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Sommes-nous encore capables de parler français ?

Pour Christian Combaz, les usages les plus impropres en français ne sont pas dus aux journalistes qui les propagent mais aux décideurs dont ils s'inspirent, et dont le langage s'est considérablement dégradé depuis trente ans.

Brigade du style, bonjour

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Sommes-nous encore capables de parler français ?

"Le personnel politique contribue largement à dégrader l'usage du français." Crédit DR

Le personnel politique contribue largement à dégrader l'usage du français. Aurélie Filippetti comme les autres. Les usages les plus impropres en français ne sont pas dus aux journalistes qui les propagent mais aux décideurs dont ils s'inspirent, et dont le langage, depuis trente ans, s'est dégradé jusqu'à l'absurde.

L'un des cas les plus sévères est celui de Laurent Fabius, qui pratique l'invariabilité du pronom relatif depuis ses débuts en politique et qui n'a jamais cessé en quarante ans de carrière de traiter la syntaxe avec désinvolture, à peu près autant que Martine Aubry ou Ségolène Royal ce qui donne à peu près les mesures sur lequel le Sénat doit voter demain , le gouvernement prépare des réformes sur lequel j'attire l'attention etc.  Bah, me dira t-on, c'est une inadvertance ponctuelle, et une conclusion hâtive.

A quoi je réponds qu'après quarante ans nous ne sommes plus dans la hâte ni le ponctuel , et qu'une chose épatante dans la société de l'indexation est que tout est disponible sur internet, il suffit de vérifier.

Un jour par exemple on s'apercevra qu'Aurélie Filippetti a terminé sa lettre inaugurale aux agents de son ministère par merci à vous, ce qui témoigne d'un niveau de formation consternant pour la titulaire d'un tel poste. Le à vous , issu du langage des caissières américaines tient à introduire une réciprocité quand le client remercie la dame en ramassant sa monnaie. Désormais il a envahi la vie sociale entière et la réciprocité est complètement oubliée. Non contents de se souhaiter une excellente fin de matinée comme on dit dans  la Grande Distribution, nos contemporains rajoutent à vous comme ils l'ont entendu à la radio et comme hélas, la ministre de la Culture, qui devrait être la gardienne du temple, les invite à le faire désormais. Il n'y aurait d'ailleurs rien d'étonnant à ce que Mme Filippetti pratique  le même sectarisme à l'égard du beau français que le ministère des Affaires étrangères, à qui est confiée la tâche de défendre notre langue hors frontières et dont je vous cite des recommandations qui datent de 2008.

Nous séparer de ces stéréotypes qui ont pu être nos alliés dans le passé, mais nous renvoient aujourd’hui une image étriquée et promouvoir
- Le français, langue en liberté (vs la « police » de la langue, le repli) : langue des banlieues, sms, blogs
- Le français, à la pointe d’une movida (vs « la culture patrimoniale ») : slam, cultures urbaines, mangas
- L’excellence sportive (vs  « une langue féminine, formelle et chic »)

Je ne résiste pas à la tentation d'ajouter, à ce chapelet de crétineries la citation d'un télégramme diplomatique relatif aux “journées du Réseau Culturel français à l'étranger”qui ont eu lieu à Paris le 16 juillet 2009 : Peut-on encore défendre l'idée que la transmission de la pensée et du savoir-faire français passe obligatoirement par l'apprentissage de notre langue ?

Balayons avec mépris une objection liminaire : d'après la date nous étions en pleine ère sarkozyste mais l'argument selon lequel les ridicules de cette prose, qui vient d'entrer dans les annales de Google à cause de moi, appartiennent à la droite ne tient pas un instant parce qu' à l'époque, au sein des ambassades européennes les plus prestigieuses, dans les dîners qui réunissaient le directeur du lycée français, des attachés culturels, de coopération, des directeurs et des agrégés de toute sorte, on désignait le président de la République avec dédain comme le nabot, ce qui témoigne du fait que les auteurs de ces propos avaient à la fois l'âme grossière et le coeur à gauche. A présent revenons au fait que l'apprentissage de la pensée française, pour le ministère des Affaires étrangères et pour celui de la Culture qui l'inspire largement, ne dépend plus de celui de notre langue. Voilà qui se vérifie toujours davantage. L'emploi du mot juste, par exemple dans l'expression c'est juste pas correct, dérivé de l'anglais le plus fatigant, est plébiscité en ce moment par nos hommes politiques, y compris et surtout à droite. Mais l'analyse de cette altération de notre langue par l'anglais, la définition d'une politique de résistance, la surveillance de tout ce qui provient du Québec, véritable cheval de Troie de l'anglicisme, sont entièrement négligées par le ministère de la Culture pour les raisons que vous pouvez lire plus haut. Il ne faut pas donner l'impression que l'on est dans le repli. Le souci de la forme est féminin, il vaut mieux lui préférer les valeurs sportives (on croit rêver, surtout quand on entend le français des footballeurs), et la grammaire relève plus ou moins du patrimoine, c'est à dire, rappelons-le, qu'elle n'est pas culturelle, car le ministère de la Culture distingue désormais patrimoine et culture. Par exemple une exposition Carpeaux est du patrimoine, un bocal d'urine signé Ben est de la culture.

