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L'UE a mal à la France : ce que coûte à l’Europe le désamour grandissant des Français

Les Français sont majoritairement défavorables à l'Union européenne, contrairement à leurs voisins européens. Une exception française aux multiples conséquences, sur la politique de François Hollande, le couple franco-allemand ou le Parlement européen.

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L'UE a mal à la France : ce que coûte à l’Europe le désamour grandissant des Français

Atlantico : Selon Pew Research, seulement 41 % des Français se disent favorables à l'UE, beaucoup moins qu'en Allemagne (60%) et moins même qu'en Grande-Bretagne (43%). 77 % d'entre eux affirment que l'intégration européenne a affaibli leur économie, plus qu'en Espagne ou en Italie. Enfin, un Français sur trois quitterait l'UE aujourd'hui selon un sondage Yougov. Sous-estime-t-on les conséquences du désamour grandissant des Français vis-à-vis de l'Europe ?

Christophe Bouillaud : De fait, ces chiffres sont connus depuis longtemps. On pourrait aussi se référer aux Eurobaromètres, produits par la Commission européenne elle-même. Les Français ne font plus partie des peuples "euro-enthousiastes" depuis un bon moment déjà : le résultat négatif du référendum de 2005 n'a fait qu'officialiser cette nouvelle condition française vis-à-vis de l'Union européenne. La crise économique engagée en 2008 n'a pas vraiment amélioré les choses, sans toutefois les avoir rendues totalement irrémédiables: selon le sondage Eurobaromètre 79 du printemps 2013, 57% des répondants français n'ont "plutôt pas confiance" dans l'UE, contre 34% qui lui font "plutôt confiance", et 9% qui se déclarent sans opinion.

Cela situe alors les Français dans la moyenne des Européens, qui sont 60% à ne pas faire confiance à l'UE, 31% à faire confiance et 9% qui ne savent pas.

Plus généralement, dans ce même sondage Eurobaromètre 79, comme d'ailleurs dans les précédents, il ressortait que la majorité des Français considère que la France se trouve du mauvais côté de la "crise européenne". En mai 2013, juste un an après l'élection présidentielle, 92% des répondants déclaraient percevoir une mauvaise situation économique (avec seulement 2% de non-réponses), pour une moyenne de 72% d'avis négatifs en Europe sur la situation économique. Nous sommes de ce point de vue bien plus proche des Portugais (96% d'avis négatifs) ou des Italiens (93%) que des Suédois (19% seulement d'avis négatifs) ou des Allemands (21% d'avis négatifs). La situation économique perçue comme très négative ne risque pas de rendre l'Europe très populaire en France.

Il me semble que tous les partis politiques, y compris ceux qui ont choisi d'avaliser le projet européen dans sa forme actuelle, en tiennent compte dans leur manière de parler de l'Union européenne, puisque tous se disent désormais favorables à une "autre Europe", bien sûr sous une forme conforme à ce qui leur parait audible par leur camp politique respectif. C'était déjà très visible lors de la campagne pour les élections européennes en 2009. Le PS, l'UMP, le Modem, tout le monde plaidait en paroles pour une autre Europe : le FN, les souverainistes et le Front de gauche avaient déjà alors perdu le monopole de l'alter-européisme. On a retrouvé cette tendance chez les deux finalistes de l'élection présidentielle de 2012 : François Hollande promettait alors de renégocier le TSCG afin de réorienter complètement la politique économique en Europe; et Nicolas Sarkozy de son côté se lançait dans des menaces à l'encontre de l'espace Schengen et finissait sa campagne dans une marée de drapeaux tricolores. Donc les politiques des grands partis de gouvernement, au moins dans leur communication en direction des électeurs ordinaires, tiennent bien compte de cet état de l'opinion publique peu favorable à l'Union européenne.

Par contre, il serait difficile d'affirmer que ces grands discours sur une autre Europe de la part des partis de gouvernement changent véritablement les politiques publiques menées en Europe. C'est surtout visible quand on s'intéresse à une politique publique particulière : dans ce cas-là, le jeu compliqué qui s'opère autour d'elle ne fait intervenir qu'à titre subsidiaire l'état de l'opinion publique. C'est une donnée parmi bien d'autres paramètres.

Quel impact concret ce désamour a-t-il sur les décisions européennes, notamment sur le couple franco-allemand ?

