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Pourquoi mai 68 et son idéologie ont littéralement abîmé nos cerveaux

En cherchant le plaisir à tout prix, nous sommes moins capables d’être heureux. C’est la science qui le dit. Car le monde d’aujourd’hui ne supportant pas le manque, celui-ci s’écroule à la première frustration.

Plaisir coupable

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Pourquoi mai 68 et son idéologie ont littéralement abîmé nos cerveaux

Atlantico : Comment fonctionnent les mécanismes de la récompense de notre cerveau? Entre l'effet d'accoutumance que peut provoquer la dopamine et le mécanisme de tolérance qui implique qu'il faudra toujours plus de ce qui procure du plaisir pour obtenir la même satisfaction ?

André Nieoullon : En l’état de nos connaissances, la question du bonheur -et a fortiori de ses mécanismes- dépasse les compétences du neurobiologiste. Plus prosaïquement, les chercheurs en neurosciences s’interrogent depuis toujours plutôt sur les notions de désir et de plaisir, dans un contexte général qui est celui de ce que l’un de nos plus célèbres neurobiologistes, Jean-Didier Vincent, a qualifié, il y a déjà de cela quelques années, « la biologie des passions ». Mais il reste difficile de définir le désir et, pour l’auteur,les « passions » réfèrent à ce que nous subissons plus qu’à ce que nous désirons, sources d’émotions que nous ressentons comme le plaisir, mais aussi souvent comme de la peine.

Les passions, assurément, font partie intégrante de l’être et contribuent au déterminisme de ses comportements, en accord avec la théorie des passions selon Spinoza. Dès lors, le désir peut-être défini comme une envie parfois irrépressible d’obtenir quelque chose qui nous donnera satisfaction et, ultimement, nous procurera du plaisir.

Envie et plaisir… Deux notions que le neurobiologiste relie au désir et à la récompense. L’envie est un besoin ; le plaisir est lié à la jouissance. Mais lorsque le besoin n’est plus satisfait par le plaisir, alors l’envie laisse place à la dépendance et devient -oh combien !- destructrice pour l’individu à la recherche de cette idéation tellement trompeuse du bonheur. C’est dans un tel paradigme que le chercheur a décrit les circuits neuronaux de ce que l’on nomme « les circuits de la récompense ».  Envie et plaisir paraissent utiliser des circuits différents mais, dans les deux cas, il existe une forme de dénominateur commun : l’implication d’un neurotransmetteur, parfois abusivement désigné comme « l’hormone du bonheur », la dopamine cérébrale. Cette vision est à la fois exacte et cependant excessivement réductrice. Toutefois, c’est ce que retient dans son ouvrage Robert Lustig, ce neurologue américain qui fonde la quête du plaisir sur la dopamine.

De très nombreux travaux attestent de fait de l’implication de la dopamine sécrétée dans les régions antérieures du cerveau par des neurones situés dans ses profondeurs, ce que l’on nomme le mésencéphale. En fait, l’idée est que la dopamine est sécrétée en rapport avec des stimuli considérés comme agréables, ce qui donne une sensation de plaisir. Dopamine et plaisir : une équation simple. Trop simple, vraisemblablement. De façon intéressante, dans des protocoles expérimentaux où le stimulus est représenté par une excellente nourriture, un certain nombre de travaux récents montrent que lorsque les neurones dopaminergiques ne sont plus là, l’individu se comporte comme s’il aimait toujours cette nourriture, mais qu’il ne la désirerait plus. En d’autres termes, si cette nourriture est disponible, à portée de consommation, elle est ingérée. Par contre, dans le cas où elle doit être recherchée, l’individu ne montre pas de « manque ». A l’inverse, la stimulation dopaminergique parait créer un désir pour cette nourriture sans pour autant en accroître les effets hédoniques… Dès lors ces résultats ont été mis en rapport avec les mécanismes du désir associé aux addictions. Il n’est alors pas surprenant de constater que la plupart des substances addictives, consommées pour le plaisir qu’elles procurent, aient pour cible les neurones dopaminergiques. Tels l’alcool et la nicotine, mais aussi et surtout les substances psychotropes comme les amphétamines, la cocaïne, et plus encore les dérivés des opiacés comme l’héroïne, qui, de fait, prolongent l’action de la dopamine.

