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Et s’il était temps d’envisager que nous ne rembourserons pas toute la dette ?

Tiraillée entre approche keynésienne et doctrine libérale, l'Europe ne sait pas sur quel pied danser. Le pragmatisme et la realpolitik doivent l'emporter sur les vieux clivages d'économistes. Première étape : reconnaître un défaut de paiement raisonné de la dette européenne.

Défaut de paiement

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Et s’il était temps d’envisager que nous ne rembourserons pas toute la dette ?

Entre approche keynésienne et doctrine libérale, l'Europe ne sait pas par quel bout prendre la crise.

La situation économique mondiale créée par le surendettement des Etats est inextricable. Il n’y a pas d’issue dans le cadre des routines économiques dominantes, entre une approche conjoncturelle keynésienne inadaptée à un blocage structurel de surendettement (public et privé) et un moralisme ordo-libéral à l’allemande à l’opposé de la realpolitik indispensable. Loin de ces références d’une autre période, nous avons besoin d’une stratégie pragmatique de sortie d’une situation qui stérilise les potentiels de croissance et qui ne peut nous conduire qu’au pire, dont les émeutes britanniques n’ont été qu’un avant-goût.

Cette stratégie ne peut pas passer par des politiques d’austérité qui rendent encore plus impossible le remboursement de la dette, par contraction du revenu national, diminution des recettes fiscales et, in fine, accroissement du déficit budgétaire. Cette stratégie ne peut pas passer non plus par des politiques de relance coûteuses et impossibles à financer dans les conditions actuelles. Ces deux voies conduisent à l’aggravation du problème plus qu’à sa solution. Rouler la dette à l’infini ne sera plus possible car les créanciers deviennent méfiants devant cette forme de cavalerie qui consiste à emprunter toujours plus pour assurer les échéances de la dette antérieure. Enfin, les banques centrales ne peuvent pas faire de miracle et si la monétisation de la dette n’est pas le diable, elle trouvera vite ses limites, sauf  à provoquer une perte de confiance dans les monnaies fiduciaires… l’antichambre du pire. Les Etats doivent donc prendre leurs responsabilités et poser un acte fort, ouvrant un degré de liberté dans le système: soustraire la dette souveraine aux marchés, à travers l’affirmation régalienne d’un défaut de paiement raisonné, organisé et administré, couplé à une réforme budgétaire et fiscale assurant à très court terme l’équilibre des budgets primaires des Etats, hors service de la dette. Le défaut et la réforme sont indissociables, l’un sans l’autre n’a aucun sens et aucune viabilité.

Le défaut : condition indispensable

Aucune solution n’est indolore. Le défaut raisonné fera des victimes : les épargnants (à travers la décote de leurs assurances vie, fonds de pension et autres placements bourrés de dettes souveraines), les banques et les compagnies d’assurance qui ont prêté aux Etats et dont certaines devront être nationalisées pour échapper à la faillite. Il faudra voir après ce qui pourra être fait pour les créanciers partiellement spoliés par le défaut et les indemniser au mieux, une fois la croissance repartie et les budgets des Etats remis en ordre : rembourser ce qui pourra l’être quand ce sera possible, mais sans la pression des marchés irrationnels et des spéculateurs cupides, et sans remettre en cause les équilibres fragiles de nos sociétés. Dans un premier temps, le défaut est la condition indispensable pour éclaircir le paysage économique et permettre le retour à un calcul économique sain, débarrassé des craintes inflationnistes, liées à un risque de monétisation outrancière (avec la fièvre de l’or purement stérile qui va de pair), et des angoisses déflationnistes induites par le rigorisme allemand (et les anticipations de dépression qui vont avec). La règle d’or de l’équilibre budgétaire  peut ainsi devenir une vraie stratégie de retour à la croissance si elle s’accompagne d’un défaut raisonné qui permette d’équilibrer le budget primaire dans le maintien des devoirs des Etats, car il n’est pas question de sacrifier :

-        ni une éducation accessible à tous, une recherche performante et les infrastructures d’avenir, nécessaires à la croissance de demain,

-        ni la solidarité sociale, la sécurité et la justice indispensables à la cohésion des sociétés,

-        ni la défense, dans un monde plein de dangers où la négligence en la matière est fatale.

