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Sauveuse de la nation ou reine de la division : ce portrait contrasté que les médias anglais offrent de Margaret Thatcher

La dépouille de Margaret Thatcher devait reposer mardi dans une chapelle du Palais de Westminster, pour une cérémonie privée à la veille de funérailles quasi nationales et sous haute surveillance. Au Royaume-Uni, les médias célèbrent, chacun à leur façon, la Dame de fer.

Revue de presse

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Sauveuse de la nation ou reine de la division : ce portrait contrasté que les médias anglais offrent de Margaret Thatcher

Les obsèques de l'ancien Premier ministre britannique, Margaret Thatcher, ont lieu à Londres ce mercredi. Crédit Reuters

Seulement une poignée de personnalités politiques peut prétendre avoir changé la face du monde et Margaret Thatcher appartient à cette toute petite minorité. C’est ce que souligne The Economist. Aujourd’hui plus que jamais, poursuit l’hebdomadaire libéral anglais, le Monde a besoin de s’en tenir aux principes qu’incarnait la Dame de fer.

Le Guardian, situé politiquement plus à gauche, tout en affirmant que Margaret Thatcher devint progressivement une caricature d’elle-même (elle fut "plus dure que dure"), lui reconnait une forme de longévité exceptionnelle : c’est elle qui rédigea la feuille de route de la Grande Bretagne pour un tiers de siècle.

Non seulement elle marqua le pouvoir de son empreinte de 1979 à 1990 mais encore tous les grands débats publics qui comptent et qui, aujourd’hui encore, traversent la société britannique (économie, politique sociale, droit, culture, affaires étrangères …) restent placés sous le signe du thatcherisme. Selon le Guardian, la vie publique est encore déterminée à un point incroyable par la confrontation entre ceux qui veulent poursuivre l’œuvre alors entreprise et ceux qui, au contraire, cherchent à édulcorer ou inverser la tendance.

Le Sun, journal populaire conservateur, estime que par rapport aux responsables politiques actuels, il n’y a pas photo : Maggie n’avait rien à voir avec le côté Flanby  de ces poids-plume politiques que sont, à droite, Dave (Cameron), au centre, Nick (Clegg) ou encore, à gauche, Ed (Milliband). Et le Sun s’enorgueillit d’avoir, par la force et la fidélité politiques de son lectorat, pris une part non négligeable dans une véritable révolution reposant solidement sur les principes et les réalisations de Maggie : liberté individuelle, autonomie, défense forte, impôts allégés, mise en échec de la dictature syndicale, rejet de l’ Etat-Nounou maternant les citoyens, refus de toute ingérence bruxelloise, victoire dans la guerre froide, inflexibilité face aux assassins de l’ Armée Républicaine Irlandaise, reconquête des îles Malouines…

Le Times est certain d’une chose : l’héritage de Margaret Thatcher lui survivra. L’Angleterre a enfin commencé à prendre la mesure de ce qu’elle représente , à savoir, selon ce journal, la plus éminente personnalité britannique en temps de paix, une femme qui est parvenue à changer la vie en profondeur grâce à la seule force d’un tempérament hors du commun. Elle fut en effet la femme des vérités simples, parvenue au sommet du pouvoir à la fin d’une décennie qui avait vu la Grande Bretagne perdre confiance en elle-même. Sur les grands problèmes de son temps, elle fit les bons choix, juge le Times.

Le Daily Mail reprend à son compte la formule de David Cameron, l’actuel locataire du 10, Downing Street, évoquant "la femme qui sauva la Grande Bretagne" et nous propose l’analyse suivante : Margaret Thatcher était animée de la ferme conviction qu’une société, c’est la résultante des forces qui agissent à sa base (individus, familles, paroisses, entreprises, associations…). Margaret Thatcher estimait que ses concitoyens avaient trop tendance à s’en remettre à l’Etat, qu’ils se focalisaient sur leurs avantages et leurs droits plutôt que sur leurs obligations ; elle entrevoyait  une société libérée, avec une multiplicité d’initiatives partant d’en bas ; ainsi serait avantageusement remplacée la société de type socialiste où bureaucratie et technostructure chapeautent  le bas de la pyramide et décident à sa place.

 
Commentaires

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  • Par jlbaty - 17/04/2013 - 14:04 - Signaler un abus Exploitons le gaz de schistes

    Exploitons le gaz de schistes , des milliers d ' emplois crées, Avec un gouvernements sans cou....., des debiles marxiste qui font pression (aero. Nantes) et des chieurS. ( barjot et compagnie) qui fouttent le bazard pour des conneries, on est mal barrés

  • Par Solognitude - 17/04/2013 - 21:25 - Signaler un abus Ya pas photo!

    J'ai vu la différence en Grande Bretagne avant et après Thatcher. Terminées les bagnoles à 3 roues et les B and B où l'hôte vous demande d'avancer la monnaie pour pouvoir acheter la bouffe. Thatcher, c'est De Gaulle, mais en mieux!

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Albert C. Querfiniec

Albert C. Querfiniec est journaliste. Il écrit pour Atlantico sous pseudonyme.

 

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