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L'UE est-elle menacée d'un effondrement soudain à la soviétique (ou sommes-nous juste devenus incapables de voir ce qui fait encore notre force) ?

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens doivent se réunir jeudi 18 février pour répondre aux crises qui traversent l'Union. S'il semble inimaginable qu'elle ne s'effondre, les soubresauts continus qu'elle vit depuis des mois auxquels s'ajoutent une défiance des populations européennes pourraient gravement la fragiliser.

D'une Union, l'autre

Publié le - Mis à jour le 19 Février 2016
L'UE est-elle menacée d'un effondrement soudain à la soviétique (ou sommes-nous juste devenus incapables de voir ce qui fait encore notre force) ?

Atlantico : Le projet européen a pu se construire sur le thème de "l'Union fait la force", notamment au regard de l'émergence d'autres zones au cours de ces deux dernières décennies. Quelles sont les faiblesses actuelles de ce modèle ? Au regard du contexte actuel (Brexit, migrants, croissance), quels sont les thèmes sur lesquels l'Europe aurait manqué son objectif d'union, et aurait finalement plus abouti à une compétition entre membres de l'ensemble plutôt qu'à une alliance ?

Michel Barnier : D'abord un point " historique" avant de vous répondre ! L'Union européenne n'est pas un état fédéral, et ne veut pas l'être. Il n'y a pas un peuple européen, tout comme il n'y a pas une nation européenne, mais 28 pays, qui ont choisi volontairement et démocratiquement, de mutualiser leurs destins sans pour autant fusionner.

Chacune de ces nations, la nôtre comme les autres, cherche à préserver son identité nationale et ce qui la caractérise comme sa langue -il y en a 24 officielles en Europe-, mais aussi sa culture, son système éducatif ou judiciaire. Quand on parle de la construction européenne, de ses faiblesses, de ses échecs, et de ses défis, il ne faut jamais oublier la réalité politique et juridique de l'Europe. Le fonctionnement de l'Europe est donc toujours assez lent, et complexe, parce que cette complexité est le prix à payer pour que l'Europe soit unie sans être uniforme.

Deuxièmement, la mutualisation de ces 28 nations, la coopération de ces 28 peuples est un projet qui n'est pas fini ! Il a débuté il y a 60 ans par des politiques communes, et ce projet continue. Avec 28 " copropriétaires" autour de la table, c'est forcément complexe. D'autant que le monde autour de nous est de plus en plus instable, injuste et fragile, avec trop de pauvreté, la pauvreté nourrissant par ailleurs le terrorisme.

La grande avancée de l'Union européenne, c'est évidemment le marché unique dont j'ai eu la responsabilité de 2010 à 2014. Un espace commun pour 500 millions de citoyens-consommateurs qui ont des standards communs, des règles communes en matière de sécurité alimentaire, de protection de l'environnement, de standards industriels. Il y a bien entendu aussi la liberté de circulation, des biens, des personnes,des services ,des capitaux. 22 millions d'entreprises pour lesquelles l'environnement réglementaire tend progressivement vers une harmonisation. Mais il ne s'agit pas de supprimer la concurrence, il s'agit de faire en sorte qu'elle soit la moins déloyale possible.

Pour vous répondre, une des faiblesses effective du marché unique se retrouve dans les divergences de compétitivité entre les pays membres comme le niveau des salaires, les normes sociales et environnementales mais aussi des systèmes de protection sociale propres à chaque pays. En tant qu'ancien commissaire européen, je peux dire que la Commission joue désormais son rôle à travers le semestre européen qui analyse les convergences et les divergences de compétitivité. Pour les réduire, l'Union européenne détient des outils comme le plan Juncker pour l'investissement, mais aussi les grands programmes financés par l'Union dans l'agriculture, le transport, l'énergie, les communications, une politique régionale au profit des territoires en retard de développement. Maintenant ces actions, qui ne peuvent être suffisantes, ne dispensent pas chaque pays de faire son propre examen de conscience et son propre effort ! Quand vous constatez que le poids de la sphère publique en France pèse 57% du PIB là où elle pèse 44% en Allemagne, il y a un problème qui n'est pas lié à Bruxelles ou aux autres! C'est bien notre problème. Pendant que Gerard Schröder puis Angela Merkel réformaient courageusement , nous choisissions nous d'instaurer les 35 heures et d'accumuler une dette qui aujourd'hui est proche des 100% de notre PIB...