Comme je viens de le rappeler, déjà au printemps 2013, il était clair que l'état de l'opinion publique en France et en Allemagne n'est pas vraiment corrélé. Angela Merkel a obtenu aux élections de septembre 2013 un triomphe pour son parti, au moment même où François Hollande battait des records d'impopularité. Il existe donc à ce jour une profonde différence dans la perception des choix économiques faits depuis 2008 en Europe : une majorité, relative certes, s'est clairement exprimée en Allemagne pour continuer ainsi, et, en France, on peut supposer sans trop s'avancer que ce n'est guère le cas. Romano Prodi a récemment conseillé au pays du sud de l'Europe, dont la France, de faire bloc pour imposer un changement de ligne de politique économique; cela sera d'autant plus difficile que, globalement, l'opinion publique allemande pense être, elle, sur le bon chemin.

Par ailleurs, l'un des impacts de ce désamour des Français vis-à-vis de l'Union européenne est sans doute représenté par l'interdit jeté désormais dans notre pays sur le référendum en matière européenne. Si de grandes décisions de nature constitutionnelle en matière européenne doivent être prises à l'avenir par la France, il semble qu'il y ait consensus chez les partisans du projet européen actuel pour ne surtout pas passer par la voie référendaire. De fait, un éventuel nouveau référendum sur l'Europe en France est perçu comme devant nécessairement aboutir à un "non" encore plus net que le précédent de 2005, d'autant plus que la crise économique s'est ajoutée au paysage et que le pouvoir est entré dans une zone d'impopularité plutôt inédite à ce moment du mandat présidentiel. Or, en partie pour complaire à la Cour constitutionnelle allemande, Angela Merkel a laissé entendre qu'il faudrait négocier encore un nouveau Traité pour pouvoir résoudre les maux européens, et que ce Traité pourrait peut-être être soumis à référendum en Allemagne (ce qui supposerait une révision préalable de la Loi fondamentale de 1949). Sans faire trop de mauvais esprit, on pourrait imaginer que jouer avec l'idée d'un tel référendum en Allemagne soit en fait une façon de menacer le partenaire français, puisque tout indique qu'un référendum en France mènera nécessairement à un non. En gros, c'est pour l'Allemagne dire à la France : vous voulez avancer dans cette direction qui ne nous plaît guère? Très bien, nous acceptons, mais alors nous de notre côté du Rhin, nous allons faire un référendum, êtes-vous prêt à faire la même chose? Bien sûr que non, donc rediscutons le sujet selon nos conditions. Cela met de fait la France en situation de faiblesse.

Plus généralement, cela veut dire qu'en France, sur les affaires européennes, il vaut mieux continuer d'avancer en crabe, parce qu'on ne peut plus demander leur avis aux Français sans casser tout le processus d'intégration européenne. En 2007, le Traité de Lisbonne a décidé d'ignorer purement et simplement le non français de 2005, je ne suis pas sûr qu'une opération similaire puisse être retentée à l'avenir.

François Hollande, qui a toujours été très engagé en matière européenne, en tient-il compte dans ces positions ?

Comme tout le monde, F. Hollande sait bien que l'opinion publique se méfie désormais de l'Union européenne, il a d'ailleurs joué sur cette corde lors de sa campagne électorale pour se faire élire, mais sur les choix essentiels qui engagent le pays, il a démontré dès les premiers mois de son mandat qu'il entendait s'inscrire dans la continuité de F. Mitterrand et de Jacques Delors. Trahissant sa promesse de campagne de renégocier un TSCG, qui avait le tort d'avoir été négocié par N. Sarkozy, il l'a accepté tel quel à son premier Conseil européen, et il l'a fait ratifier par les nouveaux parlementaires socialistes. Il n'a pas souhaité ouvrir une crise européenne à ce moment-là, alors qu'au lendemain de son élection, il aurait pu arguer, en endossant l'habit gaullien, d'un mandat du peuple français pour redéfinir les objectifs économiques de l'Union européenne.

