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Travailler tue ? Ce que disent vraiment les études épidémiologiques sur les effets du travail de nuit, décalé ou du dimanche sur la santé

Avec les affaires Sephora et Monoprix, la problématique du travail de nuit fait la Une des médias depuis plus d'une semaine, en se focalisant paradoxalement sur le droit du travail plutôt que sur la santé.

Stop aux anathèmes

Publié le
Travailler tue ? Ce que disent vraiment les études épidémiologiques sur les effets du travail de nuit, décalé ou du dimanche sur la santé

"Le travail de nuit ou en horaires décalés peut entraîner un isolement social."

Atlantico : Après Séphora, l’enseigne Monoprix sera contrainte de fermer les portes d’une centaine de grands magasins après 21 heures, suite à un blocage des syndicats concernant un nouvel accord négocié sur le travail en soirée. La décision survient en plein débat sur le travail nocturne, mais quels sont donc les effets concrets des organisations atypiques du travail - de nuit, décalé, du dimanche - sur la santé ? Qu’en disent les études épidémiologiques ?

Radu Dan Moisoiu : Les horaires de travail atypiques, notamment le travail de nuit, sollicitent intensément les mécanismes physiologiques d'adaptation de l'organisme, s'associent avec une diminution moyenne du temps de sommeil de 1 à 2 heures par tranche de 24 heures, insuffisamment récupérées en fin de semaine, constituant une dette de sommeil. Les effets chroniques sur la santé découlent de la répétition sur le long terme des perturbations des rythmes biologiques et de la privation de sommeil, qui agissent par des altérations du fonctionnement des systèmes immunitaire, métabolique, endocrinien, digestif etc.

Suite aux études épidémiologiques, nous connaissons assez bien la large palette de maladies associées à ces rythmes de travail; il s'agit notamment les maladies cardiovasculaires, l'obésité, l'hypertension artérielle, les perturbations du bilan lipidique, l'ulcère gastrique et les troubles digestifs, les troubles anxieux ou dépressifs, le cancer du sein, les effets sur l'évolution de la grossesse (avortements spontanés, accouchements prématurés, retard de croissance intra utérin). 

Le travail de nuit ou en horaires décalés peut entraîner un isolement social, perturber la vie de famille, empêcher la pratique du sport ou de certains loisirs et faciliter l'abus de substances addictives (tabac, alcool, cannabis etc.).

Guy Minguet : En tant que sociologue, les formes atypiques du travail, de nuit, "en 3/5" ou autres ont des effets négatifs, non pas sur le court mais le moyen et long terme. Les effets principaux agissent sur la vie sociale (familiale, culturelle, religieuse, sportive…) des individus. A partir du moment où ils travaillent de manière atypique ils se mettent à part du corps social ; Il y a un prix à payer, qui n’est pas apparent, surtout lorsque les sujets sont jeunes, hommes ou femmes d’ailleurs, mais avec le temps, ils commencent à en payer le prix en terme d’isolement social et d’inversion des rythmes sociaux. Le travail de nuit est plus compliqué parce que s’ajoutent les effets de chronobiologie, des rythmes internes de l’individu qui font qu’un individu est plus fatigué, plus irritable. Simplement, pour le cas du travail décalé (en soirée, fin d’après-midi, durant les longs week-ends et les dimanches), il n’y a pas d’effets biologiques proprement dit, les individus sont amenés à vivre de manière décalée, il peut donc y avoir des effets mais seulement sur la vie sociale.

Quelles sont précisément ces formes de travail atypique et surtout à quel moment commencent-elles à être dangereuse pour la santé ? A partir de quand peut-on dire que l'on travaille "de nuit" ?