Mais la sur-stimulation de ce système à la base de la récompense provoque une adaptation de son activité, et l’exposition chronique a pour conséquence un affaiblissement des fonctions dopaminergiques. Dès lors la recherche du plaisir va passer par la recherche de toujours plus de stimulus pour obtenir un meilleur effet, qui, de toute façon va avoir tendance à s’amenuiser. C’est ce que l’on nomme la dépendance, c’est-à-dire qu’il faut toujours plus de drogue pour obtenir l’effet désiré. Ainsi l’arrêt de la consommation chez le toxicomane s’accompagne-t-il d’une sécrétion très faible de dopamine dans le cerveau antérieur, faisant que ce « sevrage » est concomitant d’un phénomène irrépressible de « manque » pour la substance concernée.

La formation des désirs et des préférences implique l’apprentissage et la mémoire. Et dans ce cas l’anticipation d’une récompense potentielle est susceptible de stimuler l’envie d’agir pour l’obtenir ; telle est la problématique d’autres formes d’addictions, notamment dans le cadre du jeu de hasard. C’est la « représentation » de cette récompense qui est le moteur. Elle implique cette fois d’autres zones cérébrales, notamment au niveau du cortex dans la partie dite pariétale de l’encéphale, mais aussi dans d’autres régions comme l’amygdale, l’hypothalamus ou encore le cortex frontal, autant de régions riches en récepteurs sensibles à la dopamine. « Donner envie » passe alors par la construction de ces associations entre un stimulus et une forme de plaisir qui, lui, est lié à la récompense. Pour rejoindre la thèse de Robert Lustig, spécialiste de l’addiction au sucre, le neuromarketing va viser la construction de ces représentations, jusqu’à faire imaginer à l’individu que ces stimuli lui sont indispensables. La « dictature du like », avez-vous dit ?

Au vu de ces éléments, la recherche permanente de bonheur et de jouissance à tout prix qui  caractérise la génération de Mai 68 ne rend-t-elle pas plus difficile  l’accès au bonheur pour les générations qui suivent ? N’y a-t-il pas en outre  un effet pervers des Trente Glorieuses ?

Bertrand Vergely : Il importe de distinguer les questions de fait des questions de mentalité et de pensée.

Du point de vue des faits,  la génération issue de Mai 68 a d’un côté rendu l’accès au plaisir plus facile et d’un autre côté introduit des obstacles sur sa route. Mai 68 a libéré les comportements en ce qui concerne la sexualité. En ce sens Mai 68 a rendu l’accès au plaisir plus facile. Mais d’un autre côté, Mai 68 a fabriqué un monde qui a du mal à être heureux. Dans son ouvrage Halte à la société dépressive Tony Anatrella  fait remarquer que le monde d’aujourd’hui ne supportant pas le manque, celui-ci s’écroule à la première frustration. D’où la montée d’une société dépressive.   Cette remarque est très juste et fait bien comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Notre monde qui a l’habitude d’être gavé  ne supporte pas le manque et s’écroule à la première frustration. Surtout, phénomène nouveau, notre monde ne supporte pas d’attendre. Si bien qu’il y a une montée de l’impatience, montée perceptible à travers le phénomène du zapping. Pour être heureux il faut accepter de ne pas l’être toujours ni tout de suite. C’est ainsi que l’on savoure un plaisir quand il apparaît.  Notre monde qui veut être heureux tout le temps et tout de suite est nécessairement un monde malheureux. Par ailleurs, en ce qui concerne les Trente Glorieuses, notre monde a été égoïste et  irresponsable. Il a cru à l’époque qu’il était possible de partir à la retraite à 60 ans. Aujourd’hui on se rend compte que c’est une erreur. Notre monde n’a plus les moyens de payer une masse de retraites. Il n’est pas sûr que demain il sera possible de les payer au prix actuel.  Les Trente Glorieuses ont fait croire que l’on allait vivre dans un monde de progrès constant. Aujourd’hui, on se rend compte que ce n’est ni vrai ni souhaitable.

