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Les sociétés occidentales sont-elles devenues tellement complexes que les gouverner dépasse le seuil de compétence des élus (et des électeurs) ?

Le philosophe américain Michael Huemer, dans son essai "éloge de la passivité", affirme que les sociétés modernes sont devenues trop complexes pour êtres gouvernables avec discernement. Plutôt que d'agir à l'aveugle et par idéologie, il conseille aux politiques d'adopter une attitude "passive", pour arrêter les dégâts.

Laissez couler...

Publié le 16 février 2014
 
François Hollande à Dijon, en 2012, dans un PC sécurité.

François Hollande à Dijon, en 2012, dans un PC sécurité.

Michael Huemer, Professeur de philosophie de l’Université du Colorado vient de publier un court essai intitulé « In Praise of Passivity », ou « éloge de la passivité ». Huemer met directement en cause l’ignorance du public, des politiques, et des experts, dans nos sociétés libérales. La complexité de ces sociétés, couplée à un débat dominé non pas par la connaissance mais par l’idéologie, aboutirait à un système irrationnel. L’auteur demande en conséquence que les politiques essayent simplement de ne pas faire de mal, d’être passifs. Extraits.

« Electeurs, activistes, et leaders politiques actuels sont dans la position de médecins médiévaux. Ils ont des théories simples, « préscientifiques » à propos du fonctionnement de la société et des problèmes sociaux, pour lesquelles ils dérivent une variété de remèdes aussi inefficaces que dangereux. La société est un mécanisme complexe dont l’amélioration, si elle est possible, nécessite une compréhension précise et détaillée que personne ne détient aujourd’hui. Aussi insatisfaisant que cela puisse paraître, la voie la plus sage pour les politiques serait simplement d’arrêter d’essayer de régler les problèmes de la société »

« Je ne nie pas que avons un importante connaissance politique. Nous savons que l’esclavage est injuste, que la démocratie est supérieure à la dictature, que la torture est toujours une erreur, que le libre marché marche mieux que la planification communiste. Chacun de ces points est important, chacun a pu permettre d’améliorer la condition humaine. Mon point de vue est simplement que cette connaissance est très limitée. (…) Des gens peuvent défendre une réforme avec véhémence alors qu’ils n’ont aucune connaissance précise du sujet. (…). Nous défendons des positions idéologiques sur la base de vagues affirmations controversées. Les experts, les politiques et le public savent quelque chose de la politique, mais beaucoup moins qu’ils ne le croient »

« Un politique peut avoir une forte motivation de connaitre quelle position est populaire parmi les électeurs. Mais cela est très différent que de découvrir quelle politique est réellement la meilleure »

« L’évidence manifeste de l’ignorance humaine et de son irrationalité dans l’arène politique est un défi à la sagesse populaire. Le manque de conscience de faits politiques simples, pour ne rien dire des connaissances les plus sophistiquées qui seraient nécessaires pour résoudre des questions politiques, fait que la plupart des gens ne peuvent pas faire mieux que deviner ce qu’ils font en votant. Loin d’être un devoir civique, la volonté d’influencer une politique publique sur la base de telles devinettes arbitraires est simplement injuste et socialement irresponsable. Nous n’avons pas plus de raison de penser que les leaders politiques ou les activistes seraient plus à même d’en savoir plus sur des points controversés, ceux qui sont les plus actifs politiquement sont souvent ceux qui sont le plus guidés idéologiquement, c’est-à-dire précisément les moins à même d’identifier une réalité sur un point controversé, et donc encore moins capables que la moyenne à identifier une politique vraie. Dans la plupart des cas, les leaders politiques et les activistes agissent de façon irresponsable et injuste lorsqu’ils essayent d’imposer leurs solutions à des problèmes sociaux au reste de la société. ».

Nicolas Goetzmann

Atlantico : Les sociétés modernes seraient devenues si complexes que les gouverner ne serait plus dans les compétences des élus. Partagez-vous ce constat de la complexification des sociétés ?

Pierre-Henri Tavoillot : Je suis d’accord avec le diagnostic de complexification, mais non avec le simplisme de la thérapie. Du côté de la complexité sociale, il y a à l’œuvre un processus de bureaucratisation fort bien décrit (et depuis longtemps par Max Weber, entre autres) : la rationalisation de la politique entraîne une multiplicité d’acteurs, de niveaux, de lois et de règlement, mais aussi la fragmentation des domaines. Qui peut prétendre aujourd’hui avoir un « point de vue global sur la société »?