Depuis lors, non sans difficultés et lenteurs plus ou moins calculées, il essaye de mettre en oeuvre toutes les politiques économiques et sociales que la Commission européenne, la Banque centrale européenne et les partenaires européens les plus importants (Allemagne, pays nordiques, Pays-Bas, Royaume-Uni) considèrent, à tort ou à raison, comme importantes pour redresser l'économie française. Dans son application en France du policy mix européen, du one best way défini à Bruxelles et à Francfort, il le fait avec prudence tout de même - d'où son côté hésitant tant dénoncé par les éditorialistes - : comme cela a été remarqué par de nombreux commentateurs, la réforme des retraites a ainsi été calibrée pour ne pas déclencher un vaste mouvement social, qui aurait encore plus braqué une bonne part des salariés actuels contre la pensée économique portée par l'Union européenne.

En effet si F. Hollande avait choisi d'appliquer le programme maximum de la Commission en la matière, en reculant très rapidement l'âge légal de la retraite, comme en Italie en décembre 2011 sous le gouvernement de Mario Monti, il était à craindre qu'il soit confronté à un mouvement social violent, et à un écroulement encore plus prononcé si possible de sa popularité dans l'électorat populaire. Un responsable socialiste a déclaré récemment que la politique, c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire, ce qui est une façon élégante de clarifier les choses, il est nécessaire d'adapter la France au nouveau contexte européen et mondial, mais sans provoquer par mégarde trop de jacqueries, révoltes et autres émotions populaires.

 
Commentaires

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  • Par Jean-Francois Morf - 17/11/2013 - 10:28 - Signaler un abus Au lieu de se construire sur le modèle démocratique Suisse...

    ...L'Europe s'est construite sur le modèle "que le meilleur gagne". Evidemment, il n'y aura qu'une seule banque qui sera la meilleure, et tous les pays crèveront, juste pour enrichir cette banque!

  • Par fentreti - 17/11/2013 - 10:32 - Signaler un abus Les bras cassés bis

    Moi je ne retiens qu'une chose , ce sont les euro-députés qui viennent pointés et repartent de suite pour toucher leurs indemnités payés par les contribuables qui se saignent aux quatres veines .

  • Par René - 17/11/2013 - 11:09 - Signaler un abus Combien.????

    l'.U.E....Combien ça coute.????? 28.Pays.....Combien y-a-t' il de Fonctionnaires pour faire "marcher" tout ça..??? Et combien ça coute..????? Combien de Fonctionnaires dans les 28 Pays de l'Union..??? et quel est leur cout..???? Faites des recherches...Les résultats son EFFARANTS...tout ça pour "gérer" 28 Pays (trop différents)....( pour env. 500 Millions d'habitants). Des centaines de Milliards d'Euros gaspillés... Comparez maintenant avec les Etats Unis d'Amérique....!!!!!!!!!!!!!! Peut-être que certains Français ouvrent les yeux (un peu tard).!!!

  • Par Ganesha - 17/11/2013 - 11:13 - Signaler un abus Il Craque au dernier Quart !

    Pendant les trois premiers quarts de cet article, l'auteur tient bon, et puis, soudainement, il ''craque'' ! Oui, il va y avoir dans quelques mois des élections européennes, et un probable raz-de marée des partis nationalistes : cela lui fait manifestement très peur ! Il essaie de trouver toutes les raisons qui pourraient faire échouer cette éventualité...et il a derrière lui de puissants lobbys ! Même en Allemagne, mme Merkel n'a pas obtenu la majorité aux récentes élections et se trouve en difficultés sur la question du smic dans son pays : le vote allemand en Mai 2014 sera intéressant à suivre... Les nationalistes sont aussi souvent anticapitalistes et s'ils s'allient à la vraie gauche, tout deviendra possible !

  • Par vangog - 17/11/2013 - 11:27 - Signaler un abus Un fort niveau de formation initiale?

    Oui, c'est possible en France! Mais, pour cela, il faudrait désintoxiquer l'Education Nationale de son idéologie malsaine et réactionnaire! En bref, réformer l'EN, ce que personne à gauche ( UMP inclus) n'a réussi à faire depuis quarante ans, par lâcheté et complicité... A l'inverse, depuis cette époque, l'Education Nationale se dégrade sous l'influence conjointe du très bête égalitarisme gauchiste et de l'immigration d'allocation, qui nivellent par le bas un système corrompu par l'idéologie. Français, réveillez-vous, avant qu'il ne soit trop tard!

  • Par Papymau - 17/11/2013 - 11:49 - Signaler un abus Oui mais.... et si ma tante en avait.... trop de conditionnel.!