Radu Dan Moisoiu : Commençons avec les définitions réglementaires, et tout d'abord la définition du travail de nuit : le Code du travail définit généralement la nuit comme l'intervalle entre 21h et 6h et comme travailleur de nuit tout travailleur dont les horaires de travail habituels comprennent au moins 3 heures dans cet intervalle et ce au moins 2 fois par semaine ou encore tout travailleur qui accomplit sur une période de 12 mois consécutifs un minimum de 270 heures de travail de nuit.

Existent toutefois deux catégories d'exception. Premièrement : pour les activités de production rédactionnelle et industrielle de presse, de radio, de télévision, de production et d’exploitation cinématographiques, de spectacles vivants et de discothèque, la période de travail de nuit est fixée entre 24 heures et 7 heures

Pour les autres domaines d'activités couverts par une convention ou un accord collectif de branche étendu, un accord d’entreprise ou d'établissement ;  en tout état de cause l’intervalle compris entre 24 heures et 5 heures doit être considéré comme du travail de nuit 

Définition du travail posté : Il n'y pas de définition du travail posté dans la réglementation française. Selon la directive européenne 93/104/CE, complétée par la directive 2003/88/CE : “on appelle travail posté tout mode d’organisation du travail en équipe selon lequel des travailleurs sont occupés successivement sur les mêmes postes de travail, selon un certain rythme, y compris le rythme rotatif, et qui peut être de type continu ou discontinu, entraînant pour les travailleurs la nécessité d’accomplir un travail à des heures différentes sur une période donnée de jours ou de semaines”.

Du point de vue médical ou physiologique, il n'est pas possible de définir avec précision un modèle mathématique, qui n'a pas d'application au monde du vivant. Les effets néfastes sont généralement proportionnels :

  • à la durée des perturbations des rythmes biologiques et à leur répétition au cours de la vie

  • à l'intensité de ces perturbations, soit la brutalité des changements des rythmes d'un côté et la prise de mesures compensatoires de l'autre : prise de pauses, récupération de la dette de sommeil, équilibre alimentaire, exposition à la lumière, etc.

  • à la capacité individuelle innée de s'adapter aux changements de rythmes, ainsi qu'au modèle circadien individuel (genre « du matin », « du soir » ou « ni du matin, ni du soir »).

    La capacité individuelle d'adaptation aux changements des rythmes biologiques n'exclue aucunement l'apparition des effets à long terme. Une privation de sommeil entraîne des altérations fonctionnelles certaines, même si les ressources physiques et psychologiques permettent à l'individu de tolérer et d'être fonctionnel malgré les perturbations. Un exemple est le potentiel d'apparition du cancer du sein chez une femme travaillant la nuit.

Guy Minguet : Il faut s’entendre sur le terme dangerosité. En tant que sociologue, nous dirons que la dangerosité s’exprime lorsque la sécurité collective est altérée et menacée. Les individus risquent leur santé, la qualité de leur travail, à cause de ces rythmes. Vous augmentez alors le risque de perte vigilance ou d’erreur. Pour ne pas faire d’erreur grave, il faut avoir un rythme régulier. Si vous êtes discret, que l’on vous interrompt, ou que l’on vous demande un travail en urgence « pour la veille », vous avez plus de probabilité de faire des omissions. L’exemple type sont les infirmières. Si elles ont un rythme intense non régulier, elles peuvent faire des erreurs, il peut y avoir des conséquences sur son travail.

Quel est l’impact de la luminosité sur la santé dans le travail ? L’éclairage des locaux peut-il avoir un impact direct sur la santé des travailleurs de nuit ? 

Radu Dan Moisoiu : La lumière joue un rôle synchronisateur des rythmes biologiques, par un effet "éveil" pendant la journée. L'exposition à la lumière intense pendant les premières heures de travail de nuit (supérieure à 1200 lux) améliore les performances, la vigilance, ainsi que la sécurité.

Le mécanisme inverse devrait être appliqué le matin, afin d'induire le sommeil : éviter la lumière du jour, en portant des lunettes de soleil pendant le trajet de retour, ainsi qu'au domicile.

