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Tireur de Libération et de BFM TV : l'erreur de diagnostic de Caroline Fourest sur les racines de la colère à l’égard des journalistes

Dans une tribune publiée par le Huffington Post intitulé des Tireurs de moins en moins isolés, Caroline Fourest s'indigne de "la haine" à l'égard des journalistes. Ces derniers seraient victimes de la vindicte d'un "café du commerce" devenu globalisé qui ne supporterait pas qu'on lui rappelle certaines réalités.

Ou pas...

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Tireur de Libération et de BFM TV : l'erreur de diagnostic de Caroline Fourest sur les racines de la colère à l’égard des journalistes

Caroline Fourest explique que les journalistes sont déconnectés de la réalité. Crédit Flickr

Dans une tribune publiée par le Huffington Post,  Caroline Fourest s'indigne de "la haine" à l'égard des journalistes. Selon elle, les journalistes sont là pour rappeler certaines réalités dans un climat populiste encore attisé par internet. Un diagnostic contesté par le sociologue Michel Maffesoli qui lui répond pour Atlantico.

En ces périodes d’instabilité, ne serait-ce point l’honneur de ceux qui ont pour vocation d’être des médiateurs, de pratiquer la médiation, que de mettre en œuvre une pensée et une parole hauturières en accord avec les bouleversements en cours ? L’approximation dans le langage des divers protagonistes des médias permet d’en douter ! L’approximation syntaxique, l’usage immodéré d’expressions à la mode, la propagation de l’information sur la base de reprises endogamiques, voilà les indices concordant de la légère superficialité du moment dont les organes de presse et divers moyens de communication tirent profit. Mais profit immédiat et sans horizons, que les journalistes risquent de payer, rapidement, fort cher.

De manière exemplaire, France Inter, radio de service public, cristallise aujourd’hui ces petits abandons et un véritable affaissement qu’en son temps Umberto Eco avait vu pour la télévision, lorsqu’il parlait de « néoTV », entendant par là une situation où le média ne parle plus que de lui-même, à lui-même. Disparition des rebelles par généralisation des rebelles. La méfiance, de plus en plus affichée, frappant aussi leur profession est des plus instructive et devrait leur faire entendre raison.

C’est-à-dire leur faire comprendre que quand quelque chose titube, la sagesse des peuples est d’aspirer à un nouveau principe : à une autre fondation.

Dès lors la fonction des « médiateurs », plutôt que d’aller et venir sur des sentiers battus et rebattus, est de savoir retourner le terreau sur lequel repose le vivre-ensemble, et ce afin que l’obscur du fonds puisse émerger. Voilà le vrai rôle d’initiateur que devrait jouer le médiateur : accompagner ce qui est là. Je l’ai souvent indiqué dans des livres antérieurs : en rappelant ce qui unit l’humus et l’humain, on participe à un humanisme intégral et l’on évite les pièges et dangers propres à l’obscurantisme qui est toujours, potentiellement, prêt à renaître.

Les médias pourraient en prendre de la graine ! En effet, après les intellectuels et les politiques, c’est au tour des journalistes d’être l’objet d’une méfiance de plus en plus grande. Il suffit d’écouter nombre d’émissions (télés, radios, réseaux sociaux), de lire des articles pour constater que ce qui prédomine est un sentiment « d’entre soi » : ils se parlent les uns aux autres, les uns des autres, sans se préoccuper de ceux auxquels ils sont censés s’adresser. On constate par exemple un phénomène de mimétisme de la critique littéraire, cinématographique, culturelle en général : point n’est besoin de lire la pile de livres reçus, de se déplacer dans les Premières, il suffit d’endosser le pas et de suivre le premier qui tire. Les services de presse des éditeurs le savent bien, qui élaborent des dossiers de presse de plus en plus complets, permettant aux journalistes pressés d’envoyer un papier bien formaté : quatre phrases reprises du dossier pour raconter l’histoire, exposer la problématique, puis une ou deux phrases pour qualifier l’objet et c’est ainsi que l’abondante production annuelle de livres, de films, d’expositions se réduit à un petit nombre d’évènements « à la mode ». Et bien sûr, cette mode ne saurait tolérer une remise en question un peu violente des grands principes de la doxa. Pourtant, ne seraient-ce pas ces francs-tireurs qu’attend le public ?

