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Petit historique comparé de l’état de « santé » des présidents dans l’opinion après 6 mois à l’Elysée

Emmanuel Macron accédait à l'Elysée le 14 juin, ce qui fait qu'il fêtera demain ses 6 mois de présence. Les comparatifs avec ses prédécesseurs montre qu’à l’exception de Jacques Chirac décrié dès la rentrée 1995, c’est surtout après 1 an que la tournure du mandat apparait palpable.

Pouls présidentiel

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Petit historique comparé de l’état de « santé » des présidents dans l’opinion après 6 mois à l’Elysée

Erwan Lestrohan : Notre dernier sondage de popularité de l’exécutif BVA-La Tribune-Orange d’octobre 2017 indiquait que 42% des Français avaient une bonne opinion d’Emmanuel Macron en tant que président de la République soit 17 points de moins qu’en juin 2017 (59% de bonnes opinions). Alors qu’il s’est écoulé 6 mois depuis l’installation du chef de l’Etat à l’Elysée le 14 juin 2017, il est intéressant de faire un point sur l’évolution de la popularité de ses prédécesseurs au cours de leur premier semestre de mandat.

S’il est évidemment trop tôt pour pouvoir formuler dès aujourd’hui des prévisions sur le quinquennat d’Emmanuel Macron, il faut souligner que les premiers épisodes d’érosion de popularité des anciens Présidents apparaissent surtout après 1 an de mandat et tiennent dans une grande mesure dans la difficulté des élus à tenir leurs engagements de campagne. Cela fut par exemple manifeste en ce qui concerne Jacques Chirac et sa volonté de lutter contre la fracture sociale en 1995. La capacité des Présidents à conserver le soutien de leurs électeurs à l’élection présidentielle est également un indicateur de la patience dont l’opinion a pu faire preuve à leur égard. A ce titre, contrairement à François Mitterrand dont la popularité n’est passée sous la barre des 50% qu’après 18 mois de mandat (48% en novembre 1982), François Hollande a perdu très rapidement le soutien des sympathisants de la « gauche du PS » aussi bien que de ceux du MoDem et sa popularité n’était que de 46% de bonnes opinions dès septembre 2012. Indicateur plutôt positif pour Emmanuel Macron, nous mesurions en septembre 2017 que 71% des Français considéraient que le Gouvernement respectait les engagements de campagne d’Emmanuel Macron, ils étaient 58% à l’époque de François Hollande après 4 mois de mandat, 54% pour Nicolas Sarkozy et 48% pour Jacques Chirac.

 

François Mitterrand : une popularité maintenue en novembre 1981 à son niveau de mai

En décembre 1981, 59% des Français déclaraient avoir une bonne opinion de François Mitterrand en tant que président de la République. La popularité présidentielle, quasiment à son niveau de juin 1981 (61%) n’avait ainsi pas amorcé de baisse et le chef de l’Etat demeurait rassembleur. Bien qu’un sondage réalisé en avril 1982 indiquait que seuls 32% des Français considéraient avoir changé de société et 51% que les choses s’étaient plutôt moins bien passées que prévu depuis son accession à la Présidence, François Mitterrand a maintenu sa popularité à un niveau élevé durant les 18 premiers mois de son mandat notamment car le sentiment que Valéry Giscard d’Estaing ferait mieux s’il était resté à l’Elysée était très minoritaire (17% en avril 1982).

Sa popularité est restée supérieure à 50% jusqu’en novembre 1982 (48%) avant de connaître un passage sous la barre des 40% en mai 1983 (39%) dans le contexte du « tournant de la rigueur », marque d’une difficulté présidentielle à tenir la ligne économique et sociale pour laquelle il avait été désigné. Ce revirement constituera notamment une des causes de la démobilisation de l’électorat de gauche derrière les listes socialistes aux élections législatives de 1986 qui déboucheront sur la première cohabitation.

 
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  • Par kelenborn - 14/11/2017 - 10:58 - Signaler un abus TIENS POUR LA SUITE

    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/11/14/25001-20171114ARTFIG00059-en-marche-vers-la-crise-la-demobilisation-ronge-deja-le-mouvement.php Ah c'était pourtant beau! L'aube nouvelle au moins! Les couillons découvrent qu'ils ont été couillonnés: "Marchons, Marchons, Y a qu'les couillons, pour l'avoir dans le fion"

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Erwan Lestrohan

Erwan Lestrohan est directeur d'études à l'Institut BVA.

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