les catholiques à propos du "Mariage pour tous" et ses instructions indignes à la police envers des manifestation totalement pacifiques (les veilleurs aussi). Il a attiré beaucoup de haines à gauche, Pourquoi ne pas se retirer "dans la dignité"?

  • Par bd - 11/12/2016 - 16:02 - Signaler un abus Macron plus moderne... et il a un vrai programme!

    «La vérité est un miroir brisé, et chacun en possède un petit morceau», chantait le poète mystique persan Rumi. Emmanuel Macron est le seul des candidats qui a eu le courage de sortir de son positionnement historique (de gauche) pour aller puiser les meilleures solutions partout et les combiner en un programme humaniste, démocrate, très complet et crédible. http://vision-macron.fr/ Lors de son discours, il a surpris tous ceux qui le trouvaient atone en révélant un vrai talent de tribun. Son "En Marche" est encore plus fort que le "Mangez des Pommes" de Chirac en son temps. Il est sans aucun doute le plus moderne de tous les candidats à la présidence. On pourrait le comparer à un John Kennedy à la française. Grâce à tout ça, il emportera l'adhésion des Français en mai. Il peut créer la surprise. S’il est élu, il sera certainement le premier président appartenant vraiment au troisième millénaire.

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Jean-Marc Sylvestre

Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.

Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.

Il est aussi l'auteur du blog http://www.jeanmarc-sylvestre.com/.

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