 
Commentaires

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  • Par Imragen - 20/11/2013 - 09:01 - Signaler un abus ?

    Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement Et les mots pour le dire arrivent aisément Boileau

  • Par FF74 - 20/11/2013 - 09:17 - Signaler un abus Joli texte.

    Joli texte, jolie plume: bien plus alerte que la mienne. Néanmoins, ça sonne creux et même faux. L'objet de cet article est-il de ne pas "stigmatiser les journalistes, qui dans leur plus grand nombre, respectent les us et coutumes de notre pays et ne cherchent qu'à s'intégrer dans le paysage audiovisuel multiculturel" ? Moi aussi je peux parler "le journaliste moderne". A ceci près que je cherche toujours la pluralité de pensée dans le monde médiatique remplacée par la pédance généralisée à l'égard "du beauf du café du commerce" qui lit quand même que 90% de la profession se présente spontanément comme "de gauche" et fortement centralisée sur Paris (quotidiens nationaux et médias télévisés). La consanguinité, les mêmes formations "idéologiques" n'aident pas vraiment à se remettre en cause, non ? Quelque part le thème est abordé ici par le biais de la phénoménologie, mais ce qui caractérise la personne de gauche c'est avant tout l'idéologie dont on ne doit pas dévier: être un pur et dur. Mais non, je suis certain qu'on va me dire qu'il n'y a pas de lien...

  • Par Ravidelacreche - 20/11/2013 - 09:26 - Signaler un abus pour paraphraser Nietzsche...

    Fourette se met le doigt dans...l'oeil.

  • Par gliocyte - 20/11/2013 - 09:43 - Signaler un abus Le cercle rance

    Fourest n'a pas encore compris que le cercle rance est celui qu'elle forme avec ses congénères. Appeler à la délation, voilà leur rêve pour pouvoir continuer à faire leur cinéma, un navet de plus qui ne comble que les bobos.. Mensonge, fausse accusation d'agression, terrorisée par des pacifiques à la sortie d'un train au point d'être escortée par des policiers, elle appelle les siens à se carapacer encore plus. Cette carapace n'est qu'un durcissement de sa protection contre la réalité, un comble pour une "journaliste". Elle parle du bistrot global, nous on lui conseille le bistrot d'Aubervilliers de Rayski, qu'elle y aille donc boire un café. La qualité suprême de Fourest? Elle pourrait rendre par ricochet même une pierre homophobe, raciste et islamophobe, tant sa mauvaise foi est outrancière. Peut-être est-ce le but recherché car , financièrement, elle en vit.

  • Par laurentso - 20/11/2013 - 09:45 - Signaler un abus Un texte qui tombe dans les travers qu'il prétend dénoncer

    Le discours d''entre-soi d'un intellectuel incapable d'un discours clair et étayé. Aucun exemple précis, à part une allusion étrange à France Inter. Et que vient faire ce titre bizarre attaquant Caroline Fourest, dont il n'est absolument pas question dans l'article ? Voila un défaut nouveau du journalisme, notamment sur le web : vouloir créer un "buzz" et des fausses polémiques là où il n'y en a pas ! Parce qu'au fond, Maffesoli dit AUSSI que les journalistes sont déconnectés de la réalité de terrain ! L'influence, sans doute, du premier journaliste de France, qui marque une génération de stagiaires roumains du web, par son sens du titre et sa déontologie à toute épreuve : Jean-Marc Morandini.

  • Par EOLE - 20/11/2013 - 09:45 - Signaler un abus Pour les français,

    les journalistes sont à la première place des guignols de la république; bien évidemment, il y a d'autres marches sur ce podium...

