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Quand les armes se recyclent : la suprenante deuxième vie des machines à tuer

Fusils, pistolets et autres armes blanches n'échappent pas aux impératifs de recyclage et les matières premières qui les composent sont à même de trouver une seconde vie dans un cadre nettement moins guerrier. Qu'il s'agisse de projets à vocation artistique, utilitaire ou pratique, les idées ne manquent pas à travers la planète.

Recyclage extrême

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Quand les armes se recyclent : la suprenante deuxième vie des machines à tuer

Des armes à feu sont transformées en pelles pour jardiner. Crédit Reuters

Des armes à feu transformées en pelles pour jardiner

C’est l’idée originale de l’artiste mexicain Pedro Reyes pour combattre la criminalité qui règne dans sa région tout en agissant en faveur de l’environnement. Dans la ville de Culiacan, à l’ouest du Mexique, le nombre de morts par armes à feu est le plus important du pays. Après avoir discuté avec des proches d victimes de la guerre de la drogue qui règne dans la ville, Pedro Reyes a eu l’idée d’utiliser les très nombreuses armes à feu présentes dans la ville pour les transformer en pelle dédiées à la plantation d’arbres et ainsi transformer un objet qui donne la mort en un objet qui donne la vie.

En échange d’un coupon leur permettant d’acheter des appareils électroniques, beaucoup d’habitants de la ville ont accepter de donner leurs armes à feu pour ce projet.

1.527 armes ont ainsi été collectées, dont 40% d’armes automatiques, que l’on pourrait qualifier d’armes de guerre. Cet arsenal a ensuite été fondu pour être recyclé en têtes de pelles auxquelles il aura simplement fallu rajouter un manche en bois pour la manipulation. Les pelles ainsi produites ont été offertes à des organismes en charge de planter des arbres dans la ville, ainsi qu’en dehors même des frontières du Mexique. 

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Des AK-47 recyclés en… bijoux !

Transformer des armes en bijoux uniques, telle est la (noble) raison d’être de Fonderie 47. Créée en 2009, cette entreprise a vu le jour à la suite d’une rencontre entre deux Américains – un expert en stratégie de développement et un entrepreneur humanitaire – qui se sont trouvés un point commun : avoir été confrontés à la violence dans le cadre de trafics d’armes en Afrique. Un fléau auquel John Zapolski et Peter Thum ont décidé de s’attaquer en participant à la destruction d’armes et de munitions confisquées en République Démocratique du Congo d’une manière pour le moins originale…

Comme son nom le suggère, Fonderie 47 s’applique à faire fondre les composants en acier présents dans les AK-47, plus connus sous le nom de kalachnikovs. Remodelées avec quelques touches d’or, ces pièces sont recyclées en accessoires de mode comme des colliers, des bracelets et des boucles d’oreille, qui plus est de luxe.

A titre d’exemple, la dernière création de la société, une paire de boutons de manchettes imaginée par le fabricant de mécaniques de luxe Roland Iten, coûte pas moins de 35 000 dollars (27 500 euros environ). Si l’entreprise pratique de tels prix, c’est que MM. Zapolski et Thum veulent s’adresser « aux bonnes personnes ». Celles qui « comprennent ce que l’on essaie de faire, qui peuvent influencer d’autres personnes dans cette direction et même mener un changement dans le monde », a précisé John Zapolski à nos confrères du magazine Forbes en juillet dernier.

Les recettes générées par la vente des bijoux servent en outre à financer l’ONG Mines Advisory Group, chargée de retirer les armes du marché noir en RDC. Une seule paire de boutons de manchettes permet par exemple de détruire quelque 100 AK-47. Aussi ce sont pas moins de 6 000 fusils d’assaut que Fonderie 47 a réussi à détruire depuis sa création. Si, au vu des dizaines de millions d’armes qui circulent sur le continent noir, il faudra d’importantes quantités de bijoux pour une pacification réellement significative, il s’agit tout de même d’un début encourageant. 

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JO de Londres : Un stade construit avec des armes recyclées !

La municipalité de Londres a bâti le Stade Olympique…en utilisant des pistolets et des couteaux recyclés !

Il s’agit d’armes confisquées par le Département de la Police Métropolitaine qui ont ensuite été fondues avant de servir à la construction de l’arène. L’an passé, les forces de l’ordre ont fait main basse sur quelque 52 tonnes de ferrailles : clefs, fusils, armes de poing… Elles ont participé à la sortie de terre du Stade Olympique de Stratford, suivant une logique de limitation des ressources énergétiques destinée à diminuer l’impact sur l’environnement.

La Police Métropolitaine de Londres a par ailleurs consenti de nombreux efforts au cours de la dernière décennie pour réduire le gaspillage. Les autorités ont en effet lancé une étude afin d’évaluer leur empreinte carbone. Les conclusions de cette enquête l’ont convaincu de collecter les 3,3 millions de balles tirées (soit environ 30 tonnes !) pour les recycler en bijoux ou en cadres photo, et d’en faire autant avec les vieux uniformes et les gilets pare-balles.

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