 Jouer collectif

L’idéal serait qu’un tribunal international de la dette détermine les coefficients de dépréciation nécessaire des dettes souveraines pour repartir sur des bases saines. Toutefois l’idéal n’est pas de notre monde, les  grands pays débiteurs n’agiront pas de conserve et le tribunal international de la dette n’existera pas. Donc tout cela va se passer dans la plus grande brutalité des rapports de force internationaux. Mais l’issue ne fait aucun doute : le défaut partiel d’une bonne partie des pays développés. Pour limiter les dégâts collatéraux,  le plus tôt sera le mieux. La question clef pour la zone euro est sa capacité à organiser collectivement un tel défaut raisonné : sinon, elle éclatera, ses ex-membres joueront perso et prendront individuellement  de plein fouet le défaut que les Etats-Unis, eux, sauront organiser après les élections de 2012, pour relancer leur croissance et sauver le dollar, après avoir amusé la galerie avec de la monétisation. Dans ce cas, ce ne sont pas les fondamentaux économiques qui auront fait la différence (ils sont plutôt en faveur de la zone Euro) mais la crédibilité de la gouvernance. Non, l’Europe n’est pas sauvée et les Etats-Unis ne sont pas défaits : tout reste à écrire.

 
Commentaires

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  • Par ZOEDUBATO - 18/12/2011 - 10:20 - Signaler un abus Qui va payer les dettes laissées par les socialistes ?

    Les régimes socialistes ont ruiné l'Irlande, la Grèce, l'Espagne, le Portugal et amené au bord du gouffre l'Italie et la France Alors qui va payer ? Réponse de la gauche : il est impossible d'avoir une meilleure gouvernance que la Gauche sans tricher . Les pays prospères et de droite doivent payer nos dettes pour punir le privé qui votent à droite et imposer notre totalitarisme d'Etat

  • Par Laulau - 18/12/2011 - 10:34 - Signaler un abus La monnaie et la dette

    « Il est absurde de dire que notre pays peut émettre des millions en obligations, et pas des millions en monnaie. Les deux sont des promesses de payer, mais l’un engraisse les usuriers, et l’autre aiderait le peuple. Si l’argent émis par le gouvernement n’était pas bon, alors, les obligations ne seraient pas bonnes non plus. .. Thomas Edison

  • Par Laulau - 18/12/2011 - 10:35 - Signaler un abus Suite

    Pas mal non ? Je trouve que ça éclaire bien la situation actuelle. Depuis la loi "Pompidou Rotchild", l'état est obligé d'emprunter avec intérêts à des banques privées. Cela qui reviens à céder aux banques son privilège régalien de création monétaire, car la monnaie n'est pas autre chose qu'une reconnaissance de dette.

  • Par Laulau - 18/12/2011 - 10:36 - Signaler un abus re-suite

    Alors une question: quand l'état emprunte 100 comment peut-il rembourser 100+intérêts, alors que la masse monétaire initiale créée n'est que de cent ? A part en empruntant à nouveau pour créer de la monnaie, je ne vois pas. Vous avez la le fond du problème et les "règles d'or" et autres billevesées n'y changerons rien.

  • Par Jean-Francois Morf - 18/12/2011 - 10:38 - Signaler un abus Les banquiers n'ont rien prêté aux Etats: c'est le contraire!

    Attention: les banques n'ont pas exactement prêté aux Etats: elles étaient ruinés en 2008, et les Etats, déjà ruinés en 2008, leur ont donné 13'000 milliards de reconnaissance de dettes pour les requinquer! Les banquiers ont immédiatement comptés ces dettes comme fortune et ont recommencé à jouer au casino comme avant! C'est donc aux banquiers de rembourser ces dettes dues depuis 2008!

  • Par LeditGaga - 18/12/2011 - 10:52 - Signaler un abus La phrase clé :

    "Donc tout cela va se passer dans la plus grande brutalité des rapports de force internationaux"... et là Mr Régnault a tout dit : tous aux abris et amassons pâtes alimentaires, conserves et sucre, l'état de nos armements ne garantit pas vraiment notre survie !

  • Par LeditGaga - 18/12/2011 - 10:56 - Signaler un abus Car...