  • Par gliocyte - 20/11/2013 - 09:54 - Signaler un abus @laurentso

    Les titres des articles sont de plus en plus éloignés du corps de l'article chez Atlantico. L'auteur n'est visiblement pas autorisé à les écrire, ni même d'avoir un droit de regard. Cependant le texte de Fourest est mis en lien. L'avez-vous lu? Jamais Fourest ne remet en cause les journalistes, c'est même tout le contraire. Les coupables sont les internautes!

  • Par gliocyte - 20/11/2013 - 09:57 - Signaler un abus @Laurentso

    Je ne m'inquiète pas, mon cerveau sera toujours plus pourvu en neurones que le vôtre. Jamais la grande lessive du"politiquement correct" n'y fera les ravages que nous pouvons constater sur le vôtre au travers de vos commentaires.

  • Par Daniel carton - 20/11/2013 - 10:28 - Signaler un abus Enfumage ?

    Voyez je prends un mot à la mode . Modestement ,je pense qu'il faut simplifier le débat et aller à l'essentiel . L'influence des journalistes sur L'OPINION , ce pourquoi ils sont chouchoutés par les dominants . Hors ce pouvoir est de plus en plus eventé . Nous sommes de moins en moins influençables . Paradoxalement c'est aussi grace à vous (journalistes)

  • Par Brondillant - 20/11/2013 - 10:38 - Signaler un abus ben on a du mérite

    à lire l'article jusqu'au bout!!! n'heureusement que le dico est pas loin lol. Fait marcher les neurones, à part ça t'apprends pas grand chose à part que l'auteur de l'article est capable de jacter 3 plombes sans que t'entrave que dalle. Elle est où Caroline Forest ? Bon j'vs prendre un cachet et me coucher, faut que j'récupère.

  • Par Brondillant - 20/11/2013 - 10:43 - Signaler un abus le journaliste

    devrait, je dis bien devrais, être objectif. On en est loin, voire très loin. Le journaliste devrait clairement dire ce qu'il est: d'opinion, d'investigation, etc......Aujourd'hui le journaliste dit clairement que si t'es pas d'accord avec lui , t'es un con. Morandini a ps sa carte de journaliste, j'y crois pas. Bourdin l'a, comme quoi.

  • Par Brondillant - 20/11/2013 - 10:47 - Signaler un abus @ Lorentso

    on se laisse toujours influencer par ses préjugés. Ça sert à ça les préjugés. Exemple: vous pensez que tous les gens de droite sont des cons, racistes, profiteurs, xénophobes, blancs. Tout votre discours en découle. En fait il faudrait que vous changiez vos pré-jugés. La lutte des classes c'est un préjugé.

  • Par Jacquet - 20/11/2013 - 10:56 - Signaler un abus Ils se regardent le nombril

    Je partage l'avis de l'auteur de l'article.Je le résume en langage " peuple " : ils se regardent mutuellement le nombril.

  • Par laurentso - 20/11/2013 - 11:11 - Signaler un abus @brondillant

    Votre "exemple" est purement théorique : je vous mets au défi de trouver un seul de mes messages qui aille dans le sens des idées que vous me prêtez. C'est vous qui avez des préjugés, ici. @Daniel Carton (curieux pseudo) : l'influence des journaliste sur "l'opinion", elle est, voyons... nulle. Si tant est que "l'opinion", cela veuille dire quelque chose, on se le demande depuis Ronsard.

  • Par laïcité - 20/11/2013 - 11:40 - Signaler un abus Bien sûr que la profession journalistique

    est de plus en plus décrédibilisée aux yeux de l'opinion. Dans cette profession nous avons aujourd'hui quelques "faiseurs" d'opinion", en général bien orientés à gauche, et une multitude de "journalistes suiveurs" qui se contentent de répéter comme des perroquets ce que les premiers leur dictent comme étant la vérité. La conséquence, c'est que nous n'avons plus sur nos grands médias de pluralité de l'information. Cette information sélectionnée et bien "formatée" est la même que l'on distille un peu partout.Nous avons déjà une AFP, noyautée par la CGT, qui filtre l'information (ce que le "bon peuple" doit savoir et ne pas savoir ) ensuite nos "journaleux aux ordres" terminent le travail de "formatage" du "bon peuple" !...Quant à Fourest, la voix de BHL, elle est outrageusement favorisée par les grands médias alors qu'elle ne représente pourtant qu'elle-même !