    Je resterai fidèle à mon idée première. L'Europe est un ramassis de politicards profiteurs, basée sur le projet de mélanger une trentaine de nations aux passés différents, aux niveaux différents, aux cultures différentes, en imposant à chacun de bosser comme un nègre pour nourrir un système bancaire inacceptable. ça ne profite pas aux pays qui étaient bien développés comme la France. Donc: je suis contre. je voterai FN, même si ce parti a peu de chance de gagner quelques contrôles sur ce bourbier.

  • Par caribou - 17/11/2013 - 12:03 - Signaler un abus Sombres perspective.

    Les politiciens nous mentent? pour se faire élire ils nous abreuves des CONNERIES que l'on veut entendre et c'est pas prés de s'arrêter. COCA COLA NE CHANGERA JAMAIS DE RECETTE, MÊME SI C'est DE LA M###E. Mais nous par contre on peut arrêter de pleurnicher et nous prendre en main. ALLER CONTRE LE BON SENS SIGNIFIE SE METTRE EN DIFFICULTÉ, ALLER CONTRE LE SENS DE L'HISTOIRE ET LÀ CE SERA VRAIMENT CATASTROPHIQUE. Tout ne fonctionne pas bien en Europe et le systéme capitaliste est trés injuste, mais en sortir serai une erreur impardonnable vis à vis des génération à venir.

  • Par boussac st pierre - 17/11/2013 - 12:40 - Signaler un abus Et vous allez encore voter ?

    Pour moi la question est réglée.... Voter pour des profiteurs ; des nantis .... des incapables Non merci ; je préfère encore un putch des militaires c'est bien la seule chose qui sauverait encore la france ; et ils ne seraient pas plus mauvais que nos politiques .... et avec eux on peut compter sur la remise en ordre de la délinquance ....

  • Par boussac st pierre - 17/11/2013 - 12:41 - Signaler un abus Et dire que quand nous votons

    les partis recoivent des subventions

  • Par saint just - 17/11/2013 - 13:02 - Signaler un abus Des mots qui se traduisent par des maux

    Aujourd'hui, tout les partis politique parlent "d'une autre Europe" Ils en parlent même beaucoup. Mais ils ,se gardent bien de dire laquelle.Car , en réalité, il n'y a pas d’alternative à cette Europe. Elle est là. Elle nous ronge, mais elle est inamendable. La seule solution? La quitter le plus vite possible.A quoi nous sert-elle d'ailleurs , A nous mesurer les rondelles de saucisson.? Cette Europe est non seulement inamendable, mais également néfaste pour toute l'Europe.En Angleterre, en Allemagne, en Italie, aux pays bas, l'immigration étrangère, souhaitée par l'Europe est en train de tuer nos nations. Elle était crée pour nous protéger des invasions des produits et des hommes d'Asie et d'Afrique. Nous avons les produits chinois et les bantous africains. Reconstruisons vite une Europe européenne, dans le respect de chacune des nations qui la composent, une vraie, qui nous donne envie et qui ne nous ecoeure pas, qui ne nous brime paset qui nous protège

  • Par zouk - 17/11/2013 - 13:25 - Signaler un abus L'impopularité de l'Europe en France

    Elle est due avant tout à nos politiciens. Ils ont toujours promis protection et grandeur, sans effort bien sûr puisque nous sommes absolument opposés à toute réforme significative. Alors, pourquoi s'étonner ou déplorer?

  • Par 20dicte - 17/11/2013 - 13:43 - Signaler un abus Quand on voudra bien

    Quand on voudra bien comprendre que le centre de gravité de l. Europe est à Washingtown .....En attendant on vote pour des Mickey.

  • Par sheldon - 17/11/2013 - 13:44 - Signaler un abus Les partis politiques français ne sont pas "européens" !