    Souvenez-vous, quand un débiteur ne peut plus payer un créancier, ce dernier lui envoie la cavalerie d'huissiers patentés, ces requins sans foi ni loi... et sur la scène internationale, point d'huissiers, ceux-ci étant représentés par des divisions blindées beaucoup plus efficaces ! Alors oui, gardons notre optimisme légendaire et... tous aux abris !

  • Par Orel35 - 18/12/2011 - 11:23 - Signaler un abus Le camp de la peur

    "Si vous devez 1000£ à votre banquier vous êtes à sa merci, si vous lui devez un million c'est l'inverse" Keynes Notre gouvernement a oublié qu'il pouvait faire pression sur les financiers en les menacant d'un défaut qu'il les ruinerai, nous pouvons renégocier les contrats en leur mettant le couteau sous la gorge. Rappelons leur que par le passé les rentiers ont souvent payés l'addition.

  • Par alankin - 18/12/2011 - 12:45 - Signaler un abus Un petit calcul

    80% de PIB de dette à 2% de taux = 1,6% de PIB pour l'intéret de la dette. En 2012 en France les taux montent à 3%... donc, en dessous d'une croissance de 5% sur 10 ans, donc impossible, on ne pourra pas rembourser. Au delà d'un % de dette du PIB, on peut faire comme on voudra, on n'y arrivera pas. Les Allemands ont dépassé ce seuil.... Donc, si la BCE ne prête pas à 1% aux états, c'est cuit.

  • Par alankin - 18/12/2011 - 12:48 - Signaler un abus @orel 35

    pas dur, il suffit de dire : la BCE prête maintenant à 1% aux états. aussi simple que cela. vous verrez tous les taux plonger instantanément. ça s'appelle une politique monétaire.

  • Par bobocleaner - 18/12/2011 - 13:14 - Signaler un abus bon on spolie quel preteurs ?

    les banques pour les pousser vers la faillite ? les investisseurs étrangers pour se ferme l'accés aux marchés ? les Francais en réduisant à zéro les timides efforts d'épargne personelle en matiére de retraite ? J'adore ce genre d'article pompeux et qui use de métaphore pour ne pas dire QUI paye . vous mériteriez de participer au 357 éme somme de la derniére chance de l'Union Européenne

  • Par HR - 18/12/2011 - 13:17 - Signaler un abus Défaut? Mais de quel défaut parle-t-il?

    Le drapeau qui illustre cet article devrait plutôt rappeler que le problème en Union Européenne, ce n'est pas la dette souveraine. Le problème , c'est la souveraineté. Est-ce que les Européens sont capables de se gouverner eux-mêmes? Les bases américaines en Union Européenne, l'intervention du FMI de Washington dans la zone euro rappelle une chose: Nous sommes en défaut de gouvernement.

  • Par vangog - 18/12/2011 - 14:05 - Signaler un abus Défaut raisonné, admettons!...Sauf à nationaliser les agences,

    en plus des banques, cela revient donc à perdre notre triple A et donc à doubler ou tripler les intérêts de la dette. L'Europe devient dès lors beaucoup moins attractive pour les investisseurs internationaux (notre cher prêteur, la Chine Socialiste, qui guette notre désindustrialisation rapide) et, comme les USA, imprime de l

  • Par René - 18/12/2011 - 14:08 - Signaler un abus Faisons payer les responsables

    -26 Ans de Mrs.Mitterrand-Chirac avec leurs équipiers ont ruiné la France.--Je propose d'inclure dans la constitution, La Responsabilité d'Etat--Qui permettrait la saisie des biens de ceux qui sont responsables des dettes de la France.--Car malheureusement pour nos jeunes , eux payeront ( A cause de ces "profiteurs" ) et on ne leur fera aucun cadeau.

  • Par vangog - 18/12/2011 - 14:10 - Signaler un abus nous imprimons donc de la monnaie!

    comme les USA, qui, eux, n'ont pas subi notre désindustrialisation des trente dernières et ont (encore) du pétrole! Pétrole que l’Europe paiëra d'autant plus cher qu"elle a dévalué. Résultat; en plus de nous faire revenir aux erreurs des vieilles idéologies avec une cascade de nationalisations, l’Europe sera obligée de ramper devant les derniers états qui voudront bien lui prêter, la Chine...