Peut-on concilier ces formes de travail avec la préservation de la santé et la sécurité des personnes ? Quelles améliorations peut-on proposer ?

Guy Minguet : La conciliation suppose deux choses. Il faut anticiper en amont. Il faut des sujets volontaires, si vous forcez les individus, vous les mettez à mal. Formation, organisation, avant qu’il y ait des faits néfastes.

Deuxièmement, il faut que ce soit préparé de manière fine et subtile pour concilier la performance économique avec le bien être des individus. Par ailleurs, il ne faut pas que ce soit réservé à un individu, il faut que ce soit un travail de type collectif. Il ne faut pas que les individus se sentent isolés de leurs collègues et de l’entreprise. Ils ne doivent pas se sentir ostracisés. Afin de préserver la santé et la sécurité des individus, il faut que cela prenne une signification psychologique. Le travail de la continuité des soins, les infirmières et les médecins travaillent la nuit, parce que c'est une nécessité qui a du sens pour tout le monde. Si ça se passe mal, les raisons sont simples, c'est qu'en amont l’organisation du travail n’a pas été anticipée et les formes de management ne sont pas au rendez-vous.

Radu Dan Moisoiu : Il me semble que je n'ai d'autre choix que de faire des listes de conseils et de recommandations en les séparant en fonction des différents type de "travail atypique" : 

Recours au travail de nuit :


  • Limiter la durée des heures de travail pendant la nuit

  • Limiter la durée dans le temps de cette organisation

 

Prendre en compte le sur-risque d'accident :


  • En raison de la baisse de la vigilance, limiter les tâches nécessitant une grande concentration, responsabilité ou vigilance (exemple : l'accident de Tchernobyl est survenu la nuit à cause d'une erreur humaine)

 

Organisation du travail de nuit :


  • Eviter les alternances de poste et privilégier une régularité des horaires de travail

  • Si l'alternance de postes ne peut pas être évitée, préférer une rotation en sens horaire (matin > après-midi > nuit)

  • Pour les postes de sécurité, prévoir au cours de la nuit de travail une pause de 30 minutes, allongé

  • Eviter de travailler plus de 2 nuits d'affilée

  • Organiser les horaires de manière à permettre un temps de repos et de récupération suffisant

 

Conditions de travail :


  • Assurer un éclairage intense en début de poste de nuit et un éclairage plus faible en  fin de poste de nuit

  • Prise unique de café en début de poste


Promotion de la santé / protection individuelle :


  • Affecter en priorité les volontaires pour le travail de nuit

  • Informer les salariés des bonnes pratiques individuelles

  • Exclure les femmes enceintes des postes de nuit

  • Affecter en priorité les travailleurs vieillissants à des postes de jour

  • Agir sur les cofacteurs individuels des maladies chroniques associées au travail poste et de nuit (tabagisme, obésité, sédentarisme, alimentation déséquilibrée)

  • Assurer l'accès à une surveillance médicale correcte en médecine du travail

Bonnes pratiques individuelles de prévention :


  • Dormir au moins 7 heures/jour et avoir une bonne hygiène de vie ;

  • Respecter des horaires réguliers de coucher et de lever autant que possible au cours de votre semaine de travail.

  • Bien isoler votre chambre de la lumière extérieure si vous dormez en cours de journée.

  • Limiter le bruit pendant le sommeil : prévenir votre entourage quand vous dormez pour éviter les réveils intempestifs.

  • Si vous êtes en poste du matin ou de nuit, la sieste est utile pour lutter contre la dette de sommeil et compléter votre temps de sommeil sur 24 heures.

  • Ne pas recourir à des médicaments hypnotiques pour faciliter le sommeil

 

Adapter l'alimentation et l'activité physique :


  • Prendre 3 repas variés et équilibrés par jour, si possible à des horaires réguliers.

  • Faire une collation légère en cas de poste du matin ou de poste de nuit.

  • Ne pas sauter de repas et limiter le grignotage.