Au-delà des questions de fait concernant le bonheur, il y a des questions de fond. Le bonheur est une philosophie et réclame une philosophie, le bonheur étant une vertu et cette vertu reposant sur une ascèse. Or, il n’y en a pas. Il n’y en a plus, parce que nous n’avons pas, nous n’avons plus de spiritualité. Nous sommes dans un monde qui confond le fait d’être dopé avec celui d’être heureux. Le fait d’associer le bonheur à la dopamine produite par le cerveau l’illustre. Le fait pour certains programmes politiques de proposer de dépénaliser le cannabis l’illustre aussi. Cela se voit également dans les projets trans-humanistes qui pensent qu’en dopant le cerveau il va être possible rendre celui-ci hyperpuissant et de ce fait hyper heureux. Le bonheur est vu comme un plaisir que l’on consomme et non comme une vertu que l’on cultive. Il est normal qu’avec une telle approche, on ne soit jamais heureux, le bonheur étant un état de conscience et non un produit de consommation.

Qu’est-ce qui explique le fait qu’aujourd’hui des industriels utilisent les phénomènes d’accoutumance afin de rendre les consommateurs dépendants de leurs produits ? Assiste-ton à une généralisation de la pratique consistant à jouer avec les mécanismes de récompense présents dans le cerveau ? Les réseaux sociaux ne reposent-ils pas entièrement sur ces mécanismes à travers la dictature du loke  qu’ils installent en permanence ?

Bertrand Vergely : Le cerveau est un outil qui fait ce qu’on lui dit de faire. Ce n’est donc pas lui mais ce qu’il y a derrière lui,  qui est responsable des conduites addictives qui dévorent la société contemporaine. On parle aujourd’hui du cerveau à tout bout de champ. Soit. Cela fait toutefois longtemps que la culture sait que le plaisir peut devenir une tyrannie, pour reprendre le titre d’un ouvrage de Jean-Claude Guillebaud à ce sujet La tyrannie du plaisir. En ce qui concerne les industriels, quand ceux-ci créent des phénomènes d’addiction afin de rendre leurs clients dépendants de leurs produits et de leurs services, ils le font par cupidité, par soif cynique de profit dépourvue de tout sens de responsabilité citoyenne et d’une façon générale du fait du matérialisme qui règle aujourd’hui la conscience collective dans le monde occidental. S’agissant des mécanismes de récompense, ceux-ci sont bien sûr utilisés par les logiques commerciales qui fonctionnent sur la séduction permanente en proposant  des récompenses et des promotions. Ce qui a donné lieu récemment à des scènes ahurissantes quand une chaîne de supermarchés a proposé des ventes de Nutella  avec 70% de rabais. Avec la culture du gratuit qui est en train de se mettre en place les choses ne vont pas s’arranger. S’agissant des réseaux sociaux, bien évidemment, la culture du j’aime-j’aime-pas à propos de tout utilise les mécanismes de récompense que l’on trouve dans le cerveau mais surtout elle les surexcite. 

 
Commentaires

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  • Par Ganesha - 18/02/2018 - 09:52 - Signaler un abus Les titres d'Atlantico

    Le scientifique sait probablement de quoi il parle. Mais le philosophe qui essaie de nous fourguer ses orientations politiques et religieuses, il se plante complètement. Quant au titre, les habitués d'Atlantico savent ce qu'ils valent, et l'usage qu'ils méritent !

  • Par Deudeuche - 18/02/2018 - 10:00 - Signaler un abus @Ganesha

    Il n’y a que la vérité qui blesse. Saint Mai 68 a été écorné et il y a blasphème contre le matérialisme hédoniste!

  • Par gilbert perrin - 18/02/2018 - 10:07 - Signaler un abus MAI 68 ????

    Pour l'avoir vécu en tant qu'adulte responsable, je le dis tout haut ! MAI 68, c'est le début de la merde ????? il faut maintenant un WAUQUIEZ pour remettre toit en place !!!!!

  • Par Paul Emiste - 18/02/2018 - 10:08 - Signaler un abus Euh ... cerveaux?

    Pourquoi "nos"? Pas le miens en tout cas.

  • Par moneo - 18/02/2018 - 10:11 - Signaler un abus Dommage

    excellent sujet MAIS des erreurs factuelles viennent mettre à mal la théorie cf https://www.hellolife.fr/article/comment-a-evolue-l-age-legal-de-la-retraite-en-france_a6648/1 A ma connaissance en 81 les 30 glorieuses ( réflexions redondantes et fausses , pas une personne de moins de 50 ans n'accepterait de vivre dans les conditions des leurs grands parents) avaient disparu avec les 2 crises pétrolières la fin du sujet est très discutable et comme toujours liée aux croyances de l'auteur cela pose 2 problèmes contradictoires 1/ qui commande le cerveau ou les substances chimiques?? si la réponse est ,les substances chimique , cela veut dire que les notions de Liberté et de conscience sont à oublier 2/ condamner les industriels n'a de sens que si les substances chimiques commandent et par voie de conséquence , pour éviter des addictions que devraient elles faire des trucs dégueulasses à manger? " Nutella "n'est que l'expression d'une pauvreté qui se jette sur une nourriture non accessible ordinairement car trop coûteuse Mai 68 est responsable de beaucoup choses du nihilisme des valeurs , du MOI D'ABORD de la suppression de toute morale ..etc...