  • Par vangog - 18/12/2011 - 14:16 - Signaler un abus Le désastre aurait du être anticipé depuis plus de trente ans...

    pour avoir une chance de trouver une solution; Les Allemands l'ont fait partiellement en conservant leur tissu industriel et en privilégiant un dialogue social raisonné. A cette époque, nous avions des incapables qui subventionnaient la désindustrialisation de la France, des syndicats réacs qui refusaient tout dialogue et toute réforme, et un président qui ne pensait qu'à sa place au Panthéon!

  • Par letroll - 18/12/2011 - 14:21 - Signaler un abus Enfin !!! on aborde la vraie solution

    nous sommes sur la bonne voie, on aborde enfin la solution au problème d'endettement .. le défaut de paiement total ou partiel. de toute façon cela se terminera comme ça, il est donc préférable de la faire de façon coordonné plutôt que dans le désordre le plus complet.

  • Par letroll - 18/12/2011 - 14:40 - Signaler un abus dettes des socialistes ???

    il faut arrêter avec ce vieux mensonge. les dettes ont été faites par tous les gouvernements, surtout ceux de droite qui semblent de plus en plus au service des banquiers et de la finance internationale. le problème principal actuel vient de l'insuffisance des rentrées fiscales, donc des impôts sur les plus riches et les grosses entreprises

  • Par vangog - 18/12/2011 - 14:57 - Signaler un abus la verité est parfois difficile à entendre! ...

    mais nous devons analyser lucidement le passé, si nous voulons trouver de vraies solutions d'avenir (à ce propos, les riches sont partis à Bruxelle ou à St Barth depuis longtemps!...). Le socialo-Communisme a laissé en héritage aux gouvernements suivants; désindustrialisation, manque de compétitivité, syndicats réacs et corrompus, 35 heures, crise des retraites, pléthore de la fonction publique...

  • Par letroll - 18/12/2011 - 15:18 - Signaler un abus regardons le passé et l'avenir

    la désindustrialisation est le choix des actionnaires ( en fait les institutions financières internationales ) qui ont préféré les délocalisations pour accroître les marges immédiates. ces délocalisations se sont accompagnées de la perte du pouvoir d'achat et des baisses de rentrées fiscales, compensées en partie par l'endettement de tous, donc le versement d'une rente ( les intérêts ).

  • Par Equilibre - 18/12/2011 - 16:22 - Signaler un abus Enfin, cela transpire et d'autres voix se font entendre.

    Par contre, j'ai peur que: -l'éducation nationale, déjà en très piteux état, se fasse dézinguer. -la solidarité nationale par les impôts ne soit plus possible. -la sécurité et la justice... Va falloir réformer et virer 90% de nos juges. -La défense: nos militaires seront trop occupés avec la sécurité intérieure dans les banlieues. Merci à la logique gauchiste, "gauche" et "droite", l'UE, l'euro.

  • Par decheval - 18/12/2011 - 16:33 - Signaler un abus Responsabilités de la dette

    Il serait temps aussi de s'interroger sur les responsabilités politiques. La droite au pouvoir, c'est minimum 60 milliards de dette en plus par an, aujourd'hui 100 milliards depuis 2004 (avant la crise donc et 2 à 4 fois plus que la gauche). Il faut trouver les moyens de sortir de la crise, mais aussi se demander comment on a pu laisser ces politiques planifier l'endettement de la France.

  • Par vangog - 18/12/2011 - 16:42 - Signaler un abus Mettons les actionnaires dans un goulag et interdisons

    les délocalisations aux organisations financières internationales (bouh les méchantes, qu"elles paient!...) et instituons une statue de Lénine sur chaque place de village(après destruction du monument aux morts par exemple). Enfin, nous pourrons recommencer à vivre dans un pays débarrassé des odieux capitalistes responsables de la crise. Le soleil brillera éternellement et l'air sentira le muguet

  • Par Orel35 - 18/12/2011 - 16:54 - Signaler un abus @alankin: La BCE aujourd'hui

    @alankin: La BCE aujourd'hui ne peut pas prêter directement aux Etats, la faute aux traités. Le taux de la BCE est déjà de 1,25%, mais les banques aujourd'hui ne veulent pas prêter aux Etats à court-terme à des niveaux d'intérêts trop bas (exemple l'allemagne) L'important aujourd'hui est de retrouver notre souveraineté pleine et entière. http://www.youtube.com/watch?v=msK8Y8-M3LA&feature=share