Une autre faiblesse européenne, c'est notre capacité à prendre de grandes décisions, qui consolident  la coopération voire l'intégration, mais de ne pas aller jusqu'au bout. Cela demande un tel effort de faire voter ces décisions, par les parlements ou par les peuples, qu'il n'y a plus assez d'énergie ! Pour l'euro, Jacques Delors disait qu'on ne pouvait pas avoir en même temps l'Union monétaire et la désunion économique et budgétaire. La crise financière et celle de la dette ont montré que l'on avait pris le plus facile dans l'euro : des emprunts moins chers et plus abondants . Nous nous sommes pratiquement arrêtés là et n'avons pas construit une coopération économique fiscale et sociale. Deuxième exemple : l'espace Schengen qui supprime les frontières extérieures. Nous avons pris aussi le plus facile, à savoir la libre-circulation, sans aller jusqu'au bout, c’est-à-dire garantir ensemble que les nouvelles frontières extérieures fonctionneraient avec rigueur ...

Christophe de Voogd : Toute la question européenne repose sur un malentendu. Les eurosceptiques reprochent à l'Europe ses nombreux inachèvements. Mais en même temps, les mêmes eurosceptiques refusent l'avancement de la construction communautaire. Par exemple, il est commun d'entendre qu'il y a en Europe trop de compétition fiscale. Et c’est vrai. Mais les mêmes exigent la souveraineté fiscale, qui est contraire par définition à l'harmonisation fiscale. Si l'on veut la fin de la compétition fiscale en Europe, il faut en même temps harmoniser les fiscalités européennes. Et pas forcément par le haut, comme le voudrait la France ! Il est tout de même absurde de massacrer fiscalement ses entreprises et ses classes moyennes et de hurler contre le "dumping" des autres. Le thème fiscal est révélateur de cette ambiguïté qui consiste à reprocher à l'Europe ce qu'on lui interdit de faire. Idem en matière de défense et de politique étrangère.
L'Union européenne avait d’abord pour objectif le rétablissement de la paix au cœur du continent. On ne peut pas dire que ce soit raté, même si cet argument demeure inopérant auprès des jeunes qui n'ont pas le souvenir des guerres. La stimulation de la croissance a été longtemps une réussite, mais elle pose problème aujourd'hui. Pour autant, est-ce dû à la construction européenne ou à l'inachèvement de la construction européenne ? En matière fiscale et sociale, c'est donc bien souvent un défaut d'harmonisation qui est en cause. Pour la crise des migrants, c'est également un défaut d’harmonisation de politiques migratoires totalement divergentes. Car contrairement à ce qu’on dit, la latitude des politiques nationales est considérable en la matière. Cela peut aboutir effectivement à une désunion entre des pays qui subissent la crise de manière frontale, et d'autres qui sont plus souples dans leurs politiques d'accueil. On sait bien que nous avons géré la crise des migrants en laissant l'Italie et la Grèce seules. Nous payons donc les faiblesses de l'organisation Schengen. Mais, à partir de ce constat, faut-il renforcer ou abandonner Schengen ? 
 
Et enfin, il y avait la solidarité. Dans tous les domaines qui posent aujourd'hui problème, c'est bien souvent par défaut de solidarité entre les pays membres. C’est très clair pour l’agriculture alors même qu’il y a une PAC. Et comment expliquer que la France soit incapable de mettre la crise actuelle à l’ordre du jour du Conseil des ministres européens, comme on l’a vu cette semaine ? L’Europe ce n’est pas seulement une mécanique c’est d’abord une volonté et une capacité politiques.
 
