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Les précautions à prendre en cas de crise bancaire

La zone euro connaît de nouvelles turbulences et une fois encore, les banques sont en première ligne. Comment protéger votre épargne en cas de vraie crise systémique ?

Decod'Eco

Publié le
Les précautions à prendre en cas de crise bancaire

La zone euro connaît de nouvelles turbulences. Crédit Reuters

La crise de l'euro refait surface. Le "tout ce qu'il faut" de Mario Draghi ne suffit pas. Il faut plus.

Ceci est très important car le lien entre banques et États n'est pas rompu. Les États sont toujours surendettés et les banques toujours trop grosses pour faire faillite. La différence par rapport à 2008, c'est que maintenant tout le monde sait que les États sont surendettés et donc incapables de sauver les banques.

Les banques ne sont pas sûres actuellement. Elles sont très vulnérables à la fuite des dépôts, à la remontée des taux des obligations souveraines, à des pertes sur les marchés puisqu'elles se livrent à des opérations spéculatives pour compte propre. En effet, elles ne prêtent plus mais il faut bien qu'elles gagnent de l'argent.

Elles jouent donc l'argent créé à partir de rien par les banques centrales sur les marchés. Mais si les mises sont mauvaises, les banques se retrouvent dans de sales draps.

Tout l'enjeu des nouvelles réglementations consiste à mettre en place des mécanismes pour que les nouveaux sauvetages soient financés par... vous.

Un nouveau terme pour votre vocabulaire... et une différence cruciale pour votre argent

Bail out = pertes couvertes par l'Internationale des contribuables et donc dilution des pertes.

Bail in = pertes couvertes par vous en tant que déposant + par vous en tant que contribuable s'il reste encore des pertes à couvrir.

Nous ne sommes plus dans le cas du Crédit Lyonnais (casse absorbée par l'ensemble des contribuables français) ou même de Dexia (casse absorbée par l'Internationale des contribuables via la Banque centrale européenne et les contribuables belges et français via des émissions de dettes de ces pays).

Les risques sont à présent les suivants :

- Un prélèvement de 8% (et plus si besoin) sur vos dépôts au-delà de 100 000 euros

- un gel momentané de tous vos dépôts, le temps que le bail in se mette en place.

Ce que cela signifie pour vos investissements

Il est temps de songer à "débancariser" votre épargne, c'est-à-dire à la placer en dehors des banques et aussi des assureurs car banques et assureurs sont très liés. Les assureurs possèdent beaucoup d'obligations bancaires.

Il est également nécessaire d'envisager des précautions si vous êtes en attente d'une grosse somme, à la suite par exemple de la vente d'un bien immobilier ou d'un bien professionnel.

Pour votre vie de tous les jours, il est utile de vous préparer à un blocage éventuel du système financier, avec des espèces en petites coupures et des cartes de paiement hors système bancaire.

Enfin, en cas de bail in, vous devez savoir que les banques seront fermées durant un certain temps pour éviter la fuite des dépôts.

[Pour plus de conseils et de stratégies de protection de votre épargne au quotidien, continuez votre lecture...]

 
Commentaires

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  • Par legaulois - 11/07/2013 - 10:40 - Signaler un abus alors il reste quoi

    l'euro est cuit assurance vie et immobilier suivent par contre la grande spéculation financière et immobilière se porte bien pour une minorité ce qui exclut le petit épargnant qui un complément pour sa retraite cette situation vu la crise de société profonde (chômage immigration fiscalité inflation fracture sociale avec la jeunesse exclusion ) ne peut finir que dans la rue un mai 68 à l'envers

  • Par sbgf43 - 11/07/2013 - 11:21 - Signaler un abus Bientôt le big bang.....

    Bientôt le big bang.....

  • Par alankin - 11/07/2013 - 12:34 - Signaler un abus depuis la crise de Chypre...

    il va de soi que la rafle des comptes bancaires des épargnants sera actée dès la prochaine affaire bancaire. une banque Française X exposée aux risques pris par une banque italienne ne sera plus renflouée par le contribuable. on aimerait avoir sur le marché une banque se bornant à offrir de simples systèmes de paiement, chèque, virement, CB, facturant ses services de paiement, avec en échange une non utilisation de notre cash par contrat. or là, on se trouve dans la situation où on prend un taxi. durant le trajet le chauffeur de taxi fait faillite. il décide donc de nous séquestrer dans le taxi en nous disant que la course ne vaut plus 10E mais 10 000E, seule condition pour nous ouvrir la porte. Nous attendions du taxi qu'il nous transporte, en fait nous apprenons qu'en fait nous sommes solidaires de sa faillite !

  • Par Guff - 11/07/2013 - 12:45 - Signaler un abus Quelle crise?

    Les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d'un quart en un an, rapporte l'hebdomadaire Challenges à paraître jeudi 11 juillet. (Le Monde aujourd'hui).

  • Par ABCD - 11/07/2013 - 13:13 - Signaler un abus La richesse du petit Français

    Les 500 premières fortunes de France connaissent bien la crise française. C'est pourquoi elles ont vu leur richesse globale augmenter de près d'un quart en un an. Puisque RIEN ne fonctionne en France-même, cela prouve que ces fortunes sont extrêmement bien gérées et s'appuient énormément sur le reste du monde. Leurs résultats s'amélioreraient encore plus en s'expatriant totalement. Mais elles restent toutes avec quelques orteils en métropole afin de ne pas laisser la place à d'autres, au cas (toujours possible) où dans quelques décennies, les Français auraient enfin envie de sortir du tiers-mondisme programmé, envie d'êtres sérieux, de travailler normalement, de virer tous les inutiles (fonctionnaires en surplus, assistés multiples etc...). Bref où les Français voudraient devenir plus riches, enfin....

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Simone Wapler

Simone Wapler est rédactrice en Chef des Publications Agora (analyses et conseils financiers).

Elle est l'auteur de "Comment l'Etat va faire main basse sur votre argent: ... et ce que vous devez faire pour vous en sortir !", paru chez Ixelles Editions en mars 2013.

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