  • Par ZOEDUBATO - 18/12/2011 - 17:02 - Signaler un abus Faison payer les responsables

    LE PS regorge de fric (40 000 € par mois de loyer pour les bureaux de son candidat), les agents du public bénéficie de 200 milliards par an de niches fiscales et sociales. Les 2 réunis sont responsables à hauteur de 1 400 milliards sur les 1750 milliards de dettesde la France. Alors il faut leur demander d'assumer leurs responsabilités à hauteur de 100 milliards de remboursement par an

  • Par decheval - 18/12/2011 - 17:07 - Signaler un abus @ vangog

    Une caricature n'est pas un argument. Par contre, vous pourriez expliquer peut-être comment il se fait que la droite endette deux à quatre fois plus le pays que la gauche sur la période des 30 dernières années. Comment une idéologie prétendument libérale peut-elle coûter tant de fois plus qu'une idéologie prétendument dirigiste ?

  • Par decheval - 18/12/2011 - 17:13 - Signaler un abus @ ZOEDUBATO

    Vu que les niches, c'est 50 à 75 milliards par an, votre chiffre est, pour dire le moins, complètement fantaisiste. Par contre Gilles Carrez (UMP, commission des Finances) nous apprend que les 10 dernières années sont « 10 années de pertes de recettes non compensées », avec des pertes de 90 milliards certaines années. Reste à savoir qui est au pouvoir depuis 10 ans...

  • Par FrédéricLN - 18/12/2011 - 17:37 - Signaler un abus Négocier…avec les créanciers

    Cet article est du grand bon sens, bravo. Ce qui rend les sommets européens absurdes et inefficaces, c'est l'absence des créanciers : quand on est surendetté, c'est avec eux qu'il faut négocier... La zone euro ne sera sauvée ni par le bonneteau ni par une pyramide d'actifs pourris, mais par un mécanisme crédible et coordonné de défaut. Cf. sur mon blog http://tinyurl.com/3yrxlln

  • Par vangog - 18/12/2011 - 17:38 - Signaler un abus @ducheval: loi exponentielle cqfd

    Oui, c'est une loi mathématique qui veut que la cause n'ayant pas cessé (retraite traitées avec retard, 35 heures donc moins de cotisations et moins de compétitivité, pléthore de fonctionnaires, enseignants, 56% du PIB prélevé du secteur privé, bref social-démagogie depuis trente ans), les déficits qui s'accumulent et ne sont pas résolus par une réforme franche, s'accumulent de façon exponentiell

  • Par ZOEDUBATO - 18/12/2011 - 17:55 - Signaler un abus @decheval : je maintient mon chiffre de 200Md€

    Ce chiffre est plutôt sous-estimé et résulte de la recollation de plusieurs études entre postes budgédaires, impôts et prélèvements perçues en comparaison avec les masses salariales budgétées, les cotisations, les retraites, les avantages, les aides, le remboursement de frais et taxes, etc..Ces études sont de al même tenues que celle de M.PERRUCHOT

  • Par decheval - 18/12/2011 - 18:12 - Signaler un abus @ Par vangog

    Non, non, de manière systématique, l'endettement double quand la droite est au pouvoir. Et depuis 10 ans c'est toujours le cas... difficile (ou trop facile) alors d'évoquer la gauche.

  • Par decheval - 18/12/2011 - 18:20 - Signaler un abus @ ZOEDUBATO

    Je maintiens que c'est impossible, car suivant les critères de comptabilité des niches, le maximum évalué est justement de 200 milliards de niches.

  • Par Obsédé Textuel - 18/12/2011 - 18:21 - Signaler un abus "un moralisme ordo-libéral à l’allemande " ???

    Moi j'appelle çà de l'honnêteté. Quand j'emprunte je m'engage, donc je veille à prévoir mes finances pour être conforme à mes engagements. Et dire que l'auteur sort de l'ESSEC ! On ne peut que constater le niveau de délabrement de l'université française. Et cet aigrefin s'imagine que les pays créanciers ne vont pas réagir. Ils vont se payer sur la bête et saisir tous nos biens, bloquer nos marchés

  • Par Obsédé Textuel - 18/12/2011 - 18:34 - Signaler un abus " les vieux clivages d'économistes" ???

