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Que faire des djihadistes français qui reviendraient de Syrie ? Réponses inconfortables à question à hauts risques

Donald Trump est aujourd'hui largement critiqué médiatiquement et par l'opinion publique pour avoir demandé la peine de mort envers le présumée terroriste ouzbek qui aurait commis un attentat en plein Manhattan tuant 8 personnes et en blessant 11 autres. Pour autant avec cette déclaration il applique une logique politique de l'état de guerre.

Bonne question

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Que faire des djihadistes français qui reviendraient de Syrie ? Réponses inconfortables à question à hauts risques

Atlantico : Ne peut-on pas considérer qu'une telle déclaration est logique d'un état de guerre assumé, et peut ainsi mettre en évidence notre manque de cohérence sur un tel sujet, alors que notre pays reconnait "être en guerre" ?

Alain Rodier : De toutes façons, le président Donald Trump, quoiqu’il fasse ou dise, s’attire systématiquement les critiques de l’ensemble de la presse occidentale. Il convient de reconnaître que sa manière de communiquer à l’emporte-pièce et au feeling en étonne plus d’un et, même, fait un peu peur car il reste le président de la plus grande puissance mondiale.Sa première réaction concernant le suspect qualifié d’"animal" consistait la possibilité de l’envoyer à Guantanamo comme "combattant étranger".

Cette mesure n’entrait pas dans le cadre du Droit américain, le statut de "combattants étrangers" implique le fait d’avoir été capturé à l’extérieur du territoire américain. Selon la Loi, avoir commis un acte terroriste sur le sol américain oblige Washington à le présenter devant un tribunal pour qu’il réponde de ces accusations. C’est dans ce cadre que, dans un deuxième temps sans doute un conseillé lui ayant expliqué son erreur "technique", le président Trump a souhaité que la peine de mort soit appliquée. Toujours selon la loi américaine, si les crimes commis à New York sont considérés comme "fédéraux" (ce qui est probable), il risque effectivement de finir dans le couloir de la mort. Mais si ce sont les juridictions des États de New York et du New Jersey (où ses actes ont été commis) qui sont retenues, la peine de mort n’y est plus appliquée.Pour revenir à l’"état de guerre" que vous évoquez, la peine de mort "judiciaire" n’est pas une réponse logique qui prouve son existence. Les ennemis qui sont tués le sont bien évidemment sans intervention du monde judiciaire et souvent sans sommations préalables (cela arrive toutefois de temps en temps). La justice n’entre en jeu que pour les déserteurs et tous ceux qui ont commis des crimes de guerre. Les déclarations du Président Trump sont, comme d’habitude, "hors sujet".

François-Bernard Huygue : Etre en guerre est une période qui rythme la vie des Etats souverains. Pour qu'il y ait la guerre il faut qu'on assume le risque de tuer un certain nombre de gens et d'avoir des morts de son côté. C'est une période où le fait de tuer quelqu'un qui a un uniforme d'une autre couleur que vous, est considéré comme légitime dans la vie politique des peuples.

Première remarque, nous assumons de tuer des gens (nous bombardons la Syrie et l'Irak), mais nos pertes à nous sont des victimes d'attentats que l'on décore comme victimes innocentes. C'est ce qu'elles sont, mais on ne les considère pas comme des victimes de guerre. Donc il faut assumer ce prix en vies humaines. Et même si nous avons eu beaucoup de morts depuis le Bataclan, cela reste minime par rapport à ce que représentait une journée de la guerre de 14. On est pas dans les mêmes proportions.

Deuxième remarque, lorsque l'on est en guerre, on a un ennemi. Comment s'appelle-t-il ? On a dans les pays occidentaux beaucoup de mal à le désigner. On parle de guerre contre l'extrémisme, ou contre une menace pour la démocratie. Mais il faut dire en l'occurrence que nous faisons la guerre au Kalifa. Nous ne reconnaissons pas clairement notre ennemi donc il y a un premier problème. On dit faire la guerre contre un Etat, ce n'est pas le cas. On dit que l'on s'en prend au djihadisme qui est une perversion de l'islam. Enfin, si on a des ennemis, il faut les traiter comme tel. Quand on faisait la guerre de 14/18, on n'envoyait pas les prisonniers allemands devant un juge d'instruction français pour appliquer le code pénal. Il y a quelque chose d'incohérent.