  • Eviter une consommation excessive d’excitants (café, thé, colas, boisons énergétiques), surtout

  • lors des 5 dernières heures de travail, afin de ne pas perturber le sommeil à venir.

  • Pratiquer une activité physique régulière.

 

Quelles sont parmi les différentes formes de travail atypique celles qui sont les plus dangereuses pour la santé ? Quels sont les plus "pénibles" et/ou les plus stressantes ? 

Radu Dan Moisoiu : Il est difficile de comparer entre elles les différentes formes de pénibilité, car elle sollicitent des aspects différents du fonctionnement du corps. Le point commun est l'installation d'une usure précoce, progressive, initialement infraclinique (non-dépistable au niveau individuel avec les moyens disponibles en médecine du travail), qui concoure avec d'autres facteurs individuels, professionnels ou environnementaux à l'apparition de maladies chroniques, à la baisse de la qualité de vie, à la diminution de l'espérance de vie en bonne santé, ce qui n'est pas acceptable de point de vue humain. 

Nous avons discuté de la pénibilité des rythmes de travail, qui sollicitent les mécanismes fins du cycle éveil-sommeil, du fonctionnement mental et viscéral, avec retentissement endocrinien et métabolique. Lorsque l'on pense à la pénibilité du travail, on fait référence tout d'abord à la pénibilité des métiers physiques, caractérisés par la répétitivité des gestes, les postures articulaires contraignantes, les travaux de force ou de manipulation de charges, la transmission de vibrations au niveau du corps entier ou d'une partie du corps, qui vont solliciter les systèmes musculo-tendineux et ostéo-articulaire et vont conduire à leur usure prématurée, à côté des accidents et des maladies caractérisées.

Il existe aussi une pénibilité des expositions à des produits chimiques, qui entrent dans l'organisme par différentes voies, traversent le corps, se déposent pour des périodes différentes dans les tissus de l'organisme, sollicitent les mécanismes de détoxification de l'organisme au niveau du foie et s'éliminent notamment par voie urinaire ; tout au long de ce parcours, elle entrent en réaction avec les molécules composant les cellules et les tissus, en modifiant leur structure ou leur fonctionnement; nous ne sommes qu'au début de la compréhension des effets qui surviennent suite aux exposition à de très nombreux agents chimique à faibles doses, en raisons des difficultés d'étudier scientifiquement ce sujet, mais ces effets sont certains.

Il convient de souligner que les 10 facteurs de pénibilités réglementaires ne couvrent qu'un partie des situations de pénibilité au travail. Il faut parler, par exemple, de la pénibilité psychologique des métiers type conseiller de clientèle en centre d'appel, où le cumul de facteurs du type contact avec le public en difficulté ou agressif, les objectifs commerciaux à poursuivre, les délais à respecter, la pression hiérarchique et la surveillance continue, l'absence d'autonomie et d'évolution, l'insuffisance de reconnaissance matérielle et symbolique des efforts, conduisent à l'apparition dans un intervalle moyen de quelques années à de troubles anxiodépressifs chez une bonne partie du personnel.

Guy Minguet : On ne peut pas dire qu’il y ait un travail (soit de nuit, soit décalé) plus pénible qu’un autre. Il peut être lié à un manque d’anticipation et du travail des responsables de proximité. En termes de pénibilité, les formes sont différentes. Soit elle est liée à la chronobiologie, soit la vie sociale. Il existe des travaux dangereux, bien sûr, comme les travailleurs de maintenance dans les centrales à l’étranger, notamment au Japon, mais en France on ne peut pas réellement comparé la pénibilité du travail.

 

 
Commentaires

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  • Par Glop Glop - 03/10/2013 - 07:27 - Signaler un abus Il échappe...

    ... que la santé est aussi une affaire de revenus.