L’idée initiale — qui est celle des Lumières — est qu’il fallait savoir pour pouvoir : savoir le nombre de soldats potentiels, le montant acceptable d’impôts, … Mais, et c’est tout le paradoxe, ce savoir produit aussi de l’impuissance. Quand vous savez que la construction d’une autoroute va empêcher la migration des grillons verts à tête rose, allez-vous encore construire l’autoroute ?  Nietzsche en avait tiré de paradoxe cette conséquence frappante bien avant votre universitaire américain : « La connaissance tue l’action ; pour agir les yeux doivent se voiler d’un bandeau d’illusion ».

Je ne partage pas cette solution, car la véritable sagesse politique me semble devoir se prémunir aussi bien de l’espoir fou de « tout changer » que du fatalisme de « tout laisser faire ». L’une et l’autre constituent, à mon sens, une dissolution du politique : dans la science pour le premier, dans la nature brute pour le second. Entre les deux, il y a la politique ; et sa complexité n’a rien de nouveau : il suffit de lire les traités antiques du chinois Han Fei Zi, du grec Xénophon ou de Richelieu pour s’en convaincre !

Michel Wieviorka : Oui, les sociétés contemporaines sont plus complexes que les sociétés antérieures, c’est évident. Personne ne contestera le diagnostic. Mais de là à dire que les élus sont moins compétents pour gouverner, il y a un pas qu’il ne faut pas franchir trop vite.

D’une part, le monde devient certes plus complexe, mais les élus peuvent acquérir des compétences considérables, peut-être plus facilement que dans le passé. Ils disposent de nombreux outils, d’informations, et de leur expérience d’élu local. Un sénateur maire, par exemple, a une connaissance du social qu’il a pu acquérir de façon très approfondie, sur le terrain, dans sa ville. Il peut avoir bien plus d’expérience que des sociologues qui contrairement à lui ne voient pas défiler, heure après heure dans leur permanence, leurs concitoyens.

D’autre part, le même sénateur-maire participe au Sénat à des réflexions, des débats nationaux, ce qui lui permet de circuler entre une connaissance de la complexité du local et une appréhension de la généralité nationale et mondiale. Les élus sont certainement mieux formés et informés que dans le passé.

La complexité de notre vie collective s’accompagne d’une capacité croissante à penser en termes de complexité. Nous avons de nouveaux outils d’analyse, nous avons accès à des informations qui nous savons traiter avec des instruments inédits. L’affaire Snowden a mis en lumière la façon dont l’administration américaine utilise les Big Data rassemblées par des entreprises comme Facebook, et analyse presque au cas par cas la manière dont les individus réfléchissent, se comportent. Oui, le monde est complexe mais nos outils pour l’aborder se sont aussi complexifiés. De plus, nos sociétés sont de plus en plus réflexives, soucieuses de se comprendre elles-mêmes. Certes, les données sont souvent très nombreuses et écrasantes par rapport à l’usage que le politique sera capable d’en faire. L’important est donc précisément l’intelligence de traiter ces données, être capable de trouver les informations pertinentes dans la masse des données.

Il y a encore 30 ou 40 ans, la recherche historique reposait sur un travail extrêmement fastidieux de lecture de données. Un historien pouvait passer 10 ans de sa vie à étudier les prix du blé à telle époque et dans telle région. Aujourd’hui, si les données sont numérisées, il trouve l’information en quelques clics sur son ordinateur. L’information du politique est elle aussi facilitée. A lui de poser ensuite les bonnes questions.

En un mot : notre capacité à aborder la complexité s’est accrue en même temps que les sociétés se complexifiaient ! Les hommes politiques disposent de sondages qui leur indiquent l’état de l’opinion au jour de jour, peuvent commander des rapports, des audits, lancer des missions. Ce n’est pas la complexité de nos sociétés qui explique la crise de la représentation politique actuelle. Le problème est à aller chercher ailleurs.

 


Commentaires

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  • Par KOIKINIA - 20/02/2014 - 19:10 - Signaler un abus suite

    ...les mêmes causes génèrent les mêmes effets; les grandes institutions internationales sont bien plus préoccupées par le CAC, les pertes des investisseurs (voir les banques d'affaires, les marchés, et very big actionnaires.qui sont en fait des spéculateurs) que par le chômage et la misère que cela engendre ! " Ah, si l'on pouvait voir fonctionner notre pays comme la SUISSE qui pour le coup est une véritable démocratie (avec son système de votations/ consultation du peuple).
    Pourquoi les Français n'ont plus du tout confiance envers la classe politique, dans son ensemble ? : promesses " électorales " non tenues : gros enfumage. Un président qui tergiverse sans cesse (2 pas en AV, 4 en AR). Des dissensions entre ministres (Taubira et Valls, avant, entre Fillion et Copé..), les verts et le PS etc bref tout ceci ne rend pas les gens un peu optimistes.
    Les dépenses publiques , c'est 56 % du PIB. La France dépense 7 points de + que ses partenaires de l'UE et son niveau d'imposit./ au PIB atteint 44 %.
    Pour financer son train de vie (le + élevé après le Danemark qui lui compte seult 5 M. d'hab., donc difficilt comparable) l'état est obligé d'emprunter à + de 4 % de son PIB. COMPLEXE !