Evitons ces termes de guerre ou alors, si l'on fait la guerre il faut en accepter les conditions.

Avec la défaite militaire de l'Etat islamique se pose la question de "Que faire des "revenants"" (expression consacrée par David Thomson dans son livre éponyme).  En quoi cet exemple peut-il également révéler ce manque de cohérence entre le discours de guerre et l’incapacité de l’assumer politiquement ?

Alain Rodier : Si l’on s’en tient aux déclarations, il y a effectivement un problème avec la vision que l’on peut avoir de l’ "état de guerre". Mais sur le fond, il n’y a pas réellement d’incohérence car si la France est bien "en guerre" contre les terroristes d’origine salafiste-djihadiste, elle la mène sur des théâtres extérieurs. Par contre, sur le territoire français, c’est le droit pénal qui s’applique pour le moment. Pour être concret, au Sahel et en Irak, nos militaires tirent pour neutraliser (tuer ou blesser) l’ennemi, en France, ils ne le font (comme les policiers et les gendarmes) que dans le cadre de la législation sur la légitime défense qui, pour mémoire, a été élargie.En ce qui concerne les "revenants", tout dépend de l’endroit où ils se trouvent au moment où ils ont été capturés.Si cela se trouve sur des territoires qui sont sous le contrôle d'États légaux (reconnus par l’ONU et la Syrie en fait toujours partie), ces prisonniers dépendent dans un premier temps de l’autorité de ces États qui peuvent les présenter à leur propre justice (où la peine de mort est toujours appliquée). C’est ensuite à Paris de "négocier" un éventuel retour sur le territoire national dans le cadre d’accords bilatéraux ce qui est naturellement impossible avec Damas puisque nous n’entretenons plus de relations diplomatiques avec le régime syrien. A noter que par exemple la Syrie garde pour elle l’identité des volontaires français qui ont été retrouvés morts - ou vivants mais il n’est pas sûr qu’il y en ait encore -, ce qui complique beaucoup la tache des enquêteurs.Quand les ressortissants français ont été pris dans des zones contrôlées par des forces tierces (celles tenues par les forces kurdes syriennes ou irakiennes), Paris peut négocier directement avec les hiérarchies en place car ces dernières n’ont aucune légitimité pour les juger. Cela est d’autant plus possible car des "conseillers militaires" français sont déjà présents sur place aux côtés des peshmergas ou des Forces démocratiques syriennes constituées majoritairement de Kurdes.Enfin, il y a ceux qui reviennent au pays sans avoir été arrêtés par des tiers. Ils sont alors justiciables devant le Droit français en fonction des preuves qui seront présentées. Les chefs d’inculpation peuvent être nombreux : la plus commune (et particulière à la France) est l’"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" qui peut être punie depuis l’établissement de la nouvelle Loi de 30 ans de prison avec les 2/3 (20 ans) incompressibles. Si les preuves ont été apportées, ils peuvent aussi être condamnés pour "mercenariat" (même ceux qui ont servi du côtés des forces kurdes contre Daech), de crimes de guerre ou contre l’Humanité (surtout s’il est prouvé qu'ils ont assassiné un prisonnier).

François-Bernard Huygue : Effectivement cela veut dire que nous allons avoir le retour de gens aguerris. Certains auront commis des atrocités, d'autres auront combattu sur le front. Ce sont des gens qui sont habitué à la guerre et ses atrocités, mais ce sont aussi des citoyens français. J'ai du mal à croire qu'ils vont tous prendre leur retraite et se réhabituer au vivre ensemble. Un certain nombre voudront venger le califat et il y a un risque certain d'attentat par des groupes plus expérimentés et sur notre territoire. Alors comment les traiter ? Il me semble que en les inculpant d'intelligence avec l'ennemi ou de participation à une armée étrangère on devrait pouvoir agir un minium.