    Typique de la mentalité socialiste. Lorsqu'on n'obéit pas à leurs caprices de voleurs on est forcément "vieux, ringard, étriqué, beauf, replié sur soi, extrémiste, facho..." La solution ? Eradiquer le socialisme, doctrine de voleurs qui n'a semé que malheur et pauvreté dans le monde. On ne s'en portera que mieux !

  • Par Obsédé Textuel - 18/12/2011 - 18:44 - Signaler un abus Tirade de voyou

    "et poser un acte fort, ouvrant un degré de liberté dans le système: soustraire la dette souveraine aux marchés, à travers l’affirmation régalienne d’un défaut de paiement " En clair on renie notre signature à notre convenance. Imaginez l'avenir et le regard des autres pays, multinationales, institutions lorsqu'ils sauront que notre signature ne vaut rien. Qui voudra traiter avec nous ?

  • Par Obsédé Textuel - 18/12/2011 - 18:54 - Signaler un abus On paie toujours la note

    Le seul chemin ? Renégocier pour rééchelonner les remboursements comme pour une famille surendettée. Couper largement dans les budgets, pas indispensables et faire des économies. Le coût du travail sera moins cher et il deviendra plus intéressant de fabriquer en France. La croissance repartira. Les rentrées fiscales augmenteront....

  • Par lutino - 18/12/2011 - 19:55 - Signaler un abus economiste en chambre

    Moi qui ait assisté au desastre mexicain en1982 , je peux dire que les solutions de ceprof sont lamentables et indignes . En revanche , comme un surendetté privé on peut obliger l 'etat a vendre des actifs privatisation de EDF, LA poste,les hopitaux etc... diminution des colocs, fermeture d 'ambassades , vente veritable de l 'immobilier de l 'etat et regroupement des fonctionnaires dans des tours

  • Par vangog - 18/12/2011 - 20:24 - Signaler un abus @decheval: Ayez le courage d'oter vos oeillères

    et vous remarquerez que les pays d'Europe qui souffrent le plus de leur dette et du chômage sont ceux qui ont cédé aux sirènes de la Social-démagogie pendant plusieurs dizaines d'années, lui permettant de s'installer comme un cancer. Demandez à un Espagnol ce qu'il pense du Socialisme!...Les pays du Nord (hors Irlande) ont généralement échappé à ce cancer

  • Par decheval - 18/12/2011 - 20:49 - Signaler un abus @ Par vangog

    Je n'ai pas dit que le socialisme est une solution, je n'ai pas non plus parlé de l'Europe en général. Ne m'inventez donc pas d'œillères ! Mais je pourrais noter que l'Allemagne s'en sort péniblement grâce, entre autres, aux réformes des sociaux-démocrates. Mais bon, c'est le remède de cheval qui tue le cheval, et comme je l'ai dit, mon but n'est pas de défendre le socialisme, coupable lui-aussi.

  • Par vangog - 18/12/2011 - 21:37 - Signaler un abus @decheval Il est vrai qu' en 2010, la hausse du chômage

    et les mauvaises perspectives économiques ont poussé le Social-démocrate Schröder à mettre en place un paquet de réformes libérales de l'État providence qui a provoqué la colère de son électorat et une chute de sa popularité. Les pays plus au Nord de l'Europe n'ont pas eu à faire ces réformes, car leur orientation était déjà libérale-pragmatique...

  • Par jirem - 18/12/2011 - 22:31 - Signaler un abus la faute a tout le monde

    qu il est genial de lire que c est la faute des socialistes, la faute des droitistes, la faute d untel ou d untel... en 100 d industrialisation intensive... le monde est ruine... avant de tirer a boulets rouges sur le 1er venu... il faut etre humble et la 1ere victoire sera d admettre que notre systeme est depasse... en tirer des conclusions... et trouver LA solution... stop aux rustines !!

  • Par EXCALIBUR - 18/12/2011 - 23:39 - Signaler un abus Enfin une lueur d intelligence

    Bravo à l ' auteur de cet article . Sans aller jusqu ' à renier sa signature comme on le fit pour l ' emprunt russe , il faut abroger le Loi 1973 Ponpidou / Vge et son incarnation supranationale par l ' article 123 du funeste Traité de Lisbonne , ordonner un moratoire du paiement des intérets bancaires sur le principal ,et apurer la dette publique : mais l orgueil fanatique des gouvernants ....