 
Commentaires

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  • Par zouk - 18/02/2016 - 09:02 - Signaler un abus Union Européenne

    Oui, l'Europe est une civilisation et les institutions européennes se sont révélées incapables de traduire cette belle base en système politique. Peut être était-ce une utopie, A 6, le projet fut un succès. L'étendre à 28 se révèle ingouvernable dans les institutions existantes. Pourrait-on revenir au concept de base: à 6 beaucoup de rapprochements ont été acceptés, pas tous:il suffit de comparer l'Allemagne à la FR

  • Par zouk - 18/02/2016 - 09:12 - Signaler un abus Union Européenne

    ...à la France ou l'Italie. Plutôt que de passer d'un seul coup ou presque à 28 ce qui fut a été une erreur fondamentale, avec des langues, des histoires, des traditions différentes voire opposées les unes aux autres, l'échec était presque certain, et nous le constatons. Par contre l'accueil progressif des pays cherchant à se rallier au noyau initial et en acceptant les disciplines aurait peut etre été un succès. Mais nous sommes dans cette absurde attelage à 28 dans lequel tous se refusent à en accepter toutes les contraintes, d'où les opinions publiques à peu près partout opposées à l'UE. Comment rebâtir cette tour de Babel qui pourrait s'écrouler à tout moment? Cameron aura sans doute des imitateurs.

  • Par Babaswami - 18/02/2016 - 10:29 - Signaler un abus Quel aurait pu être l'intérêt d'une Union Européenne ?

    Là où une union européenne aurait été vraiment utile, cela aurait dû être dans les domaines suivants : militaire ((une armée partiellement commune) , politique étrangère(sur les grands problèmes), immigration, et énergie/écologie, Or ce sont précisément ces domaines où les politiques sont les plus divergentes, pour ne pas dire irréconciliables.Les européistes n'ont vu que l'économie et la monnaie, C'est là où justement ils ont totalement échoué. C'est ce que les Britanniques, les premiers, ont compris.

  • Par Olivier62 - 18/02/2016 - 10:56 - Signaler un abus UE : Une machine à détruire les nations

    On peut commenter effectivement les résultats (désastreux) de l'intégration européenne et de l'euro. Maintenant il faut savoir si cela n'a pas été au fond voulu délibérément. Le projet européiste et fédéraliste est d'ordre politique : il s'agit de détruire la souveraineté et l'identité des nations européennes, en transférant à des comités non élus et soumis aux mots d'ordres de la finance mondiale le pouvoir qui jusque-là appartenait à des instances nationales élues par leurs peuples respectifs. Ce projet s'est maintenant étendu au "grand remplacement" par submersion migratoire, organisé par l'UE dans le cadre des projets du mondialisme. L'appartenance à l'UE ne donne comme perspective aux peuples que la dissolution et la ruine, et c'est bien pourquoi les anglais envisagent sérieusement d'en partir !

  • Par l'enclume - 18/02/2016 - 11:14 - Signaler un abus Retour aux sources

    Olivier62 - 18/02/2016 - 10:56 - Personnellement j'aimerais que les Britanniques sortent de l'Europe. Ainsi, nous pourrons constater de visu, les avantages ou les dégâts pour l'économie anglaise et, par ricochet les avantages ou les inconvénients pour le peuple.

  • Par vangog - 18/02/2016 - 11:54 - Signaler un abus Il a fait le bilan, Barnier, de ses 41 lois?

    41 lois qui auraient du mettre les banques au service de l'économie réelle? à vue d’œil, c'est totalement raté, car les banques et leurs fonds propres ne financent plus que les institutionnels ("Les maires doivent devenir des maires bâtisseurs!"). Quand les politiciens archaiques feront-ils le bilan honnête de leur action, plutôt qu'émettre inutilement un évangile de vœux pieux?

  • Par DANIEL74000 - 18/02/2016 - 12:02 - Signaler un abus Et la France paie et paiera

    Après Tatcher, Cameron sans oublier la Grèce et nous nos paysans crèvent car nous ne savons pas taper le poing sur la table et nous faire respecter. Pauvre France, tuée par ceux qui devraient la servir et non l'asservir ! De la 4 è me puissance mondiale nous sommes passé à la 6 è car nos capitalistes de connivence ont choisi d'acheter la "paix sociale" en distribuant de façon aveugle des frais de "fonctionnement" au lieu d'investir. Et le contribuable paie !