 
Commentaires

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  • Par Lazydoc - 03/11/2017 - 08:46 - Signaler un abus Bienvenue à Boboland

    Plusieurs enfants de pères différents, mais française. Vous pouvez bénéficier d’un retour sur le territoire national. Vos enfants seront éduqués. Vous toucherez les multiples aides auxquelles « vous avez droit », payées par les gens que vous combatiez. Vous allez ecrire un livre, avoir des journalistes qui veulent connaître votre vie, là-bas. Et vous pourrez vivre votre vie de bonne musulmane.

  • Par MIMINE 95 - 03/11/2017 - 08:59 - Signaler un abus "le djihad...

    Une perversion de l'islam "... mais bien sûr !

  • Par gerint - 03/11/2017 - 09:02 - Signaler un abus Pour moi il convient de les éliminer

    Donc au minimum en les enfermant le reste de leur vie

  • Par Bobby Watson - 03/11/2017 - 09:03 - Signaler un abus D'abord

    ...ne pas leur donner la parole. les journalistes de France 2 qui ont donné la parole à une ennemie de la France, fût-elle repentie, ont trahi leur éthique de journaliste.

  • Par bern4243 - 03/11/2017 - 10:16 - Signaler un abus sauf que

    attentat de manhattan ; c'est un crime fédéral et donc jugé selon les lois fédérales et en conséquence le personnage risque la peine de mort , pas la peine(sans jeu de mot) d'en rajouter

  • Par assougoudrel - 03/11/2017 - 12:26 - Signaler un abus En France, on a oublié

    les oubliettes. Il faut les foutre dedans et jeter la clé dans la Fosse des Mariannes (11022 mètres).

  • Par Jean-Emmanuel GREBET - 03/11/2017 - 12:54 - Signaler un abus On marche sur la tête

    Nous sommes en guerre contre un ennemi QUE NOUS N'AVONS PAS LE DROIT DE NOMMER sous peine d'être décrété NAZI et publiquement dégradé. Mais alors contre QUI se bat-on? Que faisaient donc les militaires que j'ai encore vus ce mercredi devant l'église pour la messe de la Toussaint? Contre quel danger étaient-ils armés jusqu'aux dents? Voldemort, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom? Quelle pitié...

  • Par kelenborn - 03/11/2017 - 13:19 - Signaler un abus OUAIS

    Voila un intéressant débat juridique qui ferait débander de jalousie le terrible Castelnau qui donne des cours sur Causeur/Louseur mais qui n'aurait pas lieu d'être si ces canailles ....ne pouvaient pas rentrer!!!! Comme la porte du poulailler est ouverte, les renards et fouines n'ont aucune raisons de se gêner

  • Par vangog - 03/11/2017 - 13:26 - Signaler un abus Le terroriste a répondu de ses accusations devant le peuple

    et il a dit qu « il ne regrettait rien et était satisfait de son acte »...pourquoi attendre qu’il se présente devant des juges gauchistes qui croient représenter le peuple?...Donald a raison de réclamer la peine de mort contre cet assassin qui a avoué! Les médias gauchistes polémiquent et montrent leur incompétence et leur politisation...

  • Par Jamar - 03/11/2017 - 14:27 - Signaler un abus De retour...

    Les foutre dans un cul de basse fosse... Jamar.

  • Par jurgio - 03/11/2017 - 14:53 - Signaler un abus Les enfants géopolitiques

    En France, on analyse les données GPS et on octroie une nationalité administrative aux heureux élus à qui sera « tout pardonné ».

  • Par Stargate53 - 03/11/2017 - 15:56 - Signaler un abus Pas de retour !