  • Par Tholar - 20/11/2013 - 11:49 - Signaler un abus Article incompréhensible

    Je ne suis que Bac + 5, mais quand même, essayez d'écrire de façon être intelligible pour la masse.... Et si je puis me permettre, quel rapport entre le chapeau et l'article ? C'est un peu léger, là.

  • Par un_lecteur - 20/11/2013 - 13:04 - Signaler un abus Ah ce bon vieux Boileau !

    Avant donc que d'écrire, apprenez à penser (Chant I) Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément. (Chant I)

  • Par Ganesha - 20/11/2013 - 13:30 - Signaler un abus Communisme

    Même s'il est, effectivement, écrit dans un langage inutilement précieux, je pense avoir suffisamment compris le texte de mr Maffesoli, pour pouvoir dire que je ne suis pas d'accord avec lui ! Le grand reproche que le public, le peuple, fait à la clique des journalistes, c'est de défendre par tous les moyens, et ils sont grassement payés pour cela, l'ordre social actuel représenté par l'alternance UMP-PS ! Diaboliser le FN, cela a très bien marché pendant des décennies, mais cette époque est maintenant révolue ! Histoire de me regarder le nombril, je signale qu'aujourd'hui, en commentaire de l'article de mr Goetzmann, je fais la promotion du Communisme !

  • Par 20dicte - 20/11/2013 - 13:32 - Signaler un abus La sociologie est un oracle

    La sociologie est un oracle qui n'obéit qu' à ses propres gourous tandis que le journalisme : c est l' inverse.

  • Par Vincennes - 20/11/2013 - 16:13 - Signaler un abus Cet article manque de simplicité et il aurait été judicieux

    que son Auteur se "préoccupe de ceux auxquels il s'adresse" comme le font avec brio tous ces Journaleux , sur les chaines publiques inféodées au PS où règne, en effet, un sentiment "d'entre soi" oubliant qu'ils sont royalement rétribués grâce à la redevance de TOUS les Français alors que la droite n'est absolument pas représentée pas + que les autres courants Je me rappelle les propos de J.J. BEINEX chez Taddéi à savoir : "son ras le bol devant un tel cumul des fonctions des Journalistes précisant qu'il serait bien que les chaines publiques (TV des privilèges), AERENT......VENTILENT!!! parlant bien sur de la TV des Mandarins. Et lorsque vous faites part de votre mécontentement à R.PFLIMLIN.....son secrétariat vous répond qu'il faut vous adresser aux Médiateurs.....lesquels s'en foutent pas mal (alors l'utilité des Médiateurs ( aux chiottes)......et ainsi on tourne en rond et eux restent entre eux......c'est ce qu'ils veulent NON!!! Je vais déduire ma redevance car RAS LE BOL

  • Par naejnaej - 20/11/2013 - 16:22 - Signaler un abus Tout a fait d'accord avec Fourrest...

    Les gens en ont marre de la trahison répété des journalistes, par ex, le fameux "ras le bol fiscal"... Mais je comprend que les patrons de rédaction et autres grands journaleux baveux se sentent en danger parce qu'ils gagnent très (trop pour ce qu'ils font...) bien leurs vie et donc ont peur des impôts et donc nous avons droit depuis quelques semaines a un matraquage tellement violent que des gens qui ne paient même pas d’impôts ressentent eux aussi le ras le bol fiscal. Le pire c'est qu'il parait que petit journaleux baveux est un des pires métiers car il y la précarité et beaucoup de concurrence... Je ne comprend pas que des gens qui sont traités comme de la crotte soient d'aussi gros collabos... Bien sur il reste quelques vrais journalistes mais malheureusement ils ne sont pas ou quasiment pas dans les grands médias.