  • Par ZOEDUBATO - 03/10/2013 - 07:40 - Signaler un abus Propagande, propagande, procès d'intention

    Quand on veut tuer son chien on déclare qu'il a la rage C'est du même tonneau que les romans policiers de dernier niveau qu'écrivent des verts sur les catastrophes météo dus à l'homme Nous vous annonçons le grand retour de la voyante MME IRMA et des Marabouts dans l'analyse systémique scientifique

  • Par charlesingalls64 - 03/10/2013 - 08:12 - Signaler un abus Des études poussées d'un laboratoire...

    secret défense américain du Maryland ont montré que la vie pourrait, dans certaines conditions normales de température et de pression, provoquer la mort. Un collectif de chercheurs s'est joint aux syndicats pour intenter une action en justice contre la vie. A deux on est plus forts. Ou plus cons. C'est selon.

  • Par Aristotic - 03/10/2013 - 08:30 - Signaler un abus Heureux rappel au bon sens

    Contrairement aux articles de M. Sylvestre qui contiennent des erreurs volontaires destinées à biaiser le raisonnement, cet article paraît de parfait bon sens. C'est sans doute ce qui provoque les réactions haineuses de certains commentaires? A leurs auteurs, je ne peux dire que ceci:avec un peu de temps vous finirez par vous réhabituer à entendre la vérité, ce n'est pas grave, c'est juste que vous ne sortez jamais du cercle étroit de votre idéologie économiste. Mais je vous assure, la vie sociale et familiale, le temps de sommeil, ce ne sonas juste des inventions socialistes, ça existait même avant que le terme soit créé (tout comme le soleil, parait-il, si si, je vous assure).

  • Par Aristotic - 03/10/2013 - 08:33 - Signaler un abus @Charlesingalls64

    Apparemment, vous, vous n'avez besoin de personne pour être plus fort, ou... Mais au cas où, vous trouverez de la compagnie avec Zoedubato...

  • Par Aristotic - 03/10/2013 - 08:45 - Signaler un abus @claude-michel

    La moitié de la planète travaille la nuit??? De quelle planète parlez-vous ? Pas la nôtre, en tout cas, ça c'est une certitude. Je précise : oui, je connais les 3/8, les auteurs de l'article aussi. Mais ilsont l'air de connaitre 2 ou 3 cchoses que vous semblez ignorer (moi aussi, d'ailleurs, pour être parfaitement honnête). La société pas adaptée à ce que tout le monde travaille de jour? Peut-être. Mais ce n'est pas la question, me semble-t-il. Personne, même les syndicats (oouuuh, gros mot) ne conteste que certains doivent travailler la nuit. La question est de savoir quelle nécessité doit autoriser ce travail nocturne ou dominical, compte tenu de l'impact sanitaire et social incontestable que cel entraîne. En outre, je rappelle que contester l'incontestable ne donne pas un brevet de rigueur logique, et que répéter une erreur n'en fait pas une vérité, au cas où certains auraient des doutes.

  • Par anticip - 03/10/2013 - 08:54 - Signaler un abus le travail tue

    manger tue , l'auto tue ,le vin tue, la drogue tue, le sport tue ,le chômage tue ,la pollution tue ,les études épidémiologiques tue , de toutes façon on y aura tous droit ce n'est qu'une question de temps

  • Par Sesmar2 - 03/10/2013 - 08:58 - Signaler un abus bon que fait-on?

    On ne travaille plus, on dort plus, on fait très attention à l'alimentation (quoi que avec ce que nos érudit de l'INRA et autre labo qui on inventé des fruits et légumes qui n'ont que le nom car plus de goût, plus d'odeur et encore moins les propriétés originelles), la route des vacanciers tue plus que le travail, alors que fait-on? pour moi le mieux c'est de donner aux syndicats qui sont tellement riche et ingénieux pour faire crouler les entreprises, alors, avec eux, il n'y aura plus de travail de nuit, que des vacances! Dans tout cela, ce qui fait rire les étranger c'est qu'en France, il y a toujours un organisme ou un labo ou docteur, ou un ministère qui fait une étude sur tout et n'importe quoi pour nuire à la bonne vie du peuple. Dite merci aux syndicats et à tous ceux qui veulent gagner de l'argent à ne rien faire.