  • Par cloette - 18/02/2018 - 10:45 - Signaler un abus Les déterminismes

    Déterminisme social, déterminisme biologique, la place du hasard, mais alors où est la liberté ? Nordal Lelandais n'est donc pas responsable ? Quant à Mai 68, ce fut de l'écume, mais il en reste des slogans amusants ! mon préféré étant le très connu "sous les pavés la plage" . Où est la plage ?

  • Par Ganesha - 18/02/2018 - 10:50 - Signaler un abus Slogan

    Mai 1968 restera une étape essentielle dans l'histoire de l'humanité ! Si je peux proposer un slogan qui résume cette révolution, je dirais : ''Le maximum de bonheur, pour le maximum de gens, maintenant'' ! En fait, je ne fais que reprendre une définition de celle de 1789 : ''Le maximum de liberté pour le maximum de gens''. On applique désormais le même principe au bonheur et à la liberté : celui de chacun n'est limité que par le respect de celui des autres.

  • Par Ganesha - 18/02/2018 - 11:04 - Signaler un abus Un exemple pratique

    Un exemple pratique : c'est à ce moment, 1968, que les peuples occidentaux ont décidé qu'ils ne feront plus jamais la guerre, sauf s'ils étaient directement envahis. Désormais, leurs gouvernements sont obligés de faire appel à des armées de métier pour mener des guerres extérieures. Cependant, actuellement, nous vivons une situation nouvelle et paradoxale : ce sont aujourd'hui certains gouvernements qui organisent eux-mêmes des invasions de migrants, ou du moins, ils refusent de prendre des mesures réellement efficaces. Mais, ils subissent rapidement des défaites électorales...

  • Par Ganesha - 18/02/2018 - 11:54 - Signaler un abus Pauvreté et Inégalités

    Ce qui est devenu totalement intolérable, c'est le spectacle public du malheur et de la misère, au moins parmi les citoyens d'un même pays. Emmanuel Macron, président des riches, s'en rend bien compte : pour éviter une révolution à très brève échéance, et permettre aux milliardaires de continuer leurs activités spéculatives, il ne veut plus un seul SDF dans nos rues. Début 2017, l'état a acheté 62 hôtels Formule 1 (7.700 lits). Mais incapable de s'opposer à la vague migratoire, seule la moitié des chambres abritent des citoyens français. L’étape suivante, ce sera de réellement combattre les inégalités. Si Macron veut rester en poste, et même se faire réélire, il ne tardera pas à instituer le Revenu Universel. ==== http://www.lefigaro.fr/societes/2017/03/10/20005-20170310ARTFIG00013-accor-vend-62-hotels-f1-pour-le-samu-social.php

  • Par Deudeuche - 18/02/2018 - 12:11 - Signaler un abus Macron est libéral libertaire

    La partie libertaire plait aux trotskistes sur le retour hébergé au FN. Soros gaulois!

  • Par vangog - 18/02/2018 - 14:23 - Signaler un abus La prochaine révolution sera identitaire!

    Mai 68 a instauré le collectivisme de la pensée humaine. Alors que le monde évoluait naturellement et voyait éclore les sciences humaines interconnectées librement entre elles, la France, aiguillonnée par les spécialistes de la manipulation de masse, les D.Cohn-Bendit, J.P.Sartre, Simone De Beauvoir, a cru à un bloubi-boulga des tous les idéaux humanistes, tout cela érigé en système éminemment « contradictoire », selon les mots de R.Aron, et qui n’était destiné qu’à satisfaire les circuits dopaminergiques de quelques manipulateurs géniaux... Après avoir été « existentialiste » en privilégiant la liberté de choix individuelle, la société française s’est revolutionnée « structuraliste », privilégiant la notion de systèmes interconnectés et universels, puis, collectivisant la pensée, elle est devenue naturellement « socialiste », menant au grave échec sociétal actuel. La France est comme abrutie, dans une période de calme artificiel, de ceux qui précèdent les tempêtes....Car la France, incapable d’admettre l’évolution naturelle du monde sans y présider, ne sait procéder que par destruction des systèmes anciens, par oppositions violentes et elle se cherche une nouvelle révolution...

