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Scotchés au bureau : le "présentéisme", cet autre mal français dont on ne parle jamais (et qui étonne tant nos voisins)

Les Français travaillent plus qu'on ne le croit. Selon un rapport paru en juillet 2013 et publié par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), l’ensemble des Français travaillent plus que la moyenne des Européens. Si ce phénomène existait déjà, la crise l'a accentué.

Illusion

Publié le - Mis à jour le 16 Septembre 2013
Scotchés au bureau : le "présentéisme", cet autre mal français dont on ne parle jamais (et qui étonne tant nos voisins)

Les 35H ont intensifié le travail sur un nombre de jours plus faible, du fait des RTT. Crédit Flickr/Victor1558

Atlantico : Selon un rapport paru en juillet et publié par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), l’ensemble des Français travaillent plus que la moyenne des Européens. Finir tard et emporter du travail avec soi serait une habitude hexagonale. Quelles raisons peuvent expliquer ce "présentéisme" ? Ce phénomène est-il propre à la crise ?

Denis Monneuse : Les motivations sont diverses. Les 35H ont intensifié le travail sur un nombre de jours plus faible, du fait des RTT. La masse de travail à fournir a eu tendance à augmenter avec la crise car certains postes ne sont pas remplacés, ce qui pousse les gens soit à travailler plus tard, soit à emporter du travail chez eux le soir, en week-end ou en vacances pour pouvoir abattre la même charge de travail que lorsqu’il y avait moins de RTT.

La pression sociale est plus forte en période de crise économique car la crainte de perdre son travail est plus importante et la peur d’être mal vu par son patron peut renforcer le "présentéisme". Ce phénomène existait déjà mais la crise l’a renforcé.

Pourquoi quitter tôt son travail est-il mal vu chez nous ? Y a-t-il en France un "management de la culpabilisation" ?

Quitter son travail tôt peut être mal vu de la part des collègues qui éprouvent de la jalousie. Lorsqu’on entend des phrases telles que "tiens tu as pris ton après-midi" à quelqu’un qui part à 18h, il y a un signe de jalousie de la part des collègues qui, eux, n’ont pas fini ou qui ont l’impression que la charge de travail est mal répartie.

Ce phénomène peut être plus important en France car notre pays est marqué par la logique de l’honneur. Il faut prouver notre valeur. Rester plus tard peut permettre de montrer qu’on a un poste plus important, des responsabilités, qu’il faut travailler plus que les autres. Le "présentéisme" permet de "prouver sa valeur".

On le remarque bien chez les cadres. Le nombre de cadres n’a cessé d’augmenter. En France, on est très attaché à la notion de cadre et le nombre de cadres est très important. Comme tout le monde devient cadre, la valeur relative par rapport aux professions intermédiaires, aux employés ou aux ouvriers est plus faible. Pour montrer qu’on est un vrai cadre et que ce n’est pas juste un statut que l’on a obtenu, il faut prouver que l’on est prêt à ne pas compter ses heures. C’est un signe de valeur par rapport aux autres.

Comment expliquer que la situation est différente ailleurs, notamment dans les pays nordiques ?

Je pense que la préoccupation du bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée est plus développée dans les pays nordiques et les pays anglo-saxons alors que cet équilibre est légitime. C’est un signe qui montre que ce n’est pas encore intégré, il y a un effet de "bizutage" où les personnes plus âgées regrettent d’avoir consacré une part trop importante de leur vie au travail, sont jalouses et veulent que les autres fassent comme elles pour se sentir moins seules dans cette démarche.

Le temps passé au travail est-il un indicateur de la qualité de son travail et de l’efficacité ?

Non, au contraire. De plus en plus d’études montrent que le temps passé au travail peut aboutir à une baisse de productivité. Tout le monde est perdant car les salariés restent plus longtemps au travail, ont un moins bon équilibre de vie, plus de difficultés à prendre du recul sur leur travail et moins de créativité. L’entreprise perd à avoir des salariés moins créatifs et moins productifs. Un exemple de pays où il y a un fort présentéisme est le Japon. Les gens restent très tard le soir pour montrer qu’ils sont capables de travailler beaucoup mais la productivité dans les bureaux est beaucoup plus faible que ce que l’on pourrait imaginer. Finir tard entraîne de la fatigue, un manque de concentration donc un manque de productivité et de créativité.

On peut imaginer qu’un salarié qui termine tard est un salarié plus lent et mal organisé mais ce n’est pas encore vraiment le cas dans la plupart des entreprises françaises.