    Le PS, avec ses Montebourg, Cazeneuve, Fabius, qui a voté non, ne sont pas européens. Ils ne peuvent pas l'être car dans le reste de l'Europe les partis socialistes ont depuis longtemps quitté la "SFIO" (Allemagne, GB, Italie, etc) Quant à la droite qui ne connait vraiment que le "bonapartisme", les idées plutôt libérales des Partis Populaires européens n'ont jamais prises : tout est centralisation administrative en France, que l'on soit de gauche ou de droite. Pour le centre (droit et gauche) la constitution de la Vème République l'empêche de faire des bons scores. Ne pas s'étonner ensuite que les partis les plus réactionnaires : PC, Front de Gauche, FN fassent de bons résultats. Comme les français ne veulent pas se réformer ils pensent que seuls une sortie de l' Europe permettrait de continuer dans le train-train : impôts, assistanats (le programme du FN MLP/Philippot étant aussi économiquement arriéré et inadapté à la globalisation que celui du PC/FdG) A noter que la globalisation/mondialisation n'est pas un choix, mais un fait imposé à tous les pays

  • Par Equilibre - 17/11/2013 - 14:23 - Signaler un abus @sheldon , Pas trop d'accord.

    Les partis majoritaires ont voulu l'UE (et non la novlangue Europe). Le problème est qu'ils n'ont pas les neurones nécessaires pour comprendre que cette signature signifiait aussi la fin du laxisme budgétaire et SURTOUT la fin de leurs pouvoirs, redistribués. Les noms que tu cites sont juste des opportunistes trop connus mis là par le présiglan pour que tous les courants soit représentée. Le second problème vient du fait que les politiques sont là depuis trop de temps, qu'ils ont tous la même mentalité effectivement de centralisation (plus à prendre au sens pouvoir, vu l'échec complet de la décentralisation) ET socialiste (UMP comprise) Le FionDG inclut le PC, et est européiste aussi, même s'ils veulent changer la logique. Le FN a reculé devant la sortie automatique (devant la division à l'intérieur du parti !), et propose un référendum. . Sans parler de la France, le résultat et le fonctionnement de l'UE sont assez minables. Le neuro est une catastrophe ambiante, d'une part parce que le même taux d'intérêt pour tous est une connerie (avec inflation différente), d'autre part parce que celui-ci a permis des politiques de redistribution aberrantes derrière la ligne maginot euro.

  • Par Equilibre - 17/11/2013 - 14:35 - Signaler un abus Propaganstaffel UE

    http://fr.euronews.com/2013/09/10/elections-europeennes-la-campagne-est-lancee/ Avec le clip original http://www.youtube.com/watch?v=-3LGFgXC_fI . Sans compter que l'UE devrait payer des trollers pour vanter les mérites de l'UE. Slogan Agir Réagir Accomplir . Je propose: Détruire Remplacer Déchoir Avilir . Plus proche de la réalité.

  • Par gliocyte - 17/11/2013 - 15:17 - Signaler un abus Bilan

    C Bouillaud nous dit que l'UE n'a strictement rien à faire des états d'âme des français, elle continuera à faire ce qu'elle fait, quelque soit le résultat des élections en 2014. Il oublie de dire que les dirigeants français continueront à faire ce qu'ils ont toujours fait, vivre à crédit, en favorisant la politique d'assistanat qui leur assurent la réélection. Quid de la poule et de l'oeuf? Quelle solution? Les peuples du Nord devraient sortir la France de l'UE, le pourront-ils? Non donc ce truc utopique va continuer à fonctionner en sachant que la seule règle commune qui préside à l'UE est le dysfonctionnement et le "Je te tiens, tu me tiens par le référendum" Plébisciter le dysfonctionnement, quelle preuve de santé mentale! On a déjà à subir la manipulation perverse de nos dirigeants et on doit en plus accepter la manipulation perverse de l'UE qui est son image en miroir. Bravo, vraiment bravo. Tous des malades mentaux. Dans ces conditions pas étonnant que tous se liguent pour considérer le Français comme le seul malade. Il porte le symptôme, mais c'est en fait le plus sain de tous.

  • Par Jamar - 17/11/2013 - 17:55 - Signaler un abus L'Europe...

    Il est vrai que lorsque l'on voit les résultats, et cette fâcheuse manie de L’Europe à toujours venir mettre son nez là où il n'a pas à être, il n'y a vraiment pas de quoi avoir envie de pavoiser... Il est vrai que si nos bricoleux de politichiens avaient bien fait leur travail, on n'en serait pas là... Jamar.