  • Par Alain34 - 18/12/2011 - 23:53 - Signaler un abus @Obsédé Textuel

    "Renégocier pour rééchelonner les remboursements comme pour une famille surendettée" Le problème c'est qu'il n'y a rien a rééchelonner vu que l'on ne rembourse RIEN ! Chaque année on ne paye QUE les INTERETS. Quand le terme arrive, il faut rembourser le capital. Comme on a pas le pognon, on réemprunte a un nouveau taux. Et on paye les intérêts. etc etc.. SANS FIN.

  • Par Alain34 - 18/12/2011 - 23:56 - Signaler un abus @Obsédé Textuel (suite)

    Et comme chaque année on a un budget en déficit de plusieurs dizaines de milliards, on creuse le trou un pu plus ! Pour rembourser la dette actuelle (le capital qu'on ne rembourse jamais) il faudrait plus de 80 ans avec un budget en accèdent de 1% de PIB ! Avec la 'fameuse' regle d'or on continu a creuser encore et encore... IL N'Y A PAS D'AUTRE SOLUTION QUE LE DEFAUT (au moins partiel)

  • Par QuentinTdL - 18/12/2011 - 23:56 - Signaler un abus Le défaut partiel était une option d'avant crise, ...

    avant que la dette ne dépasse les 60% du PIB. Maintenant qu'elle environne les 85% du PIB, un défaut total est à envisager.

  • Par Alain34 - 19/12/2011 - 00:00 - Signaler un abus @Obsédé Textuel (suite2)

    Quand a renier sa signature.... Les taux d’intérêts sont justement la pour rétribuer le RISQUE prit par le préteur ! Le risque de quoi?? il n'y en a qu'un : ne pas être remboursé ! Par contre effectivement après un défaut même partiel emprunter couterait TRES cher, c'est pour ca qu'il faut aussi les reformes qui vont avec comme l'explique cet article

  • Par bobocleaner - 19/12/2011 - 00:09 - Signaler un abus mes petits lapins

    defaut sur la dette de 50 % bon baisse de 35 % des assurance vie. moi je m'en fous mais faut le savoir. autres exemples sur demande n etant pas candidat aux presidentielles je n'ai pas a mentir moi

  • Par Alain34 - 19/12/2011 - 00:17 - Signaler un abus @bobocleaner

    Bha oui, c'est aussi dit dans l'article : qui va y perdre? les épargnants. Et si on se lance dans l’austérité sauce Grecque pour commencer, et de pire en pire ? qui va y perdre ? tous... On peut aussi faire en sorte de pouvoir faire tourner la planche a billet, ce qui a terme finira pas beaucoup d'inflation et donc de fait a un défaut. Quand la baguette sera 1000€, 2000Mds€ ne représentera rien.

  • Par bobocleaner - 19/12/2011 - 13:39 - Signaler un abus @alain34

    Ce que je voulais signaler c'est à quel point les politiques et particuiliérement les représentants de l' UMPS prennent les gens pour des cons . Faire défaut n'est pas une option réelle sauf a se financer 100 % en domestique ce qui n'est possible qu'avec des économies que ni UMP ni PS ne sont capables de faire. Car bien sur une austérité débile entrainera la crise type 1929 mais .....

  • Par bobocleaner - 19/12/2011 - 13:42 - Signaler un abus suite et fin

    imaginer que un déluge d'impots associé à un défaut est la solution c'est tout aussi stupide. Il faut dire précisément QUI paye COMBIEN et passer à un déficit budgétaire nul des 2012. C'est possible mais ca suppose d'un autre coté de ( par exemple ) arreter de se taper 6 niveaux de politicards avec des improductifs payés par la dette ( communes, syndicats com, dept, region, etat, europe ).

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Henri Regnault

Henri Regnault est diplômé de l’ESSEC (1970) et l’Institut d’Études Politiques de Paris (1972) et Docteur d’Etat en Sciences Économiques (Université Paris Dauphine, 1975). Il est spécialisé en économie du développement et économie internationale.

Depuis septembre 2007, il écrit, en toute liberté et hors de toute préoccupation académique, « LA CRISE,  lettre plus ou moins trimestrielle, gratuite et sans abonnement ! ».

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