  • Par naejnaej - 20/11/2013 - 16:44 - Signaler un abus enfin pas tout a fait d'accord avec Fourrest

    Les grands médias sont des traîtres au service des puissances de l'argent, ils nous manipulent sans cesse pour le plus grand bien des affairistes millionnaires aux poches sans fonds.

  • Par Benvoyons - 20/11/2013 - 17:48 - Signaler un abus laurentso 20/11/2013 - 11:11 C'est bientôt l'hiver Brondillant

    te mouche, dit merci; Tu ne crois pas tout de même que l'on va garder tous tes messages pour te les faire relire. Même pas le courage de respecter ses mémos. Tu es toute la gauche grandeur Caton Président.

  • Par SkipJ - 20/11/2013 - 18:27 - Signaler un abus Schizophrénie galopante

    Donc le monsieur reproche zomédia "l'approximation syntaxique, l'usage immodéré d'expressions à la mode, la propagation de l'information sur la base de reprise endogamique". Comme l'utilisation de l'expression "bien-pensant", comme par exemple dans le titre "Les nouveaux bien-pensants" ?

  • Par Rawan - 20/11/2013 - 18:32 - Signaler un abus Rage Against The Machine (1)

    Le problème du journaliste en général est qu'il n'a pas su s'adapter à l'ère numérique. Jadis, on parvenait encore a donner l'illusion qu'un journaliste, ce n'est finalement qu'un Mr et Mme Tout-le-Monde qui s'est passionné pour le journalisme, a peut-être fait des études en ce sens, et en a fait son métier. Mais depuis que Mr et Mme Tout-le-Monde dispose de son pack internet all-in-one, il (et elle) a pris l'habitude - histoire de rentabiliser un max l'abonnement - de zapper frénétiquement d'un site à l'autre, d'un média à l'autre. Et là, patatras, ce petit monde imaginaire s'est écroulé. Mr et Mme Tout-le-Monde découvrent, ébahis, une corporation de robots interchangeables, qui disent tous la même chose. Mais pas la même chose qu'au café du commerce : la même chose que les autres journalistes. L'ancienne théorie qui voulait que le journaliste n'était qu'un humain comme les autres s'effondrait. Et la nouvelle théorie a pris corps : les journalistes sont d'anciens humains passés à la moulinette du lavage de cerveau des écoles de journalisme, calibrés puis filtrés par les DRH, et dont seuls sortent ceux dont la conformité ISO à la langue politiquement correcte est établie.

  • Par Rawan - 20/11/2013 - 18:39 - Signaler un abus Rage Against The Machine (2)

    Des tests très simples permettent de vérifier la conformité ISO du journaliste. En sortie de la Machine à Formater, le terme correct devient "nous allons connaître un épisode neigeux", qui remplace l'atrocement poujadiste, populiste et démagogue "il va neiger" du café du commerce. L'impitoyable élimination de la chaîne de production - par la cellule "contrôle de qualité" des medias - des candidats-journalistes s'obstinant à prononcer des phrases fascistes comme "il va neiger" (qui rappellent le sombre hiver 1944 et autres heures les plus sombres de notre histoire) permet aux médias d'offrir un produit calibré correspondant aux attentes moyennes mesurées par la division marketing. Dans notre société permissive, il reste évidemment l'éternel problème de la clientèle inadaptée au produit, atteinte du syndrôme du Rage-Against-The-Machine, une rage qui s'abat systématiquement sur l'ultime version du robot journalistique calibré ISO sorti des cartons : le modèle Caroline Fourest.