    Ils ont quitté le pays pour combattre au nom de leur idéologie mortifère qu'ils aillent jusqu'au bout de leur logique et meurent au nom de celle-ci ! Logique et en plus, ils vont aller au paradis alors tout le monde est gagnant et l'Europe ne récolte pas des terroriste supplémentaires sur son sol, nous avons déjà assez de danger avec les cellules dormantes et les islamophobe/gauchistes qui vomissent l'occident.

  • Par KOUTOUBIA56 - 03/11/2017 - 16:53 - Signaler un abus Quand on sait qu'un détenu

    Quand on sait qu'un détenu coute 38000 euros par an on ne peut que se dire que c'est dommage de garder ces moinots !!!!!!!!! donc pour moi c'est les passer à l'équarrissage donc une cartouche dans la tete

  • Par Philippe Lafleur - 03/11/2017 - 17:25 - Signaler un abus Les adultes ?

    Les fusiller .

  • Par A M A - 03/11/2017 - 18:50 - Signaler un abus Quels sont les droits de l

    Quels sont les droits de l'homme-terroriste? Il tue, il aide à tuer, il pousse ses enfants à tuer, et il revient "chouigner" dans les bras d'une justice complaisante, qui les absout avec la complicité des bonnes âmes. Ubu est une réalité. Aux USA, ce sera peut-être différent.

  • Par Liberte5 - 03/11/2017 - 19:02 - Signaler un abus A côté de la plaque A. Rodier et FB Huyghe ...

    C'est une discussion de salon et pas une analyse fondée sur les plus de 250 morts et 1000 blesses que les islamistes ont fait sur notre territoire depuis 2 ans. Et cela va continuer. Seule réponse: nous sommes un état de droit et à des tribunaux de les juger. Nous sommes en guerre et c'est donc à un tribunal militaire que revient de pouvoir juger ces criminels qui ont trahi la France et l'ont attaquée. Remettre en service un tribunal militaire voilà ce qu'aurait du faire E. Macron, empêcher tous les retours, expulser tous les salafistes ayant double nationalité, enfermer ceux qui sont fichés, stopper toute immigration etc., etc.. Voilà quelques mesures pour protéger le peuple Français. Mais de cela E. Macron ne veut pas en entendre parler. Non , il viendra verser des larmes de crocodiles sur les prochaines victimes , car il y en aura d'autres, hélas!! D. Trump défend son peuple, pas E. Macron.

  • Par A M A - 03/11/2017 - 19:21 - Signaler un abus Le mieux serait peut-être de

    Le mieux serait peut-être de les renvoyer en Syrie ou en Irak pour qu'ils aillent étaler leurs états d'âmes devant les juridictions des pays qu'ils ont combattus. Après tout, Churchill, ce grand humaniste, avait bien livré à Staline les prisonniers cosaques qui avaient servi dans l'armée allemande. Peu ont survécu, sinon aucun.

  • Par Pharamond - 03/11/2017 - 19:40 - Signaler un abus La solution

    La solution avait été proposée par F.Hollande devant le Congrès réuni à Versailles:la déchéance de la nationalité.Il n'a pas eu le cran pour transformer ce souhait en légiférant. Quelqu'un d'autre reprendra-t-il cette proposition de simple bon sens?

  • Par Anguerrand - 03/11/2017 - 20:07 - Signaler un abus Réouvrir Cayenne, c'est tout simple . Ex bagne

    L'île dont on ne peut s'échapper, gardée par les requins, et sous des tentes ne coûterait pas cher et tous les islamistes ne pourraient que se raconter entre eux des histoires de charia et de haine contre nous. Mais au moins nous retrouverions enfin la paix d'avant l'arrivée des musulmans ( 13,5 millions de musulmans en France )

  • Par gerint - 03/11/2017 - 21:59 - Signaler un abus Tous les commentaires convergent

    Il faut éliminer d’une manière ou d’une autre ces criminels

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 04/11/2017 - 00:26 - Signaler un abus proposer aux Kurdes 1000 €

    proposer aux Kurdes 1000 € par scalp de combattant,.....pour les familles, puisqu'elles ont voulu devenir syriennes, les laisser vivre leur vie la bas puisque la paix ne saurait tarder.