  • Par smiti - 17/11/2013 - 18:19 - Signaler un abus Maastricht ou la grande tricherie

    Le traité de Maastricht porte les germes de nos problèmes car la question qui nous été alors posée lors du référendum n'était pas complète, une omission volontaire des politiques. La perspective de créer la monnaie unique, l'Euro, qu'offrait le traité, impliquait pour que ça puisse fonctionner, des politiques communes en matières fiscales et budgétaires, c'est à dire d'aller résolument vers la création d'une union supranationale. Naturellement une telle ouverture aurait agi comme un repoussoir auprès de l'ensemble des peuples européens, c'est pourquoi elle a été escamotée. Résultat, nous sommes plantés au milieu du gué où tout va de guingois à commencé par l'économie des pays les plus faibles que la France, sous l'impulsion "énergique" du petit président est en train de rejoindre à vitesse TGV.

  • Par smiti - 17/11/2013 - 18:23 - Signaler un abus Que fait-on à présent ?

    On reste avec la monnaie unique ce qui suppose des transformations radicales de notre modèle, le petit président nous donne l'exemple parfait de l'immobilisme, ou on sort de l'Euro, ce que ces mêmes adeptes de l'immobilisme dénoncent à grands cris d'effraie ? Il faut choisir. Les politique ne le feront pas, les français doivent le faire en répondant à la question : on reste ou pas dans le zone euro. Là est le véritable enjeu des futures élections européennes.

  • Par confianze - 17/11/2013 - 19:27 - Signaler un abus Plutôt rêver que de regarder la réalité en face...

    Ah les Français, on rêve, ils votent pour François Hollande qui mènent une politique assez proche de celle de Sarkozy, cela ne marche pas et comme l'équipe de France de foot au lieu de se demander pourquoi cela ne marche pas, ils mettent cela sur le dos de l'Europe. Sortir de l'Euro réglera tous nos problèmes...Bon Dieu mais c'est bien sûr...demain on rase gratis.

  • Par vangog - 17/11/2013 - 20:15 - Signaler un abus Et pourtant! Quel beau projet que cette Europe des peuples

    Quel beau projet que cette Europe de Schuman, de De Gaulle, de Kohl, qui avaient en commun une ambition, un dessein, un destin... Avant qu'elle ne soit dénaturée par les socio-démagogues des années 80, les Mitterrand-Delors-Lamy, qui confondirent leur ambition sociétale et les destinées Européennes, cette Europe avait un sens! Si elle n'avait pas succombé à l'alliance de ces socio-démagogues et des financiaro-banquiers de la dette et du chômage exponentiels, cette Europe aurait pu surmonter ses difficultés et reconstruire son destin commun. Elle aurait pu aller au delà de cette alliance absurde et contre-nature des technocrates et des banquiers, Madoffs de la pyramide des dettes et du chômage exponentiels qui les engloutira, si elle avait pris conscience du désir des peuples, de leurs référendums, de leurs désirs et cris d'alertes... Maintenant, il est trop tard et le destin de l'Europe se confond avec celui de ses dirigeants, Nordistes d'un côté et sudistes en opposition, de l'autre... Et le constat objectif est que cette Europe diverge fortement et définitivement, à l'inverse du désir des socio-démagogues qui la gouvernent et tentent d'orienter faiblement ses derniers pas..

  • Par guibbs - 17/11/2013 - 20:30 - Signaler un abus L'Europe reste une chimère

    Les Asiatiques nous montrent que des pays peuvent rester souverains tout en étant des Grandes Puissances Economiques : Japon, Chine et Corée. Il est hors de question de parler là-bas de fédéralisme même si la coopération et le libre échange sont possibles (APEC, ASEAN) Pourquoi faudrait-il dès lors imposer l'Europe Fédérale ? L'Europe Puissance Impériale est un vieux rêve de l'Empire Romain au Troisième Reich, en passant par Charlemagne et le Saint Empire. Aujourd'hui, ce rêve s'inspire de la réussite américaine en oubliant que l'unité américaine s'est réalisée un siècle après la déclaration d'Indépendance à l'issue d'une guerre meurtrière, alors que les Etats Américains avaient en commun la langue et la culture.

  • Par prochain - 17/11/2013 - 21:12 - Signaler un abus IL pense pouvoir maîtriser le facteur temps ...

    Le facteur ne sonne pas toujours deux fois... et déjà 19 mois de perdus. "On dit la gauche de la gauche à 30% ceci explique cela. Et plus ça change et plus c'est la même chose...

