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Rokhaya Diallo : mais au fait, même sans polémique, à quoi servent vraiment ces "nominations-recasages" ?

Plusieurs membres du gouvernement se sont inquiétés de la présence de la militante antiraciste et féministe au sein du Conseil. Mais au-delà même du débat sur son départ, la question de la pertinence de sa nomination en premier lieu pose question.

Conseils et comité Théodule

Publié le

Atlantico : Une nouvelle polémique est née suite à la demande formulée par le gouvernement pour le départ de Rokhaya Diallo du Conseil national du numérique. Au-delà des débats soulevés par ce départ, ne peut-on pas se poser la question de la pertinence purement professionnelle d'une telle nomination ? Plus largement, ne peut-on pas également s'interroger sur la pertinence de l'existence d'un conseil dont le rôle serait "d'orienter les politiques du gouvernement sur les aspects numériques et de penser les transformations du monde" ?

Vous avez raison, la nomination initialement programmée par Matignon de Rokhaya Diallo comme membre du Conseil national du numérique fait polémique. Je n'ai pas l'intention de nier son talent de journaliste ou même certains de ces partis pris. En démocratie, l'honneur du débat rime parfois avec l'obligation d'entendre des analyses biaisées ou choquantes.

Je fais ici référence aux propos nauséabonds de Rokhaya Diallo sur les journalistes de Charlie Hebdo ( " sur lesquels il n'y a pas lieu de s'apitoyer " ) ou sur la police dont elle insulte assez régulièrement les missions et les femmes et les hommes qui la composent. Elle cultive son jardin d'aigreurs et de rancœurs là où la République ne lui oppose aucune rancune et était même prête à la rémunérer dans un secteur d'activité – le numérique – où l'on discerne mal sa possible valeur ajoutée.

Avant d'écrire ces quelques lignes, j'ai pris le soin de vérifier les apports opérationnels ou conceptuels de l'heureuse nommée à la question du numérique et je suis rentré bredouille. Donc à votre question directe sur la pertinence de cette nomination, je vous réponds que je n'en vois pas sauf à verser dans le compassionnel et la petite politique qui consiste à nommer des personnalités parce qu'elles appartiennent aux minorités visibles.

Serions-nous entrés sans le savoir dans ces pratiques complexes de discrimination positive ?  Madame Diallo qui se vante de participer à des travaux des Nations Unies n'étant alors qu'une planquée de plus dans le foisonnement de tous ces organismes que les contribuables font vivre de leur sueur ?

Le Conseil national du numérique a longtemps été présidé par Benoît Thieulin, rescapé de l'équipe de campagne de Ségolène Royal version 2007. Le bilan est d'autant plus mince que des parlementaires ont su réfléchir à ces questions sans la pseudo-béquille qu'aurait pu constituer le CNN.

La réalité politico-administrative est que la France souffre de ces recasages dans des organismes qui, mis bout à bout, forment une belle enveloppe budgétaire. Le gouvernement vient de reculer pour la nomination de R Diallo et c'est probablement préférable car si cette personne doit avoir une place dans une instance publique, ce n'est certainement pas au CNN.

Ne peut-on pas considérer cette polémique masque un problème plus large de l'intérêt que semble porter la République pour de nombreux conseils, comités, rapports d'experts, dont l’utilité publique pourrait ne pas être totalement évidente" ?

Mais ?  Ce n'est pas la République qui porte de l'intérêt à ces structures, ce sont les membres plus ou moins cupides et compétents de ces structures qui ne poursuivent que leurs intérêts personnels !

 
Commentaires

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  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 15/12/2017 - 08:01 - Signaler un abus Il est normal de protéger

    Il est normal de protéger certaines espèces en voie de disparition. Cependant l'espèce à laquelle appartient Dialho, Obono ou Garido est en pleine expansion.... Alors il faut arrêter de les subventionner à grands frais !

  • Par Pharamond - 15/12/2017 - 10:03 - Signaler un abus Les belles plages

    "En démocratie,l'honneur du débat rime parfois avec l'obligation d'entendre des analyses biaisées ou choquantes..." Et aussi haineuses? R.Diallo est surtout connue pour exsuder la haine de la France. Sa place est sur les belles plages de la Gambie.

  • Par Lepongiste - 15/12/2017 - 11:35 - Signaler un abus Mais que fait la France....

    avec toutes ses ennemies de l'intérieur !! Les politiques sont des lâches ! Ils ont peur d'elles et de leur communauté ...

  • Par ISABLEUE - 15/12/2017 - 13:23 - Signaler un abus le racisme du méchant Etat peut bien donner du travail

    à cette idiote haineuse... On croit rêver. On continue à subventionner tous ceux qui nous crachent dessus car on est et seront toujours des méchants blancs racistes colonialistes....

  • Par vangog - 15/12/2017 - 13:37 - Signaler un abus Encore un conseil de planquées...

    les « travaux des Nations unies », idem! Des machins gauchistes qui ne servent qu’à augmenter le périmètre de la nomenklatura mondialiste influente. Même stratégie que pour la submersion migratoire: noyer les résistants à la mondialisation sous une avalanche d’organismes normalisateurs, tel qu’il devient difficile de s’opposer sans prendre le maquis et être traité par lés inter-nationo-socialistes de « terroristes »...

  • Par J'accuse - 15/12/2017 - 13:39 - Signaler un abus La République des copains et des coquins

    Tous ces comités, commissions, hautes autorités (et j'en passe) ne servent qu'à détourner l'argent public pour récompenser les "amis", s'en acheter d'autres, ou en récupérer la popularité. Il y a autant de politiciens honnêtes que de sportifs non dopés: mensonges, tricheries et recherche d'avantages personnels sont les piliers de la politique, un métier d'escrocs qui vivent grassement de l'incommensurable crédulité de leurs victimes, les citoyens.

  • Par Atlante13 - 15/12/2017 - 17:41 - Signaler un abus Au fait,

    puisqu'elle déteste tant la France, qu'est-ce qu'elle y fout? Le monde est grand, et il y a sûrement de nombreux pays qui rêvent d'utiliser ses compétences...

  • Par Anouman - 15/12/2017 - 22:22 - Signaler un abus Conseils et comités

    Tous ces organisme n'ont aucun intérêt sauf de placer des incapables pour leur assurer un confortable revenu. Leur suppression ferait des économies et de plus leur pouvoir de nuisance serait supprimé.

  • Par Carl Van Eduine - 16/12/2017 - 05:55 - Signaler un abus Toujours vu, jamais pris

    Vous dénoncez à juste titre la république des copains et des coquins. Celle des prébendes et des privilèges. Qui se cache le tsunami qui vient, du déficit et de la dette. La république vraie. Celle des politiques. Mais ce n'est pas grave, Hollande l'a dit : c'est l'Etat qui paye. L'Etat c'est nous. Rappelez vous Mazarin : "qu'ils cantent pourvu qu'ils payent". Le "ils" de Mazarin, c'est nous, voulant combattre la douleur d'être lésés et blessés, en prenant position par la parole et la plume, sans espoir d'être jamais guéris. Et nous ne nous consolons même pas en sachant qu'au moins dans le domaine de la corruption institutionnelle, nous avons en France raison contre Héraclite.

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Jean-Yves Archer

Jean-Yves Archer est économiste, spécialisé en Finances publiques. Il dirige le cabinet Archer, et a fondé le think tank économique Archer 58 Research.
 
Né en 1958, il est diplômé de Sciences-Po, de l'ENA (promotion de 1985), et est titulaire d'un doctorat en Economie de l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne.

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