  • Par KOIKINIA - 20/02/2014 - 18:31 - Signaler un abus LE CHANGEMENT, c'est .. pas pour maintenant, je le crains

    ok avec le fait que " les élus sont choisis pour leur docilité vis à vis du parti qui les investit ". Il faudrait davantage de réflexion, de bon sens, et moins d'idéologie. Mais, c'est pure utopie !Que fait Hollande, sinon grosso modo ce qu'il dénonçait chez Sarkozy. Le carriérisme et le cumul des mandats ajoutés aux multiples strates du pouvoir, à ce millefeuille administratif, superposition de centres de décisions, d'où des coûts qui ont explosé, et cet état hypertrophié qui n'est déjà pas capable d'assumer efficacement ses fonctions régaliennes. Ils ne savent plus eux-mêmes qui fait quoi exactement, et surtout comment les informations peuvent s'échanger correctement. Certes le monde est complexe mais on l'a complexifié à outrance, afin que le peuple comprenne le moins possible. Henry FORD avait déclaré : " si le système bancaire et monétaire n'était pas aussi complexe, opaque dans son fonctionnement, ce qui le rend incompréhensible pour la majorité des gens, on n'aurait une révolution : ". C'est vrai pour la fiscalité et tout le reste. Les Français ne sont pas dupes et constatent de plus en plus d'injustices. De M. ALLAIS (prix Nobel d'économie) : à tte époque et partout, les m

  • Par zelectron - 18/02/2014 - 01:42 - Signaler un abus LA phrase !

    voulez vous me répéter la question ?

  • Par mich2pains - 17/02/2014 - 12:33 - Signaler un abus CONFUSION ENTRE CAUSE ET CONSEQUENCE !

    Un travers bien français .
    C'est parce que les ELECTEURS ont été dépouillés progressivement de leurs pouvoirs de DECISIONS que les ELUS se trouvent maintenant dans l'incapacité à gérer correctement la volonté des électeurs !
    On aura tous compris qu'en SUISSE , ce sont les ELECTEURS qui décident et leurs ELUS ne sont là que pour traduire , par voie législative , la stricte application des décisions des Suisses !
    Qu'il nous suffise d'inverser ce cycle infernal au plus vite en exigeant le " REFERENDUM D' INITIATIVE POPULAIRE " dans la Constitution et tout rentrera dans l'ordre !
    PS: une pétition qui va dans ce sens est actuellement lançée sur le Site Officiel du FN : Y-a plus qu'à la remplir et la signer !

  • Par Atlantica31007 - 17/02/2014 - 08:33 - Signaler un abus Qui gouverne? Tout le monde, sauf les élus...

    Aujourd'hui, les élus français gouvernent avec les lobbies, avec les ONG, avec les partis qui les ont élus et envers lesquels, une fois élus, ils continuent à se sentir redevables, avec les media, ce "quatrième pouvoir" qui, depuis le Watergate, a pris conscience de ce qu'il pouvait faire tomber un président, avec l'Audimat, avec la rue, avec l'Europe, à laquelle ils rétrocèdent une partie de leur pouvoir de décision. Tout cela contribue peut-être à expliquer l' "effet girouette", le manque de vision et le manque de désir de décider et d'assumer ses décisions que l'on constate chez nos élus...

  • Par la saucisse intello - 17/02/2014 - 04:29 - Signaler un abus Bof, au fond......................

    Que la France crêve de ça ou d'autre chose..................Par contre, ce qui serait bien, c'est que ça aille vite.

  • Par vspatrick - 17/02/2014 - 02:15 - Signaler un abus Foutage de gueule....

    Une fois que l'on a compris que les politiques au niveau national ne s'intéressent qu'à leur petite personne, au pouvoir et à leur portefeuille.... rien n'est bien compliqué.

  • Par broke - 16/02/2014 - 23:36 - Signaler un abus Traduction bâclée

    Comment est-ce qu'on peut décemment proposer à ses électeurs une traduction aussi affreuse qu'on dirait tout droit issue de "google traduction" ? Ca ôte malheureusement l'envie d'aller plus avant dans l'article.

  • Par vangog - 16/02/2014 - 21:47 - Signaler un abus Je propose à votre sagacité un problème complexe...