  • Par golvan - 20/11/2013 - 19:20 - Signaler un abus Le principal problème de la

    Le principal problème de la presse française est d'être soutenue par des subventions. Il s'ensuit que des journaux de snobs parisiens peuvent répandre un catéchisme de gauche, d'une gauche grosse et grasse de subventions, de prébendes, jamais au contact de la réalité vécue au-delà du périphérique, une gauche de cooptation, une gauche de bourgeoisie fonctionnarisée, sans que la faiblesse du nombre de leurs lecteurs ne les contraigne à disparaître. Si les journaux devaient vivre de leur lectorat, ces journaux de gauche disparaîtrait dans les mois qui viennent, ou bien ils devraient adapter leur contenu à ce que les Français "ordinaires" attendent de la presse c'est-à-dire décrire la réalité de la vie sociale française et non, par exemple, décrire les fantasmes de Terra Nova et enfumer tout le monde à coups d'articles délirants et mensongers. En attendant la coupure des subventions à la presse écrite, les Français se tournent vers les sites d'information, mettant en évidence l'imposture des écoles de journalisme en France. La montée en puissance du lectorat de Valeurs Actuelles face à la fonte des lecteurs de Marianne (et de tous les journaux de gauche) est emblématique du sujet.

  • Par titine - 20/11/2013 - 20:35 - Signaler un abus Fourrest

    c'est généralement le café du commerce...

  • Par issartier - 20/11/2013 - 20:40 - Signaler un abus Qui fera un bon boulot

    Qui fera un bon boulot d’assainissement de la presse en interdisant toute subvention aux journaux et toutes niches fiscales aux journaleux, étant entendu qu’ il faudra encore mettre un terme, en les publiant largement, aux histoires de cul juteuses politiques/journalistes. Ces trois mesures de justice sont nécessaires pour ne plus entendre parler de nombre de faux journalistes qui ruinent la crédibilité de cette profession, telle C. Fourest

  • Par cloette - 20/11/2013 - 21:31 - Signaler un abus bravo

    bravo à Michel Maffesoli d'oser le dire ! Quant à Caroline Fourest , ce qu'elle dit n'a aucun intérêt !

  • Par vangog - 21/11/2013 - 00:17 - Signaler un abus Le fantasme de Caroline Fourest s'appelle

    Abdelakhim Deckar, mouvance islamo-gauchiste, tendance "café du commerce globalisé anti-journalistique".... Voilà encore une journaliste (sic) qui a confondu l'idéologie et le journalisme!

  • Par rudi11 - 21/11/2013 - 06:51 - Signaler un abus çà fait longtemps

    qu on n apprend plus grand chose dansles infos de la tele...çà ressemble à du theatre, concours à celui qui parlera le plus fort, qui coupera les invités le plus vite... un tireur à paris ? les chaines d info continue ont passé une journée à galoper dans les rues de paris, à parler sans savoir, bref à faire fuir les auditeurs...tant de moyens pour tant de betises.. je crois qu il n y a plus de journalistes à paris, mais des vedettes qui se montrent, jugent, condamnent, radotent sur un jeu de baballe pendant des heures......le reste du monde ? on connait pas.

  • Par Djib - 21/11/2013 - 09:21 - Signaler un abus @rawan. Rage against the machine

    Sublissime commentaire.

  • Par CN13 - 21/11/2013 - 13:31 - Signaler un abus des journalistes PRO se comptent sur les doigts d'une main !

    En France, des journalistes professionnels et non partisans d'un parti politiques se comptent sur les doigts d'une main. Quand aux autres... qui se bombardent... "journalistes" alors qu'ils ne sont qu'animateurs télé ou de radios, ne sont que les maîtres de l'INTOX, de la manipulation médiatique prouvant, de ce fait, qu'ils se foutent de la gueule des Français les prenant pour des imbéciles... et qu'ils dominent en tout (promotion canapé comprise). D'ailleurs, vous le constaterez aux prochaines échéances électorales, comme cela s'était passé avant les présidentielles de 2012 où ils ont été "catégoriquement" anti-sarko pour mettre (par défaut) Hollande, puisque leur favori DSK avait fait la UNE sur ses exploits sexuels.

  • Par jean fume - 21/11/2013 - 13:34 - Signaler un abus Oui, ce qui est particulièrement édifiant dans cette affaire,

    c'est le nombrilisme des média en général et de BFMTV en particulier, de parler d'eux-mêmes, comme étant pour eux le centre du monde.

  • Par ISABLEUE - 21/11/2013 - 14:10 - Signaler un abus Fourest serait une journaliste ??????