  • Par vangog - 18/02/2018 - 14:29 - Signaler un abus La France est accro aux révolutions...

    La France est réfractaire aux évolutions calmes, à l’anglo-saxonne, il lui faut du sang qui coule et des têtes qui tombent....Pourtant, elle est à la croisée des chemins: soit elle choisit celui d’une évolution calme et mesurée, avec ceux qui prônent la restauration identitaire, et qui ont eu la prescience de l’échec du « système socialiste », faussement rebaptisé « macroniste », soit la France prendra le chemin d’affrontements violents, inter-corporatistes, inter-communautaires, inter-générationels...un nouveau Mai 68, encore plus brouillon, encore plus manipulé!

  • Par cloette - 18/02/2018 - 15:09 - Signaler un abus @Vangog

    Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses .

  • Par Ganesha - 18/02/2018 - 16:45 - Signaler un abus Vangog, Cloette

    Vangog, si, par hasard, vous bénéficiez d'un petit moment de lucidité, pourriez vous clarifier et être plus précis sur la ''France socialiste''. Chirac, Raffarin, Balladur, Sarkozy ont été au pouvoir : étaient-ils ''socialistes'' ? Post scriptum (à l'intention de Cloette) : dans ma liste des ''premiers ministres de droite'', je m’aperçois que j'ai oublié François Fillon, mais celui-ci sera probablement rayé des livres d'histoire, pour cause ''d'indignité nationale'' !

  • Par vangog - 18/02/2018 - 18:26 - Signaler un abus @ganesha si vous lisiez les commentaires sans

    à priori idéologique, vous comprendriez mieux le monde qui vous entoure! C’est bel et bien une politique socialiste qui est appliquée, depuis quarante ans, et qui aboutit à un endettement massif, à une submersion migratoire sans précédent, à un chômage de masse, à des réformes sociétales en complet décalage avec l’histoire, à un égalitarisme malsain, facteur d’inégalités et d’appauvrissement social, intellectuel, industriel, identitaire...les Présidents que vous citez ne sont plus acteurs de leur politique, mais des « administrateurs » d’une politique décidée, avant eux et au dessus d’eux, par des énarques avides de pouvoir, par des financiers corrompus alliés à des corps intermédiaires noyautés par des neo-trotskystes sans âme, qui admettent que le « socialisme » est un passage obligé avant l’égalité totale, inerte, stérile..

  • Par vangog - 18/02/2018 - 18:29 - Signaler un abus @Cloette en même temps...

    les métamorphose sont faites pour être oubliées! Seule l’histoire enrichit et il ne faut pas l’oublier...

  • Par cloette - 18/02/2018 - 18:42 - Signaler un abus Nous vivons dans l'oubli de

    Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses Le jour est paresseux mais la nuit est active Un bol d'air à midi la nuit le filtre et l'use La nuit ne laisse pas de poussière sur nous ( P Eluard)

  • Par adroitetoutemaintenant - 18/02/2018 - 19:29 - Signaler un abus Mai 68 un prout malsain dans l’histoire de France !

    Après l’énorme tache de la Révolution, Mai 68 n’est qu’un pet. Demandez à n’importe qui a l’étranger : personne ne sait ce que c’est. Mes enfants ne le savent pas non plus (il est vrai qu’ils ont été éduqués à l’étranger et surtout pas dans une école française). Moi j’ai bien aimé Mai 68. Les parents d’un de mes copains avaient une chambre de bonne. Tous les deux nous allions dans l’entrée des bouches de métro où se passait le bordel et nous y consolions les pouffiasses qui s’y refugiaient en larmes après les lacrymogènes. Nous leur expliquions que le seul moyen de s’en débarrasser était de prendre une douche. Et hop !! La seule chose que Mai 68 a permis a été d’installer dans l’enseignement les plus cons des gauchistes et de pourrir l’éducation.