    Le gouvernement, qui a baissé de 20% les aides à la formation professionnelle et rendu plus difficile l'accès à cette filière, voit baisser de 24% le nombre d'emplois en alternance en 2013...
    Après deux ans de laminage de la formation professionnelle, il décide de s'attaquer à ce problème, et trouve "la" solution:
    Réponse 1: le gouvernement facilite l'accès à cette filière, en detricotant les contraintes qu'il a créé.
    Réponse 2: le gouvernement revient sur les mesures qu'il a prise, et décide un rétablissement immédiat des aides à la formation.
    Réponse 3:le gouvernement créé un "conseil à l'alternance"
    Allez, vous avez trois heures pour trouver la solution de ce "problème complexe"....
    Ah! Un indice:
    Le gouvernement est socialo-socialiste.

  • Par opera - 16/02/2014 - 21:02 - Signaler un abus D’accord sur le constat de N.Goetzmann

    .Ceux qui sont aux manettes, en France , sont incompétents par incapacité à appréhender les situations dans leur ensemble, d’où les divagations actuelles, mais ils sont aussi empêtrés par une idéologie qui les aveugle .
    Ils s’appuient sur une armée de technocrates et d’experts, nommés par eux d’ailleurs, qui leurs remettent des rapports parcellaires dont ils sont incapables de coordonner l’ensemble des résultats et d’en tirer la substantifique moelle.
    Alors l’idéologie remplace la compétence.
    Mais ne profitent ils pas de cette complexité à laquelle ils participent ?
    La création de commissariats, offices, société, comités, de lutte , de soutient , de ceci ou ceux la ….. Qu’ils créent pour caser N.Hulot ou M. Gallois et bien d’autres personnalités de leurs amis ajoute l’opacité à la complexité.
    N’est ce pas une méthode de gouvernement ?
    Cherchent-ils vraiment à simplifier quoique ce soit ?

  • Par yavekapa - 16/02/2014 - 20:44 - Signaler un abus c'est tout ce que les journaleux ont trouvé

    pour dédouaner cette équipe de branquignols incompétents notoires ?

  • Par clara - 16/02/2014 - 20:14 - Signaler un abus suite

    Notre édifice est si complexe que le moindre changement entraîne, par effet de dominos des réactions imprévues qui le complexifient encore un peu plus.
    Alors ??
    Va falloir de l’imagination et du courage.
    Mais pour l’instant ce n’est pas ce qui anime le plus nos sphères décisionnelles
    On parle y beaucoup de réformes mais on cogite davantage sur la création de nouvelles taxes et impôts
    Et surtout on cherche à rester en place : alors on évite les solutions dérangeantes !!

  • Par clara - 16/02/2014 - 20:12 - Signaler un abus La France a une particularité

    c’est un état centralisé et hiérarchisé,avec une forte dose de décentralisation :
    Administration centrale et régionale se telescopent
    Ce mille-feuilles administratif et la politique locale coutent très cher !
    Pensez que pour la santé ou l’enseignement on trouve 6 échelons entre le médecin ou l’instit et leur ministre de tutelle !! et cela, dans nombre d’autres ministères.
    Ce mélange de national et de régional, source de cafouillages, réduit la connaissance objective des situations et induit des décisions folkloriques
    Étonnez-vous après que les dépenses de fonctionnement et de personnel augmentent de façon exponentielle et que les ministres soient déconnectés de la vie réelle.
    Quand au chef de l’état, il est évidemment hors course !
    Mais quoi faire ?
    Quelques tentetives ont pourtant eu lieu pour supprimer des strates :
    On a mis en place les communautés de communes, mais les anciennes communes, privées en partie de leur prérogatives et de leurs budget perdurent.
    On a donc abouti à la création d’un échelon de plus et l’économie prévue s’est transformée en cout supplémentaire : On ne peut pas mettre au chômage les agents communaux du jour au lendemain !! I

  • Par EREC56 - 16/02/2014 - 19:25 - Signaler un abus Crise de l'état et des gouvernants

    Le monde actuel est plus complexe parce qu'il est plus diversifié, formés d'éléments en interrelation voire interdépendance.
    Les gouvernants ayant pris l'habitude de répondre aux problèmes avec de l'idéologie sont devenus paresseux et moins cultivés. Mais il me semble que la vraie difficulté vient de ce que l'état et les gouvernements ne peuvent plus opérer les arbitrages entre des intérêts si divers voire si divergents et changeant.
    Les solutions ont de quoi faire peur : plus de communautarisme, plus d'auto-régulation par des groupements de citoyens, des services publics organisés comme un marché où les usagers seront solvables par des versements forfaitaires provenant des administrations etc...c'est le basculement dans une toute autre société

  • Par MdePONTCALLEC - 16/02/2014 - 19:02 - Signaler un abus LES BONNETS ROUGES NANTAIS ! (pas les BONNETS ROUGES TROADEC)

    LES BONNETS ROUGES NANTAIS ! (pas les BONNETS ROUGES TROADEC)
    http://www.bonnetsrougesnantais.org/accueil/les-fondateurs/
    C'est différent ! Mais ce sont tout de même des BONNETS ROUGES, contre l'État Jacobin socialo-communiste .
    HOLLANDE DÉGAGE !!!!