  • Par cloette - 18/02/2016 - 13:21 - Signaler un abus Oui l'EU explosera

    comme l'URSS ! ou du moins mutera !

  • Par Lafayette 68 - 18/02/2016 - 13:46 - Signaler un abus Bon débat mais...

    Michel Barnier n'est pas fédéraliste : c'est une bonne nouvelle, une belle évolution... Nos brillants contributeurs, sans ironie,n'évoquent pas l'Europe islamisée (ni attaquée par les islamistes) : ce n'est pas un problème fondamental à leurs yeux? Car l'Europe est une civilisation : oui mais laquelle ? Si c'est pour faire" Eurabia" (Bat Ye'Or) merci messieurs. NB à C. De Voogd cf sur "la paix en Europe grâce à l'UE" (ex CECE puis CEE: en 1947 c'est la cold war en Europe divisée en 2 blocs prêts à s'affronter militairement !La paix en Europe dure car c'est une "pax americana" grâce à sa force de frappe nucléaire...et secondairement à celles de la France gaullienne indépendante et du RU ...Nuance.

  • Par Lafayette 68 - 18/02/2016 - 13:48 - Signaler un abus suite

    CECE : lire CECA

  • Par Djib - 18/02/2016 - 15:09 - Signaler un abus "il faut mutualiser nos dépenses militaires"

    0+0= la tête à Toto.

  • Par tubixray - 18/02/2016 - 16:15 - Signaler un abus Europe = merci quand même

    Pour le passage aux phares blancs sur les véhicules ......... Qu'ajouter à la liste ? .... je cherche ..... je cherche ....

  • Par clau - 18/02/2016 - 16:58 - Signaler un abus à tubixray ; les phares blancs

    et depuis, je mets des lunettes jaunes pour conduire la nuit...donc je ne dis pas merci à l'Europe mais au concepteur des lunettes jaunes...

  • Par Ganesha - 18/02/2016 - 16:58 - Signaler un abus Michel Barnier

    Ce Michel Barnier est une ordure, comme on en rencontre dans la plupart des régimes totalitaires : venir nous affirmer que sa ''Réforme des Banques'' a été une réussite et qu'elle a résolu la question ! Nous prendre à ce point pour des imbéciles !

  • Par Ganesha - 18/02/2016 - 17:02 - Signaler un abus Printemps Européen

    Dans un autre article sur le même sujet, Atlantico a choisi une excellente comparaison : le Titanic ! Ce navire était mal conçu : ses cloisons étanches n'étaient pas efficaces. Suite à cette catastrophe, de nouveaux navires, améliorés, ont été mis en chantier et de nombreuses catastrophes ont ainsi pu être évitées. La ''Concurrence Libre et Non-Faussée'', socle du traité rejeté (entre autres) par les français en 2005, a créé partout la misère et le chômage . Même au pays des ''Travailleurs Pauvres'', à force de folies, Angela Merkel a finalement provoqué l'agonie de son projet de ''Reich Millénaire'' ! Merveilleuse nouvelle : un nouveau ''Mur de Berlin'' va s'effondrer, et nous allons pouvoir faire fleurir un ''Printemps Européen'' ! Concevoir une société plus juste ! Amis commentateurs grincheux : oui, le Communisme et le Capitalisme sont morts ! Mais, oui il y a des alternatives. Un exemple : le Revenu de Base''. Si vous avez d'autres idées, à condition qu'elles soient constructives, n'hésitez pas ! Mais pas celles de mr. Gattaz !

  • Par Texas - 18/02/2016 - 19:05 - Signaler un abus L' Union Européenne

    Une belle idée transformée en une Guilde des Marchands qui se fout comme de sa première chemise de la Civilisation . Et ce n' est pas Me Merkel qui me contredira .