Un autre effet pervers du présentéisme est l’une des causes du "plafond de verre" chez les femmes car le présentéisme est une pratique plutôt masculine. Comme les femmes s’occupent souvent des enfants et de la maison, elles peuvent difficilement rester plus tard le soir. Cela peut être interprété comme un moindre investissement des femmes au travail et peut expliquer qu’on leur confie moins de responsabilités.

Les Anglais appellent le présentéisme le competitive presenteism pour montrer qu’il y a une concurrence mise en place dans certaines entreprises à celui qui reste le plus tard le soir pour être le mieux vu. On entre alors dans une spirale infernale où il faut rester plus tard que les autres pour se faire bien voir.

Propos recueillis par Karen Holcman

 
Commentaires

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  • Par totor101 - 13/09/2013 - 08:49 - Signaler un abus chez les allemands !

    J'ai travaillé dans une boite allemande en Moselle il y a bien longtemps ! Faire du rab au bureau était très mal vu ! "Quoi ? il n'est même pas capable de faire sa journée en 8 heures: c'est un flemmard ou un incapable"

  • Par Guff - 13/09/2013 - 08:59 - Signaler un abus La condition humaine.

    Bien souvent, le "bureau" est bien plus reposant que rentrer à la maison. Il est surtout bien plus neutre , d'une amicale froideur. Le divertissement peut y être total.

  • Par Imragen - 13/09/2013 - 09:10 - Signaler un abus Ne pas confondre

    - Présence au bureau : on peut y passer son temps à courir dans les couloirs - Travail fourni : c'est à dire le nombre de problèmes étudiés (pas toujours réglés !!!) - Utilité du travail fourni = quelle est l'utilité des résultats du travail fourni : voir la réglementation de 27 pages sur les poulaillers......

  • Par GBCKT - 13/09/2013 - 09:16 - Signaler un abus Le forfait en jour.

    La disparition des assistants et la bureautique poussent à l'augmentation de la charge réelle des personnels en forfait jour (cadres) , d'autant plus que les "auxiliaires" sont à 35 heures souvent concentrés 4 jours sur 5, plage d'arrivée le matin 1 heure, de départ le soir 1 heure.

  • Par gliocyte - 13/09/2013 - 09:25 - Signaler un abus Moralité, donc

    Les 35 h sont une vaste plaisanterie, permettant de dire que les Français sont très performants alors que leurs performances sont dues aux heures supplémentaires non comptabilisées (donc non payées). Encore une exception à la française. On pourrait en citer d'autres: L'EN et sa perversion: Dire que chaque élève doit trouver sa voie mais penser: Si tu n'as pas un Bac général, c'est que tu es un crétin. L'ETAT: Le peuple est souverain mais refuser de lui reconnaître toute légitimité à s'exprimer et réprimer par la force le droit à la liberté de conscience.... Dire que l'échec est formateur (à la mode américaine) mais bloquer toute possibilité de renaissance et montrer du doigt tous ceux qui l'ont vécu. Dire qu'on a foi en son peuple mais réglementer toujours plus... Qui veut continuer la liste?

  • Par la saucisse intello - 13/09/2013 - 09:25 - Signaler un abus Oui, ceci dit..........

    Même les v.r.p sont "cadres" (!!!). Pour rester sérieux, il est TRES facile d'avoir des journées à rallonge, l'essentiel est de ne pas confondre BOSSER avec BRASSER. De plus, certains travaillent vite. Voire trés vite. D'autres sont lourds, lent, besogneux ! Parce qu'ensuite on en arrive à l'horreur absolue de "l'open space" où (comme trés bien raconté dans un livre-réalité), lorsqu'un cadre s'en va avant 19 heures, il se trouve toujours une merde pour lui crier bien fort "alors, tu prends ton aprés-midi ?". Non, la bonne journée de travail (et ce à QUEL poste que ce soit), c'est maxi 3 heures/jour. Au-delà, ce n'est plus du "travail", c'est de la figuration.

  • Par Ravidelacreche - 13/09/2013 - 11:37 - Signaler un abus Scotchés au bureau

    Avec 2 glaçons.

  • Par Vinas Veritas - 13/09/2013 - 12:09 - Signaler un abus forfait des cadres

    Cette forfaitisation des heures pour les cadres salariés reste une géniale aubaine pour dire à monsieur ou madame "vous avez ceci et cela à terminer pour demain. On n'a plus besoin de se demander combien de temps requis pour effectuer le travail, combien cela va couter directement puisque des heures supplémentaires sont toujours incluse dans ce fameux forfait. le cadre devient corvéable à merci puisqu'il ne peut réclamer de supplément de paye pour ce supplément de travail à faire dans un supplément d'heures.