  • Par golvan - 03/10/2013 - 09:59 - Signaler un abus @ Aristotic

    Avec certains les pièges à cons fonctionnent merveilleusement. Il suffit d'écrire régulièrement que les salariés français sont brimés dans leur désir évident de travailler la nuit et le dimanche pour que tout le monde veuille tuer les syndicats (et non les réformer), et déclarer que le droit du travail n'est destiné qu'à tuer la créativité évidente de la grande distribution au sein de laquelle seuls des volontaires travaillent jusqu'à minuit, parce qu'ils aiment ça. Anecdote: ma fille aînée, avocate, a travaillé à Londres dans un cabinet américain de droit financier. Le travail s'arrêtait tous les soirs à 17h30 et tout le monde rentrait chez soi ou prenait un verre au pub, ou allait jouer au squash. A Paris elle travaille dans le même cabinet américain, mais régulièrement elle ne peut quitter le travail avant 21h, voire plus. Rien à voir avec les syndicats, ni la charge de travail, mais avec une conception française du travail où l'on aime faire croire que celui qui part le plus tard est un bourreau de travail. Le résultat c'est que les femmes, très efficaces qui y travaillent, connaissent de graves difficultés à coordonner leur vie (éventuelle) de mère de famille: brillant ...

  • Par charlesingalls64 - 03/10/2013 - 10:02 - Signaler un abus @Aristotic

    Très fort. Vous m'avez bien cerné, c'est exactement ça. Besoin de personne. Et vous lire m'enjoint à continuer car, contrairement à vous, je n'ai pas à me plaindre de la dérive haineuse des commentaires..... tout en insultant les autres.

  • Par Benvoyons - 03/10/2013 - 10:08 - Signaler un abus Oh putain! il ne faut plus que je sorte en boite de nuit !

    Et quand je pense qu'il y en a qui se suicide car ils n’ont pas de travail. Il faut j'arrête d'honorer ma femme pendant la nuit, que de jour qu'ils vous disent.

  • Par plume1520 - 03/10/2013 - 11:50 - Signaler un abus ma mere 85 ans......

    a travaille de nuit - hopital - pendant les 25 dernieres annees de sa carriere , elle preferait et de toute evidence ca ne l'a pas tuee ...jeune

  • Par cappucino - 03/10/2013 - 12:21 - Signaler un abus le travail tue

    Comme la guerre, la maladie, les épidémies, les accidents... Les façons de mourir sont nombreuses. Mais il me semble que c'est inévitable. Un remède contre la mort voila le sujet intéressant. C'est pour quand??

  • Par pemmore - 03/10/2013 - 12:30 - Signaler un abus D'expérience le travail de nuit est moins stressant,

    moins de cadres intermédiaires fouteurs de m___e!, équipe plus soudée, que des avantages si psychologiquement et physiquement ça tient. L'horreur c'est le système en 3x8, c'est ce système qui réduit fortement l'espérance de vie. L'équipe de nuit doit être réservée à une équipe de volontaires. Suffit de trouver une solution pour bien se cycler, donc se lever à midi le week-end, et prendre son petit déjeuner à cette heure- la .

  • Par pemmore - 03/10/2013 - 13:02 - Signaler un abus Dans les bonnes boîtes respectueuses des salariés,

    qu'on ne considère pas comme du bétail(si, si, ça arrive!) ou on travaille en 3x8, les salariés travaillent dans l'équipe qui leur convient, matin, après-midi, nuit voire week-end de nuit ou de jour. Bizarrement, les boîtes ont bien du mal à trouver des gens pour l'équipe d'après-midi. comme quoi!