 
Commentaires

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  • Par Rémi57 - 08/01/2013 - 09:15 - Signaler un abus Dédouanez, vous justifiez

    Dédouaner les journalistes en introduction de votre article pour accuser les politiques, c'est justifier l'irresponsabilité. Quand on vit de sa plume, comme c'est votre cas Monsieur COMBAZ, on se doit d'avoir la capacité à appliquer la forme au fond. Les journalistes que vous n'accusez "que" de faire la propagation des mauvais usages du français se doivent au moins d'en connaître l’orthographe et nous sommes bien loin du compte ! Continuez donc à taper du poing et de la plume sur les politicards bourrés d'anglicisme, tout en minimisant la portée de la nullité des collègues scribouillards, vous êtes dans la bonne voie.

  • Par laurentso - 08/01/2013 - 09:24 - Signaler un abus @remi57

    votre diatribe haineuse et gratuite aurait pu receler quelque pertinence si M. Combaz avait été journaliste. Que nenni.

  • Par Iletvilain - 08/01/2013 - 10:41 - Signaler un abus Désolé pour le Québec

    "la surveillance de tout ce qui provient du Québec, véritable cheval de Troie de l'anglicisme" Les Québécois défendent souvent bien plus la langue française que les Français eux-mêmes. Les accabler comme cela est ridicule, voire malhonnête. L'un des meilleurs logiciels (probablement le meilleur) de correction orthographique/grammaticale est d'ailleurs originaire de là-bas, il s'agit d'Antidote (Druide). Ce genre d'outil devrait venir de France, mais ça n'est pas le cas, signe des temps !

  • Par Vinas Veritas - 08/01/2013 - 10:43 - Signaler un abus le gouvernement prépare des réformes sur lequel j'attire

    Il a Ô combien raison notre ministre d'alerter ! le gouvernement prépare des réformes sur lequel j'attire l'attention car il a connu l'hôtel de Matignon en d'autres temps et sait les dessous et les aléas. Pour certains, ce n'est qu'une faute de grammaire alors qu'il faudrait y voir cette phrase révélatrice pour ceux qui savent lire et entendre.

  • Par eheime - 08/01/2013 - 10:43 - Signaler un abus Combat d'arriere garde

    Les langues évoluent. Il en a toujours été ainsi. Le français lui-même en est la preuve puisqu'issu du latin et patois nordiques divers. Les québecois font évoluer le français ? Tant mieux. Ca montre qu'ils sont moins betes que nous. L'orthographe actuelle n'a de logique que celle que les réformistes du 19ème qui avait eu l'intelligence de mettre un peu de cohérence dans tout ça lui ont donnée. Pourquoi s'empecher toute réforme aujourd'hui ? Pourquoi ne pas s'adapter au 20ème siècle (le 21ème j'en parle même pas ..) comme le font les espagnols et les allemands par exemple qui ecrivent les mots comme ils se prononcent en faisant en sorte qu'on puisse les ecrire sans claviers specialement conçus pour une poignée d'illuminés sur la terre ? Ou à la rigueur laissons les choses en l'état, étonnons -nous que les ministres appelés à gouverner un pays maitrisent mal leur langue, mais pour le reste laissons les gens parler comme ils le veulent. Et si ça évolue tant mieux !!

  • Par carredas - 08/01/2013 - 10:59 - Signaler un abus Les fondamentaux...

    Le ministre de l'Education nationale a écrit récemment une lettre aux recteurs dans laquelle, entre autre, il rappelle que la lutte contre l'homophobie en milieu scolaire doit compter au rang de leurs priorités. Au milieu de l'agitation causée par le projet de loi sur le mariage homosexuel et ses dommages collatéraux, il serait dommage de passer à côté de ce message. Quelles sont réellement les priorités que se fixe l'Education nationale au milieu des campagnes d'information et de sensibilisation dont elle inonde ses rectorats ? où se situe la langue et son apprentissage dont dépendra tout le reste ? Il suffit de lire ici certains commentaires et même certains articles pour constater la dégradation des connaissances en orthographe et en grammaire sans même parler de vocabulaire ou de compréhension. Dans les années 50 ou 60 les personnes questionnées dans la rue répondaient avec des phrases entières correctement construites, y compris les très jeunes, qu'en est-il aujourd'hui ? Que l'école cesse de vouloir changer les mentalités, ce n'est pas son rôle et qu'elle reviennent aux fondamentaux et fasse de l'apprentissage de la langue française LA priorité.

