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Réforme de l’apprentissage : du diagnostic sur les dysfonctionnements aux propositions

Un catalogue de mesures est bien utile. Mais ce qu’il faut changer en priorité, c’est l’état d’esprit.

Une histoire de valorisation

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Réforme de l’apprentissage : du diagnostic sur les dysfonctionnements aux propositions

Après trois mois de concertation, Muriel Pénicaud dévoile le projet du gouvernement pour la réforme de l’apprentissage.

Le mouvement ETHIC (Entreprises à Taille Humaine, Indépendantes et de Croissance) a largement contribué au débat en remettant un dossier complet courant novembre, à  la demande du Premier Ministre.

Le travail d’ETHIC a consisté en une large consultation des chefs d’entreprises adhérents ayant intégré des apprentis, complété d’un questionnaire administré auprès de tous ses membres.

Les motifs d’insatisfaction évoqués par les dirigeants étaient nombreux : manque de coordination et de collaboration entre les entreprises et le CFA, référentiels obsolètes, complexité des démarches, rigidité du système et surtout dévalorisation de l’apprentissage nécessitant un changement d’état d’esprit.

Les chefs d’entreprise du mouvement se félicitent que bon nombres de leurs préconisations aient été reprises, notamment : un contrat unique (avec le rapprochement du contrat d’apprentissage et de celui de professionnalisation), une accessibilité de l’apprentissage (il sera ouvert aux jeunes jusqu’à 30 ans, au lieu de 26 ans aujourd’hui), une embauche d’apprentis qui pourra se faire tout au long de l’année (et ne sera plus cantonnée à la période septembre-décembre), en fonction des besoins des entreprises…

Mais tout cela n’est qu’un catalogue utile de mesures et ce qu’il faut changer c’est l’état d’esprit. Etat d’esprit des parents qui rêvent encore de ce baccalauréat faux eldorado sans valeur ou d’études dites secondaires qui laissent nombre d’étudiants sur le carreau au bout de 2-3 ans. Etat d’esprit des professeurs, état d’esprit du grand public, etc.

Pour ce qui est de la valorisation de l’apprentissage, je propose la création d’une UNIVERSITE DE LA MAIN. Le terme « université » tout à coup valorise ces métiers de la main dont il faut être fier ! Cette nouvelle université pourrait être célèbre dans le monde entier puisqu’elle ferait émerger les talents et les métiers, entres autres du luxe, de la maroquinerie, de l’artisanat… qui sont la marque de la France. Pourquoi Hermès est-il obligé d’avoir sa propre école ? Pourquoi la haute couture forme-t-elle ses cousettes, brodeuses… ? Pourquoi ne pas diplômer et promouvoir avec honneur, ces étudiants talentueux ? Ils méritent des « diplômes » aussi prestigieux en termes de terminologie que ceux des autres universités. Etre licencié en maroquinerie ou en joaillerie ou même en plomberie casserait les codes d’un élitisme qui n’a pas lieu d’être. 

Découvrez le rapport ETHIC

 
Commentaires

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  • Par vangog - 13/02/2018 - 21:28 - Signaler un abus Pas mal, l'université de la main!

    Excellente idée, mais ça m’étonnerait que les marcheurs soient désintoxiqués de leur vieille idéologie gauchiste, qui méprise le manuel, et croit que tous les enfants doivent devenir sociologues, politologues, pédagogues, climatologues rechauffistes ou bitologues...seul le Front National aura le courage de faire-valoir éclore cette idée, car les patriotes n’ont pas peur de prendre les bonnes idées, d'où qu’elles viennent!

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Sophie de Menthon

Sophie de Menthon est présidente du Mouvement ETHIC (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance) et chef d’entreprise (SDME)

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