  • Par lsga - 13/09/2013 - 13:07 - Signaler un abus Tant de jobs complètement improductifs et qui ne servent à rien.

    dans le public comme dans le privé...

  • Par DOUILLON - 13/09/2013 - 13:09 - Signaler un abus Une Explication ?

    Dans l'administration, ça s'explique : C'est parce que souvent le café est meilleur qu'à la maison ! http://douillon.canalblog.com

  • Par jean fume - 13/09/2013 - 13:23 - Signaler un abus Non, c'est juste un problème de chaises musicales.

    La technique consiste à rester accroché à sa chaise, pour ne pas la perdre.

  • Par Kenzo - 13/09/2013 - 15:56 - Signaler un abus Aux Etats-Unis

    Je reside aux US dans une ville dynamique de la cote Ouest. Ici, les autoroutes sont embouteillees a partir de 15h jusqu au maximum a 17h30. Apres, chacun est chez lui. Ceci, les gens se levent plus tot et embauchent souvent a 7h30 ou 8, pas a 9h comme a Paris, et mangent devant leur ordi.

  • Par La chienlit - 13/09/2013 - 16:01 - Signaler un abus La france est un pays de

    La france est un pays de faux-cul prêt à tout pour plaire au chef, qui lui même est un faux-cul qui ne pense qu'à sa carrière, et assis tout en haut, le big boss qui se mare de tout ce cinema...

  • Par groumpf - 13/09/2013 - 19:19 - Signaler un abus moui

    Quand je dirige, j'oblige à ne pas faire d'heures sup, sauf en cas de bourre et que ça reste exceptionnel. Le problème des heures sup vient aussi que les employés sont trop souvent laissés à eux-même. Un bon encadrement permet de savoir où en est chacun et donc d'éviter les abus dans les deux sens. Il y a beaucoup de cadres, mais pas beaucoup de chefs.

  • Par KLAKMUF - 15/09/2013 - 18:01 - Signaler un abus Il y a pire

    Les cadres japonais ne passent que 3 nuits par semaine à la maison: soit ils font des heures sup à accompagner les clients ou les supérieurs chez les geishas, soit ils veillent jusqu'au burn out total, à l'infarctus ou au suicide.

  • Par Exaspéré - 15/09/2013 - 18:12 - Signaler un abus Réalité et apparences

    Lorsque j'étais en activité,je faisais 8h00-19h00-1heure pour déjeuner.J'étais à mon poste de travail pour travailler.Certain chef de service arrivé à 7h00 étudiait l'Equipe jusqu'à 8h00....Un autre était en "rendez-vous à l'extérieur l'après midi et se pointait vers 17h00 (bronzé au moment de Roland Garros).Un directeur aimait bien intercepter ses collaborateurs vers 18h00 pour des "réunions improvisées" pouvant durer 2 heures.L'open space n'a pas arrangé les choses en matière de "présentéisme".En contrepartie,il suffisait de circuler parmi les bureaux pour constater que tous les "présentéistes" ne passaient pas leur temps sur des tableaux excel ou power point...Sans voir l'écran, il suffisait de voir l'expression du visage pour s'en rendre compte.Avec facebook cela n'a pas du s'arranger. Alors ,la "productivité à la française",c'est du pipeau...

  • Par grosboeuf - 15/09/2013 - 22:59 - Signaler un abus le résultat de l'idéologie du sacerdoce

    une propagande subtilement distillée dans les medias et le cinema depuis plusieurs dizaines d'années. Si vous n'avez pas bossé à 250%(au risque de sacrifier famille et santé), vous êtes la dernière des feignasses. Le plus fort est que cela est souvent réalisé par le moyen d'une pression collective diffuse (open-space par ex.), les directions tenant souvent un discours protecteur inverse officiellement pour se couvrir encas de problème.

  • Par mich2pains - 16/09/2013 - 09:55 - Signaler un abus A " totor101" : Je confirme !

    30 ans en arrière , je faisais mon tout premier job d'été comme étudiant français dans une usine BASF en Allemagne ! J'étais manœuvre (sans qualification aucune ) , travaillant en binôme avec un ouvrier Allemand qualifié sur une machine (bandes magnétiques audio ) . Durant notre "temps de travail" , un objectif clairement défini en terme de quantité et de qualité à produire : Une fois l'objectif atteint et vérifié par un ingénieur maison , le reste du temps pour terminer notre travail posté nous appartenait . Pour ma part , je passais plusieurs heures en salle de repos à lire des romans en allemand . Pour le personnel féminin qui travaillait assis devant une chaîne : une pause supplémentaire tous les jours dédiée à la gymnastique dans l'allée centrale , en musique + cadres et techniciens sur une estrade pratiquant eux-aussi les mêmes mouvements d'assouplissements . Question ERGONOMIE que nous Français semblons découvrir : Tous les techniciens ou ingénieurs à l'écoute de toutes suggestions du personnel afin d'améliorer le confort de ce dernier : Une chaise réglable en hauteur et sur roulettes à mon poste ? Dés le lendemain , la chaise était à ma disposition et à ma taille ..