  • Par essentimo - 04/11/2017 - 07:26 - Signaler un abus Tout

    retour de ce genre comporte le risque de radicalisation encore plus fort. La concentration de terroristes par actes ou par association risque un jour d'être une déferlante. Il ne reste donc que Cayenne pour éloigner le risque. Peut-être que cette perspective en ferait réfléchir plus d'un. Et aussi une fn de non recevoir pour les familles qui demandent l'accompagnement du retour des enfants partis en Syrie. Qu'ils y restent !

  • Par gilbert perrin - 04/11/2017 - 08:14 - Signaler un abus pour les adultes : pas de pardon, ce sont des criminels

    ce sont des criminels de guerre qui ont pactisés avec l'ennemi...cessons notre frilosité et note tolérance : voyez le procès MERAH ??? c'est le laxisme de la justice... Procès reconduit TANT MIEUX .... quant aux enfants, ce sont des enfants nés à la guerre qu'ils soient traités comme tels ???? et la JUSTICE mise au pas contre son laxisme .....

  • Par zen-gzr-28 - 04/11/2017 - 09:21 - Signaler un abus Décision adéquate

    Il faudrait que Macron dénonce et nomme ce fléau : la guerre. Qui est mieux placé pour intervention en temps de guerre sinon l'armée, L'aveuglement, la lâcheté, l'incompétence de nos politiques est indéniable dans ce domaine. Faire rentrer des traîtres sur le territoire , que non.

  • Par assougoudrel - 04/11/2017 - 09:34 - Signaler un abus Cayenne

    Il faut les mettre aux îles du Salut, mais sans gardien avec eux, car ce ne doit pas être la joie d'être surveillant dans un tel lieu avec de tels individus. Une surveillance aérienne et on leur largue à manger, porc compris. La France cuisine les rations de combat halal pour l'armée marocaine. Pas question de leur en donner. C'est ça ou ils crèvent de faim. Quand Ariane décolle à 17 km de là, ils se démerdent pour se terrer. Pas de chèvre, d'ânesse, de brebis, mais des truies pour la vidange.

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Alain Rodier

Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la criminalité organisée.

Il est l’auteur, en 2017 de Grand angle sur l'espionnage russe chez Uppr et de Proche-Orient : coup de projecteur pour comprendre chez Balland, en 2015, de Grand angle sur les mafias et de Grand angle sur le terrorisme aux éditions Uppr ; en 2013 du livre Le crime organisé du Canada à la Terre de feuen 2012 de l'ouvrage Les triades, la menace occultée (éditions du Rocher); en 2007 de Iran : la prochaine guerre ?; et en 2006 de Al-Qaida. Les connexions mondiales du terrorisme (éditions Ellipse). Il a également participé à la rédaction de nombreux ouvrages collectifs dont le dernier, La face cachée des révolutions arabesest paru chez Ellipses en 2012. Il collabore depuis plus de dix ans à la revue RAIDS. 

 

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François-Bernard Huygue

François-Bernard Huyghe est directeur de recherches à l’IRIS.

Il enseigne sur le campus virtuel de l’Université de Limoges, au Celsa Paris IV à l’IRIS et à l’Institut des Hautes Études Internationales.

Spécialiste des stratégies de l'information (chercheur à l'Iris responsable de son Observatoire Géostratégique de l'Information) il est l'auteur de nombreux ouvrages - dont "La Soft-idéologie" (Robert Laffont ), "l'Ennemi à l'ère numérique" (PUF),  "Comprendre le pouvoir stratégique des médias" (Eyrolles), "Maîtres du faire croire de la propagande à l'influence" (Vuibert), "Les terroristes disent toujours ce qu'ils vont faire" (avc A. Bauer, PUF), et "Terrorismes, Violence et Propagande" (Gallimard).

Son dernier ouvrage : "Gagner les cyberconflits Au-delà du technique" (Vuibert).

Son site internet est le suivant : www.huyghe.fr

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