  • Par saturne - 03/10/2013 - 14:57 - Signaler un abus Le travail de nuit existera

    Le travail de nuit existera toujours ou alors tous les vendredis soir il faudra fermer les hôpitaux les maisons de retraite les centrales nucléaires ont ferme tous les aéroports on arrête tous les trains les aciéries les verreries qui pour ces deux dernières tournent avec des fours à coulée continue sachant que l'arrêt et le redémarrage de chaque unité prend environ trois semaines pour ce qui est du travail dominical plus le parc d'attractions plus le restaurant plus aucun musée ouvert j'imagine l'état du pays au bout de quelques semaines en ce qui me concerne je suis à quatre ans de la retraite quand j'ai commencé de travailler dans la chaudronnerie je travaillais à mi-temps s'établir en moyenne 12 heures par jour et je suis pas mort mais mon travail m'a permis de m'acheter une maison je ne suis pas un riche mais grâce à mon travail et surtout du courage je vis assez confortablement alors arrêter pleurnicher sans arrêt

  • Par Ilmryn - 03/10/2013 - 15:06 - Signaler un abus Après Papa et Maman

    Vous avez l'édat Franzais, pardon, l'état Français qui va décider à votre place de ce que qui est bon pour vous. . Vos envies ? vos intérêts, vos inclinaisons pour tel nourriture ou tel rythme de vie ? Rien à fiche, vous risquez la mort mon bon ! . Et puis de toute façon la majorité c'était pour rire, vous restez toute votre vie des légumes incapable de faire de bon choix, donc on décidera pour vous. (Pour la modique somme de [tout votre pognon et celui de vos enfants])

  • Par The Jester - 03/10/2013 - 15:38 - Signaler un abus @Aristotic

    Solidarité ? Je suppose que par solidarité vous ne prenez jamais les transports en commun ni n'allez au restaurant les soirs et we ....

  • Par Teo1492 - 03/10/2013 - 17:35 - Signaler un abus C'est le socialisme qui tue !!!

    Il tue : - la liberté d'entreprendre, - la liberté d'expression, - l'économie, - la nation et la culture française - la famille, - la vie des enfants qui deviennent des marchandises (IVG, PMA, GPA), - bientôt les vieillards (euthanasie) - etc...

  • Par sna-hyper - 03/10/2013 - 18:11 - Signaler un abus en moyenne 10%

    Si l'on compte 8h/jour 200J/an et la moitié de sa vie en activité cela donne 10% de son temps au travail. et on se plaint!

  • Par jerem - 04/10/2013 - 08:52 - Signaler un abus @Teo1492 - 03/10/2013 - 17:35

    mais oui et pendant la decennie UMP on a vu : la croissance record du pays les dépenses publiques fondrent et la dette baisser de 100% Allez , faites nous marrer avec des commentaires de beauf

  • Par jerem - 04/10/2013 - 08:53 - Signaler un abus @Teo1492 - 03/10/2013 - 17:35

    pour la famille : vous irez en causer au bon ami de nico , le dénommé Fogiel .....

  • Par jerem - 04/10/2013 - 09:02 - Signaler un abus @saturne - 03/10/2013 - 14:57

    ovus eters gentil . entre le travail salutaire des hopitaux et les envoies mercantiles de consommateurs compulsifs qui ne savent que faire chauffer leur carte banciare ...... y pas photo. Alors que les marchands du temple remballent leur tapis et arretent de nous parler de "liberté" quand ils n'ont en tete que "faire du fric". Donc les malheurs des touristes qui ne savent acheter qu'apres 21h , le dimanche et ne connaissent pas les autres jours et moment de la semaine .... on commence a s'en taper un max. Et pour les abrutis , qui doivent etre adeptes des déjeuner de travail le midi (tu parle d'une productivité de haut vol : soit tu bosses , soit tu bouffes) et qui veulent pouvoir acheter des produits industriels en 5 minutes chrono a 23h pour se goinfrer juste avant de dormir.....on leur demande d'arreter d'encombrer les salle dechirirugie pour les ulceres et autres cancers pour malbouffe et hygiene de vie calamiteuse.

