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Des nouveaux concurrents à gauche pour 2017 : qui aura encore peur de François Hollande après un échec au Congrès ?

Plus le temps passe et plus le Président semble s'embourber dans une réforme - la seule véritablement audacieuse - qu'il a voulu : la déchéance de nationalité. Un échec devant le congrès pourrait marquer la faiblesse de François Hollande... mais pas forcément le rendre moins effrayant.

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Des nouveaux concurrents à gauche pour 2017 : qui aura encore peur de François Hollande après un échec au Congrès ?

Atlantico : François Hollande souffre aujourd'hui d'une véritable faiblesse face à l'opinion publique. S'il rencontre également des difficultés face à sa majorité, la situation est moins tendue. Mais après l'échec annoncé du dossier "déchéance de nationalité", la situation pourrait changer. Qui – à gauche – sont ceux susceptibles de se dresser face à François Hollande, en 2017 après un échec au congrès ?

Ghislaine Ottenheimer : La seule voix pour imposer une primaire à gauche, c'est la voix judiciaire. Jamais, pour le moment du moins, François Hollande ne cédera à une quelconque pression de l'opinion ou de son aile la plus à gauche. D'autant plus que personne à gauche – au vu des sondages – n'a plus de chances que lui de se qualifier au second tour. Par conséquent, toute cette pression n'a pas d'impact : elle ne se concrétise pas sur un rival susceptible de le doubler. Enfin, François Hollande reste dans une possibilité de reconquête encore crédible, si on la compare avec celle de Nicolas Sarkozy.

C'est pourquoi il n'a pas à craindre autre chose qu'une décision judiciaire ou que de militants ou d'élus de gauche cherchant à faire respecter les statuts du Parti Socialiste – dans lesquels il est effectivement inscrit la nécessité d'une primaire. Lui-même s'y était engagé. Et même cette solution souffre de défauts, notamment en termes de timing. C'est un processus long, qu'il sera difficile d'engager et de terminer d'ici la fin du mandat du président de la République et la prochaine élection présidentielle.

En dépit d'une importante pression de l'opinion publique, en partie liée au rejet de tous ceux qui incarnent la vie politique française de ces trente dernières années, il est important de se souvenir qu'un président de la République – ou même un candidat à la présidentielle – nourrit un fort ego. Il s'agit d'un chef de guerre, qui n'en est pas à sa première balafre. François Hollande ne se laissera pas impressionner. Bien sûr, certains se dresseront devant lui, sans passer par une primaire. On comptera certainement Jean-Luc Mélenchon parmi ceux-là. Cécile Duflot hésite beaucoup, dans la mesure où un parti qui ne se présente pas à la présidentielle est un parti voué à la marginalisation, et ce tant en termes de pouvoirs que de marge de négociation. Arnaud Montebourg s'est installé dans le monde du business et il y restera tant qu'il n'aura pas une vraie opportunité de retour. Il va de soi que Manuel Valls n'ira pas se présenter contre François Hollande : leurs bilans sont bien trop liés. Quant à Emmanuel Macron, qui fait espérer beaucoup de Français, demeure plus dans la transgression que dans la construction. Récemment, il avait mis en place une cellule, rapidement mise en sommeil puisqu'elle agaçait François Hollande. Il lui est très difficile de tuer le père, surtout en période de pré-élection présidentielle. Il n'y a pas de candidats susceptibles de renverser la table aujourd'hui.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 10/02/2016 - 10:50 - Signaler un abus Tu parle d'une réforme audacieuse!

    Les lois de 1986 existaient et étaient excellentes pour appliquer des mesures exceptionnelles en cas de menace terroriste ( déjà, à l'époque...). Sous la pression des associations trosko-droidelhommistes, la gauche a fait amender une partie de ces mesures, pervertissant ainsi la loi du peuple. Flamby-le-menteur est face à une des nombreuses contradictions qu'il a, lui-même, créé, en revenant sur ce qu'il a affirmé au congrès de Versailles...un menteur pathologique ne peut gouverner la France!

  • Par Septentrionale - 10/02/2016 - 11:14 - Signaler un abus De nombreux juristes l'affirment et non des moindres

    Avec la législation actuelle la Chose est possible en quinze jours, avec un effet rétroactif qui, de plus, ne sera plus possible en passant par le Congrès. Que de chimères nous aura brassé l'Incompétent.

  • Par Camtom - 10/02/2016 - 18:01 - Signaler un abus Ce quinquennat était écrit si

    Ce quinquennat était écrit si on regardait les primaires socialistes!!! Un tas de mensonges et un déni des réalités qui présageait toutes les catas que l'audacieux (il s'est lui même désigné comme tel! à se faire pipi dessus!) nous fait subir...

  • Par winnie - 11/02/2016 - 07:18 - Signaler un abus Hollande un chef de guerre ?

    Oui, la guerre dans des assemblée ,la guerre en dentelle comme au temps des rois mais ou est le courage personnel, physique, incapable de trancher de se faire respecter.On la bien vu avant son élection, se prendre un sac de farine sur la tête, et continuer sans sourciller,s' abaisser devant une merdeuse Rom.etc... Non madame la journaliste, ce type ne prend pas de risque personnels, ne risque rien, et joue avec un pays dans l'impunité total, il ne sera jamais juger pour le mal fait a la France, il ne travail que pour son ego sa gloire personnelle avoir son nom dans les livres d'histoire( pour lui ce sera la petite). Il a conditionner sa réélection a la baisse du chômage qu'a cela ne tienne, 600.000 chômeurs en plus et il se présente tout de même, il est inscrit des primaires dans les statuts de son parti,qu'a cela ne tienne, il se représentera ! C'est ca le courage ? Non ça c'est le parjure,le non respect de la parole,le manque de conviction .

  • Par Mike Desmots - 11/02/2016 - 08:03 - Signaler un abus Soyons sérieux,qui a peur de Normal 1er même avant le congrès..?

    personne ...! à part les contribuables, les chômeurs, les sans-dents...!

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Ghislaine Ottenheimer

Ghislaine Ottenheimer est journaliste politique et d'investigation. Elle est rédactrice en chef de Challenges depuis 2008. Elle a écrit de nombreux ouvrages dont Les deux Nicolas : La machine Balladur (Plon) en 1994 et Poison présidentiel en 2015 (Albin Michel).

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