  • Par Leboulonnais - 16/02/2014 - 18:31 - Signaler un abus D'accord avec THEMIS888

    Je crois que nous sommes deux sur le forum à être d'accord avec ce constat de la complexité et, partant, de la difficulté à gouverner aujourd'hui.
    Contrairement à ce que croit la majorité des forumistes, ce constat partagé n'est pas un aveu de soumission au système ni d'apathie. Au contraire ! je prétends qu'aucun gouvernant ne peut diriger aujourd'hui le pays en tolérant un Conseil Constitutionnel et un Conseil d'Etat dans leurs fonctionnements actuels. Ces deux institutions paralysent le pouvoir. Il faut le constater pour les réformer. C'est à ce pris que le futur président pourra retrouver sa liberté et présider. Voilà un exemple. Mais il faut un minimum de culture juridique pour en prendre conscience.

  • Par LSD - 16/02/2014 - 18:31 - Signaler un abus très juste

    et je le pense depuis longtemps . notre personnel politique est totalement dépassé par le monde moderne, sa complexité. ca demande une expertise que seuls des techniciens peuvent utiliser.
    si certains pays limitent les degats du fait de l absence d ideologie en France c est très difficile puisque l Etat est historiquement tres fort et veut intervenir de partout , d autant plus avec des logiciels du passé.

  • Par Hugues001001 - 16/02/2014 - 17:10 - Signaler un abus Porte nawak

    La Suisse est très bien gouvernée. L'Allemagne aussi, la Norvège, la Suède, la Pologne, la République tchèque, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande. Donc si chez nous on s'y prend comme des manches avec les résultats catastrophiques que l'on sait, ce n'est pas parce que "les sociétés modernes sont trop complexes". C'est juste que la seconde partie de la phrase est vraie: nos très chers élus ont atteint leur seul d'(in)compétence.

  • Par ignace - 16/02/2014 - 17:06 - Signaler un abus Les zelites sont a l'image du peuple...des trouillards

    La démocratie en France : referendum sur l'europe en 2005
    NON par 55% des français et un gougnafier décide oui en 2008
    Le Mensonge : en 2012 la finance sera domptée, un autre gougnafier n'arrive même pas a séparer les activités bancaires
    que font les français : rien , ils défilent pour savoir si les gays peuvent se marier ou si l'ABCD ou autre connerie est applicable a l'ecole

  • Par jmpbea - 16/02/2014 - 16:49 - Signaler un abus Le monde n'est pas plus complexe...

    Les gens doivent satisfaire les besoins élémentaires .....si cela est réalisé, ce qui n'est pas encore le cas pour la moitié du monde, il n'y a pas de problème particulier, sauf dans la tête des gens qui dirigent, qui doivent en créer pour demeurer au pouvoir....

  • Par xenophon - 16/02/2014 - 16:10 - Signaler un abus Le déluge

    Trop d' informations interactives rendent la réflexion prospective hasardeuse, ce qui entrave la définition stratégique. L' idéologie constitue donc un refuge confortable: on a des garants. Mais l' abondance d' informations est aussi un obstacle à l' action à court terme: nos politiques le savent parfaitement. Tout programme politique n' est qu' une déclaration du moment, propice à l' élection. Il devient caduc dés qu' on décide de le mettre en œuvre et nocif en cas d' obstination. Alors..." Que faire?" Le pragmatisme est peut-être un expédient utile et temporaire.

  • Par vangog - 16/02/2014 - 15:58 - Signaler un abus S'ils se rapprochent des solutions des démocraties

    participatives prônées par le FN, c'est qu'ils finiront par y adhérer un jour...
    Car les solutions que peinent a évoquer ces analystes ont été proposées par le FN
    À l'inverse très peu de ces analystes abordent les solutions du FN en terme d'état fort!
    Fort ne veut pas dire pléthore car, contrairement à ce que croient les gauchistes, un état pléthorique est un état faible!
    Non, le FN veut réduire le périmètre de l'état en lui donnant plus de force et d'efficacité, et abandonner les délires sociétaux et les rêves gauchistes de formatages de nos consciences et tout l'attirail propagandiste qui accompagne ce formatage.
    Ceci permettra d'appurer les associations, syndicats et médias de leur influence idéologique et sociétale, et de leur redonner un rôle humble et efficace qui n'empiète pas sur la politique.
    Et ceci permettra d'appurer l'état de son idéologie socialiste et totalitaire, pour qui, toute solution passe obligatoirement par une intervention de l'état et une augmentation des dépenses et du périmètre étatique.
    Réduire et renforcer le périmètre étatique, ôter aux corps intermédiaires leur rôle de valets du pouvoir et leur rendre leur rôle traditionnel de contre-pouvoir...