  • Par bjorn borg - 18/02/2016 - 19:15 - Signaler un abus L'Union Européenne,

    imposée par les USA qu'ils voulaient asservir et exploiter pour leur bien-être à eux. Les Européens? Mais ils n'en ont rien à faire (voir Mme Nuland! Fuck the U.E.).

  • Par gerint - 18/02/2016 - 23:09 - Signaler un abus Pas de projet alternatif à l'UE

    Mais une sortie pure et simple et une reconstruction de la France certes dans la douleur probablement pendant quelque temps et ensuite on voit avec qui on s'unit

  • Par Gordion - 19/02/2016 - 04:46 - Signaler un abus Les mythes fondateurs de l'UE sont oubliés ici....

    ..."Pour la crise des migrants, c'est également un défaut d’harmonisation de politiques migratoires totalement divergentes"...dixit M. De Voogd. Votre constat est partiellement juste, en revanche vous - et naturellement M.Barnier pour qui la non-existence même de l'UE est inconcevable - oubliez les causes du déferlement migratoire: les statuts mêmes de l'UE qui prévoient un droit d'asile universel pour toute la planète, le refus de quotas d'immigration, et la libre circulation des individus entre autres. Hormis cet espace européen indéfini et sans frontières, ce que vous décrivez n'est que la conséquence de ces mythes "universalistes, d'interchangeabilité des civilisations, et des théories évangélistes bisounours (tout le monde est bon et gentil, et s'aimera les uns les autres dans le respect des nations européennes)". L'UE est incapable de lire les bouleversements migratoires qui ont commencé, et continue imperturbablement à légiférer sur toujours plus d'intégration et de bureaucratie bruxelloise. Incapable d'anticiper le suicide collectif qui se passe, et surtout de remettre en cause les Traités fondateurs depuis 1986. Ce sera donc les citoyens qui bougeront.

  • Par REVERJOVIAL - 19/02/2016 - 09:29 - Signaler un abus Le bordel de 28 nations, la catastrophe de l'éclatement.

    Et dire que certains veulent faire l'Europe des régions quand on voit le bordel des 28 pays on mesure le monstre qui surgirait avec 200 régions aux intérêts divergent et pinaillant sur des questions secondaires. L'Europe est bien mal partie nous allons être complétement phagocyté par des centaines de millions de migrants venant d'Afrique et du monde musulman. Notre monde de paix et de progrès va disparaitre remplacé par l'anarchie et la misère venant du tiers monde avec la complicité des élites européennes, des médias, des associations et de notre générosité alimenté par la culpabilité que nous assène en permanence l'idéologie de gauche ... Les civilisations sont mortelles mais surtout elles sont suicidaires.

  • Par Benvoyons - 21/02/2016 - 11:38 - Signaler un abus Faux

    "socle du traité rejeté (entre autres) par les français en 2005" Non la question était voulez-vous une constitution Européenne (avec une constitution rédigée par des EU dont G d'Estaing) ou pas!!:)::) Les Français ont dit non à la constitution pas à l'EU ni à la gestion par des traités :)::)) Les Socialistes Nationalistes FN sont des crapules et mentent honteusement aux Français:)::))

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Michel Barnier

Michel Barnier est un homme politique français. Membre de l'UMP, il a été plusieurs fois ministre notamment aux Affaires étrangères et à l'Agriculture. Il a également été Commissaire européen au marché intérieur et aux services de 2010 à 2014.

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Christophe de Voogd

Christophe de Voogd est historien spécialiste des Pays-Bas (Histoire des Pays-Bas des origines à nos jours chez Fayard). Il enseigne l'histoire des idées politiques et la rhétorique politique à Sciences-Po. 

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Charles Gave

Charles Gave est président de l'Institut des Libertés, un think tank libéral. Il est économiste et financier. Son dernier ouvrage “L’Etat est mort, vive l’état” aux Editions François Bourin 2009 prévoyait la chute de la Grèce et de l’Espagne. Il est le fondateur et président de Gavekal research (www.gavekal.com) et Gavekal Securities et membre du conseil d’administration de SCOR.

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