Paris est magique
Rachat du PSG par le Qatar :
un dossier politique ?
C'est désormais officiel : le PSG change de propriétaires ! Des investisseurs venus du Qatar vont désormais diriger le club de la capitale. Un rachat qui soulève de nombreuses questions sportives... et politiques.

Qatar rimera-t-il avec victoire ? Crédit Reuters
Le Qatar est tenace. Et convaincant, très convaincant. Au terme de six ans de tentatives d’approches infructueuses, l’État du Golfe, qui avait failli entrer dans le tour de table du rachat du Paris Saint-Germain en 2006, est parvenu à ses fins. S’offrir, sous la forme de 70 % de ses parts, le PSG, détenu en majorité par le fonds américain Colony Capital.
Il était donc temps… En premier lieu, pour les dirigeants parisiens, ou plutôt ses propriétaires. A Los Angeles, les actionnaires devaient commencer à trouver le temps long en observant année après année les comptes de leur soi-disant pépite se plomber sans cesse davantage. Sébastien Bazin, leur représentant français à Paris par le biais de Colony Europe, se creusait pourtant les méninges depuis un bon moment pour présenter du PSG une image la plus attractive possible pour en tirer à la vente un bénéfice au moins honorable. Une cession devenue, par la force des ennuis, une priorité. Car, racheté à l’époque à Canal + contre un chèque relativement peu excessif de 26 millions d’euros, le club phare de la capitale a ensuite coûté cher, très cher, en cinq saisons où le bilan sportif a beaucoup ressemblé à celui du comptable, ce dernier ayant enregistré pour le seul dernier exercice un déficit de 20 millions.
L'ombre de Nicolas Sarkozy
Tout a été compliqué dans cette affaire où l’environnement du club, la politique, voire la géopolitique, se sont sans cesse et inextricablement mêlés. Ce qui explique que l’une et l’autre partie aient pris leur temps pour peser soigneusement son prix et ses conditions. Le PSG est plus qu’un club, comme l’on dirait à Barcelone. Et les business plans ont eu bien du mal à intégrer tous les paramètres, celui des supporters parisiens n’en constituant pas le plus facile à dénouer.
Colony Capital et Butler Capital Partners (qui détient le solde de la SASP, soit 4,5 % contre 95,5 % au premier), ont donc cédé aux sirènes des milliards (50) de Qatar Investment Authorities (QIA), fonds souverain qatari, piloté par le prince héritier de l’émirat, le Cheick Tamin Bin Hamal Al-Thani. Les raisons sautent aux yeux, même des plus naïfs. Une telle puissance de feu sait faire taire certains scrupules. Et puis, dans ce dossier hautement politique, on l’a dit, un élément a probablement pesé de tout son poids. La voix de Nicolas Sarkozy, supporter non dissimulé du PSG, a porté aux oreilles de Sébastien Bazin, un de ses proches, à qui il a fait valoir l’intérêt de ne pas négliger un partenaire à l’implication économique déjà très affirmée dans l’hexagone.
La fin du patriotisme sportif
Quant à ceux ayant sans doute manœuvré en coulisses pour torpiller le projet, les porteurs de l’étendard du patriotisme, ils ont dû se résoudre aux nouvelles mœurs en vogue. Comme en Angleterre (Manchester, Chelsea, Liverpool…) ou en Espagne (Malaga), où les capitaux extérieurs affluant en masse ne provoquent plus de révolution de palais et encore moins d’émeutes.
Au bout d’une transaction si ardue, les protagonistes auront donc fini par trouver leur compte. Le PSG, on l’a dit, qui, fort d’une surface financière accrue, pourrait enfin faire éclater ses ambitions sur le terrain en s’attachant les services de joueurs de renom et performants, mais également d’un grand entraîneur comme Arsène Wenger. De son côté, le Qatar, dont la volonté d’investissement tous azimuts de ses pétro-dollars ne se dément plus ni ne se cache, y voit certainement une véritable occasion d’étendre et de rentabiliser son nouvel empire d’activités. Après avoir obtenu l’organisation de la Coupe du monde 2022 ou de s’afficher en toutes lettres (d’or, contre 165 millions d’euros !) sur la poitrine du club le plus prestigieux de la planète (FC Barcelone) lors des cinq prochaines années, le Qatar a frappé un nouveau coup. D’épée, ou dans l’eau ?...
Philippe Verneaux
Philippe Verneaux est journaliste sportif et auteur de L'argent dans le sport (2005, Flammarion). Il anime le blog sportmood.fr.


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@mathanoe : je dis pas que le lien sera aussi évident que ça et qu'ils vont lancer l'appel du muezzin dans les travées du Parc, mais simplement qu'il faut bien comprendre les motivations profondes et à long terme de cet investisseur en particulier. Je les vois faire, avec le Barça aussi, ils sont très malins et visent juste. Faut pas être dupe, c'est pas pour l'argent ni pour l'amour du sport.
Alexis, avant de critiquer, il serai bon de commencer par essayer de comprendre ce que tu lis, 50 Milliards, c est pas le prix du club mais la fortune du Cheick. Et Tom tu crois franchement que les voir investir dans le psg, ca va changer la religion des supporters? Arrete ta parano. Non Jpense qu il faut attendre de voir si ils vont gérer intelligemment, pas faire comme Monaco.
C'est également de la faute de N. Sarkozy si la sécheresse frappe plusieurs départements Français....
Avant 2007 la météo était beaucoup plus clémente !!!
Votre commentaire est totalement stupide j'espère que vous en avez conscience !! Relisez vous...
Il serait bon de relire les articles avant publication: il s'agit de 50 millions et non de 50 milliards d'euros pour rentrer dans le capital à hauteur de 70%, le PSG est le club de la capitale et fait rêver mais il ne faut pas exagérer car dans ce cas il pourrait acheter Messi, Cristiano Ronaldo et engager Mourinho comme coach !!
C'est incroyable ,Nico là où il passe c'est l'échec. On n?a jamais connu de succés depuis qu'il s'est imposé au sommet du pays:foot,économie,sport,travail,tou est un fiasco depuis qu'il y a nico...vivement qu'il dégage bientot
Je connais un peu le Qatar, le Qatar Investment Fund et la Qatar Foundation. Ce sont certes des fonds souverains mais au delà de l'intérêt national qui restera limité, ces organisations ont un objectif stratégique fondamental à long terme: utiliser leurs capitaux pour, d'une façon ouverte ou plus subtile, propager l'islam dans le monde. Contre leurs investissements ils demandent des gages.