  • Par Thémis888 - 16/02/2014 - 15:07 - Signaler un abus TOUT EST DIT DANS LE TITRE!

    Et le pire c'est qu'il a raison! Y'a pas besoin d'être sorti de l'ENA pour s'en apercevoir - au contraire! Preuve en est que ceux qui en sortent, préfèrent visiblement rester sourds et aveugles aux supplications des citoyens qui crient "à l'aide" depuis déjà trop longtemps!

  • Par un_lecteur - 16/02/2014 - 14:58 - Signaler un abus Ce n'est pas la société qui est complexe

    Je ne suis pas sur que la société de 2014 soit plus complexe que celle de 1914.
    De plus, les dirigeants disposent de beaucoup plus d'informations ( INSEE, etc)
    En 1914 les dirigeants étaient dans un brouillard complet. Par exemple les économistes étaient persuades qu'une guerre ne pourrait pas durer plus de 6 mois.
    Par contre je suis certain que le système politique est devenu trop complexe pour pouvoir fonctionner. L'exemple de la fermeture des magasins de bricolage le dimanche le montre. La question est très simple, mais il y a tellement de centres de décision qui se contredisent que c'est devenu inextricable.
    Et encore dans ce cas, Bruxelles n'y a pas rajoute son grain de sel.
    Et comme ce système politique bordélique veut s'occuper de tout, ça ne peut pas fonctionner.
    Il faudrait supprimer un tas de machins inutiles et nuisibles, et mener une politique libérale laissant les gens s'occuper de leurs propres affaires.

  • Par Nana de la falaise - 16/02/2014 - 14:07 - Signaler un abus Oui !

    Que l'état s'occupe de ses missions essentielles. Par exemple : faire les travaux nécessaires devant la montée des eaux en Atlantique et des crues torrentielles en Méditerranée.
    Autres projets : faire respecter : - la loi, - les frontières.
    Et pour le reste (l'économie, nos culottes) : nous foutre la paix !

  • Par zouk - 16/02/2014 - 13:33 - Signaler un abus Complexité des économies modernes

    La solution proposée par Hümer est séduisante de simplicité, mais vraiment trop simpliste. Des connaissances existent, ainsi que des instances de réflexion, mais qui en tient compte? et dans quelle proportion?
    Une comparaison a été faite avec le médecin (pas seulement moyen-âgeux, nous pourrions dire jusq'au XX° siècle) mais ils obéissaient au serment d'Hippocrate et surtout à son premier principe, si modeste, NE PAS NUIRE.
    Nous pouvons certainement compter les idéologies, quelles qu'elles soient, au premier rang parmi les facteurs de négation de ce principe si modeste.
    L'abus de pouvoir, sous prétexte d'être élu, est un gros multiplicateur de ce risque.

  • Par casanova - 16/02/2014 - 13:14 - Signaler un abus Le café du commerce a parfois du bon sens,

    n'en déplaise à notre philosophe de service.
    Le pouvoir socialiste chaque jour nous manifeste son incompétence; à tout seigneur tout honneur , Ayrault en chef d'escadrille. Et pour mieux l'illustrer , mesdames Belkacem et Fileppeti.

  • Par Odidole - 16/02/2014 - 13:07 - Signaler un abus Surtout pas la passivité !

    Celui qui n'avance pas recule.
    Enn France la démocratie n'est qu'un simulacre. Des syndicats qui , bien que très fortement minoritaires, ont tous les droits et tous les pouvoirs, des juges qui font leur propre loi selon leur "intime conviction", des médias qui cachent ou dénaturent la vérité selon le message à faire passer, et des politiques dont le seul but est de faire carrière, donc de se faire réélire par tous les moyens pour profiter des largesses qu'ils se sont octroyés grâce au pouvoir que nous électeurs leur avons confié pour faire progresser notre pays et améliorer la vie de TOUS les Français.
    Il ne faut surtout pas baisser les bras, mais comment se battre contre un état boulimique et anti libertaire comme le nôtre ?

  • Par Ravidelacreche - 16/02/2014 - 12:52 - Signaler un abus Citons le philosophe Pierre DAC

    Si l'oisiveté est la mère de tous les vices,
    l'outillage est le père de tous les tournevis
    et le beau-frère de tous les vilebrequins.