  • Par AUSTRAL98 - 19/02/2018 - 00:41 - Signaler un abus Printemps de Prague

    Pour un certain nombre, minoritaires en effet, mai 68 a été vécu comme une escroquerie dans laquelle les gogos tombaient, il y avait de l'autre coté du rideau de fer un peuple qui se soulevait contre la dictature socialiste, eux ils ont été soumis par les chars et les crétins de gauchistes ont eux été bloqués par des policiers. Nous avons alors subi cette pensée médiocre et nous continuons à subir ces crétins qui sont au pouvoir actuellement. En Chine, la "révolution culturelle" finissait d'abrutir et de soumettre des millions d'être humains, les télévisions montraient ces rassemblement de masse et nos"intellectuels" y voyaient l'avenir de l'humanité. Comment pouvait-on se déclarer combattant de la liberté et prendre comme référence la Chine communiste? Ces même débiles profonds sont les patrons de la presse française aujourd'hui et depuis des décennies, ils profitent de la collusion des grands groupes financiers qui y voient un outil pour asservir les peuples. De qui ces cacochymes délirants à la Soros & co tiennent-ils leur mission de changer le monde? Ils se prennent tout simplement pour des dieux et finiront comme les illuminés qui ont voulu changer l'homme, Hitler, Mao, Lénine

  • Par AUSTRAL98 - 19/02/2018 - 00:41 - Signaler un abus Printemps de Prague

    Pour un certain nombre, minoritaires en effet, mai 68 a été vécu comme une escroquerie dans laquelle les gogos tombaient, il y avait de l'autre coté du rideau de fer un peuple qui se soulevait contre la dictature socialiste, eux ils ont été soumis par les chars et les crétins de gauchistes ont eux été bloqués par des policiers. Nous avons alors subi cette pensée médiocre et nous continuons à subir ces crétins qui sont au pouvoir actuellement. En Chine, la "révolution culturelle" finissait d'abrutir et de soumettre des millions d'être humains, les télévisions montraient ces rassemblement de masse et nos"intellectuels" y voyaient l'avenir de l'humanité. Comment pouvait-on se déclarer combattant de la liberté et prendre comme référence la Chine communiste? Ces même débiles profonds sont les patrons de la presse française aujourd'hui et depuis des décennies, ils profitent de la collusion des grands groupes financiers qui y voient un outil pour asservir les peuples. De qui ces cacochymes délirants à la Soros & co tiennent-ils leur mission de changer le monde? Ils se prennent tout simplement pour des dieux et finiront comme les illuminés qui ont voulu changer l'homme, Hitler, Mao, Lénine

  • Par AUSTRAL98 - 19/02/2018 - 00:41 - Signaler un abus Printemps de Prague

    Pour un certain nombre, minoritaires en effet, mai 68 a été vécu comme une escroquerie dans laquelle les gogos tombaient, il y avait de l'autre coté du rideau de fer un peuple qui se soulevait contre la dictature socialiste, eux ils ont été soumis par les chars et les crétins de gauchistes ont eux été bloqués par des policiers. Nous avons alors subi cette pensée médiocre et nous continuons à subir ces crétins qui sont au pouvoir actuellement. En Chine, la "révolution culturelle" finissait d'abrutir et de soumettre des millions d'être humains, les télévisions montraient ces rassemblement de masse et nos"intellectuels" y voyaient l'avenir de l'humanité. Comment pouvait-on se déclarer combattant de la liberté et prendre comme référence la Chine communiste? Ces même débiles profonds sont les patrons de la presse française aujourd'hui et depuis des décennies, ils profitent de la collusion des grands groupes financiers qui y voient un outil pour asservir les peuples. De qui ces cacochymes délirants à la Soros & co tiennent-ils leur mission de changer le monde? Ils se prennent tout simplement pour des dieux et finiront comme les illuminés qui ont voulu changer l'homme, Hitler, Mao, Lénine

  • Par zelectron - 19/02/2018 - 23:59 - Signaler un abus Plaisir coupable ou la jouissance à tout prix

    les tentatives de mise à mort de la morale chrétienne (indépendamment du clergé félon) ne sont pas ce que la gauche a fait de mieux.

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André Nieoullon

André Nieoullon est professeur de neurosciences à l'université d'Aix-Marseille.

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Bertrand Vergely

Bertrand Vergely est philosophe et théologien.

Il est l'auteur de plusieurs livres dont La Mort interdite (J.-C. Lattès, 2001) ou Une vie pour se mettre au monde (Carnet Nord, 2010), La tentation de l'Homme-Dieu (Le Passeur Editeur, 2015).

 

 

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