  • Par jerem - 04/10/2013 - 09:08 - Signaler un abus Au départ, il ya bricorama interdit d'ouverture et pas davantage

    Au départ, il ya bricorama interdit d'ouverture le dimanche dont une partie de ses magasins sont proches d'autres concurrents qui eux semblent etre ouverts sans etre forcement dans la légalité ..... Donc il est demandé au legislateur de remettre de l'ordre et on ne demande pas ('comme un paquet de nullos tel nicolas barre) d'ouvrir le dimanche n'importe quoi n'importe comment ... Car attention aux auto entrepreneurs qui viendront le dimanche matin faire des travaux dans les immeubles en betion au nom de leur liberte ... et on verra si tous les benets qui parlent de liberte auront encore le meme discours de patos. Nicolas Barre , des Echos , qui nous parle ce matin du plein emploi au pays bas .... un desinformateur qui evidemment ne parle pas des 50% de salaries a temps partiel avec moins de 20h par semaine ..... le bouffon nous parle du plein emploi neerlandais pour motiver un discours sur l'ouverture le dimanche et la prétendue necessite de dereglementée les professions de notaires, taxis et pharmacie qui donnerait 400.000 emplois nouveaux .... un comique qui n'arrive deja pas a nous montrer les 500.000 emplois de la restauration et de la construction à pole emploi

  • Par Ilmryn - 04/10/2013 - 11:44 - Signaler un abus Jerem l'argent des autres

    Par jerem - "mais oui et pendant la decennie UMP on a vu : la croissance record du pays les dépenses publiques fondrent et la dette baisser de 100% Allez , faites nous marrer avec des commentaires de beauf" . L'UMP de 2007 était dans les -faits- tout à fait socialo-étatiste mon bon, dans n'importe quel pays d'Europe ce serait un parti qualifié à gauche au mieux le PS de 2012 étant lui à l’extrême gauche. Seul les petites étiquettes et les slogans t'importent comme les gamins, Tu doit être un bon lecteur de l’imMonde et de l’Aberration. . L'ump n'a strictement rien reformé en profondeur Il a fait une politique keynésienne mortelle Il a arrosé le pays d'une pluie de taxes . Le PS lui avec son extrémisme fait la même chose mais tue en plus les entreprises et rajoute encore des couches d'état. . Seul les libéraux disent stop aux deux ET aussi au FN, autre parti socialo-keynesien avec une couche en plus de nationalisme et de racisme.

  • Par titine - 04/10/2013 - 22:16 - Signaler un abus Travailler "tue" !

    Bizarre car moi, il me fait vivre... Financièrement, physiquement, intellectuellement à 67 ans !!! Il m'arrive de bosser 7 jours sur 7 et plus de 12 heures par jour quelque fois si nécessaire... Je ne me suis pas servie de ma carte vitale depuis 30 ans et je m'en porte à merveille. Il n'est pas question de m'arrêter et j'en connais d'autres dans mon cas. Alors tous ces fous furieux d'experts, scientifiques et autres frappadingues à problèmes, basta ! Foutez nous la paix.

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Radu Dan Moisoiu - Guy Minguet

Radu Dan Moisoiu est médecin du travail dans le service interentreprises de l'Indre-et-Loire (AIMT37), réalisateur du site informatif www.medecinedutravail.net.

Guy Minguet est professeur de sociologie à l’Ecole des Mines de Nantes, chercheur permanent au LEMNA de Nantes, et associé au CGS Paris Tech. Il travaille sur les effets des changements d’organisation, d’action managériale sur la santé des salariés ; sur les régimes de conception exploratoire et d’innovation intensive ; sur la biomédecine, la production collective autour des nouvelles technologies et des pratiques médicales.

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