  • Par Claudec - 16/02/2014 - 12:42 - Signaler un abus Question de submersion par le nombre

    « Les sociétés occidentales sont-elles devenues tellement complexes que les gouverner dépasse le seuil de compétence des élus (et des électeurs) ? »
    Les sociétés (non seulement occidentales) sont devenues tellement complexes parce que trop peuplées. Le nombre suffit à mettre en échec autant les élus que les électeurs qui, les uns comme les autres, n'y comprennent plus rien. D'autant que comme le disait Jean Fourastié (Ce que je crois - Ed. Grasset, 1981), la condition humaine est bien la dernière préoccupation des intéressés.
    Pour approfondir cette réaction, voir :
    http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com
    Ne pas manquer schémas et tableaux.

  • Par casanova - 16/02/2014 - 12:33 - Signaler un abus Triste résonnance,

    Ceux qui n'ont que le mot "démocratie" à la bouche sont ceux là-même qui la confisquent lorsqu'ils sont aux Affaires. Un mal de la gauche française toujours empêtrée dans ses idéologies.
    Moi ce que je retiens et qui me semble pertinent :
    " ceux qui sont les plus actifs politiquement sont souvent ceux qui sont le plus guidés idéologiquement, c’est-à-dire précisément les moins à même d’identifier une réalité sur un point controversé, et donc encore moins capables que la moyenne à identifier une politique vraie."
    Tiens ça ne vous rappelle rien ?...le mariage pour tous, la pma-gpa, l'abcd de l'égalité, la théorie du gender....Et ce n'est pas fini, il suffit d'attendre la réforme pénale taubira.

  • Par pemmore - 16/02/2014 - 12:33 - Signaler un abus L'être humain est multiple,

    donc condamné à une évolution permanente entre apprentissage, travail mais ensuite stagnation et dépérissement, pour l'humanus politicum, 2 élections maximum, ensuite il devient contreproductif puis nuisible.
    Il est urgent de lui faire changer de métier.
    Je trouve vraiement bien les éxemples cités dans cet article de ce qu'on ne doit pas faire.
    Alors pour ça on devra l'obtenir par référendum car les caciques aux 3/4 séniles ne voteront pas contre eux-même.
    On l'a vu pour Dassault ou il a fallu s'y reprendre à 2 fois devant l'immense révolte populaire.
    La démocratie réelle ne débutera que le jour ou aucun élu de n'importe quelle élection syndicale, consulaire municipale etc ne pourra briguer un 3ème mandat.

  • Par ZOEDUBATO - 16/02/2014 - 12:20 - Signaler un abus Le France se noie dans les idéologies inefficaces et/ou

    non testées (socialisme, nationalisme, etc..)
    La crise de 2008 ne peut pas être traitée comme la crise de 1929 à coup d'idéologies archaïques, dépassées et qui, très souvent n'ont jamais prouvée leur efficacité dans les pays où elles ont été appliquées ou parce qu'elles n'ont jamais été appliquées
    La terre, petite planète, s'est ouverte à la connaissance et par le net les citoyens peuvent faire des comparaisons et obtenir pratiquement toutes les informations désirées
    Cette mondialisation des citoyens amène un refus des solutions éculées et dépassées du siècle dernier d'où la méfiance vis à vis des politiques
    Il faut réagir à court terme avec pragmatisme et modestie (fin des croyances aux lendemains qui chantent, aux, "je ferais tout ce qui n'a pas été fait, aux « demains on rase gratis » et « je détiens la vérité universelle et éternelle »)
    Alors recherchons et appliquons des solutions pragmatiques qui ont fait leurs preuves dans des pays similaires jusqu'à ce que se dégage les vrais leçons de cette crise et que l'on puisse commencer à rebâtir des modèles adaptés à la réalité des besoins citoyens (et non a des structures idéologiques et technocratiques obsolètes)

  • Par shooby - 16/02/2014 - 12:14 - Signaler un abus j'avais déjà constaté cela pour la France

    du fait de son mode de fonctionnement qui fait que c'est in gouvernable (toutes les décisions importantes sont prises par la "prévenante Europe" et une fois que le président doit passer à l'acte il a en face de lui l'opposition politique, sociétale (syndicats, religions, lobbys des entreprises ...), mais il est vrai qu'(en regardant de plus loin il n'y a pas qu'en France où cela se passe comme ça. Obama qui ne peut pas passer des loi comme la couverture sociale maladie ou la réforme des armes suite à une tragédie sans qu'il y ai une opposition de ses ennemis politiques ou de la NRA, Merckel qui est obligé de faire coalition avec l'opposition pour gouverner ... Bref, se sont les dictatures qui doivent bien se marrer : on se dit plus évoluée qu'elles, mais on est incapable de faire front commun pour les combats importants juste parce qu'il y a bataille d'égos ! a moins que ... quelques pistes de réflexion :
    http://leblogdefredy.blogspot.fr/2013/12/vers-une-nouvelle-republique.html

  • Par shooby - 16/02/2014 - 12:06 - Signaler un abus tu parles de qui là Bruxelle43

    quand tu dis qu'un candidat c'est fait élire en disant que "mon ennemi c'est la finance" ? François Hollande dans son discours du Bourget, ou Nicolas Sarkozy quand, en septembre 2008, s’était lui-même transformé en accusateur du "capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l’économie et avait contribué à le pervertir" en continuant avec des propos comme "L’idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle. […] Le marché qui a toujours raison, c’est fini" ?