  • Par Iletvilain - 08/01/2013 - 11:17 - Signaler un abus Les politiques dont vous parlez...

    ...ont pourtant fait Sciences Po, l'ENA, etc... Signe de la déliquescence d'un système et que les fondamentaux ne sont même plus là. Quant à Aurélie Filippetti, par laquelle vous commencez, elle est agrégée de lettres classiques. Quant à la langue, oui elle doit évoluer. Et pour les dernières générations, habituées aux SMS à 160 caractères et aux tweets à 140, il leur est effectivement difficile d'échanger autour du mot "anticonstitutionnellement".

  • Par Soiwatter - 08/01/2013 - 12:36 - Signaler un abus @eheime

    Non! L'allemand ne s'écrit pas comme il se prononce, c'est l'allemand standard qui se prononce comme il s'écrit... Mais qui ne se parle qu'entre des personnes de région d'Allemagne différentes et dans les écoles. -- L'allemand standard est une langue-toit pour réunir autour d'un même écrit des personnes qui parlent une grosse trentaine de dialectes. Le vrai allemand, c'est le dialecte que l'on parle. Ecoutez un suisse du Berner Oberland parler "allemand"... -- Les modifications syntaxiques de l'allemand des années 90 ont avant tout servi à simplifier la typographie, la césure et la syntaxe de mots nouveaux. Mais elle est encore très discutée, et ne simplifie pas vraiment les choses (5 voyelles consécutives dans Schlussschein - "note contractuelle")

  • Par Soiwatter - 08/01/2013 - 12:52 - Signaler un abus @eheime

    Le problème n'est pas qu'une langue évolue: expressions et mots nouveaux, expressions et mots obsolètes... Ce n'est pas le parler vulgaire (au sens premier et noble du terme) qui est en cause; celui-la est et restera vivant. --- Ce n'est pas non plus qu'on réfléchisse (localement ou collectivement) à une simplification des règles orthographiques, car certains accords sont bien trop complexes et n'ont plus vraiment de sens. --- Le vrai problème est que des personnes éduquées dont le métier est justement le verbe (enarques, journalistes...) fasse des erreurs grossières et les répandent dans la langue française. Leur métier est justement de délivrer un message le plus intelligible possible, et donc syntaxiquement bien construite. Surtout lorsque c'est un message officiel... --- La faute soulevée chez Fabius est bien une faute, tout le monde en conviendra. Il n'y a pas un débat télévisé sans qu'un intervenant nous parle du jour d'aujourd'hui, ce qui est soit une erreur grossière de répétition, soit une pédance ridicule. C'est cela qui est en cause!!!

  • Par SLANDER - 08/01/2013 - 13:34 - Signaler un abus PAS TOUCHE à la langue Française

    Je suis contente de voir que notre langue continue à déchaîner les passions. Le Français est une très belle langue et elle fait partie de nous, de notre pays, de notre culture (elle est notre culture !). La déformer par le langage commun au fil des ans, ou bien en raison du progrès ou des changements de société ; c'est la dure loi de l'évolution. Mais la mépriser au point de la "simplifier", de l'angliciser à outrance, de l'arabiser surtout !!! Ah ! NON. Nos hommes politiques s'en moquent ; ils ne font que répéter des phrases toutes faites (langue de bois oblige). Les élites trouvent bien de se mettre au langage des jeunes : "je kiffe" "la meuf" etc... expression tout droit sorties de banlieues (!). Les réseaux sociaux et internet la réduisent à une sténo barbare. Les SMS et autres MMS la réduisent à des sigles incompréhensibles. Et cerise sur le gâteau : l'Education Nationale en minimise son enseignement et le perturbe : méthodes globale ou semi-globale.... Du coup les enfants n'ont plus aucun attrait pour l'écriture, ni pour la lecture évidemment.

  • Par kettle - 08/01/2013 - 14:00 - Signaler un abus Preparez plutot l'avenir

    Apprenez l'arabe.

  • Par SteakKnife - 08/01/2013 - 15:13 - Signaler un abus Dis Christian

    Tu nous parles du niveau de français de Morano ou de Sarkozy?