  • Par Teo1492 - 17/11/2013 - 21:13 - Signaler un abus De Gaulle méprisait ses organisations supranationales

    Il avait raison !

  • Par ignace - 17/11/2013 - 21:41 - Signaler un abus on ne peut lui pardonner cette infamie

    la plus grosse tratrise de la la droite et son adulé Sarkozy En 2007, le Traité de Lisbonne a décidé d'ignorer purement et simplement le non français de 2005, je ne suis pas sûr qu'une opération similaire puisse être retentée à l'avenir.

  • Par vangog - 17/11/2013 - 22:40 - Signaler un abus @guibbs Vous avez raison!

    Les USA se sont construits autour de valeurs communes et contre un ennemi commun, La Couronne d'Angleterre.,, L'Europe, après qu'elle ait été dévoyée par les socio-démagogues des années 80, a abdiqué les valeurs communes de ses citoyens pour privilégier celles de ses politiciens corrompus et des financiers qui avaient flaires la faiblesse de l'Europe et la bonne affaire qu'ils pouvaient tirer de sa déchéance morales elle essaie de faire croire a un ennemi commun, la guerre, mais ne convint personne. Le reste est fait de social-démagogie et d'élargissement vers les plus socio-sensibles et les plus magouilleurs des peuples sudistes, pour conforter, le plus longtemps possible, le pouvoir des technocrates corrompus et de leurs banquiers complices... Mais la pyramide de Ponzi des dettes et du chômage Européen a atteint son dernier et ultime niveau, en parallèle avec celle de la France, thermomètre exact de la déchéance Européenne. Ce Printemps va voir la fin de ces deux constructions monstrueuses, arrivés au stade ultime de l'arnaque suprême: le pouvoir de quelques uns contre le malheur du plus grand nombre. Ce pouvoir a une fin, et c'est très bientôt!

  • Par Chewbacca - 18/11/2013 - 00:20 - Signaler un abus Plus pertinent

    "ce que coûte à l’Europe le désamour grandissant des Français". On pourrait aussi s'interroger sur ce que l'Europe coûte à la France (et aux français) !

  • Par Lennart - 18/11/2013 - 06:43 - Signaler un abus Les Français ne sont pas défavorables à l'Europe

    ils sont seulement défavorables à l'Europe actuelle qui n'a pas été construite par et pour les citoyens mais par la Finance et les multinationales qui ont vite compris l'intérêt d'en confier le "management" à des commissaires (non élu) tout heureux de satisfaire cette finance et ces multinationales en échange de très bons salaires et nombreux privilèges. L'optimisation fiscale des multinationale en est un des exemples les plus flagrants, si cette Europe était un peu plus sérieuse il y a longtemps que le problème aurait été résolu et que tous les membres de cette UE auraient des règles fiscales communes empêchant cette "optimisation".

  • Par confianze - 18/11/2013 - 08:46 - Signaler un abus Citoyen c/o Etat, moi je vote pour l'individu

    Les Grecques et les Chypriotes qui avaient toutes les bonnes raisons (apparentes) de sortir de l'Euro y sont restés. Entre 2008 et 2012 ils ont perdus 40% de pouvoir d'achat et pourtant ils y sont restés ! Cela devrait en faire réfléchir un ou deux des tenants de la solutions "Marine". Aucun citoyen de la zone Sud titulaire d'un tant soit peu d'épargne, sous une forme ou sous une autre, ne voudrait revenir à des monnaies comme le Franc, la Lire, la Pesetas ou le Drachme, autant accepter de se voir dépouiller rapidement de 30% minimum de son épargne par le jeu de l'inflation et des dévaluations. Cela ferait le jeu de nos Etats à bout de souffle en diminuant la dette public comme peau de chagrin mais certainement pas celui du citoyen, les grecques vidaient les distributeurs de billets au fur et à mesure de leur remplissage au plus fort de la crise, tout le monde voulait du marc personne ne voulait de futur billets de Monopoly.

  • Par EOLE - 18/11/2013 - 09:56 - Signaler un abus Que propose l'Europe aujourd'hui aux Français?

    L'asservissement pieds et points liés à un Grand Reich qui les empêche de sortir du sous développement où il l'enferme quels que soient les efforts consentis (cf. Italie, Grèce, etc.)? Malheureusement cette vision, à peine outrancière, est le résultat de la politique Merkel-BCE...

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Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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