  • Par caribou - 16/02/2014 - 12:05 - Signaler un abus mensonges+veulerie+dogme= VACUITÉ

    La sous information, voir l'orientation dont nous sommes victimes dans les médias, en particulier audio visuel, en particulier publique, améne nécessairement à des débats ridicule/simpliste comme ceux de la dernière présidentiel. Nous avons des centres d'intérêt divergeant mais nous pouvons être réunis autour de grands débat comme l'avenir de notre modèle social ou l'union bancaire, etc... Et là, la vacuité de la parole des politiques, experts (auto proclamé??)... Est simplement édifiante.

  • Par perceval - 16/02/2014 - 11:47 - Signaler un abus @Tavoillot

    Du diagnostic imparable exposé par Huemer, la seule chose que vous nous dîtes (vous, un "philosophe", comme si on pouvait s'auto proclamer philosophe!), c'est que pretendre que nos politiques sont incompétents "relève du propos de comptoir", propos de comptoir auquel bien évidemment seuls les "autres" participent , pas les "philosophes" qui -eux- "réfléchissent" n'est-ce pas? Et bien vous avez tout faux, oui ce sont pour leur grande majorité de sinistres incompétents et ils le démontrent jour après jour. Quelque soit le pays, comment sont-ils choisis? Pour leur intellect? Parcqu'ils ont montré une supériorité vis à vis de leurs concitoyens? Non, parce que, simplement, sur des millions d'individus quelques uns, plus extravertis que la moyenne, ont desiré se mettre en spectacle et leur seule compétence est d'avoir su écraser les concurrents de leur propre bord par l'intrigue, le bagout... pour triompher de son concurrent ce n'est pas l'intelligence et la compétence qui fait la difference, ils croient tous l'être, . Ils seront ensuite élus, pour les plus malins d'entre eux sur une circonscription où un "chien avec un chapeau" pourvu qu'il ait la bonne etiquette serait élu. Compétence?

  • Par un_lecteur - 16/02/2014 - 11:45 - Signaler un abus il faudrait se dépêcher de réformer la démocratie représentative

    La démocratie représentative est en crise.
    Et pas seulement en France : Voir en Islande quand les "présumés représentatifs" avaient voté à une forte majorité pour que les contribuables sauvent les banques, et que le référendum qui a suivi a donné une forte majorité pour le contraire.
    Les "représentatifs" ne l'étaient pas, mais ils n'ont pas démissionné pour autant . La gamelle est trop bonne.
    Ceci dit, en France, nous avons probablement le ponpon des pays européens.
    Voir par exemple la sous représentation du FN.
    Le problème est que ce système fonctionne de plus en plus mal : Corruption, mensonges, clientélisme, démagogie, crise, chômage,.
    La complexité est un paravent commode.
    .
    Nous sommes face à un défi : Celui du modèle chinois.
    Très imparfait, mais qui fonctionne bien mieux.
    Et aussi celui du modèle russe.
    Deux modèles autoritaires - Le chinois ne se prétendant pas démocratique.
    Pour simplifier, en Chine on ne demande pas l'avis des Chinois, alors qu'en France "démocratique" on fait un référendum et on ne tient pas compte du résultat.
    Bof !
    Il va falloir se dépêcher de réformer notre modèle.
    Sinon : Le ce sera le modèle Chinois, qui, lui, fonctionne.

  • Par Bruxelle43 - 16/02/2014 - 10:55 - Signaler un abus Un monde trop complexe ? Allons donc !!

    J'ignore si le monde est plus complexe aujourd'hui qu'hier ou avant hier mais une chose est certaine ... Quand on se fait élire en affirmant " ... mon ennemie c'est la finance !! ..." et que l'on fait le contraire parce que l'on est un foutu menteur ...
    .
    Là je veux bien croire que les choses deviennent compliquées !!

N. Goetzmann - M. Wieviorka - P-H. Tavoillot - E. Verhaeghe

Nicolas Goetzmann est Stratégiste Macroéconomique et auteur d'un rapport sur la politique monétaire européenne pour le compte de la Fondapol.

Michel Wieviorka est directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociale (EHESS). Il a notamment publié Pour la prochaine gauche aux Editions Robert Laffont et Evil chez Polity.

Pierre-Henri Tavoillot est philosophe, spécialiste de l'histoire de la philosophie politique.

Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr

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