  • Par Peter6809 - 08/01/2013 - 15:53 - Signaler un abus Eh oui, mais Fabius est un

    Eh oui, mais Fabius est un littéraire...Nous étions au lycée (Janson de Sailly, guetto très prolétaire!) à la même époque, mais moi en prépa scientifique. Et il n'y avait, à l'époque, pas pire que nos profs de math pour sanctionner les fautes. Déjà qu'on n'avait pas beaucoup de points à nos problèmes de math (difficiles, notés durement..ou j'étais mauvais?), en perdre un ou deux pour l'orthographe, ça fait réfléchir! Nos politique (mais nos journalistes aussi) manquent totalement de culture!

  • Par Soiwatter - 08/01/2013 - 16:06 - Signaler un abus @Peter

    En ne remontant pas aussi loin puisque j'ai usé les bancs de Math Sup il y a moins de 10 ans, les fautes de français étaient tout autant sanctionnées que les erreurs de raisonnement mathématique. Pour eux, pourtant de vrais scientifiques intégristes, un "s" ou un accent oublié, et c'était toute la langue française, et par la toute la beauté de la démonstration, qu'on décapitait... Peut-être est-ce pour cela que nos ingénieurs manie mieux la langue de Voltaire et ses spécificités que nombre d'énarque et de journalistes? A méditer, et pourquoi pas à transposer dans toutes les branches de notre EN...

  • Par JG - 08/01/2013 - 21:38 - Signaler un abus L'orthographe, ce n'est pas facile, mais cela reste essentiel...

    Si j'en crois les quelques commentaires ci-dessous qui oublient d'accorder le verbe (qui reste au singulier) avec le sujet (qui est au pluriel), l'orthographe est une science vraiment difficile.... Messieurs les commentateurs divers et variés, dans une tribune sur l'orthographe, faites un minimum attention...pour ne pas paraître ridicule... Trêve de plaisanterie, l'orthographe ne fait pas forcément l'esprit mais je suis d'accord avec Soiwatter -malgré la faute dans son commentaire...sans rancune;-)- un personnage public impliqué dans le langage, quelle que soit sa fonction, et bien plus si cette fonction s'apparente à la culture, se doit d'être irréprochable, ce qui n'empêche pas quelques étourderies- tout le monde en fait- à condition qu'elles ne soient pas répétées . Errare humanum est, perseverare diabolicum....

  • Par Fantomas77 - 09/01/2013 - 00:40 - Signaler un abus Le syndrome de l'arroseur arrosé !

    Nul n'est parfait. Le titre de l'article de Christian Combaz maltraite le bon usage et la grammaire de la langue française. En effet, il convient d'écrire "parler LE français" (nom commun qui désigne notre langue) et de proscrire la tournure "parler français" (adverbe ?). Outre cette remarque, le sujet traité par l'auteur révèle le manque de culture de nos élites et je souscris à la thèse développée.

  • Par Soiwatter - 09/01/2013 - 09:04 - Signaler un abus @JG

    Aucune rancune, j'avais aussi vu les deux-trois fautes après avoir validé... Un excès de zèle pour appuyer sur le bouton rouge!

  • Par Soiwatter - 09/01/2013 - 09:11 - Signaler un abus Errare humanum

    Je préfère la version de Saint Augustin d'Hippone, bien plus applicable à nos chers politiciens et scibouilleurs: Humanum fuit errare, diabolicum est per animositatem in errore manere Commettre des erreurs est le propre de l’humain, mais il est diabolique de persister dans l’erreur PAR ORGUEIL

  • Par arlynet - 09/01/2013 - 10:32 - Signaler un abus @Fantomas

    Sauf que le titre c'est visiblement la rédaction qui l'a imposé, avec sa faute (douteuse d'ailleurs)

  • Par Rémi57 - 09/01/2013 - 19:05 - Signaler un abus @laurentso

    Gratuité ? Il est évident qu'en plus de ne pas savoir lire (ma deuxième phrase commence par quand on vit de sa plume, ce qui est autant le cas pour un écrivain que pour un journaliste) et de ne pas savoir comprendre (que les personnes dont le gagne pain est l'écriture puissent se permettre, à longueur de textes perclus de fautes, de taper sur la tête des autres) révèle que votre sens de la pertinence (puisque vous en parlez) peut vous hisser aisément au titre de juge de "diatribe haineuse". Gratuité, aviez vous dit ???

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Christian Combaz

Christian Combaz est écrivain et polémiste.

Il est notamment l'auteur de Gens de campagnol (Flammarion, 2012)

La France mérite mieux que ça (Editions du Rocher, 2005) et Enfants sans foi ni loi (Editions du Rocher, 2002)

Retrouvez les écrits de Christian Combaz sur son blog : http://christiancombaz.fr/

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