    Haine contre les journalistes ?? en plus elle se donne de l'importance. Les BONS journalistes se comptent sur les doigts d'une main dans ce pays. Par contre, en ce moment, ils sont tout en train de retourner leur veste...

  • Par Freiheit - 21/11/2013 - 14:22 - Signaler un abus Les intellos parlent aux intellos....

    Qu'en termes plus simples tout cela aurait pu être dit... Votre analyse est pertinente mais vous avez aussi une sacrée tendance à l'entre-soi. Il faut un dictionnaire de philosophie pour bien appréhender le sens des nombreux concepts que vous utilisez. Je n'en ai pas. Amener nous à réfléchir, à remettre en cause le réel, le bien-fondé de nos a-priori, et ne prenez surtout pas la pose. J'attends avec impatience vos prochains articles car vous avez des choses à dire....Il ne reste plus qu'à les partager.

  • Par gegemalaga - 21/11/2013 - 14:32 - Signaler un abus un peu intello..

    domage ; moi , je ne connais ( pas encore caroline Fourest ); je suis surpris , que , en tant que journaliste , elle soit surprise de ce que l " on " pense des journalistes ...; enfin...elle n'a qu'a ouvrir quelques journeaux , reguliérement , et : LIRE ce qui y est narré ;

  • Par Saz - 21/11/2013 - 17:22 - Signaler un abus @rawan - tout est dit

    Bravo! L'objectivité est tellement absente des médias que je me demande s'ils l'ont enlevé du dictionnaire. Ça doit être un concept oublié des écoles de journalisme. C'est très absente de la tête de notre petite Caro.

  • Par smiti - 21/11/2013 - 19:04 - Signaler un abus Un papier au style pédant

    qui ne décrit pas le problème réel de la presse et des journalistes, à savoir la captation d'un pouvoir énorme et illégitime, ni ne souligne leurs conséquences néfastes dans le fonctionnement démocratique de ce pays : manipulation des esprits, conflits d'intérêts, abus d'influence, pressions dogmatiques. Autant de travers qui bloquent notre société, creusent des fossés entre les français, et orientent les choix politiques vers les pires qui se puissent trouver. Il faut une presse équitablement diversifiée ou bien il faudra l'éradiquer, c'est la seule alternative pour s'en sortir.

  • Par FrançaisBreton - 23/11/2013 - 11:12 - Signaler un abus MERCI

    Merci ATLANTICO, merci Internet. Citoyen Français lamda, je connais depuis peu ce journal , des amis me l'ont fait découvrir.. J'aime la qualité de ses articles et des interventions des lecteurs. Je ne regarde plus ou quasiment plus les journaux de France 2, France 3 , je n'écoute plus France infos, France inter Je suis écoeuré par la politique de cette gauche pour laquelle j'ai toujours voté, sauf depuis 2007, écoeuré par ces journalistes majoritairement de gauche qui n'ont pas le courage de décrire la situation exacte dans laquelle ce gouvernement nous entraine.

  • Par jmpbea - 24/11/2013 - 10:53 - Signaler un abus de plus en plus le microcosme....

    ils ne parlent que pour leurs idées, ils se reçoivent entre eux dans les médias (double salaire), ils créent de toutes pièces de soit-disant informations qui sont bien souvent contredites ou minorées par la suite ( vous modifiez mes propos....) ils crient à la chasse aux soecières à la moindre remarque sur leur soit-disant déontologie....il faut voir quand ils interviewent quelqu'un qui n'est pas de leur clan : le" faux-cuisme" est de rigueur à tous les étages.....MINABLE

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Michel Maffesoli

Michel Maffesoli, sociologue, membre de l'Institut universitaire de France, est professeur à la Sorbonne.

Après avoir publié Homo Eroticus aux éditions du CNRS, il a écrit les Nouveaux Bien-pensants, aux éditions du Moment (janvier 2014).

Michel Maffesoli a publié au mois d'octobre 2014 L'Ordre des choses (CNRS éditions). Puis La France Etroite en 2015 et La Parole du silence, au Cerf en 2016. 

 

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