  • Par mich2pains - 16/09/2013 - 10:11 - Signaler un abus A l'inverse de la mentalité allemande au travail :

    Bien des années plus tard , comme analyste dans une SSII française ( Société de Service et D'ingénierie Informatique ) , j'ai vu arriver un "petit JEUNE " , tout juste sorti ...major de sa promo de CENTRALE ! Aussitôt , ma boîte l'a envoyé sur un problème extrêmement pointu à régler d'urgence chez un client parisien . Coup de fil du client à ma boîte vers 14h ! " Dites , votre prestataire vient à peine d'arriver chez moi ! C'est une plaisanterie ou quoi , au prix où vous me le facturez à la journée ? " Ma boîte (un peu confuse ) : " Excusez-nous pour son retard . Si à la fin de la journée votre problème n'est pas réglé , nous vous rembourserons !" Le client , vers 15 h : " Euh , désolé pour notre emportement précédent . Votre prestataire vient de résoudre notre problème en à peine 1/2 heure et il est déjà reparti chez lui ...." ! C'est vrai qu'en France , malheureusement pour la productivité , les employeurs dans leur ensemble , priment le temps "passé" ( tué ?) au travail de leurs salariés , plutôt que leur production , un peu comme s'ils n'étaient que des salariés du ...PUBLIC !

  • Par mich2pains - 16/09/2013 - 10:20 - Signaler un abus D'OU NOTRE EXPRESSION BIEN FRANCAISE :

    " PEINDRE LA GIRAFE !......merveilleusement dépeinte par les blagues de Coluche : ..." Dans la Fonction Publique , quand un salarié meurt sur son lieu de travail , ses collègues s'empressent de lui enlever les mains des poches pour faire croire à un accident du travail ! " (sic) Réalité désastreuse également croquée par une écrivain ZOE SHEPARD , dans son ouvrage : " ABSOLUMENT DE-BOR-DEE , ou le paradoxe du fonctionnaire " ou " comment faire les 35h en ...1 mois ! ( édition Albin MICHEL : à lire sans modération ) Ou encore , comment expliquer que la France ne soit qu'en 25ème position mondiale en terme de productivité ......

  • Par cd233 - 16/09/2013 - 13:49 - Signaler un abus rien à voir avec les arguments avancés

    j'ai travaillé trois ans aux USA entre 1997 et 2000 et sans me rendre compte, je passais au début effectivement beaucoup plus de temps au bureau que mes collègues, à tel point qu'un d'entre eux a fini par me demander si j'avais des problèmes de couple ... Après je me suis mis à leur rythme et la vie fut bien meilleure. Il s'agit d'une habitude très française transmise sans même y prendre garde. C'est notre culture du travail. On peut passer 1 heure et demi au déjeuner sans culpabiliser, mais le soir on reste... Rien à voir avec la crise et une pseudo "compétition". L'auter a dû trop fayoter à l'école, et il lui en reste quelques traces...

  • Par Oboulo - 16/09/2013 - 14:18 - Signaler un abus J'ai des doutes...

    sur la motivation profonde des auteurs de cette étude. Encore des gens prompts à parler des cadences infernales de nos cadres dans nos entreprises, qui ont pourtant des forfaits 217 jours (soit l'équivalent de 9 semaines de repos annuel). j'aimerais une étude parallèle sur la connexion internet au bureau à usage personnel qui relativiserait sans doute les résultats.

  • Par CN13 - 18/09/2013 - 10:59 - Signaler un abus à exaspéré :

    c'est exactement ce que vous décrivez, que j'ai vécu sur mon lieu de travail. Faire semblant d'être "dé-bor-dé", çà, ils ou elles savent très bien le faire au détriment de ceux et celles qui travaillent réellement et qui sont, il faut le dire, très mal vu. Quand au travail proprement dit, si ce n'est pas fait ou pas bien fait, pour le justifier, ils ou elles tombent malades. La Sécu n'est pas à un trou près !

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Denis Monneuse

Denis Monneuse est sociologue, écrivain et consultant en Ressources Humaines. Il est également l'auteur du livre "Les jeunes expliqués aux vieux" paru chez L'Harmattan en octobre 2012.

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